DEFLANDRE (C
A la Société de Biologie (séance du 15 février 1896) M, P. Caniot et M"« Deflandre font une communication sur les greffes pigmentées. Une greffe noire, transplantée sur de la peau blanche, grandit et s'étale peu à peu; un lambeau blanc, greffé sur un épidémie noir, finit au contraire par être n^orbé. Les cellules pigmentées semblent donc plus actives que les autres.
Revue générale des sciences^ du 15 avril 1896.
DÉJARDIN (M.)
A observé à Cannes un superbe halo lunaire, intérieurement bordé de rouge.
DÉJERINE-KLUMPKE
M"« KlimPRIC. Contribution à l\Hude des paralysies radiculaires du plexus brachial.
[¥jf.ri>k (J.), professeur à la Faculté de médecine, et UjEJiDiE-KLtiiPkK (M"*^), docteur en médecine. Anatomie des centres nerveux, l*"' vol. grand in-8, <ie 816 p. avec Wl lig., d<iol 45 en couleurs. Paris, 18t)5. Voir Ilevue générale des sciences^ 30 décembre 1895; p. 1103.
OÉJERINE 86
Des mêmes : Sur la connexion du noyau rouge avec la corticalité cérébrale. (G. R.delaSociétéde Biologie, 30 mars 1895.)
M**e Klumpke, sœur de l'astronome, a été la première femme interne des hôpitaux de Paris.
;delalande-guérineau
Par testament du 17 août 1872, M'"^ Y^e Delalande-Guérineau a légué à TAcadémie des Sciences, le capital pour la fondation d'un prix à décerner, tous les deux ans, « au voyageur français ou au savant qui, Tun ou l'autre, aura rendu le plus de services à la science » .
DELAUNAY (Marouerite) OU STAAL
Une des premières scientifiques, celle fine nioucbe!
1684-1750. — ItH curieuse de science, comme on le constate souvent dans ses intéressants Mémoires , dont nous donnons ces cours extraits :
t Je lus ensuite La Recherche de la vèiHié et je me passionnai du système de Tauteur (Malebranche). Pour vérifier si j'y comprenais quelque chose, je m'attachais à prévoir les conséquences de ses principes, que je ne manquais guère de retrouver. »
« Le meilleur moyen de calmer les troubles de Tesprit n'est pas de combattre l'objet qui les cause, mais de lui en présenter d'autres qui le détournent et Téloignent insensiblement de celuilà. J'avais remarqué dans mes premières études l'inconvénient de ne pas savoir un peu de géométrie et je conservai l'envie d'en prendre quelque teinture. Je m'y déterminai alors par la nécessité d'occuper mon esprit d'idées qui le rempliraient entièrement. »
« La connaissance d'une vérité vaut bien la perte d'un plaisir. »
Nous empruntons à un éminent critique la page suivante :
M Tout le monde a lu les Mémoires de M"*' de Slaal-Delaunay et personne, je pense, ne les a oubliés.
Dirai-je qu'elle est l'une des. premières qui ait reçu de ses
"' . Jft A J.
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maîtres ou de la mode une éducation scientifique ? Non, sans doute, puisque Molière et Boileau se sont assez moqués des femmes savantes.
Qui s'offrira dabord? Bon! C'est cette savante Qu'estime Roberval et que Sauveur fréquente. ..
Mais, comme on Ta remarqué plus d'une fois, elle est Tune des premières dont le style emprunte à la physique ou à la géométrie quelques-unes de ses plus agréables trouvailles. C'est le chevalier d'Herb.. .y qu'elle dispute à M''^" de Silly. « La conquête était des plus minces, dit-elle, mais dans la solitude les objets se boursouflent, comme ce que Von met dans la machine du vide. » r/est M. de Rey, un autre galant, dans les sentiments duquel elle découvre quelque diminution. « 11 me donnait la main pour me conduire jusque chez moi. 11 y avait une grande place à passer, et dans les commencements de notre connaissance il prenait son chemin par les côtés de cette place. Je vis alors qu*il la traversait par le milieu : d*où je jugeai que son amour était au moins diminué de la différence de la diagonale aux deux côtés du carré. » C'est M. Le Blanc qui l'interroge, à Toccasion de la conspiration de Cellamare, et elle se tire adroitement de rinterrogatoire. « Je fus, dit-elle, assez contente de moi... ne m'étant pas presque écartée du vrai, dans lequel il me semble que Vesprit forcé à quelque détour rentre aussi naturellement que le corps qui circule rattrape la ligne droite. »> Fontenelle a passé par là. Ce qui, du temps de Molière, était encore chez une femme une espèce de ridicule, est devenu maintenant une élégance, — nous dirions, de nos jours, un sport. Mieux encore que cela : Pastronomie, la géométrie, la physique ne suffi- «eot déjà plus; ranatoinie s*y joint; et le naïf du Verney, van' tant à la duchesse du Maine les mérites de M"* Delauna), la loue singulièrement d'être <• la fille de France, dit-il, qui connaît le mieux le corps humain. »>
F. Biii'?icnERE. La formation de ridée de Progrès, {Revue des [Mux'Mondes, 15 octobre 1892.)
DELAVIGNE ;Anne; Si|jnalée comme cartrsionne.
DELESSE
La veuve du grK)lo{;ue a fcmdr nn prix ù TAcadémie des Sciences, pour n.Voin[MMiser, tous les deux ans, un travail
DELESSE 90
sur les sciences géologiques ou, à défaut, sur les sciences minéralogiques.
DEMOULIN (Gustave)
Cette dame est une vulgarisatrice scientifique. Ses principaux livres sont : Philippe de Girard ; La pluie et le beau temps ; L'eau liquide et Veau solidi^ ; Les cinq sens ; Les bêtes de nos maisons, etc.
DENSMORE (Anna)
Un des professeurs distingués du Collège médical de New- York; elle est venue à Londres assister à une séance de 7'he Ladies médical Collège. (Journal The American^ du 9 octobre 1867.)
DESCARTES (Catherine)
Mademoiselle Descartes, morte en 1706, soutint dignement, par son esprit et son savoir, la gloire de son oncle , le grand Descartes. Elle était fort instruite et écrivait d'une façon distinguée en vers et en prose. On a d'elle la Relation de la mort de Descartes et L'Ombre de Descartes, pièces pleines de naturel, de vivacité et de délicatesse. Un bel esprit a prétendu que « Tesprit de René Descartes était tombé en quenouille ».
V. Éloge de Catherine Descartes, dans le Parnasse françois, 1732, p. 505, et dans VHistoire littér, de Vabbé Lambert, t. III, partie 2, p. 63.
Consulter aussi Madame de Sévigné (Tables Monmerqué).
DESLOGES (née Marie Bruneau)
Cette dame, si célébrée en prose et en vers, connaissait plusieurs langues, les mathématicjues et la philosophie. Elle est morte en 1641.
DHUODA
La femme de Bernard, duc de Septimanie, a composé pour son fils aîné, en 8i3, un livre où elle fait de la philosophie à la manière pythagoricienne et de la théologie comme un père de l'Église.
Ed. Bondurand. Le Manuel de Dhuoda. 1887.