‹ Les femmes dans la scienceChapitre 72 sur 193 · DE GOURNAY · texte numérisé non relu

DE GOURNAY

M"*' de Gournay avoue (ju'elle s'est beaucoup occupée et qu'elle s'occupe encore de l'alchymie, qu'elle y a despensé, la premifTe année u (pielque somme non mesprisable,quoi<|uc non excessive provenant de mes inventions et lal>eurs, non de mon patrimoine. Pendant les sept années suivantes, j'ai fait diverses o|>érations (jui m'ont cousté chacune cent ou six vingt CS4US environ. Depuis lequel temps, deux escus d'ordinaire et le troisième d'extraordinaire, me deffrayent par an |H)ur ce regard, d'autant que j'ai trouvé moyen d'espargner le surplus à rai<ie d'un l'eu qui m'est preste gratis par la courtoisie des maistres de la verrerie, feu jadis ma plus |>osante

charge Quelques-uns rient de ma longue patience en ce

lal>eur; à tort, certes, puisipi'on attend bien toute une anné<' un «»spy; outre (pie si menâmes je n'espérois nul succez en i'ieuvn* (comme je puis dt^ormais faire après ce long tenq^s es(^)ulé s^ins fruit), je ne lairrois de travailler, |>our voir S4>ubs les degr/'s d'une très lH»lle dtVoction, ce que deviendra la matièn* ipie je tiens sur le feu : curiosité naturelle et saine. »

Apologie pour cflle qui escrit, publiée» dans l'Ombre.

V . V. nu Ml ssKT. HxtravaqanU et originaux du xvnr siècle, IH04. in-li. — L. FK.KiKHK. Mademoitelle dr fiournay. sa vir ft ies œuvrt't. IHTilJ. in-W.

QRANCHAMP

GRANCHAMP (Sophie)

Cette amie intime de M'"® Roland a fait des cours publics d'astronomie.

DE GRIGNAN (Comtesse)

1618-1705. — M. Janet dit que la grand'mère fut une sainte, la mère une adorable payenne et la fille un philosophe. M™e de Grignan, dont les lettres sont malheureusement perdues, était une cartésienne militante. M™^ de Sévigné, quoique cartésienne aussi, raille sa lille sur son Père Descartes, l'indéfectibilité de la matière, la mécanique des animaux, la grandeur de la lune, les négations non conversibles, etc. 11 ne nous reste de M"'^ de Grignan qu'un petit traité sur L Amour de Dieu, traitant du quiétisme et de la (fuerelle entre Fénelon et Bossuet (Lettres de M^n^ de Sévigné, tome X, p. 518, édition Monmerqué).

GRILLIA ou BOROMEO (Clelia)

La comtesse de Grillia, morte le 23 août 1777, a consacré toute sa vie à l'étude des sciences. Elle avait établi dans son palais à Milan une académie de physique.

GRUNBACHIA (Argula)

Auteur de thèses théologiques, d'après la religion luthérienne.

GUENARD (Baronne de Méré)

Les Enfants voyageurs ou les petits botanistes. 1818, i vol. pet. format.

GUILLAUME (Jacquette)

Morte le 21 juin 1700.

Les Dames illustres anciennes et modernes, où, par bonnes et fortes raisons, il se prouve que le sexe féminin surpasse en toute sorte de genres le sexe masculin: par damoiselle Jacquette Guillaume. Paris, Thomas Jolli, 1665 ; 443 pages.

C'est un résumé curieux de connaissances scientili(iues et

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philosophi(|ucs. Il y a une étude liistori<jue des travaux des femmes dans les sciences. Lire surtout, vers la lin, les propos attribués à deux savantes qui ne sont pas nommées.

GUIZOT (ËLISABeTH-CHARLOTTE-PAULINE), NÉE DE MEULAN

1773-1827. — Auteur Des idées de droit el de devoir. — En collalM)ration avec M. Guizot, lf**hise et Abailard.

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