LAVOISIER
La femme et la coUaborilrice du grand chimiste, mort sur Téchafaud.
1758-18:)6. — M. Paulze d'Ivoy, fermier général des finances, maria en 1771 sa fille âgée seulement de li ans à son collègue Lavoisier, qui en avait 28. La très jeune femme, vive et intelligente, se met au travail {)Our aider le grand chimiste. F^lle apprend Tanglais, traduit les mémoires de Priestley, de (^avendish, etc., publie les traductions de deux ouvrages de Kirwan. l'un sur la force des acides (s. d.) et l'autre sur le phlogistique (1788), qu'elle réfute. C'est elle qui prend des notes au lalK)ratoire et qui grave les planches du Traité de chimie (1789;.
Dans le |)ortrait de Lavoisier par David, elle figure, appuyée d'une main sur l'épaule de son mari. Nous reproduisons ce l>eau tableau, qui ap|)artientà M. de Chazelles, arrière petitneveu de Madame Lavoisier.
tin 179V, son \)brc et son mari meurent, le même jour, sur l'échafaud révolutionnaire.
Onze ans apK^s, Mad. Lavoisier put à elle seule réunir et publier, avec une préface, les mémoires scientifiques du grand chimiste. Elle recevait, dans son salon d'Auleuil, Lagrangc, Liplace, IkTthollet, Cuvier, de Huml>oldt, Arago, etc. Elle se remaria, en 1805, avei* le physicien philanthro|>e, Rumford, à la (condition de s'ap[K*ler Madame Lavoisier de Humford.