‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 108 sur 192 · MÉRIAN · texte numérisé non relu

MÉRIAN

MENU-BENOIST Herbier élémentaire; 1811, in-8 (Il n'a paru qu'une livrai-

son

MÉRIAN (Marie-Sibylle)

Les fleurs et les insectes lui ont dit tous leurs secrets.

« En terminant le xyuo siècle, nous ne devons pas oublier de mentionner une femme, qui s'est particulièrement distinguée à la fois comme peintre et comme entomologiste, Marie-Sybille iMérian, née à Francfort en 1647, morte à Amsterdam en 1717. Habile à peindre les fleurs et les insectes, elle poussa si loin l'amour de la science que, non contente d'avoir examiné les collections des principaux cabinets d'histoire naturelle de l'Europe, elle visita le Nouveau-Monde. Pendant un séjour de deux ans à Surinam (de 1698 à 1700), elle dessina tout ce qu'elle y vit d'insectes, ainsi que les plantes sur lesquelles ils se tiennent. Ses observations parurent à Nuremberg (en 1679) et à Frankfort (en 1683); elles furent plus tard complétées, d'après les papiers laissés par l'intrépide naturaliste et publiées en français par Buchoz sous le titre de : Histoire générale des insectes de Surinam et de toute VEurope; Paris, 1771 ; 3 parties; grand infolio avec figures. »

HoEFFER. Histoire de la Zoologie.

Le président de Brosses dit que le Cabinet d'histoire naturelle de W^^ de Mérian a été transporté à l'Académie des Sciences de Bologne.

Alfred Maury. L'Ancienne Académie des Sciences, p. 118.

L'exemplaire du Muséum porte cette note à la main : « Cet exemplaire est un de ceux qui sont sortis des mains de W^^ Mérian et qui ont été peints par elle-même ou du moins sous ses yeux. Aussi est-il pour l'exactitude fort supérieur à ceux qui ont paru en Hollande depuis sa mort. Pour le rendre complet, on y a ajouté les planches qui ont été données sous forme de supplément dans l'édition de 1719. J'ai eu cet exemplaire à la mort de M. Morin, le médecin. »

Mariotte.

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