MONTAGUE
« L'inoculation serait restée dans la classe de ces usages des peuples barbares qui excitent une stérile curiosité, si en 1746 Mary Wortley Montague, âgée alors de 26 ans, n'eût accompagné son mari dans son ambassade auprès de la Porte ottomane. Cette femme, d'un esprit fin et observateur, ne tarda pas à remarquer en Turquie les effets de la petite vérole artificielle. Dans sa lettre du l^*" avril 1717, elle décrivit avec beaucoup d'agrément la manière dont se fait l'insertion du venin variolique et dès lors elle forma le projet de la tenter sur ses enfants, et de la propager à son retour dans la Grande-Bretagne.
Les hommages de ses compatriotes l'environnèrent toute sa vie et la suivirent jusqu'à Venise, où elle s'était retirée dans sa vieillesse. »
Lémontey. Histoire de la régence.^ t. II, p. 465 et suiv^antes. V. Lettres de Milady Montague, trad. par Anson, 1805, 2 vol. in 12. t. L p. 227 et t. II, p. 330.
MORE (Hannah) Il a été publié en 1840 : Correspondance de Newton et de miss Hannah More.
MORELLE (Julienne)
« Née à Barcelone en 1592, elle était à 17 ans si ferme sur les principes de la dialectique, qu'elle vint à Lyon soutenir des thèses de logique, de mathématiques et de morale : elle savait quatorze langues et possédait également bien la théologie, la jurisprudence, la musique. Elle parcourait le monde savant en habit de cordelier et allait défier les plus habiles juristes in
WORELLE
utroque. Dégoûtée des vanités du siècle, elle se retira au monastère de Sainte-Praxède d'Avignon et y vécut jusqu'à Tage de 62 ans. »
y. Barjavel. Biographie du Vaucluse.
MORGAN (Sophie-Élizabeth) Memoirs of Augustus de Morgan; Londres 1882, in-8. Un ouvrage posthume de A. Morgan {New Ion and his nièce) a été publié par la femme de l'auteur, avec l'assistance de Ranyard .