‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 139 sur 192 · ROMANES · texte numérisé non relu

ROMANES

ROLAND Marie-Jeanne) Madame Roland, demoiselle Philipon, est née à Paris en ^56 et y a été guillotinée le 8 novembre 1793. U Encyclopédie avait inspiré à Mad. Roland un vif amour

des mathématiques, elle réussit en géométrie, mais Talgèbre

la rebuta assez vite.

« J'envoyai par delà les ponts, dit-elle dans ses Mémoires, la multiplicité des fractions (sic) et je trouvai qu'il valait mieux lire de beaux vers que de me dessécher sur des radicaux. En vain, quelques années plus tard, M. Roland, me faisant la cour, tenta de rappeler cet ancien goût ; nous fîmes beaucoup de chiffres ; mais la raison par x ne me parut jamais assez aimable pour me fixer longtemps. »

Autres extraits des Mémoires publiés par le voyageur-naturaliste Bosc d'Antic :

« Durant deux mois, lisant Descaries et Malebranche, j'avais regardé mon chat quand il miaulait, comme une mécanique qui faisait son jeu ; mais en détachant ainsi le sentiment de ses signes, il me sembloit que je disséquois le monde et je n'y voyois plus rien d'attachant ; je trouvois bien plus doux de prêter à tout une âme, et j'aurois adopté celle de Spinosa plutôt que de m'en passer. Helvétius me fit du mal »

« Je suivis un cours d'histoire naturelle et un cours de botanique, c'était l'unique et laborieuse récréation de mes occupalions de secrétaire et de ménagère... jefisun herbier des plantes de la Picardie, »

« L'anatomie nous convainc de l'immortalité de l'âme : en disséquant un corps, il est impossible de croire que ce soit là tout l'homme. »

Le docteur Missa la gronde de relire, pendant une convalescence, La recherche de la vérité par Malebranche.

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