STEPHENS
Une demoiselle Stephens avait imaginé contre la pierre un remède dont on vantait fort l'efficacité; le Parlement anglais en acheta le secret. Il ne s'agissait en réalité que d'un mélange de coquilles d'huitres et de savon d'Espagne. La nature a doté Yichy d'eaux minérales d'une composition analogue.
A. Maury. L'ancienne Académie des Sciences, p. 14.
Y. Histoire de r Académie des Sciences. 1740-1 (Mémoires de Morand).
Clifton. Etat de la médecine.... avec des expériences sur le remède de M'^^ Stephens, faites par Haies et traduites par Cantwel. Paris, 1742, in-12.
Lagrange. Œuvres complètes, t. XIII, p. 196.
SUCCA (MARIE DE)
Naquit à Liège en 1600. Excella dans la haute arithmétique ot la musique. Finit par embrasser la vie religieuse.
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SVALOW-RICHARDS (ELLEN) Américaine; chimiste et minéralogiste.
SWETCHINE, NÉE SOYMONOF
Née à Moscou (1782) cette grande dame passa de la communion grecque à la communion romaine :
« Elle prit pour se rendre à Rome, le chemin le plus long, le plus difficile, le moins agréable, celui de l'érudition et du syllogisme. Ce fut à l'âge de trente-trois ans qu'elle se condamna pendant une retraite de six mois, à instruire le procès des églises grecque et latine, à compulser jour et nuit les infolios des docteurs, à feuilleter les actes des conciles, à confronter des dates, à examiner, à comparer, à vérifier des textes : marchant à pas comptés sur cette route embarrassée par les broussailles de la scolastique.... A la voir ainsi cloitrée dans sa bibliothèque théologique, on dirait Descartes écrivant son Discours sur la méthode. >
G. Merlet. Causeries sur les femmes et les livres^ p. 223.
Madame de Swetchine qui a essayé de concilier de Maistre et Lacordaire et qui « se plongeait dans la métaphysique comme dans un bain » , a vécu à Paris où elle est morte à 75 ans.
Y. DE Falloux. Madame Swetchine^ sa vie et ses œuvres^ 1863, 2 vol. in-12. (Les œuvres comprennent des lettres, des pensées, un écrit sur la vieillesse, etc.)
TANNERY (Paul)
Le livre de M. Paul Tannery Pour l histoire de la science hellène (1887) n'aurait pas paru, dit l'auteur, « si je n'avais été soutenu par l'appui dévoué, par les infatigables encouragements de celle qui est désormais la chère compagne de ma vie. Elle s'est sacrifiée à cette œuvre; c'est bien à elle que mon livre est dû, et je voudrais qu'il pût être plus complètement digne d'elle. »