‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 16 sur 192 · ASPASIE · texte numérisé non relu

ASPASIE

C'est autour d'une jeune femme, Aspasie de Milet, épouse de Périclès, que se réunissaient les fondateurs de la philosophie et de la science grecques. Le P. Zahm vient de découvrir un bas-relief représentant ce groupe.

Aspasie n'a pas laissé d'écrits. Gomme elle fut le maître de Socrate, on la surnomma la Socratique. C'est en se jouant qu'elle aborda, avec Périclès et Socrate, les plus hautes ([uestions de la philosophie.

M. Anatole France, le lin critique, met dans la bouche d'Aspasie cette déclaration : « Je n'ai eu de pouvoir sur les

hommes que parce que j'étais musicienne et géomètre

mon cœur était nombreux et rythmé comme mon àme. Tout est nombre et il n'v a rien dans l'univers, hors la géométrie.»

ASPASIE 2i

Ne pas confondre Aspasie de Milet avec une autre Aspasie dont les mœurs furent franchement mauvaises.

ATHÉNAIS ou EUDOXIE

Athénaïs (396-460 après J.-G.) était la lille du rhéteur Léonce l'athénien . D'une grande beauté. Elle se convertit au christianisme, changea de nom et épousa Théodose II le jeune, empereur d'Orient.

« Elle connaissait toutes les subtilités de la logique. Elle s'éleva plus haut qu'aucune autre femme en astronomie, en géométrie et dans l'étude des nombres. »

Ménage. Vie des femmes philosophes.

V. Thierry (Am.). Saint Jean-Chrysoslome et V Impératrice Eudoxie.

Il y a une autre Eudoxie ou Eudocie, femme de Constant Paléologue, philosophe comme son homonyme et comparée par les savants qu'elle fréquentait, à Théano et à Hypatie.

ATHYRTA

Cette fille de Sésostris observait les signes du ciel et en concluait des prédictions favorables aux guerres du Roi, son père. C'était une astronome doublée d'une politique.

DiODORE. I. p. 34.

D'AUMONT (Louise-Caroline) Née le 15 septembre 1827 à Hancourt (Marne); descendait de la famille de Coucy ; morte à Toulon le 19 août 18o3. NaturaHste passionnée, Madame d'Aumont a étudié les insectes, les coquilles et les plantes. Les insectes suivants lui ont été dédiés : Chvisomela Ludovicœ, Slaphylinus Ludovicœ, Hélix hortensis variété Ludoviciana.

M 11 fallait la voir, accroupie au pied d'un arbre, pourchassant les insectes sous les écorces, dans le gazon, dans la mousse et autres lieux où ils aiment à se cacher; ou, pourfouillerlesable, employant, comme un râteau, ses doigts délicats réservés jusqu'alors aux plus gracieux ouvrages de femme. Avec quel soin minutieux

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