‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 186 sur 192 · DUPANLOUP · texte numérisé non relu

DUPANLOUP

Il n'est aucun de vous qui ne préférera, poui- passer la vie avec elle, une servante à une femme savante.

De Stendhal.

Certains choisiraient une servante de la science.

Bohtiing cite, dans ses Proverbes indiens, cette progression géométrique : Je donnerais dix brahmes pour un professeur, cent professeurs pour un père et mille pères pour une mère.

* • On attribue ces mots, d'une fierté cruelle, à Cornélie, mère des Gracques : « Moi, en vérité, je me glorifie bien plus de la science que j'ai acquise, que des fils que j'ai enfantés. » Confucius a dit que la science est plus rare que la bonté et le courage.

Un peu de science peut rendre une femme pédante, beaucoup de science la rend modeste.

Mézières.

Le préjugé attaque la femme qui s'occupe d'études sérieuses.

N'est-il pas à craindre que la femme qui aura pris goût aux plaisirs intellectuels, n'y consacre une trop grande partie de son temps. . . ?

Je répondrai que le même danger existe, bien plus giand, pour celle qui a contracté l'habitude des entretiens et des occupations frivoles.

Marie Sincère. Des Préjugés, pp. 197 et 198. (Pseudonyme de Marie Romieu.)

Molière, en France, a fait le même désordre parsft comédie des Fejnmes savantes. Depuis ce temps-là, on a attaché presque autant de honte au savoir des femmes qu'aux vices qui leur sont le plus défendus. Lorsqu'elles se sont vues attaquées sur des amusements innocents, elles ont compris que, honte pour honte, il fallait choisir celle qui leur rendrait davantage et elles se sont livrées auK plaisirs.

Mad. de Lambert. Réflexions sur les femmes.

Il faut que la femme comble les YÏdes du passé, qu'elle répare ce que de longues années de servitude et de tutelle lui ont donné d'infériorité factice. Pour cela, Tinstruction est indispensable ; elle est aussi toute puissante.

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