‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 40 sur 192 · G9 CHRISTINE DE SUÈDE · texte numérisé non relu

G9 CHRISTINE DE SUÈDE

V. Statistique des lettres et des sciences en France... par (iuYOT i)K Fkre (vol. concernant Paris), 183i, in-8, p. 158.

CHISHOLM (Grace-Emily)

Docteur en philosopliie de la Faculté de Gœttingue. Avait déjà mérité les honneurs de première classe pour les mathéniaticpies, à Cambridge et à Oxi'ord. Mariée maintenant à Mr Young, fellow de l'Université de Cambridge.

Alrjcbraisch-gruppenlheoritische Untersuchungen zur sphàrischen Trigonométrie, Gôtting, 1895, in-8, 68 pp., 3 pi.

CHRISTINE de SUEDE

Fcniiric étrange ! Dans son zèle pour la philosophie, elle tua Descartes.

« Cette princesse cartésienne est Christine de Suède. Reine bizarre plutôt que grande reine, la lille de Gustave-Adolphe, douée d'une infatigable activité, partageait son temps entre les études et les affaires; elle avait attiré un grand nombre de savants à sa cour, elle étudiait à la fois plusieurs sciences et plusieurs langues. Ce qu'elle avait appris de la philosophie de Descartes par M. Chanut, ambassadeur de France en Suède, lui donna le vif désir de l'approfondir davantage et (l'attirer Descartes à sa cour. Descartes, après avoir longtemps hésité, cédant à ses vives sollicitations, alla à Stockholm lui enseigner sa philosophie. L'objection qu'elle avait faite à Descartes, par l'intermédiaire de M. Chanut, sur la difficulté de concilier avec le christianisme l'idée de l'intinité du monde, semble prouver qu'elle n'était pas incapable 'les études métaphysiques. Mais au bout de trois mois, la mort lui enleva Descartes qui ne put résister au climat de la Suède, et au brusque changement de toutes ses habitudes. Vivant, elle lui avait prodigué les marques d'estime et d'admiration, mort, elle le pleura. Peu de temps après elle

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