CONDORCET
La femme du philosophe-mathématicien, née Grouchy, a traduit en français la Théorie des sentiments moraux d'Adam Smith, Paris, Buisson, an \\, 2 vol. in-8". Elle complète et discute les théories de l'auteur.
On doit aussi à Madame Condorcet des Lettres sur la sympathie, adressées au médecin Cabanis, son beau-frère.
Elle engagea son mari, poursuivi par ses ennemis poli-
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ti(iucs et réfugié chez Madame Vernet, à écrire son Tableau historique des progrès de C esprit humain. V. A. Gl'Illois. La Marquise de Condorcet; 1896.
CONDUITT
C'est Madame Coiidiiitt, née Barton, nièce du grand Newton, qui a raconté l'anecdote de la pomme dont la chute a fait découvrir la loi de l'Attraction universelle. Cette dame et son mari entourèrent le savant de soins attentifs et lui tinrent lieu de lamille.
COOPER (Suzan-Fénimore) La fille du grand romancier, morte à 81 ans, est Fauteur des Souvenirs d'un naturaliste.
CORNARO-PRISCOPIA (Lucrèce-Hellène) Née à Venise en 16i6. S'adonna aux langues, à la philosophie et à la théologie. Reçut, presque malgré elle, le bonnet de docteur à Padoue, en 1678. Une fois maîtresse es arts libéraux, l'Université de Padoue voulut la proclamer docteur en théologie, mais l'évêque s'y opposa. Elle portait l'habit de Saint-François sous son vêtement et avait fait vœu d'observer les règles. Elle est morte à 38 ans.
Œuvres publiées à Parme, 1688, in-8, avec un portrait de l'auteur (Livre très rare).
COSTE-BLANCHE (Marie)
Cette parisienne a cultivé les langues anciennes, la philosophie et les sciences. Elle a traduit de l'espagnol trois Dialogues de Pierre Messie, touchant la nature du soleil et de la terre et de toutes les choses qui se font et apparaissent dans l'air ; Paris, Morel, 1566 et 1579, petit in-18. (Dédicace à Madame Marguerite de Saluées.)
Voici les arguments des trois Dialogues :
Au premier dialogue : du Soleil, la preuve que le Soleil est plus grand que la Terre et la Terre plus grande que la Lune: et