‹ Les femmes dans la science; notes recueilliesChapitre 59 sur 192 · GAY-LUSSAC · texte numérisé non relu

GAY-LUSSAC

C'est dans un magasin de lingerie, refuge ordinaire des femmes de toutes les conditions et de tous les âges, dont les révolutions ont ébranlé l'existence, où Joséphine s'était placée, que Gay-Lussac lit sa connaissance. Il vit avec curiosité une jeune personne de dix-sept ans, assise derrière le comptoir et tenant à la main un petit livre qui paraissait fixer vivement son attention. « Que lisez-vous, Mademoiselle? fit notre ami. — Un ouvrage peut-être au-dessus de ma portée; en tout cas, il m'intéresse beaucoup : un traité de chimie. »

Le mariage fut des plus heureux. Ils finirent par avoir la même écriture , et un amateur d'autographes put croire (ju'un mémoire copié par Madame Gay-Lussac avait été écrit par le mari.

Trois jours avant sa mort, touché des soins infinis dont il était l'objet, Gay-Lussac disait à sa compagne : « Aimonsnous jusqu'au dernier moment ; la sincérité des attachements est le seul bonheur. »

D'après Arago, Biographie de Gay-Lussac.

GEMINE

Géminé et sa mère étaient disciples de Plotin, le plus célèbre platonicien de son temps ; en son absence, elles donnaient, l'une ou l'autre, des leçons au reste de l'Académie.

PoRPHYR J.. Vie de Plotin.

GENDRE (B.) (pseudonyme) ou Nikitine

Cronstadt, 18i2; Paris, 1884.

Etudes sociales, philosophiques et morales ; 1886, in-12.

Notice biographique, par le D^' LetouRxNEAu.

Page 1