HILDEGARDE
mier traite des Éléments, des fleuves de la Germanie, de la nature et des propriétés des métaux ; le deuxième, des légumes, des fruits et des herbes ; le troisième, des arbres ; le quatrième, des poissons, des oiseaux et des quadrupèdes.
Le livre dont nous avons résumé la table a été imprimé avec d'autres : Argentorati, 1533; Collection des médecins, de J. ScHOTT, Strasbourg, 1544; Fabricius, Patavii, 1754, in-4, t. III, p. 260; Œuvres réunies, Cologne, 1506.
Reuss F. -A. Commentatio de Hbrls jjhysicis S. Hildegardis, Wirceb, 1835, in-8.
MoNTALEMBERT. Moines d'occident.
Revue des questions historiques, avril 1883. S**^ Hildegarde et ses œuvres par A. Battandier.
Dans son livre des Subtilités des natures et dans l'autre de la médeci)ie, Hildegarde nous donne tout le contingent scientifique de son temps . Le D^ Daremberg a édité le livre des Subtilités.
La Métallothérajne du D^" Burcq est tout entière dans la savante.
Influence réciproque de fhomme sur la terre et de la terre sur l'homme.
Au chapitre du Soleil, Hildegarde nous montre cet astre au wilieu du firmament et retenant par sa force les étoiles qui gravitent autour de lui, les nuages qui flottent dans l'air, comme la terre soutient toutes les créatures qui Thabitent.
Puis Hildegarde arrive à l'inégalité des saisons et nous dit que, pendant Thiver, s'il fait froid sur la partie de la terre que nous habitons, la partie de la terre qui est au-dessous de nous est chaude, afln que la température céleste soit ainsi équilibrée. (Au xu^ siècle !!)
Les étoiles (chap. De stellis) n'ont ni même éclat, ni même grandeur. Elles ne sont pas immobiles mais elles traversent le lirmament dans son entier : de même que le sang se meut dans les veines, qu'il les agite et qu'il les fait bondir, ainsi les étoiles se trouvent dans le lirmament et envoient des
SAINTE m L D E G A R D E
HITCHCOCK
oiiiicoUes coiiiiiie des bonds de lumière (phénomène du scintillement). (Déjà circulation du sanj^ ! à cette époque.)
Décrivant le phénomène physique des vagues, Hildegarde a mis le doigt sur sa cause, en l'attribuant au peu de profondeur de la mer vers le rivage, donnée acceptée aujourd'hui par la science.
Le naturaliste trouvera dans Hildegarde le germe de plusieurs autres découvertes modernes. (D'après Battandier.)
V. Hn.DEdARDis. Opéra omnia. Edition Daremberg et de Reuss. ChezMigne, 1882. Un vol. in-8.
HIPPARCHIE
Philosophe cynique, dont Diogène de Laerce a écrit la vie. Quoique bossue et fort pauvre, épouse Gratès. D'après Suidas, elle aurait écrit des ouvrages intitulés Hypothèses philosophiques et Epichérèmes. On trouve sur elle cette épigramme dans l'Anthologie grecque :
« Je n'ai point imité les mœurs délicates des femmes, j'ai suivi la vie dure et austère des Cyniques. Je n'aime point à avoir des agTaffes au manteau, ni à mettre des ornements aux pieds, nia m'oindre le front. Je marche avec un bâton, je vais nu-pieds, je porte un habit doublé, et la terre me sert de lit.... »
On a dit qu'Hipparchie était savante en physique et en astronomie.
V. Diderot. XIII, 26i. — Wieland. Cratès et Hipparchia, roman, suivi des Pythagoriciennes.