HUBER, NÉE LULLIN
Cette genevoise a contribué aux remarquables découvertes de son mari, sur les abeilles. Elle lui donna des preuves de dévouement lorsque, devenu aveugle, il ne vit plus qu'avec les yeux de sa chère collaboratrice de tous les instants.
« Il est probable que Flora Tristan connaissait les curieux travaux de M. et de M™^ Huber, et que Fautorité de cette reine des abeilles qui commande ordinairement à 20.000 ouvrières et à 16.000 mâles, lui paraissait l'idéal d'un bon gouvernement. »
Dora d'îstria. Des femmes, t. I, p. 76.
HUBER (Marie)
Philosophe, moraliste et surtout théologienne protestante; Genève et Lyon, 1694-1753. Elle a publié sans nom d'auteur :
Le monde fou préféré au monde sage; Amsterdam, 1731.
Lettres sur l'état des âmes après la mort; Londres, 1731.
Lettres sur la religion essentielle; Amsterdam, 1738.
Secondes lettres sur Vétat des âmes; Londres, 1739.
« Demandons à la bienveillance de nous donner le calme de l'âme et l'affection de ceux qui nous entourent, non la fortune; demandons celle-ci à l'activité unie à la prudence; et ne crions ni à l'absence d'ordre ni au manque de justice, parce que notre voisin actif et prudent, qui est devenu millionnaire, se trouve être en même temps un fds ingrat ou un cœur sans pitié. 11 n'aura avec sa fortune ni des amis vrais ni le calme du cœur, parce qu'il n'a pas ce qui engendre naturellement les amis et le calme du cœur; et, s'il a des enfants, ses enfants lui feront probablement subir un jour les conséquences de l'inévitable façon dont il les aura élevés, comme ceux d'Harpagon le font à leur père. Mais il aura fait fortune parce qu'il avait ce qui doit