KERR-JOHNSTON
Nommée par TUniversité royale d'Irlande examinatrice de physique.
KIRCH (Marie-Marguerite)
Née Winkelmann, à Panitz (Haute-Saxe). 1660-1720. Uastronoaie Godefroid Kircli Ta épousée et, comme les trois sœurs de Kirch, elle est devenue son élève.
Amie de Leibniz qui l'a présentée à la Gourde Prusse, elle a publié des ouvrages d'astronomie, mais aussi des almanachs pour vivre. Elle a découvert une Gomète en 1702.
« Après la mort de son mari, Marguerite Kirch ne cessa point cependant de se livrer tout entière à la science astronomique et nous possédons un ouvrage assez considérable qu'elle écrivit en 1712, comme préparation à la conjonction de Jupiter et de Saturne qui devait avoir lieu en 1713. Les conjonctions des planètes n'excitent plus aujourd'hui qu'une pure curiosité, et ne sont plus d'aucun intérêt particulier pour nos astronomes. Mais à l'époque où l'astronomie était fortement mélangée d'astrologie, il n'en était pas de même, et l'on attribuait à ces positions spéciales des astres dans le ciel, une influence occulte très capricieuse sur les destinées de la Terre.
Le livre de Marguerite Kirch ne contient que des calculs astronomiques et rien de plus, à l'honneur, dit Zach, de cette dame et de son siècle.
Les filles de Marguerite Kirch, longtemps encore après la mort de leur mère, s'occupèrent d'astronomie, et calculèrent pour l'Académie des Sciences de Berlin les éphémérides et l'almanach qui étaient une des sources du revenu de cette compagnie savante.
A cette même époque, plusieurs astronomes français ou italiens trouvaient dans leur propre famille des collaborateurs féminins. Celsius, le célèbre professeur d'Upsal, et élève de Kirch le fils, avait été fort bien accueilli, en passant par Paris pour se rendre à Bologne, par de l'isle, qui avait une sœur adonnée à l'astronomie. En arrivant en Italie, il se trouva également que son nouveau maître, Manfredi, avait deux sœurs fort savantes et qui s'étaient comme leur frère adonnées à la science du ciel; ceci fit dire à Celsius, dans une lettre à Kirch : « Je commence à