V. Biblioth. germanique, t. III
KLUMPKE (Dorothée)
Votre thèse de malhématiques est la première qu'une femme ait soutenue devant notre Faculté.
Dardolx.
Cette astronome est née à San-Francisco, qu'elle a quitté jeune, ainsi que ses sœurs, bien douées aussi, dont Tune est devenue M'^^ Déjerine-Klumpke et a fait d'importants travaux de physiologie.
Mlle Dorothée a passé une partie de sa jeunesse à Gœttingue, et à Lausanne, puis elle est venue à Paris. Elle a étudié d'abord les langues, ce ([ui lui a permis de suivre plus tard le mouvement scientilifpie partout. Après avoir passé les examens de l'Hôtel de Ville, le baccalauréat es sciences et la licence, elle a été admise comme élève libre à l'Observatoire.
Lorsqu'en avril 1887, le premier congrès astro-photographique s'est réuni pour la carte du ciel, M"^ Klumpke a traduit les documents étrangers.
Elle s'est livrée ensuite à de nombreuses observations de planètes et de comètes nouvelles, à léquatorial de la tour de l'est, dont l'usage est peu commode. Les résultats ont été présentés à l'Académie des Sciences par l'amiral Mouchez et consignés dans les comptes rendus (Planètes Millosewich, Gharlois, Borelli, W'olf, etc.; comète Tempel-Swift, etc.).
Le 23 décembre 1893, M"« Klumpke a soutenu à la Sorbonne
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KLUMPKE
ses thèses pour le doctorat es sciences matliématiques, devant MM. Darboux, Tisserand et Andoycr. Le sujet portait Contribution à r étude des anneaux de Saturne. C'est de la théorie pure. En etfet, la science admet actuellement que les anneaux sont constitués par des particules solides très espacées et agissant les unes sur les autres par leurs attractions réciproques, très faibles par rapport à celle de la planète. Le cas considéré dans la thèse, purement hypothétique, n'est pas conforme à cette donnée; il avait déjà été traité par Laplace, puis par j(|me Kowalevski , et sa solution vient d'être complétée. M"eKlumpke a cherché les positions d'équilibre des anneaux, en négligeant complètement la masse de Saturne, et elle a donné les inconnues avec une approximation du troisième ordre.
La doctoresse a été admise par le jury à l'unanimité des boules blanches. Le président a conclu ainsi :
« Les grands noms de Galilée, de Huygens, de Cassini, de Laplace, sans parler de ceux de mes illustres collègues et amis, sont attachés à l'histoire de chacun des progrès sérieux dans cette théorie aussi attrayante que difficile des anneaux de Saturne. Votre travail vient encore apporter une contribution qui n'est pas à dédaigner et vous place dans un rang honorable à côté des femmes qui se sont consacrées à l'étude des mathématiques. Au siècle dernier, M'^^ Marie Agnesi nous avait donné un Traité de calcul différentiel et intégral. Depuis, Sophie Germain, aussi remarquable par son talent littéraire et philosophique que par ses facultés mathématiques, s'est attiré l'estime des grands géomètres qui honoraient notre pays au commencement de ce siècle. Il y a quelques années à peine, l'Académie des Sciences décernait un de ses plus beaux prix qui placera le nom de M"'^ Kowalevski à côté de ceux d'Euler et de Lagrange, dans l'histoire des découvertes relatives à la théorie du mouvement d'un corps solide autour d'un point fixe... » Et M. Darboux ajoutait : « Et vous. Mademoiselle, votre thèse est la première qu'une femme ait présentée et soutenue avec succès devant notre Faculté pour
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obtenir le grade de docteur es sciences mathématiques. Vous ouvrez dignement la voie et la Faculté s'empresse de vous déclarer digne d'obtenir le grade de docteur avec toutes boules blanches. »
M'ie Klumpke est actuellement à la tête du Bureau des mesures des clichés pour le catalogue photographique des étoiles. Il s'agit de joindre de très nombreuses plaques individuelles. Le travail s'opère dans un pavillon isolé, où, à l'aide de deux machines, les pointés de la carte sont faits par M^^s Schott, Marquette, Coniel, Dauphin et Lampdon.
L'hiver dernier, M^^e Klumpke a fait, à la rue de Toqueville, quelques conférences intitulées : Notions sur les mondes célestes et les systèmes d'étoiles. (1. Les généralités et le ciel des anciens. 2. Le soleil. 3. Les étoiles. 4. Le ciel moderne.)
M"e Klumpke, qui est protestante libre, donne, aux missions protestantes, quelques indications pour l'usage des instruments astronomiques.
Lorsque nous avons eu l'honneur de voir la jeune astronome de l'Observatoire de Paris, elle allait partir pour observer en Norvège l'éclipsé de soleil du 9 août 1896.
Bibliographie Œuvres de AP^" D. Klumpke.
Les Catalogues stellaires, 1895, (Bulletin de la Société astronomique de France) [gravures.]
Recherches sur les spectres des météorites, d'après N. Lockyer.
Dans le Bulletin astronomique de F. Tisserand :
Sur rétude de Kreutz, Untersuchungen ueber das Cometesystem.
Spectres stellaires. 1890.
Sur l'Observatoire de Pékin, d'après Russel. 1891 .
Tycho-Brahé. 1891.
Eléments définitifs de la Comète 1885, III.
Dans le Bulletin de la Société astronomique de France ; j.immli ioJH :
Arcs crépusculaires de la planète Mars.
Contribution à l'étude des anneaux de Saturne. Paris, 1894, in-4", 78 pp.
The Observatory. Londres; décembre 189G. Notice n''(Mo).^i;i,|ii.' sur Félix Tisserand.
iriO KOWALEVSKI
Souj'ces pour 37 "« A'.
iNew York Herald (seconde quinzaine de dt'cembre 1893). Astrononiy and Âstro-Physics. Londres, novembre 1893. Comptes rendus annuels de l'Observatoire de Paris. Ein Weiblicher Astron. Berlin, 1893-94. (Portrait.) Journal : Le XIX^ Siècle du 17 décembre 1893.
Id. Le Figaro du 16 décembre 189 L Lu Nature du 29 juillet 1893.
KODIS
Cette dame a soutenu une thèse de philosophie en Suisse : Le Sens de Vaperception.
Revue intern. de L'Enseignement^ 15 ocf. 1 895.
Sophie KOWALEVSKI
L'histoire des matlKjinatiques parlera certainement d'elle comme d'une des plus rares investigatrices.
Kroxecker.
Atavis.me. — Sophie-Gorvin-Krukowski est née à Moscou, en 1850 (et non en 1853, comme on l"a imprimé par erreur). C'est un heureux exemple d'atavisme. Son grand ancêtre, Mathias Corvin, le roi de Hongrie, fut un guerrier protecteur des Lettres et des Sciences. Son père était général dartillerie, commandant l'Arsenal. Sa mère, d'origine allemande, était lille du général Schubert, mathématicien et topographe, et petite-fille de Fastronome connu qui porte le même nom.
Sophie a vécu jusqu'à quinze ans dans la propriété patrimoniale de Palibino (Russie occidentale) où le général Corvin- Krukowski avait pris sa retraite, encore jeune. Il parait que l'enfant aimait peu la soupe et qu'elle était taxée à douze cuillerées par jour. Elle a appris à lire seule : elle demandait les diverses lettres, marquées sur le journal de son père, tantôt à l'un, tantôt à l'autre; elle en essayait les combinaisons et, un beau jour, l'imprimé n'eut plus de secrets pour elle. On l'amena entendre T'opéra de Don Juan dont elle ne comprit pas toute la portée amoureuse, puisque quelque temps après,
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elle disait à son père : « Tu sais, le petit Paul, quel Don Juan d'enfant ! On lui a donné une tartine beurrée, il a mangé le beurre et laissé le pain . »
C'est à quatorze ans que Sophie Krukowski a commencé les mathématiques, avec un certain Malewitch.Un jour, elle lui a proposé une méthode à elle pour calculer le rapport de la circonférence au diamètre et le professeur lui ayant dit que c'était un peu indirect, l'enfant a fondu en larmes. En étudiant seule un livre contenant quelques formules trigonométriques, elle a deviné la trigonométrie, sans être aidée.
Le château de Palibino fut une fois tapissé à neuf presque en entier, mais il manqua du papier de tenture pour la chambre des enfants. On y suppléa à l'aide des cahiers autographiés d'analyse du général, alors qu'il était étudiant. Sophie aimait à regarder ces hiéroglyphes, malgré sa gouvernante anglaise. « Il est assez étrange, dit-elle dans ses mémoires, que, lorsqu'à seize ans je commençai l'étude du Calcul différentiel, mon professeur fut étonné de la rapidité avec laquelle je le compris, comme si j'avais une réminiscence de ce qu'il me disait. La continuelle lecture des papiers collés sur les murs avait certainement laissé des traces inconscientes dans mon esprit d'enfant. »
Les thèses. — En 1868, Sophie Krukowski épousa Kowalevski, parce qu'il n'était permis qu'aux dames de suivre les Cours des Universités. Ces jeunes mariés étaient bien sérieux : ils convinrent de vivre comme frère et sœur jusqu'à la lin de leurs études; il serait temps plus tard de devenir vraiment mari et femme. Ils commencèrent par aller étudier ensemble à Heidelberg. Ils continuèrent à Berlin où l'éminent géomètre Weierstrass consentit à donner, pendant trois ou quatre ans, des leçons particulières à Sophie Kowalevski, qu'il ne savait pas mariée.
Dans le temps, l'Université de Gœttingue avait déclaré Dorothea Schlœzer, docteur en philosophie et maîtresse es arts libéraux. Elle s'empressa de recevoir à son tour Sophie Ko-
SOPHIE KOWALEVSKI
KOWALEVSKI
vvalevski, sans oral, et sur la production de trois thèses originales très remarquables, dont nous parlerons plus loin . A Stockholm. — Monsieur Kowalevski était devenu de son côté un paléontologue distingué. Malheureusement il avait engagé toute sa fortune dans l'affaire des naphtes du Caucase. Complètement ruiné, il fut acculé au suicide, en 1883. 11 laissait dans le dénûment sa femme et une enfant qui s'appelait aussi Sophie.
Le professeur Mittag-Leffler parvint alors à obtenir pour Sophie Kowalevski une chaire de mathématiques supérieures, à l'Université de Stockholm.
Travaux mathématiques. — Nous allons énumérer les mémoires de Madame Kowalevski. Les trois premiers sont ses thèses inaugurales.
Sur les systèmes d'équations aux différentielles partielles est un travail important, inséré dans un livre de M. Mansion. Vient ensuite la Réduction d'une classe de fonctions elliptiques en fondions abéliennes.
La troisième thèse est relative aux Anneaux de Saturne. Elle est reproduite dans la. Mécanique céleste de M. Tisserand, ce beau livre qui, remplaçant celui de Laplace, fait honneur à la fin de notre siècle.
Un quatrième mémoire de M'^^^ Kowalevski traite De la propagation de la lumière dans un milieu cristallin.
Le cinquième mémoire est le plus remarquable de tous; M. Darboux en a fait l'éloge. En 1888, le sujet du prixBordin à l'Académie des Sciences était : Perfectionner sur un point important la théorie du mouvement d'un corps solide. Un des mémoires présentés au concours portait cette devise : « Dis ce que sais, fais ce que dois, advienne que pourra ». Il était de Sophie Kowalevski qui mérita le prix, à l'unanimité, en découvrant « un cas nouveau dans lequel on peut intégrer les é<|uations différentielles d'un corps pesant, mobile autour d'un point fixe. » C'est là une découverte théorique de première importance.
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Essais littéraires. — Sophie Kowalevski est aussi une littéraire. Elle a écrit en plusieurs langues et tourné même quelques vers français.
Elle nous a donné des Souvenirs sur George Eliot, la romancière anglaise.
Vœ victis symbolise le combat de la vie, c'est l'hiver ou le printemps. L'auteur préfère l'hiver, c'est-à-dire le repos, le sommeil et l'oubli.
Les Souvenirs d'enfance ont paru dans la revue russe Le Messager d'Europe. C'est une belle analyse psychologique, digne de Bourget et de Tolstoï.
La famille des Vorontsoff, dont le premier chapitre a seul paru, est complète en manuscrit. On espère un grand succès pour cette œuvre.
La lutte pour le bonheur est un drame qm a échoué au théâtre.
Il y a entin des Voyages, par exemple à l'Université de Zurich et à l'hôpital de la Salpêtrière.
Une romancière russe, M'^e Ghoubleski, s'étonnant qu'on puisse se livrer à la fois aux mathématiques et aux lettres, a reçu de M™*^ Kowalevski la réponse suivante :
« Je comprends que vous soyez très surprise de me voir cultiver à la fois les lettres et les mathématiques. Souvent, les personnes qui n'ont pas eu l'occasion de faire ample connaissance avec les mathématiques les confondent avec l'arithmétique et les considèrent comme une science sèche et aride. En réalité les mathématiques exigent beaucoup d'imagination, et l'un des plus grands mathématiciens de notre siècle a pu dire avec raison qu'il est impossible d'être bon mathématicien, si en même temps l'on n'est pas un peu poète.
w H est vrai que pour comprendre la justesse de celte affirmation, il faut renoncer au vieuxlpréjugé qui voit dans l'imagination et la fiction une seule et même chose, et qui veut que le poète ne chante que ce qui n'existe pas. 11 me semble que le poète doit seulement voir ce que les autres ne discernent pas, son regard doit pénétrer plus profondément, et il en est de méme^ pour le mathématicien.. .
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« En ce qui me concerne personnellement, je ne saurais dire ce que j'aime le plus des mathématiques ou des lettres. Dès que ma tète est fatiguée des spéculations abstraites, je me sens attirée vers l'observation de la vie et disposée à prendre la plume. A d'autres moments, tout dans la vie me semble mesquin, insignifiant, et je me réfugie dans la contemplation des lois immuables et éternelles de la science. Peut-être aurais-je pu faire mieux dans chacune de ces deux sphères, si je m'étais adonnée exclusivement à l'une ou à l'autre? Mais que voulez- vous, je n'ai jamais eu le courage de choisir entre les mathématiques et les lettres. »
Les derniers jours. — M"c Kowalevski ayant passé l'hiver 1890-91 dans le midi de la France, rendit visite, en traversant Paris, à M. Joseph Bertrand. Elle lui dit qu'elle comptait enseigner la théorie des nombres dans son prochain cours et elle lui demanda quelques conseils.
Le 6 février 1891, après avoir fait à Stockholm sa première leçon de l'année classique, Sophie Kowalevski, frappée d'une attaque de pleurésie foudroyante, se couche pour ne plus se relever. « Quelques heures après, on courait en toute hâte éveiller Foufi (la petite Sophie) profondément endormie après une soirée d'enfants où sa mère avait absolument tenu à l'envoyer. . . Les regards de la mourante se lixèrent un instant sur l'enfant puis s'éteignirent. »
Une messe des morts fut dite suivant le rite orthodoxe et on enterra la mathématicienne au nouveau cimetière.
M'^e Kowalevski avait « une belle tète intelligente au front richement bossue, à la bouche expressive, aux yeux changeants, allant du noir au vert, d'une grande douceur et singulièrement pénétrants malgré une visible myopie. » Elle se faisait appeler Sonja, diminutif de Sophie, qu'elle inscrivait sur ses cartes de visite, dans les derniers temps.
Sophie Kowalevski inspirait l'amitié et la confiance. Elle était restée très femme, par son besoin d'être choyée, admirée, aimée.
Jugements. — L'Académie des Sciences de Paris a loué non
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seulement le savoir varié et profond, mais surtout le grand esprit d'invention de Madame Kowalevski. D'autre part, Kronecker déclare que « Thistoire des mathématiques parlera d'elle comme d'une des plus rares investigatrices. » Un de nos livres classiques de hautes mathématiques débute par une démonstration d'elle. Certaines thèses récentes de doctorat français commentent et poursuivent ses recherches.
Trop tôt enlevée, Sophie Kowalevski laisse des travaux peu nombreux, mais excellents et de première importance. Sa puissance de calcul était étonnante ! Elle est certainement supérieure à toutes les mathématiciennes qui l'ont précédée.
Sa première notice biographique est due à E. de Kerbetz, que nous croyons être une femme. M. Mittag-Letïïer nous a donné dans les Acta mathematica une note sobre et d'une émotion contenue. Une amie. Madame Leffler-Cajanello, qui vient de mourir, a écrit une biographie assez étendue, dont on voudrait effacer quelques détails réalistes. Enfin M^iie Pereyaslawzewa, connue par ses travaux en zoologie, se propose à son tour de nous parler de la morte regrettée. On ne saurait trop connaître Sophie Kowalevski.
BlBLIOGRAPHlK.
Œuvres de S. Kowalevski.
Zur Théorie der partiallen Differentialgleichungen. C'est la thèse de doctorat. Gotting, 1874 (Joiini. fur Mathem. pp. de 1 à 32. — Aussi BerUn, 1892, dans un livre de Mansion de même titre.)
Uber die Réduction einer bestimmtem Klasse AbeFscher intégrale 3. ranges auf elliptische Intégrale, 1884 (Acta Mathem., pp. 31-3 à 414.)
Sur la propagation de la lumière dans un milieu cristallisé. Paris, 1884. (Compte rendus de l'Ac. des Se, pp 356-357; même année, publié par TAc. suéd.).
Uber die Brechung des Lichtes in cristallinischen mitteln. 1885. (Acta math., pp. 249 à 304).
Zusatze und lîemerkungen zu Laplace's Untei^suchung iiber die Gestalt der Saturnringe, 1885. (Astron, Nachr. pp. 37 à 48.)
Sur le problème de la rotation d'un corps solide autour d'un point fixe, 18.>9. (Acta math. pp. 177 à 232.)
Mémoire sur un cas particulier du problème de la rotation d'un corps pesant, autour d'un point lixe, où l'intégration s'effectue à l'aide de fonctions ultraelliptiques du temps, 1890, (Paris, Mémoires présentés à
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l'Ac. des Se. par les savants étrangers. 11 y a un tirage à part de ce mémoire qui a remporté le prix Bordin.)
Sur une propriété du système d'équations différentielles qui définit la rotation d'un corps solide autour d'un point fixe, 1890-1. (Acta math, pp. 81 à 93.)
Sur un théorème de M. Burns, 1S91. (Âcta math., pp. 45 à 52.) Aussi un tirage à part.
Sources pour S. Koivalevski.
Kronecker. S. Kowalevski; 1891, Journ. fur Mathem.
De Kerbetz. id. 1891, Rendiconti circolo matem. Il y a un tirage à part .
A Ch. Leffler. Sonja K. ; 1891-2 (An. di matem.)
Souvenirs d'enfance de S. K. écrits par elle-même et suivis de sa l)iogr. par A -Ch. Leffler, 1895 (Traduction française.)
Mittag-Leffler, S. K., 1893. (Acta math., pp. 385 cà 392.)
Société mathem. de Moscou ; séance du 19 avril 1891. Trois discours prononcés (russe).
Svensk Tidskrift Janvier 1893. Article de Mme EUen Key.
L'Intermédiaire des mathématiciens, 1894, n»* 1 et 3 ; Appell et Poincaré .
Méray. Leçons nouvelles de Cale. infm. ; préface.
E. Picard. Cours d'analyse, t. H, p. 318.
E. Coursât. Equations aux dér. part, du 1'='' ordre ; au commencement.
Kœtter. Sur le cas traité par S. K., etc., 1893. (Acta mathem.)
F. Tisserand. Traité de mécanique céleste. (Le mém. de S. K. est analysé dans le t. II.)
Revue de famille du \°^ août 1893. Les femmes du Nord.
Arvède Barine. Revue des Deux-Mondes.
Birkeland. Comptes rendus, Ac. des Se, t CXX, p. 1046.
The century illustr. monthly (américain) d'août 1S95. Isabel F. Hapgood, sur S. K.
Bulletin Darboux ; avril 1896.
Journal Les Débats du 20 avril 1895 ; feuilleton par Heurteau.
Revue La Société nouvelle d'avril-mai 1896; traduction d'une étude de Laura Marholm.
Mme von Adelung. Souvenirs inédits. (Revue des Revues du 15 dé- (•embre 1896.)
Darboux. Leçons sur la théorie générale des surfaces. (Art. 245.)
Journal L'anquité russe, décembre 1890. (Souvenirs du professeur Malievitch.)
J.Bois. L'Eve nouvelle, pp. 201 à 205.
Autographes. Fac-similés suédois. (Nous en donnons un à la page suivante.)
Portrait. Belle héliogravure insérée dans les Acta mathem.
KOWALEVSKI ]Qg
LADD-FRANKLIN
KREMPE
Abel, le grand et infortuné géomètre, voulut avant de mourir revoir M''« Krempe, sa fiancée, qui habitait aux fonderies de Froland (Norvège).
DE KRUDNER (Julie de Wietenghoff, Baronne) 1764-1824. — Mystique russe, auteur du roman mélancoli(iue Valérie^ prêche en 1807 aux foules allemandes la régénération du christianisme et meurt en Grimée où elle essayait de fonder une maison de refuge pour les criminels. ?.h\.c^{}i\ [bibliophile Jacob). — Sainte-Beuve. Porira«75 de femmes.
LADD-FRANKLIN (Christine)
L'américaine Christine Ladd est née le 1'^'" décembre 1847, à Windsor, Gonnecticut. Elle a étudié à TUniversité John Hopkins, Baltimore, y est devenue agrégée, s'y est mariée au professeur Fabian Franklin et y est maintenant titulaire aussi d'une chaire de mathématiques supérieures.
Mrs Ladd-Franklin est une savante très distinguée, qui S'est occupée non seulement de mathématiques, mais aussi de logique et de psycho-physiologie.
Malheureusement ses nombreuses études sont dispersées dans les journaux spéciaux. Quelques tirés à part ne suffisent pas, il faudrait coordonner les divers travaux dans des livres.
Bibliographie.
Œuvres de M^'^ Ladd-Franklin.
bans lEducational times, divers problèmes qui avaient attiré l'attention de Sylvester (depuis 1871).
bans l'Ànalyst, articles et problèmes (Quaternions, 1878: Polyonomial theorem, 1878; Four Circles inscribed in on and circumscribed about another, 1878).
Dans le American journ. of math. : Hexagone de Pascal, 1879; de Morgan's extension of the algebraic processes, 1880; Segments made on linesby curves, 1881.
Dans le Mess, of math. : d'Alembert-Carnot geometrical paradox 1885-6.
Dans American journal of psychology : Une méthode pour la déter-
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mination expérimentale du Horopter, i887; Quelques caractéristiques de la logique symbolique, 1889; Sur les livres d'optique physiologique depuis 1887.
Dans Mind : Some reforms in Common logic, 1890; comptes rendus des livres de E.E.G. Jones et de E. Schrœder. 1890 et 1892; Ebbinghan's tlieory of color vision, \^9i.
Dans les mémoires de Johns Hopkins Uuiversity : Sur l'algèbre de la logique, 1883.
Dans Zeitschrift fiir Psychologie : la théorie de la vision de Hering au Congrès de Londres, 1892; nouvelle théorie de la question précédente,
Dans psychological review : Définition normale de la vision dans le fovea, 1895; Jonction des bâtonnets de la rétine, 1896.
Divers articles dans Nation, Science, etc. . .
En collaboration avec Fab. Franklin : On natural kinds (Mind 1888).