‹ Les femmes de sportChapitre 30 sur 42 · ALPHONSE DE ROTHSCHILD · texte numérisé non relu

ALPHONSE DE ROTHSCHILD

Un e fanatique de la promenade à cheval au Bois. Lu matin, vous la trouvez à l'allée des Poteaux, à quatre heures à l'avenue de Longchamps, toujours escortée d'un brillant escadron de cavaliers. Trottant, galopant, gracieuse à ravir dans son amazone aux plis eorrects. La baronne Laure de Rothschild appartient à la branche anglaise, de sa famille et de là vient son goût prononcé pour les exercices de sport. Toute enfant elle montait, à Hyde-Park, un ravissant poney écossais et faisait déjà l'admiration des habitués du jardin fashionnable par excellenee,

tant son allure était hardie tout en restant pleine d'élégance.

La baronne a tout à fait la beauté d'une femme d'Orient, et Hébert semble l'avoir prise pour modèle pour sa fameuse Vierge à V enfant Jésus. Mariée au , chef de la maison Rothschild, à Paris, elle règne l'hiver, au fameux hôtel de Talleyrand, rue Saint- Florentin, où mourut le prince de Bénevent, l'automne au château de Ferrières. Ses fêtes comme ses réceptions cynégétiques sont justement célèbres par leur faste de bon goût, le nombre d'illustrations de la naissance, de la politique, de la science ou des arts qui s'y rencontre.

C'est le dimanche que la baronne reçoit à Ferrières et là les plaisirs de la chasse et ceux du salon sont combinés dans la plus heureuse proportion. On arrive généralement pour déjeuner à Ferrières dans la grande salle à manger, d'un si puissant effet de décor, — le . château possède une autre salle à manger de famille, dont les panneaux sont signés Rousseau, — puis on se met en route pour chasser dans le parc, d'une contenance de trois cents hectares, clos de murs, et qui contient trois fermes.

On sait que ce domaine cynégétique admirable, très augmenté par le feu baron James de Rothschild,

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