PRÉFACE
Dans le mois de mai, 1898, une délégation du Conseil national des Femmes du Canada se rendait auprès de M. Sydney Fisher, le ministre chargé de la section canadienne à l'Exposition de Paris, et le priait d'assurer aux femmes du Canada un local suffisant à cette exposition. C'est cette entrevue qui a déterminé la publication du présent volume,
La délégation qu’en ma qualité d'alors de présidente du Conseil, j'eus l'honneur de présenter, avait à sa tête les deux vice-présidentes, lady Laurier et lady Thompson, et comprenait des femmes de marque de toutes les provinces de la Confédération.
Aprè; mûre considération, M. Fisher, au nom du gouvernement canadien, déclara qu'il était disposé à nous accorder un neu plus que ce que nous avions demandé, et émit la brillante idée d'assurer aux Femmes du Canada une représentation plus durable que ne pourrait donner une section féminine.
Il invita notre conseil à préparer un ouvrage qui donnerait un aperçu de l’histoire, des travaux et de. la condition des femmes canadiennes prises en masse. La proposition du ministre ayant été acceptée par le Conseil, le poste responsable de rédacteur en chef me dévolut. Ma responsabilité était grande, assurément ! Mais lorsque je cherchai à me rendre compte de ce qu'elle était, je m'aperçus qu'elle était disparue.
Le comité de publication qui se chargea de la préparation du livre, nomma des comités, des compilatrices, des correcteurs, avec de si bons résultats, qu'il ne me reste plus que l’agréable tâche de présenter les auteurs du volume à leurs lecteurs, et d’offrir les remerciements du conseil aux amis nombreux qui ont rendu possible cette publication, Mais c’est bien ici que mon embarras commence, car ces amis et ces aides ont nom légion.
Nos pensées se reportent d’abord naturellement vers lady Edgar, laquelle en qualité de présidente suppléante, inaugura tout le travail du comité de publication, au milieu de difficultés et d’inquiétudes multiples, assistées par les officiers du Conseil et Mile McKay Scott, secrétaire intérimaire. Puis, lorsque nous jetons un regard sur les manuscrits prêts à être livrés à l’imprimeur, nous
iv. PRÉFACE
nous rendons compte de l’étendue de nos obligations envers celles qui ont fait la compilation des statistiques et des autres renseignements, qui ont écrit les essais, qui ont convoqué les comités de section ; envers le comité de révision, et enfin et surtout, envers les deux dames sur qui est retombée la masse du travail, Mme G. A. Drummond, présidente du comité de publication, et Mlle Teresa F. Wilson, secrétaire du Conseil national des Femmes du Canada. Ces dames, à leur tour, me prient de dire qu’elles n'auraient jamais pu arriver au bout de la tâche que nous leur avions imposée, si ce n'avait été de l’obligeance et de la bienveillance des fonctionnaires du gouvernement fédéral comme des gouvernements des provinces, à commencer par M. Sydney Fisher, par le conservateur de la bibliothèque du parlement, par le chef de la statistique et par le directeur de l'imprimerie nationale, en descendant (y compris nombre d’autres par tuat le pays), lesquels ont fait preuve d’une patience et d’un bon vouloir inaltérables en répondant à nos demandes répétées et grandissantes de renseignements et d’aide. Personnellement, je suis très désireuse d'exprimer ma reconnaissance à cette armée de nos collaborateurs que j’ai pressés de questions relatives aux choses passées, présentes et futures.
Les compilatrices de ce volume désirent maintenant soumettre le résultat de leurs travaux et de leurs recherches au gouvernement canadien et au public, avec l'autorisation et l'approbation de notre présidente d'honneur, son excellence la comtesse de Minto, et de notre présidente générale, lady Taylor; mais elles le font avec crainte. Elles voudraient que le volume fût plus à la hauteur du sujet et de l'effort accompli, et elles n’ont que trop conscience des nombreuses omissions et imperfections qu’on peut leur reprocher. Elles prieront toutefois leurs critiques de tenir compte des difficultés contre lesquelles e‘les ont en à lutter, en cherchant à couvrir dans le court espace d’un hiver un champ aussi vaste et aussi peu exploré.
Elles espèrent que ces aperçus, tou: rapides et insuffisants qu’ils sont nécessairement, serviront à donner aux étrangers réunis à la grande Exposition internationale dans cette belle ville de Paris, quelque idée du bonheur, de la liberté et des facilités d'avancement dont jouissent les femmes vivant sous le sceptre bienfaisant de ‘‘ Notre Dame du clair Soleil et àes Neiges.’
ISHBEL, ABERDEEN.
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