‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 136 sur 287 · ARTS · texte numérisé non relu

ARTS

léveloppentégrante e chaque forts pour ioyen des t trouver degré de

xpression 1elconque périodes ées pour les. Les ès par de toujou. 5 Le génie a marche du grand et que se sif d’une

proporouve les

par nos riode de préteniens ou ésentant st porté dans de

nouvelles conditions, après tant de siècles d'exploitation, l’art puisse nous offrir quelque chose de nouveau, quelque chose qui ne soit pas une simple variation des sujets ou des genres passés ?’’

L'art est aussi susceptible de transformation que la pensée de l'homme qui l’inspire ; et certaines phases de la pensée moderne ont encore à trouver leur interprétation dans l’art contemporain.

La situation où se trouve une nation après son époque primitive est celle d’un élève qui apprend les idées conventionnelles et acquiert des connaissances techniques. Après cette période, la pensée latente de l’âge, se manifestera nécessairement en quelque nouvelle phase de l’art, comme il arrive pour la philosophie, la littérature et la politique. Le Canada est encore, en grande partie, en tutelle, pour ainsi dire; cependant de nombreux indices font pressentir sur plusieurs points une prochaine et prompte émancipation. Quelques-unes des conditions les plus favorables aux arts n'existent pas encore au Canada, ou y existent depuis trop peu de temps pour que les résultats en puissent être appréciables.

L'histoire nous montre que les beaux-arts ont été florissants lorsque les nations ont été prospères. Les papes accordaient à Michel-Ange et à Raphaël une protection qui les rendait indépendants des nécessités de la vie et les laissait libres de se livrer entièrement à leurs puissantes inspirations. Les gouvernements de Florence, de Venise, de France, etc., commandaient les chefs d'œuvres des grands artistes ; de nos jours même, c’est dans les vieux centres de civilisation, la où la fortune accumulée a formé une classe cultivée et indépendante que l’on recueille les œuvres d'art dans les galeries publiques ou privées, que l’on encourage les artistes et que l'on fonde des écoles.

A l’époque du développement de l'âge d’or dans les arts, la femme était supposée y prendre peu de part, mais aujourd’hui, elle tient une large place dans presque chaque branche de travail et d'éducation.

La première manifestation de l’art au Canada se voit dans la poterie, différents objets d’argile, ouvrage des femmes indiennes, Le musée archéologique de Toronto en possède un grand nombre de spécimens de formes artistiques et de décoration excellente. Dans le tissage, la teinture, les ouvrages en rassade et autres, dans les métiers et les diverses industries domestiques, les femmes indiennes eurent des débuts dignes d’éloge et vraiment remarquables. Les pionnières du nouveau monde continuèrent et développèrent

LF t ut VA pk

RS 2 page hat D tiers se. LE

à er Cu

ces industries jusqu'à ce que l'extension du commerce et les nouvelles inventions vinssent les priver de cette occupation. Il est très intéressant de suivre les ingénieuses devises et l’habileté de nos grand’'mères et de nos bisaïieules dans la décoration et le bien-être de leur intérieur. Le cardage, le filage, la teinture et le tissage de ces étoffes dites ‘‘ du pays ’”, si à la mode encore tout récemment, montrent un goût artistique inné, tant dans la couleur que dans le dessin.

Forcées d’abord par la nécessité de filer, de tisser et de teindre, ces ouvrières des premiers jours sentirent leur ambition s'augmenter à mesure que leurs ressources et leur bien-être s’accroissaient. Le tricotage, la broderie, la confection des tapis formaient une industrie importante ; et les beaux spécimens qui nous restent attestent que le sentiment artistique était déjà éveillé et vivace.

De temps à autre, dans les premiers jours de la colonie, il s’est trouvé quelques artistes primitifs qui représentaient à la plume et au crayon les scènes de défrichement, les vastes et riches pâturages, les lacs, les ruisseaux et les montagnes*

Des femmes telles que Mme Simcoe, épouse du gouverneur Simcoe, lady Alexander, lady Head et Mme Jamieson, firent, pendant leur séjour au Canada de nombreux croquis dont plusieurs sont aujou1 hui entre les mains de quelques familles de Toronto. Mme Paul Kane, dont feu sir Daniel Wilson a dit que son habileté dans l’usage du crayon et du pinceau égalait celle de son mari, travailla avec celui-ci à la préparation de la série de peintures qui se trouve à la bibliothèque du parlement à Ottawa, ainsi qu’à une centaine de tableaux représentant des scènes indiennes, des paysages, des portraits et des groupes, maintenant la propriété de l'honorable G. W. Allan, de Moss Park, Toronto. Mme Moodie, Mme Kane er Mme Hayward nous ont aussi laissé des esquisses au crayon et à l’aquarelle, représentant différents sites aux premiers jours de la colonisation.

Bien qu'à cette époque, les enfants des colons eussent peu de facilités d'apprendre le dessin et la peinture, les quelques œuvres des femmes des fonctionnaires publics ou d’autres résidents temporaires au Canada, y exercèrent une réelle influence, firent naître dans l'esprit du peuple le désir de s’instruire et l'engagèrent à saisir avidement toutes les occasions qui se présentèrent. Les couvents

* The Old Regime in Canada. Parkman, page 367.

t les Il est le nos n-être ge de ment, dans

indre, nenter t, Le lustrie nt que

il s’est ime et irages,

‘erneur firent, usieurs oronto.

té dans availla trouve aine de es por- G. W.

r Mme bn et à

de la

peu de res des boraires e dans À saisir buvents

furent les preinières écoles où l'on enseigna les arts. Leurs professeurs d'occasion venaient de France ou d'Angleterre, restaient quelque temps au Canada et y laissaient des élèves qui à leur tour, devenaient professeurs.

Parmi les élèves d'un de ces maîtres fut Mme Maria Morris qui consacra son talent et sa vie au développement des arts. Elle eut une influence inestimable sur les développements progressifs des provinces maritimes. Elle avait été, vers 1830, avec lady Mary Fox et lady Colin Campbell, élève d'un artiste anglais établi à Halifax.

Il est évident qu'à ce moment là, il se produisit dans la Nouvelle-Ecosse un enthousiasme artistique dont l’effet se fait encore sentir aujourd’hui.

En 1840, Mme Maria Morris Millar publia, à Londres, Angleterre, la première série des Æeurs sauvages canadiennes, et peignit aussi une collection d’une trentaine d’assiettes ou plaques pour Sa Majesté la Reine, qui en accusa gracieusement réception.

Voici ce que dit un écrivain à son sujet : ‘‘ Lorsqu'elle mourut, ses élèves étaient dispersées dans toutes les parties des provinces maritimes, et, comme plusieurs d’entre elles appartenaient à des familles de généraux et d'officiers en service actif, il s’en trouvait jusque dans les villes les plus éloignées de l'empire britannique. Dans la Nouvelle-Ecosse, elle est considérée avec raison comme l'inspiratrice du goût artistique, et son œuvre se poursuit actuellement dans au moins cinq collèges, une université et une école des arts. ”?

Les arts se développèrent rapidement dans les couvents établis de si bonne heure dans la colonie. On y broda des ornements sacerdotaux, on y façonna de riches dentelles pour le service des autels et l’on y copia des peintures représentant les saints ou la Vierge, pour en orner les sanctuaires. Les religieuses ursulines excellaient surtout dans un genre délicat de broderie dit ‘‘ travail sur l'écorce ’. (C'était une sorte de peinture à l'aiguille toute originale et fort jolie faite avec les longs poils d’élan. Ces poils teints de riches couleurs rempiacaient les teintes ordinaires de la soie et, pour le fond de cet ouvrage, on employait, au lieu des riches tissus de brocart et de velours, l'écorce extérieure du bouleau blanc ayant l'apparence d’un cuir très doux. Ces ouvrages étaient très admirés et fort recherchés des famiiles venues au Canada avec

nn sa 25

RTE,

EN TX DCS dan eu rer he ps ln rer onte-raccann ensLonge per Eergane rater

rain méarstysctiatominne ronge.

OA pe en ae mn

er er te obie MODESTE —— a —

une certaine fortune. Plus tard, la dorure pour la décoration des églises, des tabernacles, etc., devint pour les Ursulines une source considérable de profits. Les premières leçons de dessin au crayon et de peinture à l'huile, leur furent &onnées, en 1820, par un artiste français, qu'un écossais remplaça en 1832. À partir de cette époque les principaux reliquaires et les autels du monastère furent décorés de peintures, œuvres d'habiles élèves ; et, depuis ce temps-là jusqu'à nos jours, de nombreux artistes sont sortis de ces couvents où ils avaient largement profité des labeurs de leurs prédécesseurs.

L'année 1867 vit le succès d’une Canadienne dont un écrivain a dit dans le Wew Century juin 1875: ‘‘C’est le travail le plus remarquable qui ait jamais été tenté par une femme”. L'artiste elle même disait: ‘Mes Fleurs sauvages du Canada, publiées à Montréal, en 1867, par M. John Lovell étaient mon premier travail de quelque importance. En 1865, je devins veuve, chargée d'une famiile et n'ayant qu'un très modeste revenu. Ma tante, Mme C. P. Traill avait écrit un livre sur la flore canadienne ; et, cet ouvrage n’étant point illustré, nous unîimes nos efforts en collaboration. Mme Traill fournit le texte typographique des planches du livre, Groupes de fleurs sauvages. KEn cherchant à former une liste de souscripteurs afin de couvrir les frais d'impression, je promis que ce travail serait entièrement exécuté au Canada, mais je vis bientôt qr''l me serait impossible d'y trouver quelqu'un de compétent pour ce genre d'ouvrage et j'entrepris de le faire moimême.”

C’:st ainsi que, sans se décourager, Mrs. Agnès FitzGibbon se mit elle-même à l'œuvre pour mener à bien le projet à l'exécution duquel elle s'était engagée. Ses connaissances se réduisaient à quelques leçons de peinture qu'elle avait reçues de Mme Hoppner Meyer, à ce qu'elle avait appris dans son enfance en regardant sa mère, Mrs. Moodie, peindre des fleurs à l’aquarelle, et enfin à quelques conseils que lui donna plus tard M. Hoppner Meyer sur l'emploi de la craie litliographique. Après quelques essais sur les fleurs sauvages qui croissaient en abondance autour de sa maison, Mrs. FitzGibbon commença à dessiner sur la pierre des groupes de fleurs, d'après nature. Ces fleurs furent imprimées par M. Fuller et elle les coloria elle-même. Avant que la première édition de cinq cents exemplaires fut complétée, ou en demanda une deuxième et une troisième. Elle inventa un poncis qu’elle expliqua plus tard à

ration s une dessin 1820, 2. “À els du »s ; et, s sont urs de

vain à e plus artiste liées à travail d'une me C.

uvrage ration.

| livre, e liste promis ais je qu'un e moi-

bon se

ution ient à oppner ant sa enfin à er sur sur les 1aison, pes de Fuller le cinq ème et tard à

l’une des plus anciennes maisons de publication de Londres, Angleterre, qui ne pouvait comprendre qu'un travail si bien exécuté laissât si peu de trace du poncis ou du pinceau. On peut se faire une idée de l'importance du travail en considérant que chaque planche passait en moyenne seize fois entre les mains de Mrs. Fitz- Gibbon soit pour l'application des couleurs, soit pour la correction des détails. Les trois premières éditions comptaient quinze mille planches. La seconde et la troisième furent imprimées à Montréal par la Burland Lithographing Company. En 1898, cent autres exemplaires numérotés et lithographiés furent publiés à Toronto par William Briggs ; et, comme pour les éditions précédentes, les fleurs furent coloriées à la main.

Dans les différentes maisons d'éducation qui se sont implantées au Canada il y a un demi-siècle, les travaux à l'aiguille, la broderie et les copies de dessins au crayon et de peintures à l’huile ont été enseignés comme art d'agrément. Il y a à peine une vingtaine d'années que les Canadiennes ont commencé à rechercher l'étude des arts et à sentir que l’art peut être pour une femme une vocation, une profession ou une carrière sérieuse. Les expositions provinciales et locales, industrielles et agricoles, qui furent inaugurés dans les centres importants, vers 1860, stimulèrent énergiquement les industries domestiques et les beaux-arts. On offrit des prix pour toutes sortes d'ouvrages, depuis la couverture de lit, sorte de mosaique formée de mille pièces de différentes couleurs, courtespointes et produits du métier à tisser, jusqu'aux peintures, originales ou copies, représentant des sujets variés et pittoresques. La raison d'être de ces expositions annuelles a été de procurer aux habitants des campagnes l’occasion de se rencontrer et d'exposer, de comparer, d'acheter et de vendre tous les produits de leur domaine. Les Canadiennes rivalisent d'adresse dans les ouvrages au crochet, le tricot et le raccommodage. Les housses de fauteuils, les tapis de tables et de cheminées, les ‘‘ catalognes ”” sorte de tapis de chiffons, etc., dénotent non seulement le désir du confortable, mais fournissent encore l'occasion de déployer un certain goût artistique dans la disposition des couleurs et le choix des dessins. Les fler de cire, les ouvrages de cheveux, de rassade, des représentations de scènes sérieuses ou comiques reproduites en laine, étalent le bon ou le mauvais goût de l’auteur, mais indiquent surtout l’amour inné chez les femmes de toutes conditions pour l'expression du sentiment artistique. Plusieurs parmi celles qui travaillent à ces ouvrages dom-

a nD

À eaaraer tetes

en x SA

AA in Ga AS Eu sus stats sisi EL Éd 2 . . am. :

+ qe amant

0) ee

estique eussent été capables, en &’autres temps,en d’autres circonstances, de produire des tapisseriesexcellenteset des broderies compliquées.

C'est ainsi que s’éveilla l'intérêt artistique que vint encore fortifier et développer le grand événement de l’exposition centenaire de Philadelphie, en 1876. C’est là qu’il fut douné pour la première fois à un grand nombre de Canadiens d'admirer, non seulement les trésors artistiques de l’ancien monde, mais encore les résultats d’un siècle de progrès dans le nouveau monde. Quelques femmes canadiennes y avaient exposé des peintures à l’huile, des aquarelles, et des dessins peintures sur velours et des ornements sacerdotaux richement brodés.

En sa qualité de directeur de la section de l'éducation pour l'exposition centenaire, le ministre de l'instruction publique d'Ontario avait adressé aux écoles publiques une circulaire dans le but de former une collection de dessins exécutés par les élèves de ces écoles. On prétend que personne n’aurait pu dire au juste ce qu'un grand nombre de ces dessins ainsi réunis étaient supposés représenter. Le ministre vit alors la nécessité de faire au dessin une part plus importante dans le système d'éducation, on accorda une subvention à l’école des Arts d’Ontario, Onfario School of Art; et, en 1878 l’école des Arts de London fut établie. Le résultat des examens simultanés qui eurent lieu en 1883 fut aussi favorable aux femmes qu'aux hommes. La seconde année, le nombre de femmes qui obtinrent des diplômes fut le double de celui des hommes.

En 1883 l’enseignement du dessin devint obligatoire dans les écoles publiques d'Ontario, de sorte qu'aujnurd’hui 500,000 élèves l’étudient. Bien que le système d'enseignement ne soit pas des plus satisfaisant et que l'instruction que l’on donne dans ces écoles reste bien imparfaite, on constate cependant un progrès marqué. En 1886, quatre écoles des arts et huit collèges pour les femmes prirent part à l'exposition coloniale de Londres, Angleterre. Les dix années écoulées entre ces deux grandes expositions font époque par les efforts tentés pour l’enseignement des arts en ce pays.

En 1872, la societé des Artistes d'Ontario avait été fondée, et en 1880, l'association des Arts de Montréal ouvrait ses portes. L'Académie royale canadienne fut aussi fondée en 1880, par son Excellence le marquis de Lorne, dans le but d'encourager le dessin appliqué à la peinture à la sculpture, à l'architecture, à la gravure et aux arts industriels On décida que les femmes seraient admises comme membres, mais qu’elles ne seraient point obligées d’assister aux simples réunions d’affaires, et que leurs noms ne seraient point

stanuées.

ncore ire de e fois ÉésOrs siècle ennes essins odés.

pour tique ins le es de ste ce )posÉs dessin “corda ol of Le si fav- é bre de mimes.

ns les élèves hs des écoles arqué.

bmImes Les poque

D ndée, portes.

ar son dessin ure et Imises

ister point

entrés sur la liste d'admission au conseil de direction. Ainsi, leur droit n’était que nominal et elle ne s’en prévalurent jamais. On pensa aussi qu’il était nécessaire d’introduire dans les règlements une clause excluant les ouvrages à l'aiguille, les fleurs artificielles, les ornements en papier découpé, les articles en coquillages, les modèles en cire coloriée, ou tout autre ouvrage de même nature. Cela donne une juste idée du niveau général des femmes en matiè,< d'art et de leurs travaux, il y a quelque vingt ans. Ce ne peut être d'ailleurs un sujet de surprise pour ceux qui se rappellent cette manie de décoration, laquelle s’abattit à cette époque sur ce pays et y régna si tyranniquement. Pendant près de dix ans, l’art décoratif fut en démen’ : tout était peint à la maïn, il n’y avait point de limites. On dit même que cette folie ne fut point entièrement l'apanage exclusif du Canada et qu'elle se fit sentir même en Angleterre et ailleurs. Les ouvrages domestiques d'autrefois firent place aux écharpes, bannières, écrans et miroirs peints de festons, de couronnes de fleurs, ou de figures, paysages, oiseaux, papillons et toutes espèces d'êtres ou de choses qui rampent ou grimpent. Les ustensiles de cuisine mêmes n’échappèrent, point à cette rage de tout décorer : les marmites, les casseroles, les rouleaux à pâtisserie, les tabourets employés dans la traite des vaches, tout était décoré, tout s'étalait au salon. Cette prodigieuse époque est cependant heureusement passée. Elle s’est dépensée en productions inutiles et elle a été suivie d’efforts sérieux sincères et constants de la part des femmes pour s’instruire, élargir leurs perceptions artistiques, épurer leur goût et diriger leurs efforts dans des voies plus dignes et plus nobles.

La folie décorative a été amenée tout naturellement par la transition naturelle de la situation nécessairement restreinte des pionuiers à celle plus large et plus exigeante d’un peuple prospère aux aspirations toujours grandissantes. Elle a été suivie par une réaction tempérée qui indique une heureuse orientation du sentiment artistique et qui ne peut manquer de produire de bons résultats.

Le Canada offre aujourd’hui une somme plus grande d’avantages au point de vue de l'éducation artistique. Bon nombre de Canadiennes ont pu se faire admettre dans les grandes écoles de l'étranger en Angleterre, en France et en Italie. Elle s’y sont distinguéc, et se sont mises en état de tenir une place honorable parmi les femmes des autres pays, aux grandes expositions universelles.

M. E. DIGNAM.

Page 1