L'UNION CHRÉTIENNE DE TEMPÉRANCE DES FEMMES DU CANADA
C'est à Owen-Sound, dans l'Ontario, que s’organisa, au cours de 1874, la première Union de Tempérance des Femmes d'1 Canada. Il existe actuellement des unions de ce genre dans chaque province, et la Colombie-britannique, le Manitoba, l'Ontario, la province de Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Ile-de- Prince-Édouard ont leurs unions provinciales respectives, auxiliaires de l’Union fédérale, Les Territoires du Nord-Ouest possèdent des organisations locales et l’on est en voie d'élaborer l’organisation d'une Union Territoriale.
L'Union fédérale fut organisée à Montréal le 20 octobre 1883, à une conférence des unions provinciales de Québec et de l’Ontario. La première convention eut lieu à Ottawa au mois de février 1885 : feu Mrs. Letitia Voumans étant présidente, Mrs. Tilton, d'Ottawa, secrétaire, et Mrs. Steadman. de Fredericton, trésorière.
Il existe actr “lement au Canada, 505 unions comptant 10,890 membres acquitt. : leur contribution, outre nombre d'autres dont les noms figureut sur les listes. Le bu:eau actuel comprend : Mrs. Annie O. Rutherford, Toronto, présidente ; Mis. Edith J. Archibald, Halifax, vice-présidente; Mrs. Emma K. Atkinson, Moncton, secrétaire ; Mrs. Elizabeth W. McLachlin, Montréal, archiviste; Mrs. Odell, Ottawa, trésorière.
Le bnt principal de l'Union est la protection du foyer domestique, et les moyens employés pour atteindre ce but sont les engagements de s'abstenir de l’usage de toute boisson alcoolique ; la création et l’encouragement des habitudes de sobriété ; l’enseignement spécial donné à la jennesse dans le sens de la tempérance ; l’agitation dans le but d’obtenir la prohibition absolue du commerce des alcoo!s au Canada.
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Afin d'assurer une coopération plus entière et plus systématique de la part des membres aux fins de la société, l'œuvre se divise en différentes sections, à chacune desquelles une femme qui est censée faire une étude spéciale de la partie qui lui est assignée et indiquer aux surintendantes des sections similaires, dans les unions provinciales et locales, les méthodes et les moyens à appliquer pour atteindre le but voulu. C’est, dans une large mesure, à cette unité de dessein et à cette communauté de prières qu'il faut attribuer le remarquable succès de l'Union Chrétienne de Teinpérance des Femmes.
Voici la liste des différentes sections de l’œuvre entreprise par la société : Paix et arbitrage ; Enseignement scientifique de la tempérance ; Hérédité et hygiène ; chasteté ; Œuvres à l'étranger ; Concours et expositions agricoles; Flotteurset Forestiers; Législation et pétitions; Droit de suffrage; Distribution de fleurs, de fruits et de douceurs ; Ligues de miséricorde ; Marins ; Pêcheurs et gardiens de phares ; Soldats et milice ; Auberges et restaurants ; Employés de “hemins de fer : Missions évangéliques ; Jardins potagers ; Narcotiques ; Prisons ; Stations de police et géoles ; Couvre-feu ; Banques d’épargnes scolaires ; Services organisés pour secourir l’indigence, etc., etc. Sous ces titres fonctionnent au-delà de 30 asiles pour les petites filles, retraites pour, les marins, ainsi que plusieurs autres institutions de bienfaisance et de secours dont nous n'avons point reçu de rapport.
Le Journal des Femmes, l'organe national publié à Toronto par Mrs. Rutherford, présidente de l’Union fédérale, est d’une importance inappréciable au point de vue de l’avancement de l’œuvre de la société. La pétition polyglotte, sur laquelle figurent plus de huit millions de signataires, dont soixanie-sept mille canadiens, fut présenté eau gouvernement fédéral, le 3 mai 1898, ns Mrs. Alexander, d'Ottawa, Mrs. Atkinson, secrétaire, ayant donné lecture de l'adresse. ‘
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