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SOCIÉTÉ PROTECTRICE DES JEUNES FILLES AU CANADA

La succursale canadienne de la société Protectrice des Jeunes Filles, a été formellement organisée en novembre 1882, à titre de succursale nationale de la société mère. Voici les fins qu’elle se propose : grouper ensemble, dans un but de secours mutuel, au point de vue séculier et religieux les femmes de l’église anglicane à titre d’associées et les jeunes filles à titre de membres; encourager à la chasteté, à l’obéissance envers les parents, à la fidélité envers les patrons, à l’économie et à l'épargne ; procurer à tous les membres les privilèges de la société, en présentant les membres voyageurs d’une succursale à une autre. Comme c’est une organisation de l’église anglicane, il a fallu, au préalable, obtenir la sanction des évêques, pour l'établissement de cette œuvre. Le conseil de Toronto, ayant pris l'initiative du mouvement d'union entre les différents diocèses, consentit à servir de centre de renseignements et de distribution de matières imprimées, et il continue à s'acquitter de cette besogne. Il existe 22 succursales paroiïssiales disséminées à travers 9 diocèses et la société compte environ 800 membres y compris les associés ou bureau de la société. Il se tient des réunions hebdomadaires tant pour les ouvrages de couture que dans un but d'instruction et de récréation. En entrant dans la société, chaque jeune fille reçoit une carte d'admission et un manuel contenant les règles de la société, outre un blanc de reçu pour la minime contribution trimestrielle. On admet les jeunes filles à partir de l’âge de quinze ans, et pour celles au-dessous de cet âge, il existe des classes d’aspirantes.

Depuis 1893, on a ouvert, chaque été, sur les bords du lac à Hamilton, une villa pour les vacances au bénéfice des membres de la société, qui ont besoin de repos et de changement d'air. Au début, on avait loué une maison, mais l’entreprise fut couronnée d’un tel succès qu'on acheta un lopin de terre où l’on construisit une maison convenable, grâce à l’aide de la succursale de Toronto. En 1892, on adopta un insigne en argent de la forme du sceau de la société et portant sa devise et son monogramme. Des revues mensuelles publiées en Angleterre pour l'usage de la société sont distribuées dans les différentes succursales ainsi qu’un calendrier orné d'illustrations bibliques et qui est très populaire.

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41 tamment des membres d’autres pays, par voie de lettres de recommandation.

Présidente—Mrs. Wood, 100 rue Pembroke, Toronto. HR Secrétaire—Mrs. Boulton, 15 Grange Road Toronto.

À SOCIÉTÉ POUR !A RECONNAISSANCE DES DROITS POLITIQUES DE ITA LA FEMME AU CANADA.

Le but de cette société est d'assurer aux femmes au Canada, le droit de voter à toutes les élections, tout comme les hommes. En 1893, le société a obtenu le droit de suffrage communal et municipal en faveur des veuves et des femmes non-mariées dans l'Ontario, et aujourd’hui ce privilège est accordé aux veuves et femmes nonmariées des provinces de l'Ontario, de Québec, des territoires du 114! Nord-Ouest, du Nouveau-Brunswick et de l’Ile du Prince-Édouard, à moins que les chartes des différentes villes ne portent des stipula- Î tions spéciales dans le sens opposé.

LUE Ces mêmes dispositions s'appliquent au vote en faveur des | femmes ou à leur élection à titre de commissaires d'écoles.

Les différentes associations de suffrage se sont fortement employées à obtenir des adhésions, à faire des pétitions et de la propagande et ont réussi à éveiller parmi les femmes électrices un plus vif sentiment de leurs devoirs envers leur pays, enve s leur ville, envers leurs organisations scolaires et envers elles-mêmes. Dans nombre d’assemblées on discute et on résout des questions portant sur la réforme municipale et autres sujets de nature patriotique.

Association succursale, Toronto (Ontario).— Adresse, Miss Augusta sa Stowe Gullen, docteur en médecine, 459, Avenue Spadina. C’est le Ribr centre primitif de l’œuvre du suffrage au Canada. Elle a exercé une Î action importante aux élections municipales, en appuyant l’élec-

, du lac à embres de l'air. Au couronnée construisit » Toronto.

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SOCIËTÉS ORGANISÉES 295

tion de femmes aux conseils scolaires et en contribuant à l'élection de bons citoyens au conseil de ville. L'union chrétienne de Tempérance des Femmes y a tenu un parlement-modèle.

Association succursale, Halifax, Nouvelle-Ecosse. — Adresse, Mrs. Harrington, 164, Tower Road. Dans cette province, la question du suffrage des femmes a joué un grand rôle à chaque session de la législature, ces anneés dernières. L'association provinciale s’est employée avec beaucoup de succès * la réforme municipale. Un

journal mensuel, £gual Suffrage, a été publié par les partisans 41 mouvement.

Association succursale, St-Joh,. (Nouveau-Brunswick), 1894. Adresse Mrs. E. S. Fiske. Cette association a présenté deux fois au parlement un bill relatif au suffrage des femmes, mais ce bill a été rejeté. Elle s'occupe de la question de l'enseignement et de la réforme municipale. Elle compte vingt membres. Elle a réussi à faire adopter une loi accordant aux municipalités de la province le droit de nommer aux commissions scolaires deux nouveaux membres et ces commissaires doivent être des femmes.

Le Club d'Egalité de Suffrage du Manitoba, Winnipeg. — Adresse Mrs. Amelia Veomans, docteur en médecine. Etabli en 1894. Il se tient des assemblées annuelles. Il y a trois circonscriptions électorales et les surintendantes sont : West Poplar, Mrs. Teller ; Stony Mountain, Mrs. David French ; Melita, Mrs. Graham. Les membres du club ont engagé et soutenu des débats, et se sont fait entendre en présence du conseil des Arts et Métiers. Ils ont aussi composé et publié une livre, traitant du suffrage des femmes au Manitoba, et

ont en outre présenté une supplique à la législature en faveur de cette réforme.

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