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ÉGLISE MÉTHODISTE DU CANADA

Dans l'église méthodiste du Canada, les femmes participent activement à l’œuvre religieuse dans ses diverses manifestations, sous forme de sociétés de missions, sociétés de dames charitables,

sociétés Dorcas de couture, œuvres des

diaconesses, directrices de classes, professeurs d'écoles du dimanche, ligues d'Epworth.

Société de missions des dames.—La société de missions des dames est la seule organisation méthodiste pour les femmes qui couvre tout le Canada. La présidente est Mme W. E. Ross de Montréal (Québec), et la secrétaire correspondante est Mme E. S. Strachan, 163 rue Hughson Nord, Hamilton (Ontario). Cette société a été fondée en 1881 dans le but d'engager les femmes chrétiennes à évangéliser les femmes infidèles et les enfants ; d’aider au soutien des femmes missionnaires et professeurs de subvenir aux besoins des travailleurs spéciaux qui se dévouent aux œuvres évangéliques à l'étranger et dans le pays ; et de prélever des fonds pour faire subsister la société. Les sociétés auxiliaires sont au nombre de 685, le nombre des membres est de 15,654 et les recettes en 1898-99 ont été de 40,106.81 dollars. La section de littérature et de publication indique que la circulation de la Aonthly Letter est . : moyenne de 13,000 exemplaires sans compter les diverses petites feuilles qui sont également distribuées. Bien des travaux accessoires à l’œuvre des missions ont été entrepris entre autres : les pensionnats d’internes et d’externes, les jardins de l’enfance, les écoles du dimanche, les orphelinats, les hôpitaux, les dispensaires, l'enseignement de la Bible dans les réunions de femmes et d'enfants. ‘Trente missionnaires canadiennes ont suivi des cours préparatoires prescrits et se livrent à l'évangélisation.

| Leurs missions sont établies au Japon, en Chine, à Terre-Neuve,

1INHE chez la population française de la province de Québec, chez les “nl sauvages de Fort Simpson, Chilliwack, Kitamaat, White Fish Lake ui et autres points importants de la Colombie- britannique et parmi les Chinois de la côte du Pacifique. Toutes ces missionnaires parlent avec satisfaction des heureux résultats de leur dévouement et de leurs sacrifices. L'année dernière, il a été distribué 14,000 dollars | parmi les nécessiteux des divers postes des missions, sans toucher au : 1H fonds général.

lé Sociétés de Dames charitables.—La date de la fondation de la première de ces sociétés remonte à 1837 ou 1838 ; elles sont maintenant au nombre de 1,350. Leur but principal est de meubler les presbytères, et d'aider les pasteurs et les dignitaires de l’église financièfl rement et socialement. Des comités de ses sociétés veillent au soulagement des pauvres, visitent les étrangers, les malades et les vieillards de la congrégation. De plus, ces sociétés fournissent des infirmières et ont fréquemment aidé l’union Chrétienne des Femmes et celle des Jeunes Gens. Dans ces deux dernières années, ces: HR sociétés ont dépensé pour toutes ces œuvres 100,000 dollars par an en L'N moyenne. Les membres des sociétés Dorcas, ou de couture, visitent pit aussi les pauvres et les soulagent. La société de dames charitables Al de Saint-John (Nouveau-Brunswick), coopère avec le fonds de Î soutien de l’église pour subvenir au traitement des -asteurs dans les circonscriptions pauvres.

Institution des Diaconesses et écoles pour leur formation.—-Cette maison, rue Jarvis, à Toronto (Ontario), administrée par Mlle E. D. Scott, présente toutes les facilités possibles pour la formation pratique non H seulement des diaconesses mais aussi des missionnaires du pays et à

[ail l'étranger, des professeurs d'écoles du dimanche et autres ; instruction complètement gratuite, sauf un droit d'entrée de 2 dollars. Les f diaconesses font beaucoup de visites d'évangélisation et de malades ; elles distribuent des aliments et des vêtements si c'est nécessaire. L'œuvre des diaconesses s’est jusqu’à présent exercée principalement à Toronto. La société de Secours des Diaconesses de Toronto a été fondée en 1897, et a pour but de subvenir aux besoins de l'institution

et de l’école des diaconesses et de l’aider à développer son œuvre.

Directrices de classes.——11 y a dans l’église méthodiste 1,461 femmes directrices de classes ; leur devoir consiste dans la surveillance et l'instruction spirituelle des femmes qui appartiennent à leur église. Elles se réunissent toutes les semaines pour recevoir de bons avis et pour s’entretenir de sujets religieux.

f | Professeurs d'écoles du dimanche. Dans l’église méthodiste du Canada, les deux tiers environ des professeurs sont des femmes. On en compte actuellement 22,000.

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ŒUVRES RELIGIEUSES 329 Ligues d'Epworth.—La ligue d'Epworth fut organisée en 1889. Son but est de sauver les âmes et encourager la jeunesse à mener une vie active, intelligente et chrétienne pratique. Elle s'occupe aussi de missions, et l’année dernière elle a prélevé 12,759.80 dollars à cette fin. Il existe 658 ligues d'Epworth et 869 ligues d’'Epworth d'Émulation chrétienne qui, avec plusieurs autres sociétés de moindre importance constituent un total de 81,935 membres dont les deux tiers probablement sont des femmes. La ligue d'Epworth peut s'affilier aux sociétés d'Émulation chrétienne des autres églises en se servant du nom de Ligue d'Epworth d' Émulation chrétienne. De cette façon les jeunes gens ont l'avantage de se réunir et de faire connaissance de confessions religieuses différentes. Il a été amplement démontré que l'esprit d'amitié le plus large existe entre les diverses communions religieuses. Secrétaire-général—Rév. A. C. Crews, Wesley Building, Toronto (Ontario).

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