SOCIÉTÉS D'IMMIGRATION
aontréal. Société d'immigration nationale des femmes, 87 rue Osborne.
Gérée par une surintendante et une secrétaire sous la direction d’un comité de Âames. Fondée en 1882 et soutenue par les subventions que lui accordent tous les aus les gouvernements fédéral et provincial. Objet : assurer un abri à toutes les immigrantes respectables quelles que soient leur religion et leur nationalité. Les immigrantes en arrivant à Montréal sont pensionnées et logées gratuitement pendant 24 heures. Si elles retournent au refuge ou y font un plus long séjour, un prix raisonnable est exigé, soit 2.50 dollars par semaine où 40 sous par jour. Les immigrantes sont inscrites à un bureau de placement si elles le désirent. Cette société est en communication avec 1es conseils locaux des Femmes du Canada, qui aident volontiers les immigrantes désirant s'établir dans d’autres villes du pays. Le norabre moyen d'immigrantes reçues au refuge, chaque année,
est de 200,—principalement des servantes domestiques,—avec une
faible proportion appartenant à la classe moyenne.
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Le Conseil National des Femmes du Canada a des comités d'immigration locaux attachés à plusieurs de ses conseils locaux.
Société de Colonisation et de Rapatriement de la province de Québec. — Bureau, 1546 rue Notre-Dame, Montréal. Coopère avec le département de la Colonisation et des Mines, province de Québec. Objet : ouvrir et faire connaître à ceux qui se proposent d’immigrer les cantons de la province les plus avantageux pour les colons, et encourager le rapatriement des Canadiens qui ont émigré dans les villes manufacturières des États-Unis.
Société de Rapatriement et de Colonisation du Lac Saint-Jean.—-Bureau du chemin de fer du Lac Saint-Jean, rue Saint-André, Québec. Subventionné par le gouvernement de la province de Québec et le gouvernement fédéral. Objet: coloniser la région du lac Saint- Jean. Le nombre des colons, en 1898, a été de 1,322, venus d’autres parties du Canada et des États-Unis.
Société de Colonisation et de Rapatriement d’Edmonton, Alberta. — Bureau, R.P. Blais, rue Cathédrale, Montréal. Objet : colonisation de ce district par des Canadiens-français recrutés dans les États- Unis et les parties orientales du Canada. Nombre de familles qui se sont établies là en 1899, 620, représentant 2,479 âmes.
Immigration Scandinave.—Bureau et agent, C. O. Swanson, Waterville, Québec. Objet : faire venir des colons Scandinaves des États- Unis ainsi que de la Norvège et de la Suède, pour qu’ils s’établissent dans le Nord-Ouest. Une attention spéciale est donnée à l’immigration des servantes qui partent de la Norvège et de la Suède avec des biilets de passage payés d'avance ; le prix de leur passage constituant un prêt de la part de ceux qui les ont engagées.
Refuge Saint-André.— Parc Belmont, Montréal. Établi par l'évêque de Montréal dans le but d'aider les émigrants anglais à trouver de l'emploi. Administré par un comité sous la direction d’une corporation composée de citoyens de la ville. Ce refuge est pour les persunnes des deux sexes.
Hospice pour Filles, Winnipeg, Avenue Assiniboine. Fondé par Miss
. ©. L. Fowler, en 1897, et soutenu par elle avec l’aide d’une subven-
tion du gouvernement et de souscriptions. L'hospice est administré . par un bureau de directrices composé de 36 dames, auquel est adjoint
-un bureau consultatif de 7 messieurs. Objet : assurer un abri aux
filles et aux femmes respectables. Bureau de placement attaché à l'établissement. C'est l’hospice où la société d’Immigration Nationale envoie ses filles et ses femmes à Winnipeg.
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