‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 278 sur 287 · INDUSTRIES · texte numérisé non relu

INDUSTRIES

De temps immémorial, une des plus importantes industries exercées par les femmes de toutes-les tribus a été la fabrication de la rassade (wampum), c’est-à-dire de grains enfilés, de formes et de

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substances différentes, ordinairement en os ou en coquille, vien que primitivement on se servît de retits morceaux de bois peints. Ces grains enfilés, dont on confectionne des ceintures d’une longueur de déux pieds et plus, tiennent lieu de monnaie chez les tribus les moins civilisées ; aussi il ne se conclut rien d’important sans la rassade et nul acte n’est censé digne d’attention ni obligatoire, s’il n'est confirmé par l'échange de ces ceintures ou grains enfilés. Nombre de ces ceintures en rassade dont on s'est servi dans des circonstances mémorables se sont transmises au sein de ces tribus et l’on est venu à les envisager comme des titres authentiques.

Citons, parmi les autres industries auxquelles se li ent les femmes des tribus de l'Ouest, les ouvrages en rassade finis avec grand soin, les broderies en plumes de genres divers, le séchage du poisson, la cueillette et la vente des fruits sauvages ; le séchage et le tannage des peaux d'animaux sauvages ; l’arrachage et la vente des racines du sénéga ; l’industrie du cuir, telle que la fabrication d’habits, de mitaines et de mocassins ; la fabrication du pain ; l'industrie laitière et en certains endroits, l'élevage de la volaille.

Dans les provinces de l'Est, les Iroquois excellent pour la plupart, dans les industries domestiques. Leur principale industrie est la fabrication des paniers. Elles font des mannes, des paniers à ouvrage, des corbeïlles à cartes de visite et toute espèce de paniers de fantaisie, qu’elles vendent aux boutiquiers, ou de porte en porte. Elles exécutent aussi des ouvrages en rassade, décorent les cadres de photographies, font des pelotes à épingles ; mais les grains sont grossiers et ne seraient pas susceptibles d’un fini vraiment artistique, quand même les ouvrières auraient de bons modèles à suivre, ainsi que le goût et l’instruction voulus pour représenter les formes des objets au moyen du dessin et du coloris. Les femmes ne comprennent point que ces ouvrages tout jolis et pittoresques qu'ils sont quand ils s'appliquent au costume des indigènes, ont besoin de nouvelles inspirations et de nouvelles couleurs, pour pouvoir soutenir la concurrence de la broderie moderne, quand on les introduit dans nos habitations pour orner un meuble quelconque ; aussi sont-elles découragées de voir le déclin de leur négoce ces années dernières.

. Les principales industries des tribus les moins civilisées de l’Est du Canada sont : la fabrication du sucre d’érable; le tissage de uattes grossières de jonc ; l’arrachage de racines pour les usages de l'alimentation et de la médecine ; l’apprêt des peaux pour mocassins et autres vêtements; la fabrication de ficelle et de cordage

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avec l'écorce du tilleul ; la confection d'articles utiles et de fantaisie avec l’écorce du bouleau ; la fabrication de nattes avec le foin d'odeur ; celle d'articles de fantaisie en fr£ne noir, articles teints en riches couleurs préparées avec les sucs de végétaux ; la fabrication de raquettes, de mitaines de peau, d’articles en rassade, d'ouvrage en poil de porc-épic, de paniers et autres articles semblables

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