‹ Les Femmes du Canada [microforme]Chapitre 57 sur 287 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

Les femmes, règle générale, travaillent dans les magasins une moyenne de neuf heures par jour, les couturières les femmes dans les boutiques et en beaucoup d’autres emplois, travaillent de cinq à dix heures par jour. Quand l'ouvrage presse elles travaillent beaucoup plus longtemps, mais alors elles ont un surplus de salaire soit pour le temps extra soit pour l'ouvrage.

Dans quelques grands magasins de tissus où un grand nombre de couturières sont employées à la confection des blouses et des

- jups;, elles sont gardées, pendant le temps de relâche pour faire du linge de lit et de table. On croit souvent que les couturières qui travaillent à ces articles sort fort mal payées, parceque ces objets sont annoncés ‘‘ourlés gratuitement ’’. Au contraire, ceci se pratique pour leur donner de l’ouvrage pendant la saison morte.

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MÉTIERS ET INDUSTRIES 117 LE “SWEATING”’ (excès de travail à vi prix).

Le Canada n’a guère eu à souffrir de ce régime anormal de manufacture. Les lois de l’accise du Canada empêchent l’introduction de ce ‘‘Sweating’’ dans l’industrie du cigare, laquelle lui fournit un champ favorable en d’autres pays. Bien que la chose existe dans beaucoup d'établissements, on ne l’a point propagée de manière à en faire une calamité publique. La réputation de ce régime et la présence de l'inspecteur tendent à le maintenir à l'écart. Le commissaire, dans son rapport, mentionne très peu de chambres de travail défectueuses sous le rapport des conditions sanitaires ; l'habitude de se servir des chambres de travail pour y séjourner et dormir n'existe pas. Quoique les appartements où l’on reste et où l’on dort sont, par exception, en cas de surcroît d'ouvrage, changés en lieux de travail, l’inspecteur n’a pas pu mentionner avec preuves à l'appui, aucun cas de maladie contagieuse engendrée par les vêtements faits dans les magasins ou dans les maisons privées. Les conditions de la vie famille au Canada et l’absence de ces habitations remplies de monde ont arrêt:: le mal, mais à, mesure que le pays se développe et que l’immigration augmente, il se produit une demande plus forte d’habits tout faits, et il semble que, à moins qu’on n° le supprims sans délai, le Sweating s'implantera dans le pays.

L'ouvrage se fait généralement dans les fabriques et les magasins. Dans quelques établissements seulement il y a un travail fait par ceux que l’on appelle travailleurs ‘‘en dehors’ ce travail en dehors corsiste en grande partie en broderie de linge d’autel, d’insignes de différentes sortes, et dans la fabrication, à certaines saisons de l’année, de chemises et vêtements blancs. Mais on ne doit pas, dans tous les cas, confondre ceci avec le sweating ; le travail est fait à la maison par des couturières qui, pour raisons de famille, trouvent plus convenable de faire airisi. La broderie exige un prix élevé et est pour ainsi dire une profession ; les couturières qui cousent en dehors sont presque toujours raisonnablement payées. Plusieurs femmes travaillent à la maison pour les tailleurs; le uombre est illimité et le salaire aussi, mais une inspection sevère dans beaucoup de villes et la peur de cette inspection dans d’autres, l'empêche dégénérer en malheur public.

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