ÉCOLES NORMALES ET ÉCOLES PREVARATOIRES AU PROFESSORAT
QUÉBEC
Ecole Normale McGill, Montréal. — Cette école normale est la seule pour les instituteurs protestants dans la province de Québec. L'école est sous la direction du conseil de l'instruction publique ; elle est administrée par le surintendant de l'instruction publique de: la province de Québec avec l’assistance du comité de l’école normale composé dle cinq directeurs et agrégés de l’université McGill.
C’est parmi les gradués de l’école normale McGill principalement que se recrutent les instituteurs protestants de toute la province. Depuis son établissement, en 1857, elle a accordé en tout 3018 diplômes ; de ces diplômés, 2083 personnes ont enseigné chacune une moyenne Ge six à sept années dans les écoles publiques de la province. Cette école est soutenue par une subvention annuelle accordée par le gouvernement provincial, une contribution fournie par les commissaires d’école et les versements des élèves. Il y a dans son personnel enseignant (en comptant les écoles modèles en rapport avec l'école normale) onze hommes et quinze femmes. Une des femmes a un grade universitaire. L'école normale McG Il a le pouvoir d'accorder aux candidats qui ont réussi à le rs examens, des diplômes leur donnant le droit d’enseigner dans la province de Québec. Ces diplômes se divisent ainsi : élémentaires, école modèle, académique, kindergarten. L'année dernière des diplômes furent obtenus par neuf hommes et cent trente femmes. La classe de pédagogie est formée des gradués ét des aspirants de l’université McGill; l’année dernière il y avait une assistance de neuf hommes et huit femmes.
Le bureau central d’examinateurs peut accorder des diplômes de tous grades à ceux qui ont réussi leurs examens, mais un minimum de quatre mois de préparation est exigé de tous les candidats.
Par une loi récente, le gouvernement a décidé qu'aucun diplôme ne serait accordé sans que le candidat ait une certaine préparation professionnelle ; le minimum est un cours de quatre mois à l’école Normale McGill. La classe de kindergarten y a été récemment établie, L'enseignement pratique est donné dans les écoles modèles attachées à l’école normale. L’instituteur reçoit les deux sexes, mais vu la prépondérance des femmes, l’enseignement est adapté à leurs besoins. Les étudiants qui résident dans la ville payent quatre dollars par mois pour l’enseignement. On accorde entre 30 et 40 dollars pour la pension à ceux qui obtiennent des diplômes durant chaque année de leur assistance à l’école normale, sur le rapport de leur succès dans l’enseignement dans le pays pendant deux années.
gr M
Des cercles d’instituteurs sont établis dans différentes parties de la province dans lesquels sont discutés des sujets pédagogiques et des explications sont données par des professeurs d'école normale et les inspecteurs de comtés. Il n’y a pas cependant de loi, dans la province de Québec, qui empêche d'enseigner dans les écoles publiques une personne qui n’a pas obtenu de certificat ; en 1898, il y avait 41 femmes enseignant sans certificats où diplômes. Secrétaire— J. W. Brackenridge, bachelier en éroit civil.
ONTARIO
La province d'Ontario pourvoit très largement à la formation d’instituteurs. Chaque position doit être remplie par un instituteur diplômé, porteur d’un certificat ; aucun professeur de igk school ou d'école publique ne reçoit un certificat final, à moins qu’il ne possède des qualifications d'une triple nature : 1° certificat d’études; 2° connaissance des principes pédagogiques ; 3° preuves de succès «à expérience, Le cours d'études se fait dans les universités, les
coles secondaires et les collèges. La préparation professionnelle se fait à l’école normale. Les écoles normales d’Ontario sont donc ainsi des écoles professionnelles seulement.
Il y a dans Ontario les classes suivantes pour la préparation des instituteurs :—Les kindergartens, y compris les écoles locales du même genre ou l’on se prépare au certificat d’assist et le jardin de l’enfance provincial attaché aux écoles normales où l’on se prépare au certificat de directrice. Une jeune femme qui désire être une institutrice attitrée de kindergarten doit faire une année de
préparation dans une école locale de ce genre'établie par un bureau ,
d'école publique. L'examen subi à la fin de l’année donne un certificat d’assistante, La personne qui possède un tel certificat peut entrer aux kindergartens de Toronto ou d'Ottawa, où une année d’étude est requise pour avoir un certificat de directrice. Ce certificat lui donne droit de conduire tout kindergarten établi par un bureau de commissaires d'écoles. En 1898, le ministère de l’éducation a conféré 31 certificats de directrices et 21 certificats d’assistantes.
Ecoles modèles de comtés.—Pour commencer à enseigner dans une École publique, il est nécessaire d’obtenir un certificat de troisième classe d'un bureau d’examinateurs de comté (tous les autres certificats sont décernés par l’administration). Ceux là seuls sont admissibles à l'examen qui ont passé une session dans une école modèle de comté, où ils ont obtenu un certificat de troisième classe valable pour trois années. Pour entrer dans cette école il faut avoir ‘subi les examens primaires du #ig school, Le nombre des écoles modèles en 1898 était de 60 avec une assistance de 1288 aspirants instituteurs, 494 hommes, 794 femmes. De ce nombre 1166 obtinrent des certificats, 435 hommes et 731 femmes,
ES le ut ne 40 2 ee ELA PA
PP Pn n Ph nm M Pn bot FR.
nn PP cho
rties ques male ns la puby re—
tion iteur ol ou ]l ne ides; iCCÈS s, les nelle donc
a des s du ardin n se ésire e de
reau ,
ficat itrer tude it lui u de féré
Ecoles normales provinciales. —Pour avoir le droit d'enseigner à vie dans une érole publique, il faut au moins avoir obtenu un certificat de deuxième classe. On ne l’obtient que d’une école normale. Les écoles normales d’Ontario sont :— Toronto, Ottawa et London (qui commence en 1900).
Ecole Normale de Toronto. Un personnel de quatre professeurs, 51 hommes et 105 femmes étudiants en 1898. Principal—T. Markland, licencié ès lettres et sciences.
Ecole Normale d'Ottawa. Un personnel de quatre professeurs. Etudiants en 1898, 49 hommes, 100 femmes, Principal—]J. A. McCabe, licencié ès lettres et sciences.
Le Collège Normal d’Ontario, Hamilton. Dans le collège normal sont formés les professeurs de première classe pour les écoles publiques, les assistants et principaux de #igk schools et de collegiate institutes et les inspecteurs d'écoles publiques. Le cours d’études est presque entièrement professionnel. Un personnel de onze professeurs. Etudiants en 1898, 86 hommes, go femmes. Principal—J. A. McLellan, licencié ès lettres et sciences, docteur en droit.
Cercles d’Instituteurs.——Dans chaque comté ou district d’inspecteurs il a été établi des cercles dans le but de donner des explications sur les méthodes d’enseignement et de discuter des sujets d'éducation. Beaucoup de ces associations ont des bibliothèques professionnelles. Dans les villes, ces associations se réunissent chaque mois, sous la direction de l'inspecteur. En 1897 il y avait 73 de ces organisations avec un total de 7627 instituteurs. Ces cercles sont soutenus par des subventions du gouvernement, des municipalités et les cotisations des membres. L'assistance à ces réunions est obligatoire.
NOUVELLE-ECOSSE
Personne ne peut être employé comme instituteur dans une école publique de la Nouvelle-Ecosse sans un permis du Conseil de l'instruction publique. Avant d'obtenir un tel permis, le candidat doit acquérir 1° un certificat du degré prescrit d'instruction aux examens de l’école supérieure provinciale ; 2° le certificat prescrit d'aptitude pédagogique, obtenu à la suite soit de l'examen appelé examen du plus bas degré pour la qualification professionnelle (minimum professional qualification), ou de l’école normale provinciale ; 3° un certificat d'âge et de bonne conduite. Il y a quatre classes de ces permis.
L'Ecole normale provinciale à Truro est l'institution reconnue pour l’émission du certificat professionnel d’instituteur d’école publique, mais beaucoup de candidats obtiennent le certificat requis en subissant les examens dits 47. 2. Q. (plus bas examen professionnel). Des 2,510 instituteurs employés en 1897-98, dans la
EL x | [ LU 134 FEMMES DU CANADA
HE IP Nouvelle-Écosse, 798 furent formés à l’école normale ; des 2,494 en
1898-99, 840 furent formés à l’école normale. Il y a eu 753 permis 11 d'enseigner donnés en 1898 en comparaison de 213 en 1893. Il er. | IH fut délivré en 1899, 803, 235 a des hommes et 568 à des femmes.
Ecole normale provinciale, Truro. Personnel de sept instituteurs ; IH! enseignement presque entièrement professionnel. En 1898, 147 IN |! diplômes ont été accordés, 7 académiques, 4 hommes et 3 femmes ; | JR 32 de première classe, 18 hommes, 34 femmes ; 43 de deuxième RE classe, 14 hommes, 29 femmes ; 45 de troisième classe, 6 hommes 39 | | [IA femmes. Il faut remarquer que les hommes s'efforcent d'obtenir Lil || les premières classes, tandis que les femmes se contentent des grades [A inférieurs. Des 70 instituteurs ayant des diplômes académiques, 58 Lil sont des hommes et 12 des femmes. Principal—Jean Calkin, | licencié ès lettres et sciences.
NOUVEAU-BRUNSWICK
| | | (|) | {1} Pour avoir le droit d'enseigner au Nouveau-Brunswick, il est UN necessaire d’avoir obtenu un diplôme d’écrile normale provinciale. (| | Né L'école normale donne un cours préparatoire professionnel qui dure WU de 3 mois à 1 an; tous les instituteurs doivent y prendre part URI avant d’être admis à enseigner. Ces diplômes sont accordés par
| l’autorité provinciale. Le minimum de 4 mois d’assistance à l’école
| normale donne droit à un diplôme de troisième classe, tandis qu’une ALU année avec cours d’études correspondant pour justifier l’admission ll | est nécessaire pour obtenir les diplômes plus éicvés. Les classes
de diplômes donnés sont : certificat de #ëg# school; de première,
| de deuxième et de troisième classes.
qu Ecole normale, Fredericton: sans attache de communion religieuse. HU —Dans l’année finissant en juin 1898, il y avait 57 hommes institu- [UE teurs, et 226 institutrices. A la fin de l’année les étudiants recommandés pour les permis conformément aux règlements du bureau
REIN i d'éducation étaient 1ère classe, 49 ; 2ème classe, 144 ; 3ème classe, EM | 88. Principal—Eldon Mullin, docteur en droit. !
on LE Cercles d’instituteurs.— Des congrès d’instituteurs ont lieu chaque ETUIS année dans les différents comtés, suivis en grand nombre par les NAN | instituteurs de ia localité. Ils sont présidés par les insvecteurs de EN district. La convention provinciale des instituteurs, qui dure trois | jours, a lieu une fois tous les deux ans.
| On y engage les instituteurs à s’appliquer à obtenir des certificats ln à de plus haute aptitude, et beaucoup profitent des examens annuels | TE ur y arriver, examens qu’ils peuvent subir sans retourner à | l’école normale.
il est iciale.
i dure > part és
’école u’une ission lasses 19 ière,
COLOMBIE-BRITANNIQUE
Il n’y a pas de mesures prises pour la formation professionnelle d’instituteurs dans la Colombie-britannique ; mais personne ne peut
enseigner dans les écoles publiques sans un permis accordé par le
conseil de l’instruction publique.
Peu importe les certificats de ceux qui font leurs demandes pour être admis dans le personnel des écoles publiques ; ils doivent avant tout avoir obtenu un certificat du conseil de l'instruction publique qui est composé des membres du conseil exécutif de la Colombie-britannique. Les examens des candidats aux certificats pour enseigner dans les écoles publiques ont lieu annuellement à Victoria, Vancouver et Kamloops. Le nombre des candidats en 1898 était de 286, dont 223 obtinrent des certificats.
Première classe. Grade A, 4 hommes, 4 femmes. ‘6 ‘6 «6 «6 «6
B, 14 Deuxième ‘‘ ‘A, 21 de 19 (L ‘6 66 LL B, 24 “i 54 ‘6 Troisième ‘‘ Leu MATE # 19 a ‘6 LL «e B, 13 “4 42 «6
Sept des huit qui ont obtenu la première classe A’avaient le grade de bachelier ès lettres et sciences d’universités du Canada. Dans l’ordre des places, c’est une femme qui est en tête de chaque liste.
MANITOBA
Il y a des mesures prises au Manitoba pour la formation professionnelle des instituteurs dans l'école normale provinciale de Winnipeg et dans les sessions normales locales qui ont lieu à différents endroits de la province. A ceux-là seuls sont accordés des certificats qui ont reçu leur formation à l’école normale. Des certificats de troisième classe sont accordés, bons pour trois ans d’enseignement, à ceux qui ont assisté dix semaines à l’école normale locale et ont subi leur examen avec succès. Des certificats de deuxième classe, bons pour la vie, sont donnés par l'école normale provinciale. En 1898 les diplômes suivants ont été accordés :— première classe, 18; deuxième classe, 216; troisième classe, 90 ; total, 314.
Ecole normale provinciale, Winnipeg.—Etudiants en 1898, candidats pour les permis des première et deuxième classes, 184. Principal— W. A. Maclntyre, bachelier ès lettres et sciences.
Les écoles préparatoires locales donnent des permis temporaires,
Des conventions d’instituteurs ont lieu à Winnipeg, Gretna et autres centres et sont bien suivies.