SCENE PREMIÈRE
BLONDEAU, assis sur un banc placé sur le devant a droite et écrivant , UE LL'CEN A Y se promenant en fumant un cigare, DU- HAMEL, sortant de la maison de droite.
Deux Domesuques (ObisIomI un Inuit de cloche.)
DUHAMEL, à deux dames qui traversent le théâtre. Allô. is, mesdames, allons!., on vous appelle... Vite, à la douche... et hitez-vous de revenir pour la réaction]... (4«x domcstiques.) Vous, achevez de tout préparer pour les exercices... fin domestiques disposent, à gauche et d droite, des chevalets à fendre du Lots, des bûches, etc.) bi.ondeau. Je n'en sortirai pas!
Duhamel, allant d lui. Eh! cVst ce cher Blondeau I... Eh bien! vous voilà dans le feu de la coiii|M)»itiou.
Blondeau. Ab! ne m’en parlez pas!... Je ne sais auquel entendre.. . Les amis qui m'é- Ciivent pour nie recommander leurs ptotégés... qui me demandent des articles.. Et puis, mon courrier h finir... Paris aux eaux... Paris à Graffeinberg ! ... ( lise remet d écrire. | DUHAMEL. Et vous, cher monsieur de Lucenay?...
lucenay. Moi?... vous voyez, je fume...
pour me distraire.
Duhamel. Depuis votre arrivée ici, vous avez l’air préoccupé, morose...
lucenay. Peut-être !...
BLONütAU. Oui, notre ami, monsieur de Lucenay, est assez enclin à la mtxanlhn ne.
DUHAMEL, à Lucenay. Comment ) . avec une poshiou comme la vôtre!. .. une fortune supt rbe. .. cl une femme charmante 1... Car, madame de Lucenay...
LUCENAY, arec dépit: Oui... oui.-, je le sais... madame de Lucenay est ici, comme à Paris, la reine de tonies le» réunions, le centra de lous les hommages. .. il n'y a d’yeux que pour elle,..
Dt Hamel. Eli bien!... c'est cela qui vous fâche '!
luclnay. Moi?... Oh! pas du tout!
Duhamel. Tenez 1... vous devriez suivre
mon traitement... il q'y a rien de tel pour
chasser le» i iées hoir* »
LUCKNAY. Vous voudriez au^i me donner «les douches!... me faire fendre, scier dp bois... comme à vos merveilleuses 1...
BLONDEAU, se levant et venant à eux. Eh 1 mais., il a raison!... Ecoutez plutôt la fin de mon article. (Êv'xanc) « Aien de plus sa- » lutaire que le traitement par l’eau froide,
» si bien perfectionné par le célèbre duc leur » Duhamel ; rien de plus empirique sou éu- » bli.vseinent, de plus original que ce gym- » Base, où nos élégantes viennent, après la » douche, rendre à leurs muscles délicats la •t force ei l’activité. .. °
duiiauel Parlait ! admirable, mon chéri..
Voilà un article qui m’enverra bien des pensionnaire. . Lhydropalhie... il n'y a que cela au inonde!... Vapeurs, caprices, m. ut de nerfs, ces mille petite» misères du beau srjc, qui faisaient damru r la Paru té .. et contre lesquelles l’antique cachemire ne pouvait ( lus rien, je soigne, je guéris tout cela pur l’eau froide...
Air : Que A'HMiuf menti nouveau*.
Fore*-, b-* *(**, LatcWe* coult-ur*.
Renaissent, grâce à ma recrlie;
Le-* femn>»ft •lii-oo . s -ni il»- fl-ur*
El cornue Ici fl-ur* je le* 'r«ila.
En ce* lieux j ruai* on nVi.tcml Prunonci-r le mot Je inaUdrs,
Et l'on Du- dit en m «tn>rd»*t :
Do- Ottr. comment Tu* n*i »<!••* I Comment se portent vo, nul* Je*?
lucenay. Certainement, c'est fort gentil, c’est fort agréable !... bous prétexte ne soigner sa sauté on vient aux eaux dait'-cr, monter à cheval, faire assaut de toilette et de coquetterie... C’eut très-amusant pour les femmes... ça l'est beaucoup moins pour les maris.
BLONDEAU, bas à Duhamel. C’est uu jaloux! (iV«ur£iJU bruit de cloche.)
Duhamel. Ab! voici ce» dames qui reviennent du»l > douche.
LUCENAY Je vous laisse avec elles.
duhamll. Gomment! vous fuyez, quami votre femme arrive?
lucenay. Oh !... je meprotnèuc. .j'achève mon cigare.
blondeau. Et moi, je cours terminer mon courrier... (llentre dons la maison à droite ) Duhamel. An revoir!... (Il remonte avec Lucenay qui sort par le fond adroite.)