SCÈNE III
Les Mtues, ROPIQUET, GUSTAVE.
R0P1QUET, u la cantonade. C’(Sl bien, merci!... je l’aperçois... [Entrant par le nnd ri gauche, avec Gustave et ullant à Duhamel ) Ah t utou cher, qu’on a de peine à te trouver !
DUHAMEL. Ah! bail! toi, ici!... 5 Graffcmbei g !
ROPIQUET Oui, parbleu!... j’arrive atcc mon ami Cu»tavc-.. Jlf»»tor et Télémaque.
georgina, à part. Gomment !... c sont eux I
Gustave, d Duhamel. Voilà upe heure que nous vous cherchons.
DUHAMEL Pardon, j 'étais occupé près de ces dames.
ROPIQUET. Ces dames... (Regardant.) Ali! mon Dieu!
ROPIQUET. Qtl’esl-ce qu'elle* font donc là?.,.
Duhamel. Eh' parbleu ! de la réaction...
Gela fait partie de mon traitement.
ROPIQUET. Ah ! oui, c'est vrai... j’ai lu ta brochure.
DUHAMEL, f/ est pour ramener la chaleur..* activer la circulation.
ROPIQUET, bas à Duhamel. Comme il !...
tu leur fais scier du bois I
Gustave, nant. Singulière occupa* ion J
Air : Connaisse» mieux le grand Eugène, Eh! quoi, vraiment, soumise et r*-<ig or, l.a main charmant-, i>ù brillait IVv-iUjil, Tient aujourd'hui ta sein ou la cognée!...
nOKQSIBT, ô Duhamel.
Pour la beanta quoi étrange attirail!
Oui, c'eut *ra m-nf un et range attirail.
Mxri h»-r ami, j'alnurc la meibxdo;
Ma : s, entie nous, jp n- m'altrndau pas A r.’trouvpt «o, dame* à la mode Faisant ainsi le mener d'Auvergnats.
DUHAMtL. Ah çà, qu’est -ce qui t’amène?
RO El QU rt. Eh bien ! nous venons jtour nos protectrices. . . A Paris, elles étaient in- ■ saiMSN.il Jes... toujours occupées! ..toujours sortie*!... Et quaudj’ai su qu’elles étaient à Graiïnnherg, ma foi, j'ai dit : Puisqu'elles >ont aux eaux, allons aux t aux !
DUIIamfl, riant. Ah ! ah ! ce pauvre Ro- : piquet! (Il remonte.)
I ROPIQUET, in» d Gustave. Allons, mon cher, puisque tous les tenons, abordrms- I les. . . (S'a { piochant et saluant.) Mesdames...
DE LI.strei.LE et AMÉLIE, froidement.
Messieurs..*
georgina, de même. Monsieur... (lias.) Nous relancer jmqu'ici !...
M"® DE lestrei.i.e, bas. Ces gens-là sont d'une imporlmii'é !
Amélie, d part. Ah ! quelle indiscrétion f
ROPIQUET, à M m de Les'relle. N’ayant jamais «u le bonheur, madame, de vous trou ter citez vous à Paris, et sachant que vous étiez partie pour les e dix. .. *
m** de LESiREi.LK. Exctiscz-moi, monsieur.. il faut que je continue... (Elle se remet A la besogne.)
KopiQUirr. 4ht... pardon!.., (.1 Ceorgina.) Nous avons pris, madame, la I fierté de...
georgina. Permettez, monsieur... Je réagis. (Elle se remet au irucatl.)
RopiQtET. Fort bien!... ne vous gênez
M“” DE LUCENAY, assise à droite et bas à Duhamel qui se trouve prés d’elle Elles out tuuj oira id nièce et la Judith sur le cœur.
DUHAMEL, bas. Oui, je vois ça?
ROPIQUET, à Amélie qui fait des armes.
Madame Descliamps, je crois ?
amêlik, s'interrompant. Oui, monsieur, de quoi s’agit-il?
RO PIQUET. Eh bien, madame... celte commande de tableaux... avez-vous été assez bonne pour vous occuper?...
AM t LIE. Plus tard, monsieur... je suis à mes exercices. .. (Elle te remet à faire de* arme*.)
noPIQt'ET. Ali ! c'est différent !... pardon ! je serais désolé de vous interrompre.
geohgina, ba*. Je prierai le docteur de noos débarrasser d’eux.
Gustave, bat a Ropiquet. Mon pauvre ami. j’ai bien peur que nous n'en soyons pour nos frais de voyage.
ropiquet. Mais non!.., tu vois bien que ces dames réagissent !
M m * de lu CEN A Y, bat à M mt Du flot. Pauvre jeune homme!... (A part.) Vraiment, je 111 iatéresse à lui .. ( S'approchant de Gustave.) J'ai des reproches à vous faire, monsieur ; vous n’étes pas venu me voir, b Paris . . et pi ut-être avez-vous eu tort ; car enfin, M. de Lucenay, mon mari, comme administrateur général.. .
ropiquet. C'e»t vrai, je me rappelle..* vous aviez eu la bonté de nous offrir...
M“* de lucenay. Moulez-vous à cheval ?
GUSTAVE, é/onné. Moi, madame?
M- e de lucenay. Nous avons une promenade, ce matin, avec ces dames... et je vous aurais proposé...
ROPIQUET. D’en être?... C'est charmant! Par malheur...
de lucenay, d Ropiquet. Monsieur n’est pas cavalier?
ropiquet. Au fait... peut-être que si...
je n ai jamais essayé !... mais Gustave monte comme Saint-Michel.
M“* de lucenay. Alors, c'est convenu, vous viendrez avez nous.
M m * de LESTRELLE, bas aux autre t dames. Comment 1. .. elle les relient I M m * DE LUCENAY, à Gustare. Vous resterez prés de moi...
georgina, bas. La voyez-vous qui commence !
M * DE LUCENAY. Je vous présenterai à mon mari.
ropiquet. Ah ! ce serait un grand bonheur!... car je ne vous cache pas que m us avons un concurrent, un monsieur Charles, dont la presse s'occupe... pour lequel on fait des articles.
M"' r>E LUCENAY, à part. Blondeau, peutêtre !
ropiquet. Mais si nous avions l’appui de mousieur votre mari. . .
M*"’ de i.ucenay. Mon Dieu, ma recommandation n’est peut être pas d'un grand pods-.. en ce moment surtout, où nous sommes en délicatesse...
ropiquet, à part. Diable 1 «"* de LUCENAY. Il faudrait, pour lui plaire, qu’on ne me reg udàt pas. . . qu'on ne m'adressât jamais la parole.
ropiquet, d part. Quelque vient mari sans doute.
DE LUCENAY. Pourtant, je m’efforcerai de vous obteuir sa protcctiou et, dans votre iulérèt, je tâcherai de faire sa conquête
GUSTAVE. Cela vous sera facile, madame.
M“ de LUCENAY. Vous croyez?... (/j fruit de cloche.)
DUHAMEL, regardant à sa montre. Onze heures! les exercices sont terminés.
| TOUTES LES dames, avec joie Ah!...
amëlie. En ce cas, mesdames, k notre I toilette !
GEORGINA, d M m * de Lucenay. Ma chère, vous en serez pour vos coquetteries; ce monsieur Didier est un petit sauvage.
M me DE lucenay, bas. Ali ! .. je ne crois pas aux sauvages! (A Gustave et d Ropiquet.) Ici, duiis un quart d’heure.
ROPIQUET. Allons, d ne s’agit pas de se faire attendre t... courons retenir nos coursiers. ( t p irL) A la campagne, bah ! on tic sc gène pas... je prendrai uu âne !
ENSEMBLE
Air :
lu P4aL«.
A noire tuilette Courons «an* retard Et qu« tout «'apprête Pour notre dép.rt !
otuTAva et tonvDET.
Pour noua quelle fêle!
Courons Mo* retard
Et que tout s'apprête Pour notre départ!
(On sort de diflértnl» cités.)