‹ Les femmes du monde comedievaudeville en cinq actesChapitre 42 sur 56 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

l’n riclir ■al‘»n nrn» pour un bal; Ara can tM brrs. — Troi* grantes portes ouvertes ‘tir un .tre. salon l’on iUiimt. — A droite, une cbt’minée prè* de laquelle e»l une rausrtun et un fauteuil. — A gaucUe, oae table «(‘écarté.

SCENE PREMIERE. m.oNDKAU, oESctmii's, duhamei., ME V:\HENNE5, puis LA MllCIIE.-SIi ti ANTOINE.

(Au lever du rideau, Vetehampt joue à l’écarté aie c Blond. nu ; de Yarennet et Ihthamcl parient. On entend au dehors ta musique; on voit des incites se promener dans te fond. Peut dames attises près de la cheminée prennent des glaces )

rlondeau. Le roi, la vole, trois points pour nous.

De VARENNE5. Mon cher monsieur Des- I champs, vous n'ètes pas heureux ce soir.

DisctiAMps, donnant des cartes. Vous avez t-u tort de purit r pour moi ; mais aussi ces journalistes ont une chance !. ..

DUHAMEL. Et puis vous jouez mal!

dks< h 'MP3. J»* suis distrait, voilà le fait. Je pense qu’il est hietuôl onze heures, et que le ministre me donne audience après l’opéra ; il est si occupé qu'il n’a pas d autre moment pour recevoir ses amis.

rlondkau, abattant son jeu. Gagné en mains.

DESCHAMPS. Alt! c’est trop lort.

DE varennes. Voilà une audience qui me coûte vingt francs !

deschamps. Allons, la dernière.

de varennes. Ah! pardon... je ne parie plus.

BLONDEAU. A propos, Deschamps, que devient donc cette fameuse c«mimai»d<- de tableaux, qui a soulevé tant d’intrigue» dans le monde artiste?

Di SCIIAMPS. C’est précisément de cela que son Excellence doit tue parler ce soir. A ma rec •nimandation, on a dû faire un rapport tonduant.

Blondeau. Et c’est le mérite qui l’cm- J» triera?

D; scitAMPS. Parbleu !

Duhamel, bas à Deschamps. Le mérite...

et fes exigences de Florentine, dksciiavips, troublé. Hein, comment?...

Duhamel. On a de vos nouvelles, scélérat !

deschamps, jusant. Ces diables de médecins, ça se fourre partout, ça voit tout !

{/.a musique cesse. Un domestique vient reprendre Iss soucoupes. L $ d'ux dames se lèvent et s'éloignent par le fond.]

BLONDEAU. Je joue pour un.

desciiamps. Et moi pour cinq... naturellement

LA DUCHESSE, venant du fond , d Antoine qui paraît par la droite. Antoine, faites donc porter des glaces dans le petit salon.

ANTOINE, une lettre sur un plateau d'argent. Oui, madame.

la duchesse. Qu’est-ce qne cela ?

Antoine, baissant la voix. Une lettre qu’une ordooi ance vient d’apporter.

LA DUCHESSE. Alt! très- bien ! (Antoine sort; elle lit.) «« Chère cousine, sur votre r> demande, j’ai fait prendre des infnrma- » lions qui ont été de» plus favorables. Dés ïJ ce soir, je verrai mon chef de bureau et » j'expédierai celle aftaiie qui vous lient tant m cœur. » — A merveille! (Elle va mettre là lettre dans une bol-’e.)

DESCIIAMPS, jetant les rartrs et te levant. C'est décidé! je n’en gagueiai pas une.

la duchesse, m refountonf. Ah ! les vilaine* cartes!

Duhamel. Ne m’en parlez pas!

la DECIDASSE- Des qu’il y a an coin de lihrp, elle» s’en emparcott

desciiamps. Nous faisons de la place aux danseur», madame la duchesse

la duchesse. Mais il v a le* femmes qui ne dansent pa», monsieur, la vôtre, par exemple. Elle est un pi-u triste... Qu'a-t-elle donc? DESCHAMPS, embarrnssé. Mais...

Duhamel, à port. Elle a cinquante centimes de baisse, voilà!

deschamps. Un peu de migraine peutêtre... Elle y devient très-sujette.

DUHAMEL. Je val» voir ça!

deschamps, bas. Soves discret!. . Moi, je cours au ministère et je reviens... prendre ma revanche, Blondeau.

dk varennis, « Cécile , qui rient d’entrer par le fond. Ma 'emoisellc voudra-t-elle m'accorder la première valse ?

Cécile. Avec plaisir, monsieur.

* ENSEMBLE

Ain de» Itfuse I revaux d’/tercute (J. Narreat)

* Quit'on* , ,

• Quittons l“ , “ r '• d,n '*

Li Uble Z'écarlé ;

Donnons . ...

Ce *oir b la beauté!

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