‹ Les femmes du monde comedievaudeville en cinq actesChapitre 45 sur 56 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Là DUCHESSE. GUSTAVE, ROPIQUET.

LA DUCmsSE. Je vois avec plaî>ir. messieurs qm* mon invitation vous est parvenue; niais jedfaeiipéraiR un peu de vous voir.

GUSTAVE. Nous aurions cru manquer à tous leu égards...

La DUCHE*. se. Je savais* que, âh«enls de- |Mii> près de deux mois, vous étiez de retour à Paris depuis re mit in seulement.

gustye 11 est vrai, madame, et nous ét'ons loin de prévoir, mon ami efvnoi, ri.o.m. tir que vous nous réserviez

LA duchesse. Et pourquoi donc?

GUSTAVE Mon Ui u. madame, ignoré, inconnu comme je su s...

ropiquet. Gjiunn 1 nous sommes.

la DU v. UKASE. Ah ! pardon! j’avais déjà l*ava niait»* de vous co : naître...

ROPIQUET. Oui, en effet, nous avions eu l'honneur de rencontrer • madame la duchesse dans l’ami... (se reprenant) dans I»* sal. .. non, je disais bien, dans l'antichambre de...

la duchesse. De madame de Leslrclle...

je np* souviens.

iiopiqi E~r. Et je ne pense pas que ce soit à Cette (encontre...

LA duchesse, souriant. Oh! non, sans doute; mai* depuis lors, j’avais beaucoup entendu parler de vous, messieurs, par des personnes de vos amies.

eo piquet, ù part. De nos amies. .. elle nous en conuah !

LA DUCIIesse. Des personnes qui s'intéressaient vivement comme moi aux progrès de la ré titatiun de monsieur Didier.

GUSTAVE, étonné. De ma réputation?

BOPlQUKT, à part. QnYsi-ce qu’elle dit?

La duchesse. Enfin, monsieur, si mon invitation a besoin de vous étr»* expliquée davantage, je vous dirai que le doc de Saint Prix, mon miri, s'était fait une loi d'accueillir toutes les illustrations, que j'ai conservé cet nsage, et que je lui dois aujourd’hui le plaisir de vous recevoir.

ROPIQUET, à part. Ali! bah! le voilà illustre ma menant !

Gustave. Bien loin de diminuer. Je vous avoue, madame, que ma surprise augmente.

La duchesse, Mais d’où venez-vous donc, monsiem ?

GUSTAVE. Je viens de Dijon, madame.

ROPiQUt.T. De Dijon où six semaines de maladie l’ont retenu, ce pauvre ami.

LA DUCHESSE. Vraiment ?

Gustave. Un peu de découragement, de tris'C"ie...

BOPiQt'ET. Ah! si c’eût été l’époque de mon cours de pliilo-ophie...

La duchesse, à part. Je comprends ce silence dont s’affligea t tant Cécile.

ROPIQUET. Aussi je n'ai pas voulu R> quitter... J’ai tenu à le ramener moi- même...

La DUCHESSE.» A Paris, on de brillants succès lui ont été préparés en son absence.

GUSTAVE. Des succès?...

ROPIQUET. A lui?

Gustave. Au nmn du ciel, madame la duchesse, daignez m’expliquer.... car je crains qu’il n’y aitdans tout ceci quelque méprise.... Ou bien al» ir>qucs'e>t-ii donc passé?

l.A i>U» Ht SSE, foueûmt. Vous allez le savoir, monsieur; car tout le monde ici s’empressera de vous le dire. (La musique cesse.)

SCF.Ni; IV.

Les Mêmes, GEORGINA . AMÉLIE, M- DK U CRN \ V, BLUNDKAU et DUHAMEL.

ropiquet, « part. Ah! mon üicul...

toutes nos grandes dames... Si ce sont 15 les amies dont elle parle...

georgina. à ta Durhestr. Enfin, nous vous trouvons... C'est h mi roux!

amêlie. Vous abandonnez la foule au profit de quel ;ues élus.

M“ r de LUCENAY. Mais nous réclam ns notre place au soleil.

m/l M» EAU. Khi que vois-je?... Monsieur Gustave Didier!

amluu, se retournant. Comment! noire

jeu il»* célébrité. ..

M' n ' de lucenay , de même. Le peintre à la mode.

ROPIQUET, à Duhamel, qui lui a frappé familièrement *ur t’épaule. Ah çà, c’est doue vrai?

dubamel. Gomment, si c'est vrai!...

LA DUCHESSE. Monsieur arrive de voyage, et ne veut pas croire qu’en sou absence...

. BUMDEAG, riant. Ah !... ali !... c'est charmant !... Je ferai un article là-dessus.

ni ORG1NA, qpi s'est assise, ainsi au Amélie et tl m ‘ de Lucenay, prés de la cheminée. Mais, monsieur, il n'est question que de vous dans Paris...

AMÉLIE. Vous avez mis en émoi tout le monde élégant.

M”'* DF. LUCENAY. F.t artistique!

LA duchesse, à Ropiquet. Vous l'entendez, mon-ietir!

fit stavk. De grâce, mesdames, la clef de ce mystère..

ROPIQUET. De ce miracle l M w * lucenay. Une de vos charmantes productions, voilà tout !

GEORGINA. Un envoi de Home ..

Gustave. Comment!... ce tablean relégué depuis ‘i longtemps sur les murs d'un corridor mi matériel...

AMÉLIE. Qu’il a quittés tout 5 coup pour le sa'on du ministre ioi-méme.

GEORGINA Où mainleiiant chacun l’admire comme une merveille, comme un chefd’œuvre.. .

GU tave. Je ne sais plus si je dors ou si je veille!

MOXDEAO .

Al» de Twenne.

Ainti, »non cher, pemlaut votre voyage,

La gloiiê ici vous ji>u.nt un bon tour.

tiCBWU.

De planton «or votre passage El irraadirsant d>* jour en jour.

Elle guettait votre retour!

ikh-Iucft, à part .

Eh bien, ma foi, moi, si j'assis dû croire Qu’on le guettai pour le pn-n Ire au collet.

Do diable, pauvre comme il est,

Si j'aurais compté «or la gloire!

AMÉLIE, te levant, et à G ustave. Monsieur, je vous poursuivrai pour faire mon portrait ; mon mari veut absolument que je sois exposée...

GUSTAVE. Madame... certainement...

Il™* DK LIJCENAY, de mime. J’ai un boudoir nouveau, un p» lit temple ; vuus ne lui refuserez pas un plafond...

GUSTAVE. Comment donc I...

georgina, de même. Vous savez... entre artistes, point de cérémonies; mon atelier est le vôtre.

rlondeau. Je m’inscris pour le premier de vos ouvrages.

DUHAMEL, ht si jamais vous êtes malade !...

ropiquet, « part . Allez donc, aile/ donc!

Oh ! le veut du succès, comme ça vous retourne les girouettes I...

la duchesse, à Guyane, feh bien, monsieur, croyez-vous, enfin ?

gustavf. Ou», madame ; mais j'ai peur...

LA DOC HE.vSK. ÜC quoi doilC ?

GUSTAVE. De Iii’évciller! (Or» forme un groupe autour de Gustave et de la Duchesse ,

Ropiquet prend Duhamel à part.}

ropiquet. Deux mots, cher ami... Tu es le médecin de la du 'lusse ?...

DUHAMEL. Olli...

ropiquet. Qu Ile femme est-ce?

DUHAMEL. Charmante, tu le vois; millionnaire, veuve et cousine du ministre!

ropiquet. Fichtre 3 fameuse relation!....

Et si • Ile voulait nous appuyer ! .*

BLONDEAU, prenant Gustave tous le bras.

Venez, mon cher, il faut absolument que je vous présente... 5 des amis, des confrères.

ropiquet, d part. C'est un triomphe!.., suivons- les I

ENSEMBLE

Am : Vite, vit* t Italie.

llOÜDOt', IlCBABU. «I Ift D«MM.

Voir* foMuin* «'apprête,

Yem-z. *tt tiinniplialeor.

Te p* jouir djR« la fêle Du I» ph.R flatmarl

uoeioect.

Hou* fortuit? «'apprît*!

Suivons le triomphateur.

Et part«g>-(Hi9, dan«la Mtr,

Et sa Kli.irr et mu biHiheur!

cr«T«r«.

“ Quoi ! ma foriiMC «'apprête,

Et comm<* uu tn«mj'lut?ur,

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