SCENE VIII
LesMÊUES.DESCIIAMPS, AMÉLIE. BLON- DEAU, DUHAMEL, puit GEORG1NA, M— DE LUcENAY.
deschamps, en dehors. C'est bien ! parbleu !... j’ai le temps !... (Il entre.)
AMÉLIE. Mais d’où venez-vous, monsieur, avec cette figure renversée?
deschamps, d'une voix étouffée. Je viens de recevoir un galop atroce du ministre ! à propos d'une apostille qu'il m’accusait d’avoir donnée à la faveur, comme si j’étais capable. .. moi!...
amélie. Ah ! vous êtes d'une maladresse!
(Elle remonte.)
BLONDEAU, d Duchampt. Eh bien?
DUHAMEL. Eh bien?
dlondeau. Vous avez vu le ministre?
DII1AMF.L. Et ce rapport !...
DESCHamps. Un plein succès! . • .
DUHAMEL. Alors voire protégé l’emporte? deschamps. Nous avons changé çal...
oui, nous avons pensé, sim Excellence et moi, qu'il serait plus convenable... plus juste. . . de nommer un certain... monsieur Didier ... (La Duchesse va s’asseoir en souriant et observe avec calme tout ce qui suit. ) BLONDEAU- Monsieur Didier? mais il est
DUHAMEL. Le voilà !...
desciiamps, à part. Diable I...
ropiquet. C’est lui, monsieur, dont on vous avait parlé. .. vous savez. .. Florentine...
DESCHAMPS, toussant. Hum! Iiumt...
monsieur, enchanté d'être le premier à vous féliciter... (A part.) Rattrapons-nous aux branches !
blondfau. Vous êtes nommé, mon cher.
glstave. Nommé !
Duhamel Cette galerie... ces tableaux...
desciiamps. Sont confiés à votre talent.
GUSTAVE. Il sérail possib e!
CÉCII E. Ah I quel bonheur I ropiquet. El c'est à vous, monsieur, que nous sommes redevables. . .
mscuvMPS, se défendant mal. J'avais ap-
puyê sans doute... mais ce n’est pas à
moi.. .
Gustave, à lllondeau. A vous alors, monsieur, dont les page» influentes. .
BLONDEAU. Ah! quelle idée... mais non!
mou cher . . . non I . .
Duhamel. Eh! mon Dieu, sans chercher si foiu, ce «.ont ces damas qu’il faut remercier, ces daines qui vous avaient promis leur protection avec, tant de grâce...
ROPIQUET, à part. Et qui nous avaient tourné le dos avec non moins de grâce ..
Gustave, te confondant en salutations.
georgina. Oh I moi, d’abord je n'y suif pour rien.
AMÉLIE. Et moi pas davantage.
Gustave, à A/ m * de Lucenay. Vous alors, madame?...
M"' DE I.ücenay. Peut être aurais-je pu...
sans mon mari; mais il est si jaloux 1 . ..
GUSTAVE. Mais quelle main généreuse a donc veillé sur mon bonheur?. ..
Cécile Comme sur le mien ? (J Musique à l’orchestre. )