‹ Les femmes du monde comedievaudeville en cinq actesChapitre 5 sur 56 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

PHILIPPE. JUSTINE cuifume de ville de femme de chambre élégante, CÉSAR en costume de chasseur, puis JOSEPH en grande redingote café au /«il et chapeau galonné, puis enfin AG \THE.

César , sur le seuil de la porte. Après vous manuelle Justine Justine, entrant. Pardon, monsieur César !

\A part.) (anime il est aimahlece grand-là.

PHILIPPE, lui prenait le menton. Ah! la jolie femme dechaïubreè madame Deschamps.

Justine. Bonjour, monsieur Philippe.

PHILIPPE. Et le chasseur de la belle madame de Lncenay.

Cés ar, bonjour, vieux ! ça va bi rt n ?

PHILIPPE, d'un ton plaintif. Ah! je sui« toujours bien dé : icat, mes pauvres enfants I On a tant de nul dans nos plaç a.

Justine. Ah ! ne m’eu parlez pas!

PHILIPPE. C’est la mort de la santé.

JOSEPH, entrant par le fond. Salut à la compas ni ! Bonjour, mesdemoiselles.

Philippe.’ Te voilà toi. ga nin ; cs-tn toujours chez 1 1 madame de Monta ml ?

Joseph, tirant un étui. Tiens!.., à preuve... VonleZ-vous tous des cigares?...

c’est des s : <*nsl...et des chouettes; je n’aime que ceux-là!

Philippe. Elle fume donc toujours?

Joseph . Parbleu !... si elle ne fumait plus .. je la quitterais !

PHILIPPE. Ah çà mais, que tiens-tu donc sous ton bras ?

JOSEPH. Un tableau, que j’apporte à votre lioiirgcoiso pour sa 1 .lu ic au profit des artistes dans 'a panne.

JUSTINE. Ali ! Dieu ! a-t-elle assez scié toutes nos dames pour avoir des lots!

PHILIPPE. Tiens, desouvra-es de grandes daims, ça pique la cuiiosité des imbcilra.

Justine. Ut ça fait des cancans, di-s jalousies... C’est à qui déploiera le pins de luxe et de générosité. .. histoire de faire etl rager les amies... Aussi faut voir le mal quelles ss* dontient !...

PHILIPPE. A travailler?...

JUSTINE. Eh I non !... à courir les bouti-

qnes pour acheter comme madame un trohsseao btodé de sa maiil.

tous, riant. Ah! ah!..* ah!..* elle est bonne 1...

Philippe, à César. Et toi... qu’est-ce que tu liens là ?

César. Un magnifique écran en tapisserie.

PHILIPPE. Toujours l'ouvrage de madame?

césar. Parbleu!... j’ai vu la facture, deux cents francs.

Justine. Eli! allez donc !... C’est les pauvres qui en profite 1 1... Il n'v a pas de mal!

PHILIPPE. Mettez tout ça là ; j’entends manuelle Agathe, c’est son affaire.

agatiie. entrant. C’est une horreur!...

une infamie t... quelle bicoque !

Justine. Ah! ma chère, qu'avez-vous donc? tous êtes ronge comme nue écrevisse.

AGATHE. J’Si que je suis furieuse contre mad tm- et que pour un rien je lui donnerais son congé.

Justine. A cause?

AGATHE. Voyons, monsieur Philippe, vdus qui avez de l'instruction et qui cnn- aissez les lois de l'empire, à qui reviennent de droit les robes.les châles que nos maîtresses ne portent plus ?

Philippe. Aux femmes db chambre.

JUSTINE. C'est comine ça depuis que le monde est inonde.

AGATHE. Eli bien, madame s'avise d'envoyer les siens à des vieilles quémandeuses, sous prétexte que l’hiver est rude et qu’il faut être charitable !...

TOUS. C'est une indignité!

Philippe. C’est comme son bordeaux quelle envoie aux soi-disant convalescents du quartier... quand il y a dans Thôtel des poitrines délicates...

tous. C’est une abomination.

AGATHE. Hein!... quel gâchis!

PHILIPPE, roMrrnnf son armoire et sortant sa bouteille. Chut!... Mes enfants, quand les maîtres ont du désordre, c’est à nous d’avoir de i'ord«e!..*

Joseph, l iens !.. liens I*. Ce vieux farceur de père Philippe t

césar. En v’üunqui aies bonnes tradition».

Philippe. Allons, venez là... Venez vous rafraîchir... prés du poêle! [Ils se placent tous û ta table près au poète. )

Joseph, prenant un terre. Dites donc...

c’est- y à la santé d»’« convalc-ccnis?

PHILIPPE. B h Idesintrigantsqui se portent mieux que nous! A notre sauté, mes agneaux I

JOSEPH. Et zutt... [' ur les maîtres!

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