‹ Les ferments métalliques et leur emploi en thérapeutiqueChapitre 31 sur 69 · fl · texte numérisé non relu

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15 in 83,6

. Le coefficient s'élève de 80,3 p. 100 à 91 p. 100 k veille de la défervescence. Il monte à 93,8 et 98,8 p. 100 pendant que celle-ci s'accomplit, s'abaisse à 83,6 p. 100 parallèlement à une minime poussée thermique, pour remonter à 91 p. 100, avec la défervescence définitive.

Le type de l'élimination de l'azote urinaire chez les pneumôniques, comporte de nombreuses exceptions, et il n'est pas habituel que l'on puisse superposer

absolument, chez deux sujets, les courbes construites avec les chiffres des coefficients journaliers. Ainsi, il n'est pas rare d'observer un abaissement passager du coefficient après l'élévation qui précède ou accompagne le début de la défervescence.

Mais il n'en apparaît pas moins que la majorité des cas pun^ de pneumonie se comportent suivant la règle précédente, et que, par conséquent, la crise pneumonique coincïde avec une exagération de tous les actes chimiques hydratants et oxydo-réducteurs qui traduisent l'énergie -que l'organisme met dans sa défense et qui sont ainsi l'une des conditions essentielles de la crise curative.

IV. — Les échangées respiratoires dans la pneumonie. — Mécanisme de la crise pneamonique.

Au premier abord, et si l'on tient compte des idées anciennes sur la formation de l'urée dans l'organisme, on serait tenté d'admettre que cette augmentation du coefficient d'utilisation de l'azote, aux alentom^ de la défervescence, traduit une oxydation plus active des matières albuminoïdes ou des produits morbides et toxiques de leur désintégration. Mais on sait, depuis les célèbres recherches de M. Armand Gautier, que l'urée est un produit d'actes réducteur^ et non d'actes directement oxydants. En principe, il ^ ne doit donc pas y avoir de rapport entre la quan- J

tité d'urée formée et éliminée d'une part, et la consommation de l'oxygène inspiré, d'autre part, alors qu'il est classiquement enseigné, au contraire, que les oxydations augmentent au moment de la défervescence dans la pneumonie.

L'examen comparé des échanges respiratoires au cours de la pneumonie et à la période de défervescence, confirme l'opinion de M. Armand Gautier. En effet, la consommation totale de l'oxygène par kilogramme de poids et par minute, est plus faible à la défervescence qu'à la période d'état, et ce qui baisse surtout, c'est l'oxygène consommé par les tissus, c'est-à-dire celui qui ne sert pas à faire de l'acide carbonique.

Ces conclusions apparaissent nettement dans le tableau ci-dessous qui condense les analyses faites chez quatre pneumoniques, au cours de la période d'état et au moment de la défervescence.

Tableau N» XVIII. — Les échanges respiratoires pendant la pneumonie franche.

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