II. — Considérations grénérales
Voilà donc trois observations de méningites aiguës > guéries après injections de ferments métalliques • Quoiqu'il y ait peut-être quelques doutes sur la nature du premier cas, l'évolution ultérieure de la maladie tend, au moins, à faire admettre qu'elle n'était pas tuberculeuse. Le deuxième cas était cliniquement d'origine pneumococcique. Quant au
troisième, malgré l'abondante lymphocytose constatée dans le liquide des ponctions des cinqnième'et neuvième jours, etTabsence de'"polynucléaires dans^^la ponction du neuvième jour, il n'a pas eu, non plus, les allures et la marche de la méninjpite tuberculeuse.
Mais ces trois cas ont été fort graves, et tous trois ont guéri. Je suis sûr que la guérisonest possible dans les méningites non tuberculeuses, et M. Grasset dit nettement que « la constatation, chez un malade, de symptômes nettement méningitiques, n'implique pas nécessairement un pronostic fatal, et que dans quelques cas, du reste exceptionnels, la guérison est possible (1) ».
D'autres prétendent que le méningisme seul peut guérir, et que la méningite vraie ne guérit pas.
On demeure dans la vérité clinique, en disant que la méningite aiguë guérit rarement. Il y a donc toutes les raisons possibles pour admettre que la guérison de nos trois malades est due aux ferments métalliques, d'autant que les effets de ceux-ci sur la température et sur les symptômes, de même" que les réactions urinaires et thermiques qui ont suivi leur emploi, attestaient Jeur activité.
Je n'invoquerai aucune théorie poiu» expliquer ces guérisons. Il suffit de les constater, en attendant de nouveaux faits que l'on pourra soumettre à une étude plus approfondie. C'est alors seulement qu'il
(1) Grasset, Traitement des méningites aiguës, Traité de thérapeutique appliquée d*ALBERT Robin, fasc. XIV, p. 17, 1898.
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sera permis de proposer une théorie. En attendant, bornons-nous à invoquer simplement, cette action des ferments métalliques sur la toxi-infection, action que nos recherches antérieures ont commencé t élucider.