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LES FERMENTS MÉTALUQUES.
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I aigu0 compliquée de pleurésie purulente.
on observait des ascensions thenniques au voisinage de 40®. Les températures marquées sur le Tracé N° XVI ont été prises à sept heures et demie et à cinq heures, et ne correspondent pas en général aux maxima constatés à d'autres moments. Ces poussées thermiques ne se sont plus produites à partir du jour où les injections de ferment d'argent ont été pratiquées. — Pouls petit, aux environs de 120.
La malade .donne l'impression d'une infection profonde et le pronostic semble très grave.
Le 19 et le 20, laqages intra-utérins, sulfate de quinine, frictions suivant les règles habituelles avec la pommade au collargol de Crédé; injections sous-cutanées de sérum.
Le 21, curettage utérin qui ramène quelques fausses membranes fétides et une sanie purulente grisâtre, sans débris placentaires.
Aucune améUoration ne se produit à la suite de ces traitements. Au contraire, l'état général s'aggrave manifestement. La malade est plongée le jour dans un état de torpeur dont on la tire difficilement ; la nuit, elle est subdélirante. Les frissons continuent, avec des élévations thermiques atteignant iO^ ; le pouls est rapide et petit ; la malade ne peut prendre aucune alimentation ; le lait lui-même n'est plus toléré et détermine des vomissements. Les urines sont rares et présentent un nuage d'albumine. La diarrhée persiste, extrêmement fétide.
En présence de cet état qui s'aggrave manifeste-
ment, aux yeux de tous ceux qui approchent la malade et qui la considèrent comme perdue, de l'échec complet de la thérapeutique locale et générale précédemment indiquée et continuée jusque-là, on décide de recourir aux injections sous-cutanées des ferments métalUques de M. Albert Robin.
Le 25, injection de 5 centimètres cubes de fermentargent, à dix heures du matin. La température, prise toutes les deux heures, descend à partir de midi progressivement, et atteint, à cinq heures, 37^. (Depuis l'entrée de la malade à l'Asile, la température n'avait jamais été constatée au-dessous de 38^.)
Le 26 janvier, la température remonte pour atteindre aux environs de midi 38^,8 ; à deux heures, injection de 10 centimètres cubes de ferment-argent. Chute progressive de la température, qui, à minuit, atteint 370,2.
Le 27, la température remonte légèrement dans la journée, et atteint 38^ à dix heures du soir.
.A partir du 29 janvier, la température se maintient au-dessous de 38^ pendant plusieurs jours.
En même temps, l'état général s'est amélioré d'une façon très sensible et très rapide, les vomissements ont cessé, le pouls est devenu meilleur, les urines sont plus abondantes, la malade sort de sa torpeur, répond aux questions et s'alimente un peu.
Le 3 février, la température s'étant maintenue la veille plusieurs heures au-dessus de 38^, on fait une nouvelle injection de 20 centimètres cubes de
ferment métallique qui -amène encore une chute rapide de la température.
Le 18 février, une deuxième injection de 20 centimètres cubes est pratiquée, à la suite d'une nouvelle poussée thermique. A partir de ce moment, la malade entre franchement en convalescence, et peut quitter l'Asile complètement guérie, le 8 mars.
A partir du moment où l'on a commencé les injections d'argent, toute autre thérapeutique a été supprimée, sauf les lavages intra-utérins qui- ont été continués quotidiennement jusqu'au 17 février.
La deuxième observation m'a été communiquée par M. le D^* Raoul Blondel, chef de laboratoire à la' Maternité de l'hôpital de la Charité.
Une femme de vingt-six ans, ayant fait deux grossesses normales et une fausse couché de trois mois, devient enceinte une quatrième fois. Elle fait une fausse couche d'environ un mois, le 14 janvier. L'hémorragie s'arrête au bout de six jours, mais le ventre se ballonne et devient si douloureux qu'il est impossible à la malade de faire le moindre mouvement. Quand elle entre à l'hôpital, le teint est plombé, la températureà 37^1-39^^, le pouls à llO.Le ventre est très douloureux, très ballonné, avec une dureté rénitente à l'épigastre. Au toucher, on trouve un empâtement généralisé des culs-de-sac. On applique de la glace sur le ventre, et l'on prescrit des injections sous-cutanées et des lavements de sérum.
Le 25 janvier, la température est à 39^1, le pouls
à 104, et on constate une teinte subictérique des conjonctives. Une injection de 10 centimètres cubes d'hydrosol argentique est pratiquée.
Le 26, il n'y a pas de changement appréciable ; le 27, la température commence à s'abaisser et baisse encore le 28 où elle atteint 38o,3 — 38o,9. Le 29, le ventre est moins tendu, et l'ictère diminue. Le 30, l'ictère a disparu.
Les jours suivants, l'état général continue a s'améliorer ; le ventre redevient souple ; l'empâtement des culs-de-sac se résout, s^uf du côté gauche.
Le 7 février, le toucher vaginal montre dans le culde-sac postérieur, une masse encore un peu douloureuse ; le droit est libre ; le gauche est un peu empâté.
Le diagnostic de MM. Maygrier etScHWARTz fut pelvi-péritonite puerpérale.
La troisième observation a trait à une jeune femme de vingt-deux ans^ atteinte de septicémie puerpérale suite de fausse couche. La température s'abaissa et les accidents disparurent après une seule injection de 10 centimètres cubes d'argent, qui fut pratiquée trois jours après le début des accidents.
Le quatrième cas est celui d'une femme de vingtcinq ans, qui fut infectée lors de son accouchement et conserva une température élevée pendant vingt jour, après quoi survint une phlegmatia de la jambe gauche, avec poussée nouvelle de fièvre qui disparut après deux injections d'argent. Ces injections parurent même avoir une influence sur la phlegmasie
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