‹ Les ferments [microforme]Chapitre 11 sur 17 · L'AMOUR DU · texte numérisé non relu

L'AMOUR DU

L'Auocr pr Sol

Je demande au colon ployé sur les guérets S'il quitta la Cité sans plainte et sans regret.

Je n'ai jamais aimé les villes étouffées, Où l'indigence d'air étrangle par bouffées.

Le citadin fragile est comme un passereau:

Il mourrait des labeurs trop graves du terreau. Jgnorant les ennuis dont la cité fourmille,

Mon travail est joveux et nourrit ma famille.

Je laboure le sol, je moissonne le grain, Et ne connais jamais le poids d'un front chagrin, Vous plaignez mes loisirs? J'ai bâti ma chawuière En gagnant au lever le pas sur la lumitre.

Dès l'aube, je prenais un tonique d'air pur, Et le soleil, tranchant sur le plâtre du mur ' L'ombre lente à baisser derrière les ‘rsbles, Me disait que le Ciel a des lois admirables,

Et que le Créateur sait se montrer clément

Vos livres, vos palais, vos temples, vos

y Envers qui se résigne à son propre élément. |

| Vos théâtres, remplis de foules ainusées Ou voulant le paraître en riant le leur sort—

Tout cela ne vaut pas une tige qui sort

A travers le sol dur qu'eile bombe et qu'elle ouvre.

Un arceau le forêt est plus vaste qu'un Louvre.

Mon livre à moi, c'est la Nature et ses lecons,

Poème toujours grand où le rythme et les sons, ’artout recommencés, forment une harraonie

Entendue à toute heure et sans monotonie.

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