‹ Les ferments [microforme]Chapitre 13 sur 17 · DU NOURRICIER · texte numérisé non relu

DU NOURRICIER

“Tous les chemins vont vers la ville,

Emile Verhacren,

LE Cri bu NOURRICIER

TFousleschemins vont vers la vile Emile Verhacren, J'ai quitté pour jamais vos sombres horizons, Cruellement fermés aux toits de vos maisons, O tombeaux de la paix, villes tuberculeu:es!

Jusque dans nos hameaux les fictions voleu:es Ont épuisé les bras qui vous donnaient du pain. La Misère s'en va chez vous, elopant-clopin, Maärquant sur les fronts lourds les futures déroutes,

En son cortège long grossi de banqueroutes.

Vous mentez à nos gars, et vous brûlez leur sang Dans un ruisseau de bronze et d'acier rugissant; Vous nous assassinez des campagnes entières,

Pour peupler sans repos l'usine-cimetière,

La moelle du pays coule dans vos canons

Sans vouer au mépris vos profiteurs sans nom,

û Sans qu'une voix s'élève et demande justice

Au nom de ce qui meurt dans vos rires factices;

Car ce sont nos enfants qui tombent sous vos murs Et jonchent vos pavés comme des fruits trop mürs; Ils n'étaient pas créés pour les tâches malsaines, Qui vident les cerveaux et (dlessèchent les veines, Mais devant Dieu promis aux doctrines du sol,

] Ils promenaient la faulx sans laisse sur le col,

Bons chiens de ;. "de aimant à vivre altiers et libres, Ayant le cœur loyal et d'honnête équilibre;

Ils étaient, dans les os, restés francs campagnards, Mais, libres, ils plaignaient vos embauchés cagnards; Ils adoraient leur Dieu sans craindre les risées, Suivant avec amour les austères brisées

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