A MADAME MARIE M
Âvt, Maria, gratîd pitma.
Oh! votre œil est timide et votre fk*oiit est doux : Mais quoique, par pudeur et par pitié pour nous,
Vous teniez secrète votre âme, Quand du souffle d*en liaut votre cœur est touclié, Votre cœur, comme un fëu sous la cendre caché,
Soudain étincelle et s*enfiamme.
Ëlevez-la souvent cette voix qui se tait.
Quand vous vîntes au jour, un rossignol chantait;
Un astre charmant vous vit naître.
Enfant, pour vous marquer du poétique sceau, Vous eûtes au chevet de votre heureux berceau ^
Un dieu, votre père peut-être !
Deux vierges. Poésie et Musique, deux sœurs, Vous font une pensée infinie en douceurs;
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Voire génie a deux aurores.
Et votre esprit tantôt s*épanche en vers touchants. Tantôt sur le clayier, qui frémit sous vos chants,
S*éparpille en notes sonores !
Oh! TOUS feites rêver le poète le soir!
Souvent il songe à vous lorsque le ciel est noir,
Quand minuit déroule ses voiles; Car rame du poète. Ame d*ombre et d*amour.
Est une fleur des nuits qui s*ouvre après le jour
Et s^épanouit aux étoiles !
Décembre i83o.
'Strente-bfmïthne.