‹ Les feuilles d'automne (volume 2)Chapitre 38 sur 38 · DÉDAIN · texte numérisé non relu

DÉDAIN

Dans le manuscrit et dans la première édition, cette pièce est dédiée À lord Byron en 1841.

X VIII Page 105. .

Naître, et ne pas savoir que l'enfance éphémère, Ruisseau de lait qui fuit sous les yeux d’une mère...

Page 181.

Si vous n’avez jamais, lorsque la rue est sombre, Sous les vitres d’un bal qui rayonne dans l'ombre, Attendu, dans l'hiver, respirant à demi,

Q'une porte s'ouvrit pour voir dans sa lumière, Pour voir un seul moment passer près de sa mère La beauté qui vous aime et vous croit endormi.

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Se mirer au flot de l'arène; Dormir sous l'arbre du chemin; Être le roi, lorsque la reine Porte son grand sceptre d’ébène D'une blanche et petite main.

À MES AMIS L. B. ET S-.B

Page 149.

C'est Rouen qui vous al...

CRAN OO CS à HIT OOONT JET RÈTO De l'aller voir avant qu’on ne l’ait démoli.

BOUVENIR D ENFANCE.

Page 161.

st ce qui me frappa.….

Ce fut de voir, tandis qu'adorant le vainqueur, -

Paris, fier comme on est quand on n’a qu’un seul cœur, Qu'on n’est qu’un même peuple, et qu'ensemble on respire, Chantait en chœur : Veillons au salut de l'empire!

De voir, dans tout ce bruit, l'empereur souverain

Passer grave et muet ainsi qu’un dieu d’airain.

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Déjà pour lui peut-être en son esprit profovd, Au fond de sa pensée impénétrable, au fond Du monde ténébreux que son crâne recouvre,

Page 170.

L'Europe ne fait plus qu’une France géante,

Un second pont d’Arcole ouvre une arche béante, D’un Marengo futur le champ est retrouvé,

Et d’un autre Austerlitz le soleil s’est levé.

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La nuit monte à son trône, en reine, d'un pas lent ; Un point du ciel est brun, l’autre lutte avec l'ombre, Et déjà, succédant au couchant rouge et sombre, Meurt sur les coteaux noirs le crépuscule blanc.

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Je veux fuir assez loin...

Assez pour qu’en passant la murmurante abeille Vienne bruire à mon oreille Plus haut que la grande cité.

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D. 207 les morts pour quil'on prie Ont sur leur lit de terre une herbe plus fleurie,

Ils entendent du ciel le cantique lointain.

Ceux qu’on oublie, hélas ! — leur nuit est plus épaisse, Un ver dans leur cercueil les dévore sans cesse,

Et l’orfraie à côté fait l'hymne du festin.

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