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Dans la préface de Cromwell (1827) Hugo expose ses idées

littéraires et devient désormais le champion de l'école

romantique.

La première représentation de " Heruani " (26 lévrier 1830) donna lieu à des discussions violentes entre les partisans du drame classique et du drame romantique.

La tragédie du dix-huitième siècle en France était conventionnelle et sans mérite littéraire. Comme résultat de la '* Querelle du Cid," elle était liée par les limitations des règles, formulées par Boileau dans son " Art Poétique " (1674). Ces règles exigeaient une étroite observance des " trois unités " — de temps, de lieu, et d'action — qu'on avait cru découvrir dans Aristote, et une choix de sujets empruntés à l'antiquité et à l'histoire sainte on légendaire. Le vocabulaire était restreint au " style noble," tous les personnages présentaient le même aspect général, et les sentiments et les idées qu'ils exprimaient, étaient aussi conventionnels que leur langage. On ne faisait point de changements de scène, et les assistants entendaient beaucoup de déclamation, tout en ne voyant que peu d'action.

<.>. manque de naturel agissait sur la structure de la tragédie, dont voici la règle: " le problème final est posé dès le premier acte, le second promet, le troisième menace, le quatrième inquiète et le cinquième résout." Tous les sujets étaient traités de la même manière générale.

Les caractéristiques du drame romantique étaient tout autres. Il devait refléter la vie actuelle, en combinant les éléments de la tragédie et de la comédie. L'action devait se passer en présence des spectateurs et la couleur locale devait être exacte. Le poète devait être libre en égard aux unités de temps et de lieu, et le vers de\'ait avoir la césure hbre, l'enjambement, et des rimes bien choisies.

54. entre-clwquer égale ici " ne pas être d'accord avec." Allusion à la querelle des Romantiques et des Classiques.

59. Le rythme, cadence musicale due au mode de succession des mots

accentués et des mots non accentués.

60. la strophe, synonyme '" la stance," un nombre déterminé de vers

formant un sens complet, et assujettis, pour le genre de vers et pour la rime, à un ordre constant qui se répète dans toute la pièce.

68. viens : monosyllabe. Icii final d'iui mot est monosyllabe dans les noms communs et dans la conjugaison de tenir, venir ; il est dissyllabe dans les adjectifs et les noms ethniques (p. e. bohémien).

^9-70. La voyelle brève de flamme ne rime pas avec la voyelle longue

de âme.

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