‹ Les feuilles d'automneChapitre 61 sur 125 · XXI. PARFOIS, LORSQUE TOUT DORT · texte numérisé non relu

XXI. PARFOIS, LORSQUE TOUT DORT

Ce poème rappelle à l'esprit du lecteur les réflexions de M. Faguet: " Victor Hugo est un homme de l'humanité commune et moyenne. Il n'est pas altier et d'un orgueil sombre . . . il n'est pas fort et d'une coquetterie féminine d'enfant gâté . . . il est épanoui en vanité comme un bourgeois. Il a une naïveté d'admiration pour lui-même qui ne raûine pas, qui ne se dissimule point, qui se rengorge. Il se compare tantôt à Atlas, qui porte un monde, tantôt au Mont-Blanc. Il se fait demander à quoi il s'occupe, et répond: ' Je fais mon métier de flambeau.' ... De là un trait de caractère fort curieux . . . l'absence complète du sentiment du ridicule. Dans ses plus belles œuvres, non seulement l'orgueil de son génie, ce qui est tout simple, et même fait plaisir, et qui s'excuse, mais la manie de s'étaler éclate tout à coup. Il y a une vanité si désordonnée qu'elle prend mal les intérêts même de la vanité. . . . Grosse vanité, manque de tact, et inconscience du ridicule, ces défauts pris en leur ensemble s'appellent d'un nom qu'il faut bien prononcer pour être clair: c'est le pédantisme."

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