ACTE H, SCÈNE Vllf
I<es Viterbi ont eu peur de cette éternité-Ià.
FREDIANO.
Je ne te comprends pas.
DELMONTE.
Tu attends Micaël, n’est-ce pas?
FREDIANO.
Oui.
DELMONTB.
Pour se rendre ici il passera par le bois de Sarti?
FREDIANO.
Oui, c’est en eflet sa route.
DELMONTE.
Vcux-tu venir avec moi à sa rencontre?
FREDIANO.
Mais s'il tarde?
DELMONTE.
Eh bien! nous l’attendrons au carrefour de la Croix, à l’entrée des ruines de San-Gaëtano, et nous y trouverons le cadavre d’un Frediano.
FREDIANO.
Qu’est-ce que tu dis ?
De Giovanno Frediano frappé d’une balle à la tète et baigné dans son sang; de Giovanno, qui, en expirant, a prononcé dans un blasphème le nom de Viterbi 1
FREDIANO.
Qui dit cela ? ' •
DELMONTE.
Moi qui ai vu le mourant, moi qui ai reçu son dernier soupir.
FREDIANO.
Non, tout cela n’est pas possible : la trêve n’était pas rompue. (a Dslmonte qui prend son chapeau.) Que faiS-tU ?
DELMONTE.
Tu doutes ? je t’attends.
FREDIANO. ’.
C’est donc vrai? (selerant.) Ah! Giovanno Frediano! tu seras cruellement vengé, et nous te ferons de sanglantes funérailles !
(ils descendent vifement la scène au moment où Andrea parait apportant des rarratebissements.) .