SCÈNE V
Les mêmes, LE CHEVALIER, LE PODESTAT, les parents
ET LES SERVITEURS
LE CHEVAI.IER.
Venez, monsieur le podestat, à côté du ministre de Dieu qui prie et console, montrer à l’orpheline le magistrat qui punit et qui venge.
ANDREA, reutrant (oui endt-sordr^.
Oui, oui ! vengeance pour mon père, vengeance!
LF, PODEST.AT, la relevant.
Vous l’aurez, pauvre fille, vou.s l’aurez éclatante et prompte, c,ir je suis déjà sur la trace du coupable.
LE ClIEVAUKK.
Vraiment?
MARIO
Soupçonnerait-il Delmonlc ?
LE PODESTAT
Je vais donner l’ordre de iioursuivro l’homme que je soupçonne, et nui a déjà tenté, je le suppose, de se tlérobcr par la fuite au châtiment qu’il a mérité.
LES FIANCÉS D’ALBANO
LE CHEVALIER
Oh ! nommez-le-moi, monsieur le podestat, et nous serons au moins deux à chercher, à suivre sa piste ; moi d’abord, puis Micaêl.
LE PODESTAT, surpris.
Mic;iëi !
LE chevalier.
Un brave et honnête garçon... le fiancé de celte pauvre enfant.
(PciiJaiit cette scène, Andrea, à demi évanouie, est restée près de Mario.) UISE VOIX, au foud.
Voilà Micaël !
TODT LE MONDE, regardant au fond.
Oui, c’est lui.
LE PODESTAT, à part.
Lui dans celte maison ?
MARIO, cherchaut à rappeler Andrea à elle.
Entendez-vous, Andrea?., c’est Micaël qui vient pleurer et prier avec nous. (Regardant au tond.) Mon père l’accompagne.
LE PODESTAT
Je recommande à tout le monde le plus absolu silence... Laissez-moi interroger Micaël, et l'interroger seul.
LE CHEVALIER
Hein ! qu’est-ce que vous dites donc?
Interroger Micaël... pourquoi?
LE PODESTAT
Silence !