INTRODUCTION
. La découverte du bacille « acido-résistant » par Robert Koch fut considérée d’une importance telle, qu’une ère nouvelle s’ouvrit dès lors pour ceux qu'intéressait la tuberculose pulmonaire dans nos laboratoires. On tendit à reléguer au deuxième plan, voire même à placer dans la « réserve » du laboratoire, si l’on peut dire, les autres recherches considérées jusque-là comme si importantes. On s’en tint à la bacilloscopie pour confirmer le diagnostic de la tuberculose « ouverte », et même pour en déterminer la forme, le stade d'évolution et le pronostic. Pendant longtemps elle constitua la véritable et unique clef de la tuberculose. |
Avec MM. Bezancon et de Jong, dans leur beau livre, Traité de l'examen des crachats, il faut convenir que la bacilloscopie n’est pas le seul examen « pratique » que l’on puisse faire
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quand on suspecte la tuberculose; ajoutons surtout quand on veut déterminer son stade évolutif, son évolution, par des
examens en série, OU SOn pronostic.
D'autres méthodes de laboratoire complètent anti ment ce procédé, telles, la recherche des fibres élastiques dans les, crachats, de l’albumine, de la formule cytologique. Elles sont parfois plus fidèles et même peuvent donner à l’investigateur des notions que l’examen bactériologique ne lui aurait jamais fournies peut-être, en particulier pour l’évolution et le pronostic.
Dans une expectoration, la bacilloscopie donne bien souvent
ce seul renseignement : « Tuberculose » où « Non- tuberculose ». À condition toutefois de ne pas se heurter, car il faut bien l’envisager de nos jours, aux formes non acido-résistantes du docteur Vaudremer et, a fortiori, au virus filtrant tuberculeux. L'interprétation des résultats négatifs devient donc actuellement d’une difficulté quelquefois angoissante, si l’on ne peut pratiquer l’inoculation au cobaye. Pour les résultats positifs, la plus où moins grande quantité d'éléments, la forme de ces éléments, comme nous le verrons, indique bien mal à quelle sorte de tuberculose ouverte on à affaire, son évolution et son pronostic. à |
Il nous apparaît, au contraire, que les autres méthodes investigatrices que nous venons d'énumérer et surtout la recherche
des fibres élastiques, comblent dans une certaine mesure ces
lacunes. Nous verrons ce qu'il faut en penser selon nous. En tout cas, elles pourraient être surtout utiles le jour où. l'on
aura fixé des procédés de recherche « pratiques », à la portée
de tout phtisiologue ou même de tout médecin. Nous nous efforcerons donc de simplifier les techniques habituelles.
Enfin, empressons-nous de le dire, aucune de ces recherches n'aura jamais de valeur « en soi ». Elles n’auront toujours que la prétention d'ajouter un élément nouveau au faisceau de signes de tous ordres, l’ensemble seul permettant au médecin de prendre un parti.