‹ Les fibres textiles d'origine animaleChapitre 104 sur 122 · I. du i3 août 1904 : Le Commerce des laines en Australie · texte numérisé non relu

I. du i3 août 1904 : Le Commerce des laines en Australie

3l\'>. LA LAI Ni: ET AUTRES FIBRES d'oRIGÏNE AMMALE

Enchères des laines à Liverpool.

Milliers de halles * Origine 1908 1907 i^o-H ï(J02 1901

Indes î(h) lO'i 170 107 91 io4

Turquie, Svrie. Perse. (5 T) \ f\ i) i5

Eg}pte 10 () 9 5 .^1 4

La Plala 1*2 G 8 20 19 29

Pérou, Lima, Chili. . î^f) 18 ^3 3i 33 38

Ces chiffres nous montrent bien que les laines cle la Plala écbaj^pent presque complètement au marche anglais. Le Royaume-Uni en a reçu - 34.ooo balles en 1902 et 43- 000 balles en iQoS, alors que les exportalions totales, à destination crEurope ou des États-Unis, s'élevaient, durant les mêmes années, à 588. ooo et 5i2.ooo balles I

En résumé, on constate dej^uis vingt ans un mouvement de décentralisation en ce qui concerne les ventes de laines produites hors d'Europe. Le marché de Londres conserve encore une importance hors de pair, mais il est certain que les achats directs sont de plus en phis nombreux. Chaque pays manufacturier s'appro visionne sur les lieux de production, et l'on peut prévoir le moment où le marché de Londres aura perdu la situation tout à fait privilégiée qu'il occupait au point de vue de la centralisation des opérations d'importation et de cpurtage.

Tl nous reste, maintenant, à parler de la vente des

I ]3alles de poids très différents selon les pays d'origine. 2. Voir les circulaires de Fred, Huth, qui reproduisent ces chiffres de la statistique officielle.

LV VENTE DES LaInES BRUTES

laines indigènes, et c'est du commerce des laines françaises que nous nous occuperons, en choisissant comme exemple l'organisation adoptée à Reims et Roubaix.

Le commerce et Ici vente des laines indigènes en France.

Un agriculteur distingue, M. Lequeux, président du Comice agricole de Châlons-sur-Marne, a décrit de la façon suivante les méthodes de vente habituellemeni suivies par les éleveiu\s français ^ :

(( Chacun sait, dit-il, comment les cultivateurs et éleveurs de moutons vendent les toisons. Les commissionnaires en laines se partagent la contrée suivant les relations qu'ils ont dans le pays, mais non d'après leurs connaissances techniques, chacun cherchant à faire vite et au plus bas prix les affaires dont il est chargé. On court de suite aux lots d'une certaine importance, que l'on s'efforce d'obtenir au meilleur marché possible, et souvent on passe sans s'arrêter devant la porte du modeste cultivateur, qui n'a qu'vine ressource, s'il veut vendre sa laine, celle de courir après le commissionnaire. Or l'on sait que si l'on recherche visiblement l'acheteur, c'est une baisse de prix que Ton supporte. Il ne passe, fort souvent-, qu'un seul commissionnaire, raî^a avis, et si le cultivateur le laisse partir, il ne pourra plus se défaire qu'à vil prix de ses toisons.

c( Telle est la situation actuelle, désavantageuse pour le producteur qui ne trouve pas à vendre sa laine dans de bonnes conditions, désavantageuse pour le négociant qui paie les frais considérables d'agents et souvent de sous-agents. ))

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