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LA VALEUR DE LA PRODUCTION LAINIÈRE

Nous trouvons dans un rapport anglais ^ très curieux les résultats d'un calcul analogue se rapportant également à l'industrie de la Jaine pour la même année

Voici les proportions indiquées :

Matières premières <>o.7 <^

Dépenses diverses, salaires, profits. . . '^l).*^ —

Valeur totale 100.0 9^

La plus-value résultant du travail de transformation industrielle n'est plus égale qu'à Sq o/o de la valeur des produits vendus, tandis qu'elle s'élèverait dans notre pays à 49 0/0.

Conclusion.

En 1888, le président de la ('ommission des valeurs dédouane portait à i . 200 millions la valeur de la production lainière de notre pays.

Ce chiiïre ne dépasserait pas QiS millions d'après les calculs de MM. Grandgeorge et Natalis Rondot.

En 1900, M. Ch. Marteau, rapporteur de la classe 82, arrivait à un autre total en livant de la façon suivante la valeur des éléments qui le constituaient :

Tissus produits (sans bénéfices). . 678.0 millions de fr*

Peignés exportés, — . . 77-^ —

Fils exportés — . . 38. o —

Blousses et décliets — , . 39 . o —

Total 833. i millions de fr.

I. Wages and production. Relation of loages in certain industries to tlie cost of production, Londres, 1891, Eyre, libr.

354 l^V LAIXE ET AUTRES FIBRES d'oRIGÏINE AMMALE

En ajoutant, comme MM. Grandgeorge et Rondot, lo o/o de bénéfice, on arriverait à un total voisin de celui que nous avons indiqué pour 1889.

La valeur des produits français de l'industrie lainière s'élèverait donc à 900 millions de francs.

C'est là toutefois un chiffre qu'il faut analyser. Le travail industriel de la laine n'ajoute pas 900 millions à la valeur primitive des matières qu'elle transforme.

Le produit brut véritable représente 5o 0/0 de la valeur des produits vendus.

Sous peine de commettre une erreur grossière, on doit tenir compte des moyens de production, c'est-à-dire des matériaux mis en œuvre.

C'est là une observation générale qui s'applique à toutes les industries, à celles de la soie, du lin, du chanvre^ du coton ou du fer aussi bien qu'à celle de la laine. Faute d'analyser ainsi les chiffres et les faits, on accorde trop volontiers à l'industrie une productivité, une puissance de création en matière de valeurs qui ne correspond point aux réalités. Comparée, par exemple, à l'agriculture ou à quelques-uns des éléments de la production agricole, l'industrie de la laine n'a qu'une importance relative assez faible. Le produit brut agricole, c'est-à-dire la somme des valeurs créées, — déduction faite des moyens de production, — atteint probablement 12 milliards de francs.

L'industrie lainière ne donne qu'un produit brut égal à 4oo ou 5oo millions, soit vingt fois moins, constatation qui n'enlève rien au talent de nos industriels, et ne nous permet nullement de rabaisser leur mérite professionnel .

INDEX BlBLIOGRAPIIIQliE

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