‹ Les fibres textiles d'origine animaleChapitre 60 sur 122 · I. Voir Rondot, La Soie, t. II, p · texte numérisé non relu

I. Voir Rondot, La Soie, t. II, p

LE co:nditio>'neme>'t des soies

Le commerce des soies, et en parliciilier celui des soies grèges, comporte des garanties offertes aux acheteurs d'après les usages acceptés et constituant de véritables clauses des marchés.

Les soies marchandes doivent posséder certaines qualités, et se présenter dans cerlRmes conditions.

L'épreuve ou l'essai des soies porte :

1° Sur la teneur en eau ;

2" Sur le titre (poids du fd pour une longueur de 5oo mètres) ; 3" La ténacité ; 4° L'élasticité ; B*' La netteté ; 6" La perte au décreusage ;

7° L'essai des soies moulinées pour déterminer les torsions des fils.

Toutes ces déterminations sont indispensables quand il s'agit d'apprécier la valeur marchande des soies en les comparant à un type moyen dont elles s'écartent plus ou moins.

Les opérations d'épreuve ou d'essai sont fjiites dans des laboratoires spéciaux appelés « conditions des soies » .

LA SOIE

Il existe en France i/^ conditions des soies, iien Italie, 2 en Suisse, 2 en Allemagne, i en Autriche, I en Angleterre.

Certains établissements privés se chargent également de u conditionner » les soies.

La (( condition » de beaucoup la plus importante, en France, est celle de Lyon, fondée en i8o5 \ Elle a, en 1907, fait porter son examen sur 6.65o.ooo kilos de soie.

A Milan, on a, dans la « condition », vérifié les qualités marchandes de 8.372.000 kilos.

Décrivons sommairement les principales opérations effectuées dans une a condition ».

A. — La teneur en eau doit être précisée, car le pouvoir absorbant de la soie est considérable. Il sufllrait de laisser séjourner des grèges dans Tair saturé d'humidité pour que les fibres fussent imprégnées au point de renfermer i\ 0/0 d'eau, alors que, normalement, les usages commerciaux n'admettent qu'une proportion de 1 1 0/0, s'ajoutant au poids de la fibre complètement sèche.

Le vérificateur prélève un échantillon moyen (formé en prenant trois écheveaux, l'un au-dessus, l'autre au centre, le troisième à la base de la balle de soie) ; il le pèse, puis le place dans un appareil spécial, comme celui de MM. Talabot, Persoz, Rogeat, où la soie sera desséchée de façon à ne plus perdre de poids en prolongeant l'essai. C'est l'air chaud d'un calorifère qui amène l'échantillon à l'état de siccité absolue.

La soie plonge dans l'appareil, mais reste attachée au

I . Date de la fondation d*une condition analogue administrée par la Chambre de commerce.

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