CI
SEIGNEURS : — 1490, Paul de Cai.onne, écuyer. — 1525, Jean de Calonne, écuyer. — 1548- 1390, Jean de Calonne, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1590-1615, Jean de Calonne, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1615-1663, Pierre de Calonne, écuyer. — 1603-1G90, Oudart de Cafonne, chevalier. [I vend Pommereuil, en 1690, moyennant 16,000 livres, au suivant : — 1690-1723, N. Hecquet.
PONCHES. Pontias, en 831. — En Ponthieu. Commune, canton de Crécy, arrondissement d'Abbeville, 261 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Crécy, 16Ô habitants en 1698 ; 32 feux en 1760. — Le village fut brûlé par les Espagnols en août 1635. — La châtellenie et vicomté de Ponches était une des pairies de Ponthieu et relevait du roi. Elle consistait en une maison seigneuriale, un moulin à eau, 120 journaux de terres labourables, 80 de bois, 10 de pâtures, 7 de prés, un champart et 270 livres de censives. — Le village devait chaque année, le jour de Noél, comme redevances seigneuriales : 89 chapons et demi, 9 livres 19 sols parisis, 72 pains, 73 corvées de bras, un selier de blé, 8 setiers et demi d'avoine, 5 quarterons de poivre, une paire d'éperons de fer, deux paires d'éperons dorés, 60 œufs, 7 poules et 2 oies. — La cure était à la collation du chapitre de Noyellessur-Mer. — Il y avait un château-fort, bâti sur quatre mesures de terrain, et qui était ruiné déjà au commencement du x\ e siècle.
SEIGNEURS : — 11'tO, Guy de Ponches, chevalier. — 11S0, Dreux de Poncites, chevalier. — 1206-12Î3, Guy de Ponches, chevalier. — 1253-1 280, André de Ponches, chevalier. — 1290, Guy de Ponches, chevalier. — 1320, Jean de Ponches, chevalier. — 1380, Jean de Ponches, dit Hulin, écu\cr. — 1 i 10, Pierre de Ponches, chevalier, chambellan du roi. — Ilenri V, roi d'Angleterre conûVqua sa seigneurie et la donna !c 6 mars 1123 à Marie de Poncho-, ta tœur, femme de Rmaut de Haucoui l, écuyer. Mais le roi de France la rendit à son possesseur légitime. — 1450-1197, Péronnc de Poncdes, femme de Jacques de Boufflers, chevalier. — 1497-1533, Jean de Uoufflers, chevalier, vicomte de Ponches. — Ses descendants possédèrent Ponches aussi longtemps que Boufflers et Eigescourt : voir donc, pour la suite des seigneurs, à ces deux noms. Les créanciers du duc de Boufflers saisirent la seigneurie et la vendirent le 7 août 1759, moyennant 29,350 livres au suivant : — 1759-l~73, Casimir-Edouard-Daniel-Fi licilé-Henriette- Timothée-Joseph de Ponthieu, écuyer. — 1773-1789, M. de Ponthieu, écuyer.
PONTHOILES. Ponticuli, en 856. — En Ponthieu. Commune, canton de Nouvion, arrondissement d'Abbeville, 846 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Rue, 300 habitants en 1698 ; 120 feux en 1760. — La seigneurie, consistant en 8 journaux de bois et 68 livres 8 sols de censives, appartenait au roi à cause de la châtellenie de Noyelles. Elle a eu les mêmes seigneurs que Noyelles-sur-Mer. On en trouvera la nomenclature à ce nom. Il y avait en outre, à Ponthoiles, deux portions détachées delà seigneurie principale et qui portaient toutes deux le nom de Ponthoiles : la première consistait en une mai-
son, 31 journaux de prés, 1 10 de bois et 40 livres de censives : Nous désignerons ses possesseurs sous le nom de seigneurs de Ponlhoiles. La seconde seigneurie consistait en une maison seigneuriale, un moulin à vent, 5 journaux de prés, 140 de terres labourables, 1 journal de bois et 45 livres de censives. Ses possesseurs figureront ci-dessous sous le titre de seconds seigneurs de Ponthoiles. — Le comte de Ponthieu accorda à Ponthoiles une charte de commune en 1201 : elle fut confirmée en 1347 par Catherine d'Artois, comtesse d'Aumale, et en 1360 par le roi Jean parce que la charte originale avait été brûlée par les Anglais, après la bataille de Crécy.
SEIGNEURS — 1289, Remaniez de Ponthoiles, chevalier. — 1379, Bernard de Ponthoiles, dit Dieu, écuyer. — 1380, Jeanne de Ponthoiles, femme de Bar de Saint-Blimond, écuyer. — 1420, Pierre de Saint-Blimond, écuyer. — 149.'i, Aléaume de Saint-Bluiond, chevalier. — 1500- 1548, Nicolas de Saint-Blimond, écuyer, châtelain de la forêt de Crécy. — 1548-1580, Nicolas de Saint-Blimond, écuyer, châtelain de la forêt de Crccy. — 1580-1592, François de Saint- Blimond, chevalier. — 1592-1019, Marie-Marguerite de Saint-Blimond, femme de Jacques du Caurel, chevalier. — 1619-1659, Marie du Cairel, femme de Charles de Monchy, baron de Visme. — 1659-1695, François de Monchy, baron de Visme. — 1695-1736, André de Monchy, marquis de Monchy, baron de Visme, sénéchal de Ponthieu, colonel d'infanterie. — 1736-1759, Benoit-Alexandre, comte de Monchy, baron de Visme ; il vend la seigneurie, le 25 juin 1759, à son frère. — 1759-1780, André-Honoré, marquis de Monchy, capitaine au régiment Royal, cavalerie, sénéchal de Ponthieu.
PONTHOILES. — Fief situé à Ponthoiles et consistant en un moulin à vent, une maison et un journal de pré.
SEIGNEURS : — 1576-1612, Antoine de Polhoy, écuyer. — 1612-1641, Oudart de Polhoy, écuyer. — 1641-1683, Marie de Polhoy, femme de Claude de Domqueu: , écuyer. — 1683-1708, François de Domqueur, écuyer. — 17118-1715, François de Domqueur, écuyer. Il le laisse à sa sœur. — 1715-1759, Marie-Catherine de Domqueir, femme de Marc-Antoine de Carpenlin, chevalier. — 1759-1769, Marc-Antoine-Alcxandre de Carpentin, chevalier. Il vend son fief, le 13 janvier 1769, moyennant 3,000 livres à : — 17'i9-1789, Jean-François Delplanqoe, meunier du moulin de Bonnelle.
PONT-REMY. — En Ponthieu. Commune, canton d'Aillv-le-Haut-Clocher, arrondissement d'Abbeville, 1528 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 1200 habitants en 1698. — Le château de Pont-Remy est un de ceux qui marquèrent le plus dans l'histoire du Ponthieu, et son importance stratégique résultait nettement de l'intérêt que l'on attachait à sa possession. Il est placé dans une île de la Somme dont les eaux baignent ses murailles. Du château, tel qu'il était au xv e siècle, il ne reste que la grosse tour ronde et la tour prismatique: toutes les autres constructions, composant l'ensemble du château, sont modernes et ont été exécutées pour relier les deux tours. La
grosse tour a environ 8 mètres 33 centimètres de diamètre à l'extérieur : haute de plus de 25 mètres et construite en pierres blanches, elle se compose d'un rez-de-chaussée, et d'un étage coupé par une rangée de mâchicoulis en saillie. « A l'intérieur on remarque 1° un caveau dont la voûte demisphérique est sans arêtes ou nervures ; 2° le rez-de-chaussée, éclairé par une seule croisée à plate-bande, et qui a la forme d'un octogone fort irrégulier ; sa voûte s'appuie sur des nervures prismatiques qui partent de chaque angle et qui forment une anse de panier très-surbaissée. Leurs retombées, assez courtes, reposent sur des culs-de-lampes : 3° l'étage supérieur est aussi éclairé par une croisée en plate-bande ; la voûte, plus élevée, est supportée par des nervures prismatiques aiguës qui viennent s'implanter brusquement dans les angles sans se raccorder avec l'aplomb des murs. Les murailles ont environ 1 mètre 18 centimètres d'épaisseur; 4° la pièce au-dessus, qui est assez grande, est entourée des mâchicoulis (1). » Le château était entouré d'ouvrages avancés dont on a retrouvé les traces dans des terrassements. Tel qu'il est aujourd'hui, le château de Pont-Remy a un aspect pittoresque et grandiose, et c'est une des plus belles résidences de l'arrondissement d'Abbeville.
En 1346 le comte de Wanvick et Geoffroy d'IIarcourt, avec 1000 hommes d'armes et 2000 archers, tentèrent de forcer le Pont-Remy pour ouvrir un passage à Edouard III battant en retraite devant l'armée française, mais la garnison du château et les habitants du village tinrent bon et repoussèrent l'ennemi. En 1369, les Anglais étaient maîtres de Pont-Remy : le comte de Saint-Pol et Hugues de Chàtillon, avec les troupes municipales d'Abbeville, s'en emparèrent après un engagement très-vif. Le 13 octobre 1415, le roi d'Angleterre tenta inutilement de forcer le pont que le seigneur de Pont- Remy défendit bravement. En 1416, Sigismond, empereur d'Allemagne, y logea en allant en Angleterre. Hector de Saveuses occupait le château pour les Dauphinois, en 1421. Le duc de Bourgogne, avec ses Anglo-Bourguignons, vint l'assiéger le 22 juillet. Le premier jour ses troupes se logèrent dans les maisons qui commandaient les approches de la forteresse, mais elles en furent aussitôt chassées par des fusées lancées du château et qui réduisirent ces logis en cendre. La garnison dauphinoise tenait bon, mais l'arrivée par bateaux d'un renfort envoyé d'Amiens aux assiégeants la découragea. Le cinquième jour ils réussirent à s'échapper et allèrent se réfugier dans les for-
(I) M. A. Dusevel, tome il des châteaux, églises et beffrois de Picardie.
teresses d'Àiraines. Le duc Philippe fit alors incendier cette « moult belle habitation. » Ei! 1432 Philibert de Vaudray reprit le Pont-Remy sur les gens du sire de Saveuses et s'y maintint quelque temps, au grand dommage du pays. Le comte de Luxembourg le reconquit et demanda à Amiens huit arbalétriers pour l'aider à le conserver au roi. La reine Eléonore dîna à Pont-Remy, le 6 décembre 1531, avec le Dauphin, les ducs d'Orléans et d'Angoulême, en allant rejoindre le roi François I er à Abbeville. Le 15 août 1549 le roi Henri II logea dans le château. Le 1 er décembre 1554 le duc de Vendôme y fit élever des retranchements en terre, pour défendre le passage de la Somme contre le duc de Savoie qui ne put le forcer. En 1584, Robert de Grouches, baron de Chepy, s'empara du château pour la Ligue et pour le duc d'Aumale : il s'y maintint jusqu'en 1587 que les Royalistes le reprirent ; mais ceux-ci le reperdirent presqu'aussitôt et le duc d'Aumale y séjourna un mois environ. Après la bataille d'Arqués, le duc de Mayenne et le duc de Parme, en 1592, s'arrélèrent au Pont-Remy. En 1594 Jean de Rambures reprit Pont-Remy sur le baron de Chepy et le 17 décembre Henri IV y coucha en allant faire son entrée à Abbe\ille. Le 16 août 1038 le cardinal de Richelieu coucha aussi au Pont-Remy, et le feu, ayant éclaté dans la cuisine pendant la nuit, détruisit une grande partie du château. Une des tours, dans laquelle était un baril de poudre, sauta avec un grand fracas. Sous Louis XIV, Pont-Remy était encore occupé par 150 hommes de pied, mais après le traité des Pyrénées, en 1GG0, la garnison fut réduite à 30 soldats commandés par un sergent.
La seigneurie de Pont-Remy, l'une des pairies du Ponthieu, tenue du roi, consistait en un château de 7 journaux d'enclos, trois moulins à blé et trois moulins à l'huile, 157 journaux de terre, 30 de prés, 2'i0 de bois, un ehampart, 000 livies de censives, un droit de pèche, un droit de travers de 250 livrer. Au moyen âge, sous le nom de droit de cullage, le seigneur percevait une redevance de 5 sols parisis sur chaque mariage. — Le prieur de Canchy nommait à la cure. — Il y avait à Pont-Remy un prieuré qui valait 2000 livres de rente et qui dépendait de l'abbaye du Bec.
SEIGNEURS: — 1160, Girard de Pont-Remy, chevalier. — 1189, Euslache de Pont-Remy, chevalier, vicomte d'Abbcvillc. — 1231, Eiislache de Pont-Remy, vicomle d'Abbcville, chevalier. — 1250, Engucrran de Pont-Remy, vicomle d'Abbcvillc, chevalier. — 127!), Thibaut de Pont-Remy, vicomle d'Abbcvillc, chevalier — 11130, EuMachc de Pont-Remy, vicomle d'Abbeville, chevalier. — 13H0, N... de Pont-Remy, femme de Jean de Baiz, chevalier. — 1380, A^lips de Baiz, femme de Jean de Waencourt, chevalier. — 141.'i, Louis de Waencotjrt, cheva-
lier. — 1433, Philippe de Waencourt, écuyer. — 1455, Marie de Waencourt, femme d'Edmond Deulle, écuyer. Ils vendent Pont-Remy, en 1457, au suivant : — 1457-1474, Jean V, sire de Créquy, conseiller et premier chambellan du duc de Bourgogne, et chevalier de la Toison-d'Or. — 1474-1180, Jacques de Créquy, chambellan du duc de Bourgogne, mort sans i ostérité : son frère puiné lui succède. — 1480-1310, Jean VI, tire do Créquy. — 1510-1321, Antoine de Créquy, chevalier de l'ordre, conseiller et chambellan du roi, capitaine de 50 lances. Il est tué au siège de Hesdin, sans postérité, et a pour héritier son frère ainé : — 1521-1540, Jean MI, sire de Créquy, prince de Poi\, conseiller et chambellan du roi, capitaine de 50 lances, gouverneur de Montreuil. — 1340-1355, Jean VIII, sire de Créquy, prince de Poix, chevalier de l'ordre, capitaine des 100 f cntilshommes de la maison du roi. — 1535-1557, Louis de Créquy, tué à la bataille de Saint-Quentin, sans alliance. Il a pour héritier son frère: — 1537-1574, Antoine, cardinal de Créquy, évêque d'Amiens. Il lai>se, le G juin 1574, tous ses biens à son neveu, à condition de prendre le nom et les armes de Créquy. — 1374-1590, Antoine de Blanchefcrt-Créquy. — 1590-1638, Charles de Blancuefort-Créquy, duc de Lesdiguières, pair et maréchal de Fiance, chevalier des oidres du roi. — 1638-16S7, Charles, duc de Créquy, premier gentilhomme de la chambre, che\alier des ordres du roi, gouverneur de Paris. — 1687- 1700, Madeleine de Créquy, femme de Charles-Belgique-IIollande de La Trémoïlle, duc de Thouars, prince de Tarenle et de Talmont, pair de France, chevalier des ordres et premier gentilhomme de la chambre du roi. — 1700-1719, Charles-Louis-Brelagne de La Trémoïlle, duc de La Trémoïlle et de Thouars. — 1719-1720, Charles-Armand, duc de La Trémoïlle : il vend Pont-Remy, le 9 janvier 1720, à : — 1720-1740, Michel-Robert Le Peletier des Forts, comte de Saint-Fargeau, contrôleur des finances. — 1740-1763, Anne-Louis-Michel le Peletier des Forts, comte de Saint-Fargeau. — 1763-1789, Michel-Etienne le Peletier des Forts, comte de Saint-Fargeau, président à mortier au parlement de Paris. Celui-ci n'eut qu'une fille, alliée à M. le Peletier de Morfontaine, son cousin: ce fut-elle qui, le 17 mars 1817, vendit la terre de Pont-Remy à M. du Maisniel de Liercourt.
GOUVERNEURS DU CHATEAU. — 1584-1594, Robert de Groucdes de Gribauval, baron de Chepy, pour la Ligue. — 1G08-1620, Philippe de Lamiré, écuyer, seigneur de Caumont. — 1647, N. Boju de Boissy. En 1647 le roi lui retire le litre et les fonctions de gouverneur, pour les attribuer désormais aux Créquy, possesseurs du château.
POPINCOURT. — En Vimeu. Fief et ferme à Mareuil, relevant de la dite seigneurie. Il consistait en une maison avec un enclos de 14 journaux, 62 de terres labourables, 66 de bois et 23 livres de censives.
SEIGNEURS. — 1460-1509, Bernard de May, écuyer. — 1509-1550, Jean de May, écuyer, mayeur d'Abbeville.— 1550-1580, Bernard de May, écuyer. — 1586-1625, Claude de Cacheleu, écuyer, capitaine de Saint-Riquicr. — 1023-1650, Jacques de Cacbeleu, écuyer, exempt des gardes du corps de Monsieur, frère du roi. — 1650-1670, Robert de Cacueleu, chevalier, chevau -léger de la garde du roi. Il vend Popiucourt à : — 1670, Jean Langnier. — 1703, N. Langnier, femme de Louis Cardon de la Hestroyc, avocat du roi au présidial d'Abbeville. — 1774- 1789, Pierre-François-Nicolas de Ponthieu, écuyer, chevau-léger de la garde du roi.
Jacques des Groiseliers, écuyer, seigneur de Domesmont, demeurait à Popincourt en 1550.
PORT-LE-GRAND. Portus, au vn e siècle. — En Ponthieu. Commune, canton de Nouvion, arrondissement d'Abbeville, 278 habitants. Election et bailliage
d'Abbeville, 150 habitants en 1G98. Il y avait une abbaye qui fut totalement ruinée par les Normands en 860 et qui ne se releva jamais de ses ruines. — Port reçut une charte de commune en 1,218. La seigneurie appartenait au roi : elle consistait en 3G journaux de terres labourables, 18 de prés à foin et 30 livres de censives. Il y avait six autres fiefs du môme nom, relevant de la seigneurie, et qui, au xvin 8 siècle, étaient réunis dans les mains des Chartreux d'Abbe\ille. La réunion de ces six fiefs consistait en une maison seigneuriale, 300 journaux de terres labourables, 50 de friche, 7 de prés à foin, 4 de pâtures et 60 livres de censives. — La Chartreuse nommait en outre à la cure. Le principal de ces six fiefs, celui qui avait pour chef-lieu la maison seigneuriale, eut pour seigneurs :
lijfl, Philippe nE VYàencourt, écuyer. — VilO, Jacques Tuitfier, l'euyer. — 1606, Louis Tbuffieb, miyer. — 1027, François Trdffier, écuyer, capitaine d'une compagnie de 100 hommes de pied.
Jean de Contes, écuyer, demeurait à Port en 1380, et Mathieu de Contes, écuyer, son fils, y demeurait en 1100.
PORT (petit). — En Vimeu. Commune de Saigneville, 81 habitants. La seigneurie était réunie à celle de Port-le-Grand et possédée par les Chartreux. Au xiv e siècle elle était indépendante de l'autre, et appartenait à Pérette, veuve de Guillaume de Laviers, en 1379, puis aux marquis de Saint-Blimond, de 1700 à 1789; elle consistait alors en 14 livres 10 sols de cens à prendre sur une maison, et 40 journaux de terre à Port.
PORTE (la). — En Vimeu. Fief à Martainneville-sur-Mer, mouvant *du dit lieu, et consistant en une maison de 15 journaux d'enclos, 12 journaux de terres labourables et 32 livres de censives. Il appartenait en 1567 aux Trudaine, qui le vendirent à la famille Tacquet ? en 1703 il avait pour seignei r François de Serres, écuyer, seigneur de Beaufort.
PORTE (la). — En Ponlhieu. Fief à Nempont et mouvant de la seigneurie dudit lieu.
POULTIER. — En Vimeu. Fief à Bouillancourt-en-Sery et relevant de la seigneurie de Ponches.
POULTIÈRES. — En Vimeu. Hameau de la commune de Huppy, 42 habitants. Au xvn e siècle il avait 5 maisons en Ponthieu et 5 au bailliage d'Amiens. En 131 1 ce hameau s'appelait LA BOULETIÈRE, d'où, par corruption, l'on a fait Poultières. Apporté par Françoise de Teuffles h Adrien de La Rivière, baron de Chepy, chevalier de l'ordre du roi, en 1540, il a passé avec Huppy, par
alliance, dans la maison de Grouches. Voir au mot HUPPY, puisque les seigneurs furent les n.êmes, depuis 1482 jusqu'en 1789, c'est-à-dire les Haucourt, Teuffles, La Rivière et Grouches.
POUTRLNCOURT. — En Vimeu. Commune de Lanchères, 137 habitants. La seigneurie, mouvante de celle de Caycux-sur-Mer, consistait en une maison avec une grosse tour en pierres blanches et un enclos de 14 journaux, 184 journaux de terre, 2 de bois, 90 livres et 3 sous de censives, une fontaine et une cressonnerie.
SEIGNEURS. — 1380-1403, Hue de Biencocrt, écuyer, bailli d'Abbeville : il a pour héritier son frère : — liOlî-1420, Colart de Biencourt, écuyer, conseiller au parlement et maître des requêtes. — 142D-H70, Gérard de Biencocrt, écuyer. — 1470-1530, Jean de Biencourt, écuyer 1530-1 367, Florimond de Biencoïrt, chevalier, conseiller et maître d'hôtel ordinaire du roi, bailli du Yermandois, gouverneur du duché d'Aumale. — 1567-1603, Jacques de Biencocrt, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, che\alicr de l'ordre, capitaine de 50 hommes d'armes. — 1603-1 626, Philippe de Biencocrt, chevalier, grand-Lailli d'Ardres et de Guines. Il mourut sans postérité et Poulrincourt passa à son frère puiné : — 1626-1615, Charles de Biencocrt, chevalier, conseiller et maître d'hôtel du roi, écuyer de la grande écurie et chevalier de l'ordre. — 1 6 i 5-170 i, Charles de B. encourt, chevalier, grand-bailli d'Ardres et de Guines.— 1704-1714, Lnuis-Charles de Biencocrt, chevalier, grand-bailli d'Ardres et de Guines, chevalier de Saint-Louis. — 1744-1780, Louis-Charles-Michel de Biencocrt, marquis de Poulrincourt, baron de Mesnières, grand-bailli d'Ardres et du comté de Guines, capitaine au régiment de Bourbon, infanterie, chevalier de Saint-Louis.
PRÉAUX. — En Ponthieu. Hameau, commune deNempont, 123 habitants. Bailliage de Waben, paroisse de Montigny. Ce fief appartenait à Nicolas Boussart, écuyer, vers 1580.
PRÉEL (le). — Commune de Froyelles, 7 habitants. Bailliage de Crécy : ce fief consistait en une maison avec 6 journaux de pâture, 120 de terres labourables et 25 de prés. Il a appartenu aux suivants :
1680-1711, Pierre Gallet de Neully. — 1711-1748, Marie-Madeleine Gallet de Necillt, femme de Jean-François Bourrée, écuyer. — 1748-1789, François Bourrée, écuyer.
PRÉS-LE-COJITE (les). — Fief au Temple, près Waben, tenu du roi, consistant en 33 mesures de prés. Il a appartenu aux suivants :
1584, JeanGoiRLÉ, écuyer. — 1618, Charles d'Aillt, écuyer. — 1683, Charles de Rawbures, — 1690-1744, Madeleine de Rasibures, femme de Charles Defacques, bourgeois d'Abbeville : celui-ci laisse son fief à son frère : — 1750, Jacques Defacqces.
PRÊTRE (le). — Fief à Fontaine-sur-Somme, mouvant du dit lieu, et appartenant à la fabrique de Fontaine.
PRÉVILLE. — En Ponlhieu. Ce fief s'appelait d'abord LA VASSOURIE. ïl a changé plus tard ce nom contre celui de PRÉVILLE. Il était situé à Epagnette, relevait du roi, et consistait en 5 maisons, 104 journaux de terre, 2 de prés, un droit d'herbage sur la commune, 5 livres de censives.
SEIGNEURS : — 1380-1410, Pierre Lenganeur, écuyer, huissier d'armes du roi, lieutenant du capitaine d'Abboville. — 1410-1423, Agnès Lenganeir, femme de Thomas le Ver, écuyer, mayeur d'Abbcville. — 1 ï2j-149.ï, Marie le Ver, femme de Thierry de Lisques, écuyer, bailli d'Abbevillc. — 1493-133S, Ferry de Lisques, écuyer, lieutenant-général de la sénéchaussée de Ponlhieu et mayeur d'Abbcville. — 1338-1. 'i70, Thierry de Li-qces, écuyer. — 1370-1593, Nicolas de Li-qces, écuyer. Il vend la Yassourie, aliits Préville, le 30 mai 1393, au suivant, moyennant 110 cens, 40 sols de deniers à Dieu et 5 écus de vin. — 1393-1620, Lancelot Manessier, ('cuyer, conseiller du roi, lieutenant-particulier et assesseur criminel en la sénéchaussée de Ponthieu et siège présidial d'Abbcville, mayeur d'Abbcville. — 1620-1693, Charles Manessier, écuyer, conseiller du roi, lieutenant-général civil et criminel aux villes et sénéchaussées de Saint-Pol et de Hesdin. — 1693-1721, Joseph Manessier, chevalier, capitaine au régiment royal des Vaisseaux, chevalier d'honneur au siège piésidial d'Abbeville.— 1721-1763, Marie-Madeleine Manessier de Préville, femme de Claude-Charles, comte de Boubers-Abbeville. Elle le laisse à : — 1763, Claude-Honoré de Langat, qui le vend le même jour, 18 août 1763, moyennant 7,000 livres à : — 1763-1780, Adrien Ricouaut, négociant à Abbeville.
PUCHOT (le). — En Vimeu. Fief à Mareuil, mouvant du dit lieu. Il consistait en 54 journaux de terres labourables, 30 de bois. Il appartenait en 1700 à M. de Buigny, et en 1760 à M. Duflos.
QUEND. Quentum, en 988. — En Ponthieu. Commune, canton de Rue, arrondissement d'Abbeville, 1745 habitants. La seigneurie, tenue du roi, consistait en une maison, une tenderie d'oiseaux affermée 12 livres par an et 250 livres de censives. Il y a eu un château dans la partie du village appelée le Vieux Quend. Cette section a 74 habitants. — L'archidiacre de Ponthieu nommait à la cure.
SEIGNEURS: — 1H43, Philibert Carpentin, écuyer, lieutenant-général en la sénéchaussée de Ponthieu, mayeur d'Abbeville. — 1652, Artus de Calonne, écuyer, capitaine au régiment de Monldejeu, infanterie.
QUESNE(le). — En Vimeu. Commune, canton d'Hornoy, arrondissement d'Amiens, 243 habitants. Election d'Abbeville, bailliage d'Airaines et d'Arguel ; 110 habitants en 1698. La seigneurie, et châtellenie, tenue du roi, consistait en un château ruiné, 50 journaux de terre, 40 de bois et 200 livres de censives. — La cure était à la collation de l'abbé de Saint-Fuscien.
SEIGNEURS : — 1203, Foulques de Quesne, chevalier.— 1240, Gauthier do Qcesne, chevalier.
— 13j0, Guillaume du Qlesnot, chevalier. — 13"9, Raoul dd Quesnoy, dit Eslourmy, écuyer.
— 1590, Philippe de Rambuiies, chevalier, grand-maître des eaux et forêts en Picardie : il laisse le Quesne à son neveu. — 1600-1633, Charles de Rambures, chevalier des ordres du roi, maréchal de camp, gouverneur de Doullens et du Crotoy. Le Quesne appartint à ses descendants et eut jusqu'en 1789 les mêmes seigneurs que Rambures. Nous renvoyons donc à l'article concernant cette seigneurie.
QUESNEV1LLE. — En Vimeu. Fief au Quesnoy-le-Montant, et mouvant du dit lieu. Il appartenait en 1700 à M" e Gaillard. Il consistait en une maison avec un enclos de 5journaux, 30 journaux de terre et 2 de bois.
QUESNOY-LE-MONTANT (le). — En Vimeu. Commune, canton de Moyenneville, arrondissement d'Abbeville, 356 habitants. Election et bailliage d'Abbeville : en 1698 200 habitants ; 57 feux en 1760. La seigneurie, mouvante de Long, consistait en une maison avec un enclos de 2 journaux, 210 journaux de terres labourables, 8 de bois, 5 de pâture, 12 de prés à Cahon, 10 de rideaux et 50 livres de censives. Le seigneur de Boubers avait une partie de sei-
gneurie qui comprenait l'église et 120 livres de censives. Il y avait au Quesnoy une forteresse qui, pendant la Ligue, était occupée par les Royalistes. A la lin de 1589, les Ligueurs d'Abbeville en firent le siège et la détruisirent. « On voit encore les ruines de ce cliàteau dans la propriété de M. du Bellay. La forme du château se reconnaît sans peine, les fondations étant partout intactes, et dans certaines parties les murs ayant encore plus d'un mètre d'élévation. Une tour seule a été démolie jusqu'à terre. Les bases des murailles, vers l'ouest et vers le nord, sont en cailloux très-bien taillés, au sud et à l'est en moellons: on remarque qu'une partie du château dut être construite ou réparée en briques (1). » — L'évêque d'Amiens nommait à la cure.
SEIGNEURS : — 1263, André du Quesnoy, chevalier. — 1300, Jean du Qiesnoy, chevalier.
— 1311, Pierre du Quesnoy, écuyer. — 1351, Robert du Qdesnoy, clic\alicr. — 1360, Guillaume du Quesnoy, chevalier. — 1383, Jean du Qiesnoy, écuyer. — 1130, l.ancelot de Haccourt, chevalier. — 1403, Jeanne de Haitourt, femme de Jacques de Bailleul, chevalier. — 1330, Françoise de Bailleul, femme d'Adrien de Mailly, chevalier. — 1360, Edme de Maillt, chevalier, gouverneur de Neut'dnUel. — 1039-1663, Jean l'Yver, chevalier, vicomle de Bouillencourt, capitaine de chcvau-légers. — 1663-1703, Jean l'Yver, chevalier, vicomte de Bouillencourt. — 1710, M. ce La Yespiere de Liambrine. — 1763, M. le prince d'Epinot. — 1770, L'Hopitalgénéral d'Amiens.
QUESNOY-SOUS-VAUCHELLES (le). — En Ponthieu. Commune de Vauchelles : bailliage d'Abbeville. La seigneurie qui, en 1377, consistait en un manoir et 8 journaux d'enclos, i49 journaux de terre, 10 de bois, 1 de prés, était composée au xvur 3 siècle d'une maison seigneuriale avec 6 journaux d'enclos, 151 journaux de terres labourables, 5 de bois, 9 de pâture, 47 livres de censives. Elle relevait du roi.
SEIGNEURS : — 1377, Guillaume du Quesnoy, écuyer. — 1171, Colinct le Prévost, écuyer.
— 1373, Marie le Prévost, femme de Louis de Ribeaucourt, écuyer. — 1600, Charles de Ribeaucourt, écuyer. — 1033, François de Ribeaicoirt, écuyer. — 1633-1660, Jeanne de Ribeaicoiht, femme de Nicolas-Bernard de Fontaines. — 1660-1693, Joseph de Fontaines, écuyer. — 1G93-1721, Anne de Fontaines, femme de Nicolas de Belloy, écuyer. — 1721, Nicolas de Belloy, chevalier. Il n'a pas d'enfants et a sa sœur pour héritière. — 1760, Marie-Elisabeth de Belloy, femme de Philippe-Joseph de Gargan de Rollepot, chevalier. — 1780, Jean, comte de Riencourt, chevalier.
QUESNOY-SOUS-AIRAINES (le). — En Vimeu. Commune, canton de Molliens-Vidame, arrondissement d'Amiens, 901 habitants ; élection d'Amiens, en 1698 690 habitants; 256 feux en 1760. La châtellenie relevait de celle de Picquigny. Ses coutumes locales furent rédigées le 27 septembre 1507 II y
(I) Histoire de cinq villes, etc., par M. Prarond, Saint- Valéry, tome II.
avait au Quesnoy « un méchanl chastel (1) » occupé en mars 1422 par 40 gens d'armes au service du Dauphin, commandés par Valeran de Saint-Germain et Léonard de Picquigny. Jean de Luxembourg et les Anglo-Bourguignons vinrent l'assiéger. Les murailles ayant été fortement endommagées par les machines de guerre, la garnison capitula : plusieurs d'entre eux, parmi lesquels était Léonard de Picquigny furent pendus immédiatement ; les autres, emmenés à Amiens, y subirent le môme sort, et enfin le château fut « désolé et mis en feu de fond en comble. » Rien ne survécut donc à cette sanglante tragédie.
SEIGNEURS : — 1330, Robert de Sorel, écuyer. Il vend en 1332 1e Quesnoy au suivant : — 1332, Brunet de Cambron, écuyer, acquéreur en qualité de tuteur de Hue Quiérel, fils mineur de feu Guy Quiéret, dit Boorl, chevalier. Maisla même année le retrait féodal cM fait sur lui par : — 1332, Marguerite de Picquigny, vidamesse d'Amiens, qui donne le Quesnoy, en 1332, à son oncle. — 1332-1338, Robert de Picquigny, chevalier. Il donne, le 10 février 1338, le Quesnoy à son petit-neveu et filleul. — 1338-1382, Robert d'Ailly, chevalier. Celui-ci laisse le Quesnoy à son frère. — 1382-1383, Baudoin d'Ailly, dit Baugeois, chevalier, vidame d'Amiens, chambellan du roi. Le 18 janvier 1383 il .s'en dessaisit en faveur de son frère puîné. — 1385-1410, Mathieu d'Ailly, dit Sarrazin, chevalier, sénéchal de Ponlhicu et capitaine d'Ahbcville. — 1410-1 ii 1 *, Jean d'Ailly, écuyer. — liiO-1490, Isabeau d'Ailly, femme de Christophe Quiéret, écuyer. — 1490-1523, Jean Quiéret, chevalier. — 1525-1578, Jean Quiéret, écuyer. — 1578- 1620, Adrien Quiéret, écuyer. — 1620-1640, Joachim Quiéret, écuyer. — 1 64 0-10G8, Jean le Fort de Fermembrun, chevalier. — 1668-1696, Antoinette le Fort de Fermeyibrun, femme de François le Roy, chevalier, seigneur de Moyenneville et Valanglart. — 1696-1734, Claude le Roy de Valanglart, chevalier. — 1734-1768, Claude-François le Roy, marquis de Valanglart. — 17G8-1789, François-Léonard le Roy, marquis de Valanglart, comte du Quesnoy, meslre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
Renaut le Vicomte, écuyer, demeurait au Quesnoy, en 1384. — Adrien Quiéret, seigneur de Rionville y résidait aussi ; mais il fut obligé de quitter le Quesnoy, en 1(>S5, après une rixe entre lui et M. le Roy de Valanglart, rixe dans laquelle deux de ses fils auraient été tués. — Dans l'église du Quesnoy a été inhumée, en 1709, Mario-Anne Trudaine, demoiselle de Roberval, femme de Claude le Roy, seigneur de Valanglart.
QUESNOY (le). — En Ponthieu. — Fief situé à Domvast, relevant de cette seigneurie, et appartenant au xvn e siècle à l'abbé de Dommartin.
QUEUTE (la). — En Ponthieu, dont elle était l'une des pairies, relevant directement du roi. Cette seigneurie consistait seulement en 260 journaux de terre. — Bailliage d'Abbeville.
SEIGNEURS : — 1378, Pierre Bournel, chevalier. — 1390, Hue Bournel, chevalier, capitaine de Rue. — 1420, Louis Bournel, chevalier. — 1460, Jean Bournel, chevalier, conseiller et
(') Chronique de Monstrelet.
chambellan du roi, lieutenant des ville et château de Sainte-Menehould.— 1495, Louis Bournel, chevalier, conseiller, chambellan et panetier du roi. — 1520, Louis Bocrnel, baron de Thiembrunne, mort sans enfants, a pour héritière fa sœur. — 15i0, Marie Bocrnel, femme de Jean de Soissons-Morcuil, chevalier. — 1550, Jacqueline de Soissons-Morecil, femme d'Aloph Rouault, chevalier, sire de Gamachos. — 1500, Nicolas Rouault de Gamaches, chevalier, baron de Longroy et de Hélicourt, chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme de sa chambre. Il vend en 1360, La Queute à : — 1560, Jean de Cau\. — 1590, Louis d'Aoest, écuyer, vicomte de La Queute. — 1600, Charles Pasciial, chevalier de l'ordre du roi, conseiller dYtat, ambassadeur chez les Grisons. Il donne La Queute à son beau-fils. — 1620, Philippe Pascdal de Lavernot, chevalier, président au présidial d'Abbcvillc, conseiller d'état. — 1670, François de Lavernot, chevalier. Il vend La Queute, en 1C78, à : — 1678-109.'», Charles Destailleirs de Cbanterawe, capitaine d'infanterie. — 1695-1723, Jeanne Destailleurs de Cuanteraine, femme d'André de Monchy, baron de Vismc, sénéchal et gouverneur de Ponthicu. — 1723-1768, Benoit-Alexandre, comte de Monciiy, baron de Visme, vicomte do La Queute, sénéchal et gouverneur de Ponthieu. Il a pour hu ilier son frère. — 1768-1780, André-Honoré, marquis de Monchy, capilaine au régiment royal, cavalerie, chevalier de Saint-Louis, sénéchal de Ponthieu. Celui-ci lègue à son neveu. — 1789, Charlcs-Marie-Ilubert, marquis des Essars.
QUEUTE (la). — Fief à Ponches, mouvant du dit lieu, et valant 12 livres de censives. QUINCAMPOIX. — Fief au Pont-Remy. Il appartenait à Jean Douville, en 1546.
RAIMBEHAN. — En Vimeu. Fief à Nibas, tenu par deux tiers de Gamaches et par un tiers de Saint-Valery. Il consistait en une maison seigneuriale et une ferme, granges, étables, cour, jardin, jardin potager entouré de murailles, et pâtures entourées de murs, le tout comprenant 15 journaux, 210 journaux de terres labourables, 200 livres de censives et un moulin à vent. La maison seigneuriale avait un rez-de-chaussée, une cuisine, une salle et une petite chambre, et deux chambres au premier étage.
SEIGNEURS : — 1236, Guillaume de Raimbehan, chevalier. — 1273, Guillaume de Raimbehan, chevalier. — 1280, Muroie de Raimbehan, femme d'André de Ponches, chevalier. — 1330, Robert du Quesnot, chevalier. — 1353, Guillaume do Qcesnot, chevalier. — 1470, Jeanne Quiéret, femme de Foulques de Renty, dit le Galois, chevalier, puis de Renaud de Giresme, chevalier. — 1550-1381, Raoul de Fontaines, écuyer.— 1581-1619, Jacques de Fontaines, écuyer. — 1619 1640, Barbe de Fontaine*, femme de Louis de Moreuil, chevalier, puis de Louis Gaillard de Longjumeau, chevalier. — 1640-1670, Charles Gaillard de Rambcbelles, chevalier. 1670-1708, Nicolas Gaillard de Longjumeau, chevalier. — 1708-1716, N... de Pioger qui vend, en 1716, Raimbehan, moyennant 38,000 livres à : — 1716-1730, Gabriel Fuzelier.
RAIMECOURT. — Fief et ferme, commune de Senarpont, relevant de la seigneurie du dit lieu. Il consistait en une maison avec 12 journaux d'enclos planté, 75 journaux de terres labourables, 10 de prés, 4 de bois et 2ô de pâturages. — 7 habitants.
SEIGNEURS : - 1452, Colart du Mesnil, écuyer. — 1550, André Vincent, ecuyer. — 1573- 1621, Jean Vincent, ecuyer, conseiller et magistrat au siège présidial, mayeur d'Abbevitle. — 1621-1651, Nicolas Vincent d'Uantecourt, écuyer, conseiller d'état, maître des requêtes ordinaire de la reine, lieutenant-criminel en la sénéchaussée de Ponthieu, mayeur d'Abbeville. — 1631-1696, Jean Vincent d'Hantecourt, écuyer, lieutenant-général criminel en la sénéchaussée de Ponthieu et siège présidial d'Abbeville. — 16H6-17I0, Jean Vincent d'Hantecourt, chevalier, capitaine au régiment de Fontenilles, mort sans postérité. 11 a pour héritier son frère aîné. — 1710-1732, André Vincent d'Hantecourt, chevalier, lieutenant-colonel au régiment de milices de Méricourt. — 1732-1750, Pierre-André Vincent d'Hantecourt, chevalier, lieutenant au régiment d'Aunis. — 1730-1789, Jean-Baplisle-Nicolas-Bénigne Vincent, comte de Raimecourt, capitaine au régiment de Char.'res, infanterie, chevalier de Saint-Louis.
RAIMESNIL. — Fief à Tours-en-Vimeu. Il a appartenu aux suivants :
1500-1530, Guillaume de Raimesnil, écuyer. — 1530-1354, Louise de Raimesnil, femme de
Jacques de Bclleval, écuyer, seigneur de Rouvroy, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1554-1 .'i79, Antoine de Belleval, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1579-1610, Pierre de Belleval, chevalier. — 1C10-1677, Antoine de Belleval, chc\alier. — 1677-1738, Pierre-Anloine de Belleval, chevalier. — 1738-1743, Louis-Antoine de Belleval, chevalier, vicomte d'Emon\ ille-Chepy, capit.ineau régiment de Toulouse, cavalerie.
RAINVILLERS. — En Vimeu. Hameau détruit, qui était situé dans la commune de Hallencourt. Bailliage d'Airaines. En 1717 un arbre seul marquait l'emplacement qu'il avait jadis occupé. Le fief, relevant de la Ferlé, consistait en une maison a\ec un enclos de 10 journaux, 314 journaux de terre, 34 de bois et un champait de 50 livres.
SEIGNEURS : — 1270, Engucrran de Rainwllers. — 1311, Gilles de Rainvillers. — 1442- 1480, Adde de BAïuunsT, femme de Jean Carue, écuyer de cuisine du roi. — 1 1811-1319, Jean Carue, écuyer. — 1519-1550, Jeanne Carue, femme de Charles Cornu. — 1550, Madeleine Cornu, femme de Jean de La Fresnoye, écuyer. — 1550-1500, Louis de La Fresnoye, écuyer, mayeur d'Abbcville. — 1560-1575, Pierre de La Fresnoye, écuyer. — 1575-1590, Antoinette de La Fresnoye, femme de Jean de Camoisson, écuyer. Comme ils n'ont pas d'enfants, Rainv illers revient à leur plus proche héritier : — 1590-1611, François Cornu, écuyer. — 1611-1660, Oudurt Cornu, chevalier. — 1660-1690, François Cornu, chevalier. Il vei;d Rainvillers, vers 1690, à : — 1690-17:18, Niiolas Briet, écuyer, conseiller au présidial d'Abbcville.— 1738-1758, Pierre-W'ulfran Briet de Rainvillehs, écuver, conseiller-secrétaire du roi, maison et couronne de France. — 1738-1780, Philippe Briet de Rainvillers, écuyer. — 17S0-1789, Jean-Philippe- Marie Briet de Rainvillers, écuyer, lieutenant de cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
RAMBURELLES. — En Vimeu. Commune, canton de Gainaches, arrondissement d'Abbeville: 409 habitants. Election d'Abbeville, 220 habitants en 1698: 64 feux en 1760. La seigneurie, mouvante de la châtellenie de Bailleul-en- Vimeu, consistait en une maison seigneuriale, granges, étables, colombier, pourpris, terres labourables, censives, etc. Ses coutumes locales furent rédigées en 1507.
SEIGNEURS : — 1204, .Guillaume de Ramburelles, chevalier. — 1238, Guillaume de Rambdrelles, chevalier., — 1268, Jean, de Rajibirelles, chevalier. — 1370, Raoul de Ramblrelles, dit Brillart, écuyer. — 1 410-1130, Marie de Rambi relies, femme de Jean de Fontaines, chevalier, conseiller et chambellan du roi, sénéchal de Saintonge el capitaine du pont de Saintes. — 1430-1462, Gilles de Fontaines, écuyer. — 1462-1493, Beiugeois de Fontaines, écuyer. — 1493-1.VJ0, Jacques de Fontaines, écuyer. — 1530-l.'i8l, Raoul de Fontaines, écuyer. — 1581- 1630, Jacques de Fontaines, écuyer. — 1630-1610, Barbe de Fontaines, femme de Louis de Moreuil, chevalier, puis de Louis Gaillard de Longjumeau, che\alicr. — 16 S 0- 1 670, Charles Gaillard de Ramburelles, chevalier. — 1670-1715, Nicolas Gaillard de Ramburelles, chevalier. Il n'a pas d'enfant et donne Ramburelles à sa sœur. — 1715-1742, Suzanne Gaillard de Ramburelles: celle-ci donne Ramburelles, le 30 août 174 2, à son cousin : — 1742-1751, Nicolas-Antoine de GnouniES, marquis de Chepy, maréchal de camp, grand-croix de Saint-Louis. — 1751, Jacques-Etienne de Groucues, marquis de Chepy, maréchal de camp. — 1752-1789, Anloine- Jean-Etienne de Groucbes, marquis de Chepy.
Jean Cornu, écuyer, demeurait à Raniburelles en 1499, et François de Fontaines, écuyer, seigneur de Pellevert, y demeurait en 1605. — Dans l'église ont été inhumés : vois 1398, Raoul de Fontaines, écuyer, seigneur de Ramburelles, et Françoise de Bacouel, sa femme ; en 1605, Jacques de Fontaines, écuyer, seigneur de Ramburelles, et en 1I14S, Gabrielle de la Radde, sa femme; en 1618, Marguerite de Fontaines, leur fille ; en 1664, Barbe de Fontaines, femme de Louis Gaillard de Longjumeau, chevalier.
RAMBURES. — En Vimeu. Commune, canton de Gamaches, arrondissement d'Abbeville, 827 habitants. Election d'Abbeville, bailliage d'Amiens, 1000 habitants en 1698 ; 8Î- feux en 1760. — La seigneurie, dont les coutumes locales furent rédigées en 1507, relevait de la châtellenie du Quesne, et consistait en un château, un champart de 900 livres, 104 livres, 236 chapons, 19 poules et 175 setiers d'avoine de censives : les terres et les autres censives étaient du bailliage d'Amiens et relevaient du marquisat de Gamaches. — Le chapitre de Saint-Firmin d'Amiens nommait à la cure.
Le château de Rambures est l'un des édifices les plus curieux du nord de la France et présente un des spécimens les mieux conservés que l'on connaisse de l'architecture militaire à la fin du xiv" siècle. On l'a si souvent décrit que nous nous abstiendrons de le faire. Rappelons seulement les principaux événements dont il fut le théâtre. Le château actuel fut rebâti sous les dernières années du règne de Charles V En 1421, le château de Rambures appartenait aux partisans du Dauphin : le roi d'Angleterre s'en empara en 1422 et le donna en avril 1423 à Colart et Ferry de Mailly, écuyers, frères. En 1431 Charles Desmarets Je reprit d'assaut à Ferry dé Mailly pour le compte du seigneur légitime de Rambures. En août 1472 le sire de Rambures se soumit au duc de Bourgogne lequel allait assiéger son château « qui est à merveille fort et à grant peine l'auroit on sans affamer, » et celui-ci y lais-a une garnison, mais Joachim Rouault le reprit au mois d'octobre suivant, pour le roi qui lui donna en récompense le château et la seigneurie. Après le traité passé entre le roi de France et le duc de Bourgogne, en 1475, Rambures fut restitué par le roi à son propriétaire. Les Calvinistes ayant pris le château en 1585, les Ligueurs le reprirent par surprise, le 2 juillet de la même année et ils y tenaient encore garnison en 1589. C'est, dit-on, en témoignage d'estime pour la valeur du brave Rambures, que le cardinal de Richelieu épargna son château ; la révolution de 1793 fut aussi clémente que le grand cardinal.
SEIGNEURS : — 10.'i8, Anscau de Rambures, chevalier. — 1071, Robert de Rambures, chevalier. — 1107, David de Rambures, chevalier, — lli!7, Jean de Rambures, chevalier. — 1190, Jean de Rambures, chevalier. — 1220, Raoul de Rambures, chevalier. — 1220-12Ï7, André de Rambures,. chevalier. Il meurt sans postérité, laissant Rambures à son frère puiné. — 1270, Jean de Rambures, chevalier. — 1280, Jean de Rambures, chevalier, gouverneur de Guise. —
1281-1326, André de Rambures, chevalier. — 1326-1364, Jean de Rambdres, chevalier, gouverneur d'Arras. — 1361-1405, André de Rambures, chevalier, conseiller et chambellan du roi, capitaine de Boulogne et de Gravelines. — 1405-1 415, David de Rambdres, chevalier, grand maître des arbalétriers de France. — 1415-1450, André de Rambures, chevalier, grand-maltre des eaux cl forêts en Picardie, gouverneur d'Elrcpagny et d'Aumale. — De 1423 à 1431, Rambure-; appartint à Ferry de Maili.y, écnyer, auquel le roi d'Angleterre l'avait donné. — 1450- 1489, Jacques de Rambdres, chevalier, conseiller et chambellan du roi, gouverneur de Saint- Valery-sur-Somme. — De 1472 à 1474, Rambures appartint àJoachim Uouadlt, sire de Gamache~, maréchal de France, à qui Louis XI l'avait donné par confiscation. — 1489-15Î0, André de Rambures, chevalier, conseiller et chambellan du roi, sénéchal de Ponthicu, grandmaltre de- eaux et forets en Picardie. — 1520-1570, Jean de Rambures, chevalier, conseiller et échansou ordinaire du roi, grand-maltre des eaux et forêts en Picardie. — 1570-16110, Jean de Rambcres, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes. — 1600-1633, Charles de Rambures, chevalier, maréchal de camp, gouverneur de Doullensetdu Crotoy, chevalier des ordres du roi, vice-amiral de Picardie, gentilhomme de la chambre, colonel du régiment de Rambures, infanterie. — 1633-1637, Jean de Rambdres, chevalier, maréchal de ramp, colonel du régiment de Rambures, gou\erneur de Doullens et du Crotoy, tué au siège de la Capelle, sans alliance, a pour héritier son frère puîné. — 1637-1642, François de Rambcres, colonel du régiment de Rambures, tué à Honnecourl, sans alliance, a pour héritier son frère puîné : — 1642-1656, René de Rambcres, maréchal de camp, co'onel du régiment de son nom, mort sans alliance, laissant Rambures à son frère puiné: — 1656-1671, Charles, marquis de Rambdres, maréchal de camp, colonel du régiment de Rambures, gouverneur du château de Bohain, conseiller d'élat. — 1671-1676, Louis-Alexandre, marquis de Rambdres, colonel d'un régiment d'infanterie de son nom : mort sans alliance : il a pour héritière sa sœur aînée: — 1676-1710, Marie-Renée de Rambdres, femme de Just-Joseph-François Cadart de Todrnon d'Ancrzine, duc de Caderousse : elle meurt sans enfant, laissant Rambures à son cousin : — 1710-1728, François de La Rocde, marquis de Fontenilles, capitaine au régiment de Coislin, infanterie. — 1728- 1755, Louis-Antoine de La Roche, marquis de Fontenilles, maréchal de camp. — 173.Ï-1764, Antoine-César de La Rociie, marquis de Fontenilles, mort âgé de di\-huit ans et sans alliance, le dernier de la branche aînée de cette maison, il eut pour héritière ta sœur. — 1764-1789, Adélaïde-Antoinette de La Roche-Fontenilles, femme de Jean-Baptiste-François-Ménélaùs Coibert, marquis de Sablé, maréchal de camp, capitaine des gardes de la porte.
RAMÉE (la). — Fief à Epagne.
RAY. — En Ponthieu, sur l'Authie. Pairie, relevant de la Ferté-lès-Saint-Riquier, consistant en droits de manoir, de moulin et de four, droit de forage et d'herbage coutumier, d'entrée et d'issue sur les moutons, porcs et chevaux, 26 journaux d'aulnois et 27 de bois.
SEIGNEURS : — 1450-1476, N... d'Encluse, femme de Charles de Vez, écuyer. — 1476- 1477, Charles de Vez, écuyer. Ray est saisi sur lui et adjuge au suivant, le 15 décembre 1477. — 1477-1489, Jacques de Ramrures, chevalier, conseiller et chambellan du roi, gouverneur de Saini-Valeiy, — Ray passa à ses descendants et eut, à partir de lui jusqu'en 1789, les mêmes seigneurs que Dompierre-sur-Authie. (Voir à ce nom.)
REDERIE. — En Vimeu. Hameau, commune de Senarpont, 99 habitants. La sei-
gneuiïe, consistant en 50 journaux de petit bois, appartenait en 1700 à Charles de Monchy, marquis de Senarpont.
Geoffroy Gaillard de Longjumeau, chevalier, y demeurait en 1662.
RÉDERIE. — En Ponthieu. Fief et ferme, commune de Ville-Saint-Ouen. La seigneurie, consistant en une maison avec un enclos, 300 journaux de terres labourables, appartenait en 1703 à M. Grévin de Préval, avocat et procureur du roi en la maréchaussée de Picardie.
REGNIÈRES-ÉCLUSE. Ragineri-Sclusa. en 644. — En Ponthieu. Commune, canton de Rue, arrondissement d'Abbeville, 335 habitants. Elections d'Abbeville et de Doullens, bailliage de Rue, 175 habitants en 1698. — La seigneurie, dont les coutumes locales furent rédigées le 8 septembre 1507, était en deux fiefs, l'un dit Wacogne et l'autre Ecluse ou le Bocquet ; le premier relevait du roi, et le second de la seigneurie de Boufïlers. En 1325 la seigneurie se composait d'un manoir entouré de viviers (c'était le château de Wacogne placé dans les marais, dont on découvrit les fondations en 1842 et qui est aujourd'hui enclavé dans le parc du château actuel), un moulin, un four, 1200 journaux de bois, 240 de terres labourables, et 13 de prés. — Au xvm e siècle la seigneurie consistait en un château, deux moulins à eau, un à Machy et l'autre à Regnières-Ecluse, 270 journaux de terres labourables, 1800 journaux de bois, 16 de prés et des censives. — L'évêque d'Amiens nommait à la cure.
SEIGNEURS : — 1311, Guillaume Tyrel de Poix, chevalier. — 1337, Jean Tyrel de Poix, chevalier. — 1330-1361, Jean Tïrel de Poix, chevalier. — 1361-1382, Jean Tyrel de Poix, chevalier. — 1 382-1 i 00, Jean Ttrel de Poix, chexalier. — 1 400-1 41 S, Jean Tïrel de Poix, chevalier. — 1415-1417, Philippe Tyrel de Poix, chevalier ; il meurt jeune et sans alliance et a sa tante pour héritière : — 1437, Marguerite Tyrel de Poix, femme de Thibaut de Soissons-Moreuil, chevalier. — 1480, Thibaut de Soissons-Moreeil, chevalier. — 1507, Pérotme de Soissons- Moreiil, femme de Jean de Soyecourt, chevalier. — 1523, Gilles de Soyecourt, chevalier. — 1540, Jean de Soyecolrt, chevalier de l'ordre du roi. — 1560-1596, François de Soyecodrt, chevalier de l'ordre du roi. — 1596-1620, Françoise de Soyecourt, femme de Ponthus de Bellefourière, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme de sa chambre et gouverneur de Corbie. — 1620-1649, Maximilien de Beli.efourière, lieutenant-général au gouvernement de Picardie et de Normandie. — 1649-1682, Charles-Maximilien-Antoine de Bellefocriére, marquis de Soyecourt, chevalier des ordres du roi, grand veneur de France. — 1682-1720, llarie-Renée de Bellefouriere, femme de Timoléon-Gilbert de Sciglière, maître des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi, chancelier du duc d'Orléans. — 1720-1760, Joachim-Adolphe de Seiglière, marquis de Soyecourt, brigadier des armées du roi. — 1789, Joachim-Charles de Seiglière de Bellefodrière, comte de Soyecourt.
RÉTONVAL. — En Vimcu. Fief à Bouillancourt-en-Sery, mouvant de Lambercourt. Il consistait en 56 journaux de terres labourables et a appartenu aux suivants :
15211, Jean de Couiu.elles, écuyer, dit Luppart, — 1150, Jacquetle de Cocrcelles, femme de Martin de La Frcsnoye, qui vend aux suivants : — 1460, Jean Le Caron et Jean Crequï, dit Boulet : ceux-ci vendent, en 1178, à : — 1 i78, Jean de Rémaisnil, écuyer. — 1 500, Di'ouet de Rémaisnil, écuyer. — 1500, Henriette Aliamet, femme de Jean Délegorgue.
RETZ (la). — En Ponthieu. Fief situé dans la commune de Quend, bailliage de Rue. Il était tenu du roi cl consistait en une maison seigneuriale avec 2 journaux d'enclos, et 200 journaux de terre.
SEIGNEURS : — 1370, Enguerran de Drucat, dit Hérouart, écuyer. — 1100, Guillaume de Drucat, chevalier. — 1110, Jeanne de Dru at, sœur et héritière de Guillaume qui précède. Elle vend en 1110, à : — 1516, Jean de Bernatre, écuyer. — 1480, Raoul de Bernatre, écuyer. Il lè-uc La Retz à Sun neveu : — 1500, Raoul de Drancourt, dit Tillel, écuyer. — 1330-1335, Jean de Dhancoirt, écuyer. — Il vend, en 1555, à . — 1353-1370, iSicolas Herviel. Celui-ci revend, en 1570, à : — 1370, Charles de Lamiré, écuyer, procureur du roi en la sénéchaussée de Ponthieu ; sa veuve, Marie Le Roy de Jumelles, vend La Retz, vers 1591, à son beau-frère : — 1591-16D8, Jean de Lamiré, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — '1608-1647, Jean de Lamiré, écuyer. -• 1617-1694, François de Lamiré, chevalier. — 1694-1720, Charles de Lamiré, chevalier.— 1720-1750, Charles de Lamiré, chevalier. — 1750-1772, Claudine-Charlotte de Lamiré, femme de Jean-Baptiste Loisel Le Gaucher du Broute!, écuyer, capitaine'des milices garde-cotes et maire de Rue.— 177 2-1789, Marie-Anne-Chai lotte Loisel Le Gaucher du Brociel, femme de François-Ghislain, baron de France, capitaine de cavalerie.
RETZ-A-COULON. — En Ponthieu. Commune de Bernay, 10 habitants. Bailliage de
Rue. — La seigneurie, relevant du roi, consistait en 8 livres de censives
et un fermage de 1 40 livres.
SEIGNEURS : — 1530-1586, Adrien de La Rivière, baron de Chepy, chevalier de l'ordre du roi. — 1386-1610, Anne de La Rivière, femme de Robert de Grouches, bailli du Valois, chambellan et gentilhomme ordinaire du roi, chevalier de l'ordre. — 1610-1630, Jean de Groïches, baron de Chepy, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes. — 1650-1711, Marie-Galn ielle de Groicues, femme de Claude-Jean-Absalon d'Aspremont, marquis de Vandy : elle donne ee flef, le 1 r juin 1711, à son neveu : — 1711-1713, Augustin-Charles de Groicues, marquis de Gribauval-Chepy, premier chambellan du due d'Orléans, brigadier des armées du roi. Il mourut sans postérité, cl Rclz-à-Coulon passa à son frère puiné: — 1713-1751, Nieolas-Anloinc de Groicues, marquis de Chepy, maréchal de camp, grand-croix de Saint-Louis. — 1751, Jacques-Etienne de Groicues, marquis de Chepy, maréchal de camp. — 1751-1789, Antoinc-Jean-Elienne de Grouches, maïquis de Chepy.
RIBEAUCOURT. — Eu Ponthieu. Commune, canton de Domart, arrondissement de Doullens, :S58 habitants ; élection de Doullcns, 200 habitants en 1698; 58 feux en 17GO. — La seigneurie relevait de la baronnie de Domart. Ses coutumes locales furent rédigées le 20 septembre 1507.
SEIGNEURS : — 1407, Thomas de La Rosière, dit Froissai t, écuyer. — 1143, Gontran de La Rosière, écuycr. — 1480, Valeran de La Rosière, écuyer. — 1S20, Françoise de La Rosière, femme d'Anloine de Roubers, écuycr. — 1SG0, Jean de Boubers, écuyer. — 1593, Marie de Boubers, femme d'Antoine Le Fournier, écuyer, seigneur de Wargrmont. — 1628-1663, Aymard Le Fournier de Wargemont, chevalier. — 1663-1098, François Le Fournier de Wargemont, chevalier. — 1698-1733, François-Bernard Le Fournier de Wargemont, chevalier. — 1733- 1743, Joseph-François Le Fournier, marquis do Wargemont, baron de Doinart, eapitaine-souslieulenant des gendarmes de la garde et brigadier des armées du roi. — 174IS-1773, François- Louis-Gabriel Le Fournier, marquis de Wargemont, baron de Domart, maréchal de camp, capilaine-pous-lieutenant des gendarmes de la garde, che\alier de Saint-Louis. — 1773-1780, N... Le Fournier, marquis de Wargemont, mort sans alliance, a pour héritière sa sœur. — 1789, N T ... Le Fournier de Wargemont, femme de Anne Doublet, marquis de Persan.
RIBEAUVILLE. — En Vimeu. Commune de Saint-Valery-sur-Somme, 196 habitants.
SEfGNEURS : — 1 530-1 'i76, Jean de Lamiré, écuyer, mayeur d'Abbeville. — 1376-1609, Charles de Lamiré, écuyer, procureur du roi en la sénéchaussée de Ponlhieu. — 1609-1676, Philippe de Lamiré, écuyer, gouverneur du Pont-Remy. — 1676-1703, Jean de Lamiré, chevalier. — 1703-1766, Jean de Lamiré, chevalier, mousquetaire de la garde du roi, mayeur d'Abbeville. 1766-1789, Marie-Victoire-Françoise de Lamiré, femme de Jacques-Louis, marquis de Saint- Blimond, capitaine au régiment de Clermont-Tonnerre, cavalerie.
RICOSSE. — En Vimeu. Fief à Woincourt, mouvant de Hélicourt.
RIENCOURT. — En Vimeu. Fief à Guibermesnil, valant 400 livres de rente. Il appartenait, en 1720, à Alexis Le Sellier de Riencourt, doyen d'Amiens.
RIQUEBOURG. — En Ponthieu. Fief à Rue, tenu du roi par Mathieu de Rue, écuyer, en 1377
RIVIÈRE. — En Vimeu. Commune de Béthencourt-Rivière, 92 habitants. La seigneurie appartenait, en 1789, à Claude -François- Joseph , marquis de Louvencourt.
RIVIÈRE (la). — En Ponlhieu. Fief à Nempont, mouvant du dit lieu. La seigneurie était en 1660 à Sidrac du Four, écuyer, et en 1710 à M. de Clanleu.
RIVIÈRE (la). — En Vimeu. Fief à Liomer, relevant du dit lieu.
RIVILLON. — En Ponthieu. Fief à Villers -sous-Ailly, tenu du dit lieu, et consistant en 20 journaux de ^terre et 14 sous de censives. Il appartenait, en 1700, à M. du Saulchoy, et en 1730 à Josse Manessier.
ROGEANT. — En Vimeu. Commune de Teuffles, 190 habitants. La seigneurie mouvante de Saint-Valery, consistait en une maison seigneuriale avec 3 jour-
naux d'enclos, 96 journaux de terre, 19 de bois, 31 livres 13 sous 6 deniers de censives. — Les coutumes locales furent rédigées le 1 er octobre 1507.
SEIGNEURS : — 1 i 20. Marguerite de Teuffles, femme de Raoul de Maisnières, écuyer. — 1450, Edmond de Maisnières, écuyer, seigneur en partie.— I;i00, Jean Coeurret du Bus, écuyer. Il vend en 1505 la seigneurie de Rogeant au suivant : — î 505-1 SiO, Robert de Rellot, écuyer.
— 1510-1570, Hugues de Belloï, éc.iycr. — 157U-1609, Jean de Relloï, écuyer, gentilhomme servant de la maison du roi, gouverneur du Crotoy, châtelain du Gard, chevalier de l'ordre du roi. — 1609-1631, Claude de Rellot, écuyer, maître d'hôtel ordinaire du roi. — 1631-1657, Charles de Relloy, écuyer. — 1657-1698, Jean de Belloy, chevalier, enseigne des gendarmes de M. de Montdcjeu. — 1698-1730, Antoine-François de Belloy, chevalier, cornette de la meslre de camp du régiment de Calvo. — 1730-1760, Antoine-François-Augustin de Belloy, chevalier. — 1760-1781, Anloine-François-Auguslin de Bellov, c'evalier. — 1784-1789, Marie-Jeannc-Augustine de Belloy, femme de Maric-Paul-Ch,nles Le Rlond du Plouy, baron de Visme, capitaine au régiment de Bourgogne, cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
SEIGNEURS EN PARTIE : — 1130-1162, Adam Oliéret, dit Gauvain, chevalier, chambellan du comte d'Etampes : il n'a pas d'enfants, et -a pai t de seigneurie retourne à son neveu :
— 1 102-1490, Pierre d'Aigneville, écuyer. — 1300, Raoul d'Aigneville, écuyer. — 1530, Charles d'Aigneville, écuyer. — 1550, Jeanne d'Aigneville, femme de Guy de Chanlelou, chevalier. — 1560, Isabeau de Chantelou, femme de Louis de Yaudray, chevalier. — 1580, Isaac de Yaudray, chevalier. — Il vend, le 12 avril 1585, sa part de la seigneurie de Rogeant à Jean de Belloy, dont les descendants possédèrent donc désormais la seigneurie de Rogeant toute entière.
Edmond de Maisnières, écuyer, seigneur de Maisnières et de Rogeant, en partie, y demeurait en 1459.
ROMAINE. — En Ponthieu. Commune de Ponthoiles, 225 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Crécy. La seigneurie, tenue du roi, était une des pairies du Ponthieu.
SEIGNEURS : — 1590, Jean d'Hoyer, écuyer, lieutenant du château de Rue. — 1610-1634. Jacques de Rav, écuyer. — 1631-1673 , Marie de Ray, femme de Charles d'Aigneville, écuyer.
— 1673-1695, Nicolas d'Aigneville, écuyer, gendarme de la compagnie écossaise. — 1695-1742, François d'Aigneville, chevalier, capitaine au régiment de Languedoc. — 1742-1789, Louise- Charlotte d'Aigneville, femme de Louis-Bernard, comte de Mannay, capitaine de grenadiers au régiment de la marine.
RONQUEROLLES. — Fief consistant en 37 livres 10 sols de rente à prendre sur la vicomté du Pont-au\-Poissons d'Abbeville. Il a appartenu successivement à :
— 1373, Marie de Vii.lers, femme de Hue d'Alliel, écuyer. — 1618, Pierre de Damiette, écuyer. — 1700, François Le Blond, seigneur d'Acques!.
ROQUEL1EL. — En Ponthieu. Fief à Cotilonvillers, relevant de Ponches, et appartenant à M. Tillette, écuyer, en 1720
ROQUEMONT. — En Ponthieu. Fief, tenu du roi, sis à Saint-Ouen et sans domaine Il consistait en droits sur 772 journaux de terre. Il a eu pour seigneurs :
— 1379, Isabelle de Was, veuve d'Allemand de Canaples, écuyer. — 1549-1564, Jacques d'Aoest, écuyer, mayeur d'Abbeville. — 1570, Louis d'Aoust, écuyer. — 1580, Pierre d'Aodst, écuyer. — 1639, Charles Le Sot. — De cette famille il est passé par alliance dans la famille Hecquet qui l'a possédé jusqu'en 1789.
ROSE (la). — En Ponthieu. Fief à Laviers, mouvant de la dite seigneurie.
ROSE (la). — EnVimeu. Fief à Ochancourt, mouvant de la seigneurie du dit lieu. Il consistait en une maison avec un journal et demi d'enclos et 20 journaux de terres labourables. Il appartenait en 1629 à Pierre de Fricourt.
ROSSIGNOL (le). — En Vimeu. Commune de Senarpont, 45 habitants. Railliage d'Arguel.
ROSSIGNOL. — En Ponthieu. Commune de Machiel, bailliage de Crécy. La seigneurie, relevant de Neuilly-l'Hôpital, consistait en une maison, 38 journaux de prés, 315 de bois, 169 de terres, et 34 livres 10 sous de censives. Elle a eu pour possesseurs :
— 1540, Jean Le Fèvre de Cadmartin, écuyer, général des finances. — 1570, Jean Le Fèvre de Caimartin, écuyer, général des finances en Picardie. — 1703, Charles d'Aillt, chevalier.
ROSSIGNY. — En Vimeu. Commune de Pendé, 13 habitants.
ROUANCHE. — En Ponthieu. Fief à Coquerel-sur-Somme et mouvant du dit lieu.
ROUGE-MAISON (la). — En Ponthieu. Fief entre Saint-Riquier et Rersacles, relevant de l'abbaye de Saint-Riquier. Il appartenait à Adrien Poulain, en 1700.
ROUGER. — En Ponthieu. Fief à Wailly, relevant de la dite seigneurie.
ROUSSEL. — En Vimeu. Fief à Martainneville-sur-Mer, relevant du dit lieu.
ROUTIAUVILLE. — En Ponthieu. Commune d'Argoules. Railliage de Waben, élection de Doullens, 84 habitants en 1698. La seigneurie appartenait à Louis de Rresdoul, chevalier, en 1630, et en 1700 à l'abbaye de Valoires.
ROUTIÈRE (la). — En Vimeu. Fief à Bouillancourt-en-Sery, mouvant de Cayeux, consistant en 21 journaux de terre, 16 livres 18 sous 4 deniers de censives.
SEIGNEURS : — 1621, Maximilien Hocqdet, bourgeois d'Abbeville. — Sanson Hocquet, lègue à son neveu : — Nicolas Bail. — Louise Bail, femme de Charles Manessier, écuyer. — Louis Manessier, écuyer. — Charles-Louis Manessier de Brasignt, chevalier, lieutenant-général d'épée au comté de Ponthieu. — 1771, Marie-Anne-Charlotte-Louise Manessier de Brasignt, femme de Louis-Jean-Baptisle Gaillard de Framicourt, chevalier.
ROUTIERS (les). — En Vimeu. Fief à Hallencourt, relevant de la dite seigneurie.
ROUVROY. — Commune d'Abbeville, 1377 habitants. — Philippe de Grévecœur, sénéchal de Boulonnais, y logea, le 14 jamier 1471, avec 4000 Bourguignons.
ROUVROY. — En Ponthieu. Fief à Domait et relevant de cette baronnie. Il appartenait en 1400 à N... Boucher, dit Boucherot ; en 1447 à Arnould de Lannoy, à Marguerite de La Pierre et à Jean Joly.
ROUVROY. — En Vimeu. Fief à Hantecourt. Il a eu pour possesseurs :
— 1329, Jean Waignart, avocat, licencié ès-lois. — 1343, Claude Waignart. — 1570, Anne Waignart, femme de Pierre Aliamet, avocat. — 1600-1626, Françoise Aliamet, femme de François Boullon, conseiller au présidial. — 1626-1655, Françoise Boullon, femme de Jacques Le Roy de Valines, écuyer, gentilhomme ordinaire de la reine. — 1655-1690, Louis Le Rot de Valines, écuyer. — 1690-1730, N... Le Roy de Valines, femme de M. de Mainbeville.
ROUVROY. — En Vimeu. Fief au Translay, relevant de la seigneurie du dit lieu. Il consistait en un manoir seigneurial avec un enclos de 6 journaux, 79 journaux de terres labourables et 15 livres de censives.
SEIGNEURS : *— 1330-1550, Jacques de Bélleval, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1550-1575, François de Belleval, écuyer, enseigne de 50 hommes d'armes des ordonnances du roi. — 1575-1597, Jacques de Belleval, écuyer, gentilhomme du cardinal de Bourbon. — 1597-1639, Charles de Belleval, chevalier. — 1639-1657, Antoine de Belleval, ohevalier. Il mourut sans alliance et eut pour héritière sa sœur. — 1657-1659, Bonne de Belleval, femme de Jean Danzel de Beaulieu, écuyer. — 1680, Antoine Danzel, écuyer, lieutenantcolonel, chevalier des ordres royaux de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare. — 1719, Jean du Bourgwer, conseiller, avocat au présidial et mayeur d'Abbeville.
ROY (le). En Ponthieu. Fief à Neuilly, mouvant de Villeroy-sur-Authie.
ROYAUMONT. — En Vimeu. Fief à Ouville, mouvant de l'abbaye île Saint-Riqoier et consistant en 2 journaux de terre et 4 journaux en mouvances.
SEIGNEURS : — 1540, Antoine de Hesoin, écuyer. — 1546-1582, Antoinette de Hespin, femme de Nicolas Le Roy, écuyer, seigneur de Moyenneville. — 1382-1627, Adrien le Rot, écuyer, gentilhomme de la maison du duc de Guise. — 1627-1673, François le Rot, écuyer. — 1673-1698, Nicolas le Rot, écuyer. — 1698-1738, Nicolas le Rot, écuyer, chevau-léger de la garde du roi. — 1738-1771, Nicolas-François le Rot, chevalier. — 1771-1789, François-Isidore le Rot, comte de Barde, capitaine au régiment de Picardie.
ROYEL. — En Vimeu. Fief à Huchenneville, mouvant deMareuil.
ÏIOYEL. — En Vimeu. Fief à Cambron, mouvant de Ponches.
ROYONS (les). — En Ponthieu. Ferme, commune de Quend.
RUE. — En Ponthieu. Chef-lieu de canton, arrondissement d'Abbeville, 1355 habitants. La seigneurie appartenait au roi, comte de Ponthieu. Elle consistait en un moulin à huile, 40 setiers d'avoine de censives, droit de moutonnage, une garenne de 650 livres, deux étangs, celui du Gard et celui de Hault, affermés 1,200 livres. — Rue était le chef-lieu d'un bailliage royal. Il y avait en 1760, 165 feux et environ 2000 habitants. Ce bourg avait lois, commune, mairie, juge royal, haute justice et une banlieue qui s'étendait sur quatre ou cinq paroisses. — Les deux, cures de Rue étaient à la nomination du prieur de Saint-Pierre d'Abbeville et de l'archidiacre de Ponthieu. — Rue était très-bien fortifié « Cette place, dit M. Louandre (1) — en parlant de la ville et de la citadelle — était d'une grande force et dans le xvi e siècle on la citait encore au rang des principales forteresses du Nord de la France. La destruction des murailles et de la citadelle fut imposée à Richelieu comme condition sine qua non du traité d'Aix-la-Chapelle, et cette destruction opérée peu de temps après. » — La ville de Rue, fort souvent disputée, du xiv e au xvn e siècle, ne fut pas assiégée et prise moins de vingt-trois fois, pendant trois cents ans. Nous ne pouvons donner un historique do ces faits de guerre, sans sortir des bornes que nous nous sommes tracées. Nous allons seulement rappeler les noms des capitaines et gouverneurs de la ville et du château de Rue, que nous avons réussi à arracher à l'oubli.
1354, Enguerran Qciéret, chevalier, seigneur de Fransu, amiral de France. — 1376, Enlart de Nyelles, chevalier. — 1392, Hue Bournel, chevalier, seigneur de Thiembronne. — 1422, Louis de Berghes, chevalier, seigneur de Cohen, chambellan du duc de Bourgogne. — 1440, Harpin de Ricamez, chevalier. — 1469, Guillaume Bodrnel, chevalier. — 1500, Jean de Sarcus, chevalier. — 1507-1520, Philippe Goirlé, écuyer, seigneur d'Arry et de Hanchy, châtelain du Gard et du Titre. — 1520-1545, Oudart Gocrlé, écuyer, seigneur de Maigneville et Hanchy, homme d'armes des ordonnances du roi, châtelain du Gard, du Titre et de la forêt de Crécy. — 1555, Claude du Brecil, chevalier, échanson du roi. — 1575, Flour de Fertin, chevalier, vicomte de Merlimont. — 1589-1595, Charles de Bourbon-Yend6me, sire de Rubempré. — 1620, Charles-Maximilien de Dallwin, capitaine des gardes du duc d'Orléans. — 1635, Artus de Moreuil-Soissons, chevalier, seigneur de Caumesnil. — 1652-1679, Charles-Maximilien-Antoine de Bellefourière, marquis de Soyecourt. — 1788, Le comte de Lespinasse-Langbeac ,
RUFFIGNY. — En Vimeu. Ferme, à Ault. Elle appartint, jusqu'en 1791, à l'abbaye du Lieu-Dieu.
RUMETS (les). — En Vimeu. Fief à Arguel, relevant de la seigneurie du dit lieu. Il consistait en 52 journaux de terre, et 42 livres de censives. Il a appartenu successivement à :
(1) Histoire d'Abbeville, tome n, p. 339.
1377, Baudouin le Marie, écuyer. — 1450, Jean de Domqcedr, écuyer. Il vend, le 27 octobre 1452, à : — 1452, Jean le Pelle, écuyer. — 1500, Jean le Canc. — 1618, François de Blottëfière, écuyer. — 1700-1717, Claude de Sarcus, chevalier. — 1717-1764, Léonard-Maximilien de Sarcus, chevalier, le vend, le 25 août 1764, moyennant 8,192 livres au suivant : — 1764- 1780, Henri Ternisien d'Oc ville, chevalier.
RUMONT. — EnVimeu. Fief au Grand-Seble, tenu d'Oizencourt.
RUVIGNY. — En Vimeu. Fief à Behen. Il a eu pour seigneurs :
1575-1613, Daniel Massue, chevalier, gouverneur de la Bastille. — 1613-1690, Henri Massue, marquis de Ruvigny et de Rayneval, député général des églises protestantes en France, ambassadeur extraordinaire en Angleterre, premier fauconnier de Monsieur, frère du roi. — 1690- 1720, Henri Massue, marquis de Ruvigny, comte de Galloway, vice-roi d'Irlande, pair d'Angleterre et chevalier de la Jarretière.
SABLES (les). — En Vimeu. Fief à Cayeux-sur-Mer, consistant en 50 journaux de terre « assis et situez le long de la mer du côté d'Ault, tenant d'un bout au havre qui fait la séparation de la terre d'Ault avec Cayeux, et d'autre bout en pointe vers Cayeux. » Il fut inféodé le 18 septembre 1646 par le duc de Mantoue, à
1646, Antoine de Yaldricoot, écuyer. — 1659, Pierre de Vaudricourt, ecuyer. — 1695, Jacques de Vaudricodrt, chevalier. — 1720, Charles-Marie de Vaudricourt, chevalier. Il vend ce fief, le 27 avril 1729, à son cousin. — 1729, Jcrome-Eugène de Vaudricourt, chevalier.
SACQUESPÉE. — En Vimeu. Fief à Pinchefalise, relevant de l'abbaye de Saint- Valery. Il appartenait, en 1703, à Madame d'Auxy.
SAGE (le). — En Vimeu. Fief à Williameville, mouvant du dit lieu.
SAIGNEVILLE. — En Vimeu. Commune, canton de Saint-Valery, arrondissement d'Abbeville, 623 habitants. Election d'Amiens, 350 habitants en 1698 ; 146 feux en 1760. La seigneurie relevait de la châtellenie de Gamaches. Ses coutumes locales furent rédigées le 13 septembre 1507 Les seigneurs y avaient toute justice, haute, moyenne et basse. La seigneurie consistait en trois fiefs : le fief d'Antoing, tenu de Fressenneville, consistant en une maison seigneuriale avec 10 journaux de masures, 70 journaux de terre et quelques manoirs en roture, et 7 à 8 livres de censives : le fief du comppitain ou du capitaine, tenu de Gamaches, par un éperon doré ou 10 sous de reconnaissance à la Saint-Rémy, consistant en 56 journaux de terre et 6 à 7 livres de censives : le fief de la vicomté de Saigneville, tenu de Gamaches, consistant en 48 journaux de prés, 600 articles de masures ou terres en rôture et plusieurs arrière-fiefs. Il y avait, au moyen-âge, un château dont l'emplacement est connu sous le nom de « la Bastille. »
SEIGNEURS : — 1345, Guillaume de Cayeux, sire de Longvillers, chevalier. — 1378, Lancelot de Cateox, sire de Longvillers, gouverneur et sénéchal du Boulonnais. — 1399, Jean de Cateox, sire de Longvillers, chevalier. — 1507, Marguerite de La Trémoïlle. — 1533, Antoine d'Aillt, baron de Picquigny, vidame d'Amiens, capitaine d'hommes d'armes. — 1565, Charles d'Aillt, baron de Picquigny, vidame d'Amiens, capitaine de 50 hommes d'armes. —
1590, Philibert-Emmanuel d'Aillt, baron de Picquigny, vidame d'Amiens, chevalier des ordres du roi ; il vend Saigneville, le 17 avril 1398, au suivant : — 1598-1600. Antoine de Monthomer, ■ écuyer; çelui-ci donne Saigneville à sa femme. — 1600-1625, Catherine de Belleval, vicomtesse de Saigneville, alliée i n secondes noces à Antoine de Bacouel, écuyer. — 1625-1666, César de Bm:oi'i:l, chevalier, vicomte de Saigneville. Sa veuve, remariée alors à M. de Saint-Blimond, laisse Saigneville au suivant, seul survivant des enfants de son premier mariage, à condition qu'il le laissera après lui aux enfants nés de son second mariage avec M. de Saint-Blimond. — 1666-1689, Philippe de Bacouel, chevalier, vicomte de Saigneville; il laisse Saigneville au suivant : — 1689-1692, André, marquis de Saint-Blimond, vicomte de Saigneville. — 1692-1743, Claude, marquis de Saint-Blimond, vicomte de Saigneville, mestrede camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis. — 1743-1789, Jacques-Louis, marquis de Saint-Blimond, vicomte de Saigneville, capitaine au régiment de Clermont-Tonnerre, cavalerie.
Charles Matiffas, écuyer, seigneur de La Salle, demeurait à Saigneville en 1603. — Dans l'église ont été inhumés : en 1550, Charlotte le Vasseur, veuve d'Antoine de Belleval, écuyer, vicomte de Saigneville ; vers 1635, Antoine de Bacooel, seigneur de Saigneville ; vers 1666, César de Bacooel, vicomte de Saigneville.
SAILLY-BRAY. — En Ponthieu. Commune de Noyelles-sur-Mer, 179 habitants. Election de Doullens, bailliage de Rue, 265 habitants en 1698. — La seigneurie appartenait au roi, comte de Ponthieu, à cause de Noyelles. Une partie de la seigneurie était détachée et formait une seconde seigneurie de Sailly-Bray, tenue de la première. Elle se composait d'une maison seigneuriale, une ferrue, 30 journaux de prés, 240 journaux de terres labourables et 130 livres de censives.
SEIGNEURS : — 1340, Raoul de Vini, écuyer. La seigneurie est confisquée sur lui, pour cause de forfaiture, et vendue, le 13 avril 1349, aux suivants : — 1349, Les Chartreux d'Abbeville.— 1420, Pierre de Boufflers, écuyer. — 1450-1478, Jacques de Bocfflers, écuyer. — 1196, Nicole le Vasseur, écuyer, lieutenant-général en Ponthieu, mayeur d'Abbeville. — 1525, Colaye le Vasseur, femme de Jean de Bacouel, écuyer. — 1555, Nicolas de Bacouel, écuyer, sénéchal de Ponthieu. — 1570, Antoine de Bacouel, écuyer. — 1600, Jeanne de Bacouel, femme de Jean de Pageot, chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme de la chambre. — 1630-1667, Charles d'Arrest, écuyer, gentilhomme servant du roi. — 1667-1698, Philippe d'Arrest, écuyer, mousquetaire de la garde du roi, capitaine au régiment Royal, cavalerie. — 1698-1735, Philippe d'Arrest, chevalier, capitaine au régiment de Billy, chevalier de Saint-Louis. — 1735-1773, Marie-Louise d'Arrest, femme de François Vaillant d'Yaucourt , chevalier. — 1773-1789, François Vaillant d'Yaucourt, chevalier.
SAILLY-LE-SEC. — En Ponthieu. Commune, canton de Nouvion, arrondissement d'Abbeville, 692 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 300 habitants en 1698 ; 55 feux en 1760. La seigneurie, tenue en \ fiefs, l'un du roi, le second de Villers-sur-Authie et les deux autres de Nouvion, consistait en une belle maison seigneuriale, un moulina vent, 30 journaux de bois, 150 de terres labourables, un champart et 300 livres de censives. — Le prieur de Saint-Pierre d'Abbeville nommait à la cure.
SEIGNEURS : — 1390, Colart le Vasseur, écuyer. — 1430, Jean le Yassecr, écuyer. — 1470, Pierre leVassedr, écuyer, sept fois mayeur d'Abbeville. — 1490, Nicole le Yasseur, écuyer, lieutenant-général en Ponthieu, mayeur d'Abbeville. — 1330, Marie le Yasseur, femme de Nicolas de Saint-Blimond, écuyer, châtelain de la forêt de Crécy. — 1560, Nicolas de Saint- Blimond, chevalier, châtelain delà forêt de Crécy. — 1590, François de Saint-Bi.imond, chevalier. — 1600, Marie-Marguerite de Saint-Blimond, femme de Jacques du Caurrel, chevalier. — 1619- 16.Ï9, .Marie du Caerrel, femme de Charles de Monchy, baron de Visme. — 1659-1695, François de Monchy, baron de Visme. — 1695-1736, André, marquis de Monchy, baron de Visme, sénéchal de Ponthieu, colonel d'infanterie. — 1736-1780, André-Honoré, marquis de Monchy, comte de Willerval, capitaine au régiment royal, chevalier de Saint-Louis.
Jean de Caumaisnil, écuyer, et Isabeau de Tilloy, sa femme, demeuraient à Sailly en 1339.
SALINES (les). — En Ponthieu. Commune de Noyelles-sur-Mer, 24 habitants.
SALLE (la). — En Ponthieu. Fief à Millencourt, relevant de l'abbaye de Saint-Riquier. Il était divisé en Haute-Salle et Basse-Salle : mais ces deux fiefs réunis ne formaient qu'une seule seigneurie. La Haute-Salle consistait en une maison seigneuriale, ferme, bâtiments ruraux, cour, jardin et herbage, le tout contenant 6 journaux, 96 journaux de terre, un champart, des censives et des mouvances à Millencourt : la Basse-Salle consistait en 3 journaux de prés, 55 de terre et 12 de bois.
SEIGNEURS : — 1390, Jean Matiffas, écuyer. — 1440, Colart Matiffas, écuyer. — 1470, Jean Matiffas, écuyer. — 1500, Jean Matiffas, écuyer. — 1550, Jean Matiffas, écuyer. — 1580, Louis Matiffas, écuyer. — 1610, Flour Matiffas, écuyer. — 1630, Jacques Matiffas, écuyer. — 1660, N. Matiffas, femme de M. de Saint-Y. Us vendent La Salle à : — 1670-1680, Pierre Becqun, conseiller au présidial d'Abbeville. — 1680-1705, Pierre Becquin, écuyer, conseiller du roi. — 1705-1751, Marie-Geneviève Becquin, femme de Nicolas-Etienne de Grouches, marquis de Chepy, maréchal de camp, grand-croix de Saint-Louis. — 1751-1772, Antoine-Jean-Etienne de Grouches, marquis de Chepy. Il vend la Haute et la Basse Salle réunies, le 5 avril 1772, moyennant 38,000 livres à son fermier qui y demeurait.— 1772-1789, Charles- Augustin Brocqtjevielle.
SALLE (la). — En Vimeu. Fief à Bouillancourt-en-Sery, de 20 livres de censives. Il appartenait à M. du Maisniel d'Applaincourt, en 1773.
SALLE (la). — En Ponthieu. Fief à Wailly, et mouvant du dit lieu.
SALLENELLE. — En Vimeu. Commune de Pendé, 434 habitants. Election d'Amiens et d'Abbeville ; bailliage d'Abbeville : la seigneurie relevait de la chàtellenie de Saint-Valery : ses coutumes locales furent rédigées en 1507.
SEIGNEURS : — 1420, Jean le Yasseur, écuyer. — 1507, Robert du Maisnil, écuyer. — 1539, Jean du Maisnil, écuyer. — 1547, Nicolas le Prévost, écuyer, bailli de Saint-Valery. — 1565, Antoine le Prévost, écuyer. — 1615, Gédéon de Torcy, écuyer. — 1660, Louis de Torcï, écuyer. —1680-1692, André, marquis de Saint-Blimond.— 169M743, Claude, marquis de Saint-
Blimond, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis. — 1743-1789, Jacques-Louis, marquis de Saint-Blimond, capitaine au régiment de Clerraont-Tonnerre, cavalerie.
SAUCOURT. Sodaltcurt, en 800. — En Vimeu. Commune de Nibas, 286 habitants. C'est sur le territoire de ce village, entre Saucourt et Fressenneville, que fut livrée en 881 la bataille de Saucourt. La seigneurie, tenue en partie de l'abbaye de Saint-Valery, et en partie de Gamaches, consistait en une maison seigneuriale avec un enclos de 4 journaux, 90 journaux de terre, et 60 livres de censives.
SEIGNEURS : — 1180, Jean de Poillt. — 1493-1531, Jeanne dePoillt, femme de Jean du Bus, écuyer. — 1531-1570, Nicolas du Bus, écuyer. — 1570-1595, Jean do Bus, écuyer. — 1595- 1620, Geneviève do Bos, femme de François de Créquy, vicomte de Langle, guidon de 50 hommes d'armes. — 1630, François du Qoesnot, chevalier. — 1700, André do Qeesnot, chevalier. Sa veuve, Marie de Paschal, \ond Saucourt, moyennant 25,000 livres, au suivant : — 1703-1725, Jacques le Sergeant. — 1725-1770, Jean le Sergeant, avocat en parlement, mayeur d'Abbeulle.— 1770-1789, Marie-Elizabeth-Barbe le Sergeant, femme de Charles-Nicolas de Dompierre, écuyer, conseiller du roi, procureur en l'élection et mayeur d'Abbeville.
SAL LCHOY (le). — En Ponthieu. Fief à Drucat et tenu duditlieu.il consistait en une maison, une fontaine, 30 journaux de bois et 24 de terres labourables. Il a appartenu à Robert du Saulchoy, en 1312, à Hugues Malicorne, écuyer, panetier du roi et mayeur d'Abbeville, en 1470, et au xvm c siècle à la famille Descaules.
SAVEUSE. — En Ponthieu. Fief à Ailly-le-Haut-Clocher, appartenant en 1768 à N... Le Febvre de la Poterie, femme de M. du Maisniel de Belleval.
SAVORY. — En Ponthieu. Fief à Machy, relevant de la seigneurie de Neuilly-le- Dien.
SECRET. — En Ponthieu. Fief à Coquerel-sur-Somme et mouvant du dit lieu.
SEIGNELRVILLE. — En Vimeu. C'était un village situé auprès des monts Caubert, entre la ferme de Vaux et le Mesnil-Trois-Fêtus : il existait encore en 1387, et on ignore l'époque de sa disparition. Il ne resta plus à Seigneurville qu'un fief, tenu du roi, consistant en une maison avec un enclos de 7 journaux, 60 journaux de terres labourables, 160 de pâturages, 96 livres, \ chapons et 32 setiers de blé de censives. — Bailliage d'Abbeville.
SEIGNEURS : — 13J0, Tassait Cacdeleo. — 1421-1474, Bernard de Mat, écuyer. — 1474- 1498, Jean de Mat, écuyer, gouverneur du château du Crotoy, châtelain de la forêt de Crécy et mayeur d'Abbeville. — 1498-1509, Bernard de May, écuyer. — 1509-1550, Nicolas de Mat, écuyer. — 1550-1592, Jcau de Mat, écuyer, mayeur d'Abbeville. — 1592-1619, Jean de Mat,
écuyer, licencié ès-lois, avocat au présidial de Ponthieu. — 1619-1 64 4, Jacques de May, écuyer. — 1644-1677, Georges de Mat, écuyer. — 1677-1700, Jean de Mat, écuyer, capitaine au régiment de Piémont. — 1700-1740, Georges-François de May, chevalier. — 1710-1756, Jean- Bapliste de May, chevalier. Il a pour héritière sa sœur. — 1756-1768, Marguerite-Charlotte- Hélène de May de Bonnelles, laquelle cède ce fief, le 5 février 1768, à : — 1768-1789, Marie- Françoise-Elizabeth de Ray do Tilleul, veuve de M. de May.
SELINCOURT. — En Vimeu. Commune, canton d'Oisemont, arrondissement d'Amiens, 420 habitants. Election d'Amiens, doyenné d'Airaines, 500 habitants en 1G98; 115 feux en 1760. L'abbaye de Saint-Pierre de Selincourt, ou de Sainte-Larme, située à peu de distance du village, avait été fondée en 1131 par Gauthier Tyrel, sire de Poix : elle était de l'ordre de Prémontré, et valait au siècle dernier 7,500 livres de revenu à l'abbé commendataire. L'église était, dit-on, après la Cathédrale d'Amiens, la plus belle du diocèse : on y remarquait dans la deuxième chapelle, dite de Saint-Nicaise, trois tombeaux dont voici les inscriptions :
— « Chi gist messire Willame Tirel, chevaliers, sire de Poix : priez pour s'ame. »
— a Chi gist madame Marguerite ki fut fenie Monseigneur Willame Tireulx, chevaliers, seigneur de Poix, priez Dieu pour s'ame. »
— « Chi gUl demiselle Marie, fille de messire Willame Tirel, sire de Poix, priez Dieu pour s'ame. »
La Sainte-Larme, qui avait donné son nom à l'abbaye et qui avait été rapportée de Palestine en 1209 par Bernard de Moreuil, était renfermée primitivement dans un reliquaire d'argent doré soutenu par deux anges posés sur un piédestal de cuivre doré, sur lequel on lisait cette inscription : « Sire Guillaume Matifas, abbé de Saint-Pierre, me fit faire l'an mil quatre cens quatre vingt et dix. » En 1642 la Sainte-Larme fut mise dans un autre reliquaire en cristal placé au centre d'un soleil de vermeil : elle était fluide, de couleur rougeâtre et était toujours agitée. Quand le seigneur de Moreuil s'approcha de l'abbaye en apportant la relique, les cloches se mirent à sonner toutes seules : les religieux, étonnés de ce prodige, sortirent en procession et ne tardèrent pas à rencontrer Bernard de Moreuil. — Une inscription placée dans l'église de l'abbaye, relatait que le cardinal Antoine de Créquy ayant été nommé abbé de Selincourt, avait fait transporter la Sainte-Larme dans la Cathédrale d'Amiens, mais qu'arrivée là elle disparut du reliquaire et n'y reparut que lorsqu'il eut été replacé à Selincourt. — L'abbaye a été détruite il y a environ 50 ans.
La seigneurie de Selincourt relevait de la chàtellenie de Poix : ses coutumes locales furent rédigées le 22 septembre 1507.
SEIGNEURS : —1125, Dreux de Selincodrt, chevalier. — 1159-1180, Dreux de Selincocrt, chevalier. — 1206, Dreux de Selincodrt, chevalier. — 1252, Raoul de Selincodrt, chevalier. — 1268-13(11, Hugues de Selincourt, chevalier. — 1361, Guérard de Selincocrt, chevalier. — 1436, Jeanne de Selincocrt. — 1507, Jean de Fer, écuyer. — 1525, Adrien de Fer, écuyer. — 1560, Jean de Fer, écuyer. — 1570, Philippe Caron, femme de Jean de Sacquespée, écuyer, receveur des tailles. — 1590, Pierre de Sacquespée, écuyer, mailre d'hôtel du duc d'Anjou. Il mourut sans postérité et Selincourt passa à son frère : — 1610, Gilles de Sacquespée, écuyer. — 1612-1668. Jean de Sacquespée, écuyer. — 1668-1678, Jean de Sacquespée, chevalier, vicomte de Selincourt, gentilhomme ordinaire de la maison du roi, commandant de la vénerie de Mgr le dauphin. — 1678-1705, Catherine-Angélique de Sacquespée, femme de Philippe Manessier, écuyer. — 1705-1740, Charles-Nicolas Manessier, chevalier, vicomte de Selincourt, capitaine au régiment du roi, infanterie. — 1710-1770, Charles-François Manessier, chevalier, vicomte de Selincourt, capitaine de cavalerie. — 1770-17811, Jean-Baptistc-Marie Manessier, chevalier, vicomte de Selincourt, capitaine de cavalerie, chevau-légcr de la garde du roi, chevalier de Saint-Louis.
SELINCOURT. — Fief à Valines, consistant en une mouvance d'une maison et trois quartiers de terre produisant 13 sous 6 deniers de censives. Ce fief était réuni à la seigneurie de Valines dès l'année 1700 et appartenait aux mêmes possesseurs.
SELVE (le Grand). — En Vimeu. Ferme, commune de Buigny-lès-Gamaches: c'était un membre de la commanderie d'Oisemont. La ferme présente des restes assez curieux de l'ancienne chapelle : « Une partie de la cuisine du fermier et son cellier formaient l'ancienne chapelle, bâtie peut-être par les Templiers eux-mêmes. On y remarque à droite et à gauche des colonnes rondes, au quart seulement engagées, et dont la base suspendue finit en corbeille. Le sanctuaire <?st hexagonal. La pierre d'autel existe encore. La porte d'entrée est à plein cintre. Au fond du sanctuaire une fenêtre géminée marque l'ogive naissante. Elle est enfermée dans un encadrement carré, formé extérieurement de colonnettes arrondies, sans bases ni chapiteaux, ou plutôt d'un simple tore très-détaché. D'épais contreforts parallèles aux murs sont placés à leurs extrémités ; les deux contreforts du chœur sont appliqués sur les angles. Partout les larmiers sont très-prononcés. Tous les soubassements des murailles sont en grés. On voit les traces de l'escalier du clocher dans un mur en saillie le long duquel court un larmier (1). » Le fief du Grand-Selve consistait en une maison, ferme, pourpris et 152 journaux de terres à labour. 11 appartenait, en 1G0">, à François de Saint-Blimond, écuyer.
SELVE (le petit). — Ferme, à côté de la précédente: elle appartenait aux marquis de Gamaches pendant le xvm c siècle.
(1) Dursy. Canton de Gamaches.
SENARMONT. — En Ponthieu. Fief à Bernaville, tenu de Domart, et consistant en 11 livres i6 sous, 1 mine de blé et 1 mine d'avoine de censives. 11 a appartenu à :
— 1583-1G19, Pierre de Belleval, écuyer. — 1619-1680, Antoine de Belleval, chevalier.
SENARPONT. Senardus Pons, en 734. — En Vimeu. Commune, canton d'Oisemont, arrondissement d'Amiens, 525 habitants ; bailliage d'Arguel ; 41 feux en 1760. — La seigneurie, tenue du roi en baronie, consistait en un château avec un enclos de 50 journaux, 2000 lhres de censives, 2 moulins à blé, 2 moulins à drap, 60 journaux de bois, 90 de prés, 200 de terres labourables, droit de halle et de pêche, et haute justice. — Le prieur de Senarpont nommait à la cure : son prieuré lui valait 400 livres de rente. — Le château de Senarpont mérite d'attirer l'attention : placé sur un des contreforts de la vallée de la Bresle et à côté du bourg qu'il domine, on l'aperçoit de loin au milieu d'un cadre de verdure. 11 se compose de plusieurs parties bâties à différentes époques sur les substructions d'une forteresse du moyen-âge. On entre dans le château par un pont en pierre, jeté sur les fossés qui l'entourent. Des deux côtés de la porte d'entrée se dressent deux tourelles à encorbellement, décorées d'une frise en pierre sculptée. A l'angle sud s'élève une grosse tour ronde en briques, avec mâchicoulis saillants, couronnée d'un toit très-élevé. Cette tour, et la principale façade, datent du \vi e siècle et furent construites, entre 1531 et 1563, parle célèbre Jean de Monchy, gouverneur de Boulogne et de Corbie, chevalier de l'ordre du roi, dont l'écusson est gravé au-dessus de la porte d'entrée. Il manque au château tout une aile dont les débris comblent le fossé en certains endroits. Elle fut abattue à coups de canon, dit-on, par un des possesseurs du château qui voulait donner à ses hôtes le spectacle d'un siège.
Nous trouvons, dans un aveu de 1584, la description suivante de la seigneurie à cette époque : « Ung chasleau, court et donjon, avecq ung colombier, basse court et jardins de plaisance où il y a plusieurs édiffices y adjacens ; plus, il y a ung parc appendant audict chasteau, enclos de toutes partz de grandes murailles de pierres blanches, auquel sont enfermez 60 à 70 journaux de prez. »
On remarque dans l'église de Senarpont la pierre tombale de Jean de Monchy, gouverneur de Boulogne. Jean est représenté en armure complète, revêtu d'une cote à ses armes, et la tête nue : l'inscription est entièrement effacée.
SEIGNEURS : — 1230, Guillaume de Cayecx, chevalier. — 1250, Guillaume de Cayeux, chevalier. — 1296, Guillaume de Cateux, chevalier. — 1344, Jean de Catedx, chevalier. — 1377, Jeanne de Cayeux, femme de Guillaume Martel de Bacqueville, chevalier. — 1398, Guillaume Martel de Bacqueville, chevalier. Il soutenait alors un grand procès contre Julien des Essarts, son cousin, qui réclamait Senarpont, comme étant fils de Jeanne de Cayeux et de Jean des Essarts : un arrêt du parlement laissa gain de cause à Julien : — 1400, Julien des Essarts, chevalier, mis en possession de la seigneurie de Senarpont par un arrêt du parlement du 17 juillet 1400. — 1420, Guillaume des Essarts, chevalier. — 1445, N... des Essarts, femme de Charles de Chatillon, chevalier. Charles vend en 1448 la seigneurie de Senarpont, au suivant : — 1448-1470, Edmond de Monchy, chevalier. — 1470-1500, Edmond de Monchy, chevalier, conseiller et chambellan du roi. — 1500-1531, Jean de Moncby, écuyer. — 1531- 1563, Jean de Monchy, chevalier, gouverneur de Boulogne et de Corbie, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes. — 1563-1586, Antoine de Monchy, chevalier, baron de Visme, gentilhomme de la maison du roi, chevalier de son ordre et gouverneur de Boulogne. — ir>86-1618, Gédéon de Monchy, chevalier, baron de Visme, chevalier de l'ordre du roi. — 1618- 1655, Anne de Monchy, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. — 1655-1690, André de Monchy, marquis de Senarpont. — 1690-1710, Charles de Monchy, marquis de Senarpont, page de la petite écurie du roi, capitaine de dragons. — 1710-1750, Marie-Madeleine- Josèphe de Monchy, marquise de Senarpont, femme de son cousin Nicolas de Monchy de Visme, capitaine au régiment de Melun, cavalerie. — 1750-1780, Marie-Madeleine-Anicie de Monchy, marquise de Senarpont, chanoinesse de Maubeuge, femme de Maximilien-Guillaume-Adolphe, prince d'Orange et de Nassau-Siegen. Celui-ci vend Senarpont au suivant : — 1789, Alexandre- Marie-Léon, comte Dary, lieutenant-colonel d'infanterie, chevalier de Saint-Louis.
Sous l'église de Senarpont, dans un caveau ont été inhumés le 10 mars 1652, Anne de Monchy, seigneur de Senarpont, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi ; le 20 novembre 1702, André de Monchy, marquis de Senarpont; le 1 er mai 1751, Nicolas-Joseph-Louis-René de Monchy, comte de Monchy, capitaine de dragons, âgé de 24 ans.
SERONVILLE. — En Ponthieu. Fief à Estrées-les-Crécy, tenu de l'abbaye deSaint- Riquier, et consistant en une maison avec un enclos de 20 journaux, 180 journaux de terre.
SEIGNEURS : — 1580-1603, Claude Braullet. — 1603-1654, Marie Braullet, femme de François Gaillard, écuyer, receveur des aides en Ponthieu. — 1654-1704, Jacques Gaillard, écuyer. — (704-1736, Charles Gaillard, écuyer. — 1740, Louis Gaillard, chevalier, lieutenant des maréchaux de France au bailliage de Clermont. — 1748, Charles d'Arnaud, écuyer.— 1780, Louise-Charlotte d'Aigneville, femme de Louis-Bernard, comte de Mannay, capitaine de grenadiers au régiment de la marine, chevalier de Saint-Louis.
SERY. — En Vimeu. Ferme et hameau, commune de Bouttencourt, 28 habitants. Election et bailliage d'Amiens ; 20 feux en 1760. Ce hameau a pris son nom de l'abbaye qui, d'abord, placée dans les bois de Sery, fut rebâtie dans la vallée. — Cette abbaye fut fondée en 1221 par Guillaume de Cayeux, chevalier. Elle était de l'ordre de Prémontré, et valait à l'abbé commendataire 5000 livres de rente. — Dans l'église avaient été inhumés plusieurs gentils-
hommes des enviions et notamment François L'Yver, écuyer, le 9 avril
SIX BOUCHES (les). — En Vimeu. Fief à Franleu, mouvant du dit lieu, et valant 20 livres de censives.
SOIECOURT. — En Ponthieu. Fief situé près de Saint-Riquier et relevant de l'abbaye. Lorsque ses coutumes locales furent rédigées, le 27 septembre 1507, il appartenait à Pérotin de Lessau.
SOREL. — En Vimeu. Commune, canton de Hallencourt, arrondissement d'Abbeville, 294 habitants. Election d'Abbeville, bailliage d'Airaines : 200 habitants en 1698 ; 45 feux en 1760. La seigneurie, relevant de Fontaines-sur- Somme, consistait en une maison seigneuriale, un moulin à vent, 95 journaux de terres labourables, 45 de bois et 227 livres de censives.
SEIGNEURS : — 1292, Bernard de Sorel, chevalier. — 134'!, Robert de Sorel, écuyer. — 1360, Philippe de Rambures, chevalier, grand-maître des eaux et forêts en Picardie. — 1S77, Louis de MoNcnT, chevalier. — 1604-1658, Louis de Saint-Souplis, écuyer, gentilhomme ordinaire de la duchesse d'Angoulème. — 1648-1670, Antoine de Saint-Souplis, chevalier, vicomte de Béhencourt. — 1670, Charles de Saint-Souplis, chevalier. Il a pour héritière sa sœur — 1678-1698, Gabrielle de Saint-Souplis, femme de Jean Truffier, chevalier, comte de Villerssur-Authie — 1698-1733, Gabrielle Truffier, femme de François-Bernard le Fournier de Wargemont, chevalier. — 1733-1743, Joseph-François Le Fournier, marquis de Wargemont, capitaine sous-lieutenant des gendarmes de la garde et brigadier des armées du roi. — 1743-1760, François-Louis-Gabriel Le Fournier, marquis de Wargemont, maréchal de camp, capitainesous-lieutenant des gendarmes de la garde, chevalier de Saint-Louis. Il vend Sorel, en 1760, au suivant . — 1760-1770, Charles-Hubert-Marie-Gaspard de La Fontaine, comte de Verton. — 1770-1789, Jean-Marie-Denis-Hubert de La Fontaine, comte de Verton.
SOULAS. — En Vimeu. Fief situé près de Moyenneville.
SOULAS. — En Ponthieu. Fief à Monflières, près d'Abbeville, et relevant du dit lieu.
SOUTHIAUVILLE. — En Ponthieu. Fief à Arry. Il a appartenu aux suivants :
— 1585, Nicolas Le Fuzelier, écuyer. — 1629, Jacques Le Fuzelier, écuyer. — 1663-1700, Jean de Hallwin, écuyer, lieutenant au régiment de Rambures.
SUBERV1LLE. — Fief mouvant de Caligny.
SUEUR (le). — En Vimeu. Fief valant 4 sous de censives, et mouvant duQuesne.
SURCAMPS. — En Ponthieu ; 201 habitants. Commune, canton de Domart-en- Ponthieu, arrondissement de Doullens. Election de Doullens, 14 feux en
1763. La seigneurie était tenue de Maison-Ponthieu, ses coutumes locales furent rédigées le 27 septembre 1507.
SEIGNEURS : — 1400, Jean de Surcamps, écuyer. — 1440, Marie de Surcamps, femme de Jean de Houdenc, écuyer. — 1480, Marie de Houdenc, femme de Guillaume Descaules, écuyer. 1500, Antoine Descaules, écuyer. — 1501, Jean Descaules, écuyer. Il vend Surcamps en 1504 au suivant — 150'i, Jean de Blottefière, écuyer, licencié ès-lois, lieutenant particulier du sénéchal de Ponthieu.
SUSLEAU. — En Ponthieu. Fief à Machy et relevant du dit lieu.
SAINT-ANTOINE. — En Ponthieu. Fief à Maizicourt et relevant de cette seigneurie, consistant en une maison avec un enclos de 2 journaux et 33 journaux de terres labourables. Il appartenait à Jacques Tillette en 1720.
SAINT-AUBIN-EN-R1VIÉRE. — En Vimeu. Commune, canton d'Oisemont, arrondissement d'Amiens, 307 habitants. Election d'Abbeville, bailliage d'Airaines, 200 habitants en 1698. La seigneurie, tenue de Long, consistait en une maison seigneuriale avec un enclos de 12 journaux, 72 journaux de bois, 120 de terre, 15 de pâturages, 13 et demi de prés à foin, un moulin à eau, un champart et 200 livres de censives. — La présentation à la cure appartenait au prieur de Mareuil.
SEIGNEURS : — 1380, N.., de Saint-Aubin. — 1416, Marguerite de Biencoum, femme ae Robert Le Cordelier, écuyer du roi Charles VI. — 1434, Jacques d'Aocst, écuyer, licencié èslois. — 1480, Jacques d'Aoust, écuyer, bailli d'Abbeville. — 1500, Eustache d'Aoust, écuyer, panetier du roi et bailli d'Abbeville. Il lègue Saint-Aubin à son neveu : — 1345, Jacques d'Aoust, écuyer, mayeur d'Abbeville. — 1560-1587, François de Sotecourt, chevalier. — 1587-1620, Suzanne de Sotecourt, femme de Guy d'Auxy, chevalier, capitaine de 50 hommes d'armes et gentilhomme de la chambre du roi. — 1620-1646, François d'Auxy, chevalier. — 1646-1704, Adrien d'Auxy, marquis d'Hanvoiles. — 1704-1721, Henri d'Auxy, comte d'Han voiles, colonel de dragons. — 1721-1742, Jacqueline-Louise-Charlotte d'Auxy, femme de Claude, marquis de Saint-Blimond, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
Pierre d'Amerval, écuyer, capitaine de 300 hommes de pied, demeurait à Saint-Aubin, en
SAINT-AUBIN. — En Vimeu. Fief à Andainville, tenu du Mazis, et consistant en 20 ou 30 livres de censives. Il appartenait, en 1703, à Adrien de Canteleu, chevalier.
SAINT-BLIMOND. — En Vimeu. Commune, canton de Saint-Valery, arrondissement d'Abbeville, 748 habitants. Election d'Amiens, 915 habitants en 1698. La seigneurie, mouvante de Cayeux-sur-Mer, consistait en 237 journaux de terre, 14 de bois, et 322 livres 8 sous de censives. Elle fut érigée en marquisat par lettres-patentes d'avril 1681, enregistrées le 8 août de la même
année. Il est à remarquer que les seigneurs de Saint-Blimond n'habitèrent presque jamais, excepté peut-être dans les siècles antérieurs au xvi e , la seigneurie dont ils portaient le nom. De 1500 à 1640, ils habitèrent à Gouy, et de 1640 à 1789 à Pendé. Le village de Saint-Blimond fut incendié par Balthazar de Fârgues, au mois de novembre 1658.
SEIGNEURS : — 1200, Wauther de Saint-Blimond, chevalier. — 1240, Guillaume de Saint- Blimond, chevalier. — 1290, Jean de Saint-Blimond, écuyer. — 1320, Jean de Saint-Blimond, écuyer. — 1 350, Jean de Saint-Blimond, écuyer. — 1380, Floridas de Saint-Blimond, écuyer. — 1420, Olivier de Saint-Blimond, écuyer. — 1470, Clément de Saint-Blimond, écuyer. — 1498- 1523, Simon de Saint-Blimond, chevalier, chambellan du roi. — 1523-1543, Nicolas de Saint- Blimond, écuyer, capitaine de 200 hommes de pied. — 1343-1600, François de Saint-Blimond, chevalier, baron d'Ordre, chevalier de l'ordre du roi, guidon de 50 hommes d'armes. — 1600- 1630, André de Saint-Blimond, chevalier, baron d'Ordre, gentilhomme de la chambre du roi. — 1630-1660, André de Saint-Blimond, chevalier, baron d'Ordre, capitaine de chevau-legers. — 1660-1692, André de Saint-Blimond, chevalier, marquis de Saint-Blimond. — 1692-1743, Claude de Saint-Blimond, chevalier, marquis de Saint-Blimond, meslre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Loui>. — 1713-1789, Jacques-Louis de Saint-Blimond, chevalier, marquis de Saint-Blimond, capitaine au régiment de Clermont-Tonnerre, cavalerie.
Dans l'église de Saint-Blimond ont été inhumés : dans la chapelle de la Vierge le I er mars 1681, Anne d'Urbe, femme de François-Daniel de Ramburcs, écuyer, seigneur de Branlicourt ; le 27 mars 1692, André, marquis de Saint-Blimond ; dans la chapelle du Rosaire, le 11 janvier 1730, Elisabeth de Rambures, veuve de Gaspard d'Urre, seigneur de Bertronval ; le 24 janvier 1852, Marie-Louise-Agnès de Saint-Blimond, princesse de Berghes.
SAINT-BLIMOND. — En Yimeu. Fief au Quesne, et mouvant de la dite seigneurie. Il consistait en 2 journaux de terres labourables, 2 de prés, un moulin à eau et 30 livres de censives. Il appartenait, en 1700, au seigneur de Beaucample-Vieux.
SAINT-DELIS. — En Vimeu, Fief à Dreuil. 11 appartint aux suivants :
1450, Nicolas Bultel. — 1470, Jean Bultel, tanneur à Abbeville. — 1476, Fremin Bultel, chanoine de Saint-Wlfran, frère et héritier du précédent.
SAINT-ELIER. — En Vimeu. Fief à Dreuil, mouvant du dit lieu. 11 consistait en une
maison avec 10 journaux d'enclos, 140 journaux de terres à labour, dont 6
plantés en bois devant la maison.
SEIGNEURS : — 1450, Nicolas Bultel. — 1470, Jean Bultel, tanneur à Abbeville. — 1485, Firmin Biltel, chanoine de Saint-Vulfran, frère et héritier du précédent. Il vend Saint-Elier, en 1485, moyennant 14 livres et une rente de 12 livres, au suivant : — 1485, Pierre Le Maire. Le fief passa par héritage à : — 1515, Jean Gaude, écuyer, mayeur d'Abbcville. — 1540-1562, Jean Gaude, écuyer, mayeur d' Abbeville. — 1562-1600, Jean Gaude, écuyer. — 1600-1636, Adrien Gaude, écuyer. — 1636-1660, Jean Gaude, chevalier, capitaine au régiment de Soyecourt. 11 vendit Saint-Elier au suivant : — 1660-1690, Pieire de Dourlens, écuyer, conseiller
d'élat, conseiller et maître d'hôtel ordinaire du roi. — 1690-1710, Antoine de Dodrlens, écuyer, conseiller au présidial et mayeur d'Abbeville. — 1710-1738, Charlotte de Dodrlens, femme de Nicolas Briet de Rainvillcrs, écuyer, conseiller-magistrat au siège présidial d'Abbeville.— 1738- 1758, Pierre -Vulfran Briet de Rainvillers, écuyer, capitaine de garde-cotes, conseiller-secrétaire du roi. — 1758-1780, Philippe Briet de IUinvillers, écuyer. — 1780-1789, Jean-Philippe- Maric Briet de Rainvillers, écuyer, lieutenant de cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
SAINT-ELOY. — En Vimeu. Fief à Saint-Maxent, tenu du dit lieu, consistant en censives et appartenant à l'église paroissiale de Saint-Eloi d'Abbeville en 1703.
SAINT-F1RMIN. — En Ponlhieu. Commune du Croloy, 270 habitants. Ce village portait anciennement le nom de Bertaucourt-sur-Mer. La présentation à la cure appartenait au chapitre d'Amiens.
SAINT-GEORGES.— En Vimeu. Fief à Franleu, tenu de Boubers. Il consistait en 36 journaux de terres labourables et 6 à 8 livres de censives. Il appartenait, en 1703, aux enfants de N... Warré qui l'avait eu par héritage de la famille Cergny.
SAINT-GEORGES. — En Vimeu. Fief à Huchenneville, mouvant de Mareuil. Il consistait en 16 journaux de terre et 20 journaux en mouvances. M. Le Bel d Huchenneville l'avait acheté 3000 livres vers 1690. Ce fief de Saint-Georges suivit de près la destinée d'HUCHENNEVILLE (voir à ce mot) et eut les mêmes seigneurs.
SAINT-GERMAIN. — En Vimeu. Fief à Rambures, relevant de la seigneurie du dit lieu.
SAINT-HILAIRE. — En Vimeu. Fief au territoire de Lisle, paroisse de Bouvincourt, consistant, en 1608, en 8 journaux 30 verges de bois, rentes, chapons, poules, œufs, etc..
SEIGNEURS : — 1300, N... Divessen, le vend vers 1S03, à : — 1503-1616, la confrérie de Notre-Dame du Puy, à Amiens. Cette confrérie vend Saint-Dilaire, le 12 décembre 1616, au suivant, moyennant 1779 livres 6 sous 8 deniers. — 1616-1627, François de Frieccourt, écuyer. — 1027-1053, François de Frieucourt, écuyer. — 1633-1680, Claude de Frieucourt, chevalier.— 1680-1701, Nicolas de Frieccourt, chevalier. — 1701-1720, Simon de Frieucourt, chevalier. — 1720-1728, Antoinette de Frieccourt, femme de Pierre-Hubert de Fontaines, cbcvalierde Saint- Louis ; ils n'eurent pas d'enfants et leur héritier fut leur cousin : — 178i, Charles-Philippe- Aimard, marquis de Fontaines, exempt des gardes du corps du roi, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
SAINT-JEAN. — En Vimeu. Commune de Guibermesnil, 20 habitants. Election d'Amiens, bailliage d'Abbeville et d'Arguel, 25 habitants en 1698. La seigneurie relevait de celle de Liomer ; elle consistait en 89 livres de censives et des
droits honorifiques. Ce fief appartenait à l'abbaye de Selincourt qui le vendit, le 1 i mars 1587, à Jean Vacquette, procureur au bailliage d'Amiens, qui le vendit à François de Soyecourt, chevalier, dont la fille, Françoise de Soyecourt, femme de Thibaut de Mailly, baron de Mailly, le vendit à Léonor de May, le 13 juillet 1610, moyennant 1700 livres tournois. La terre de St. -Jean passa alors, par héritage, dans la famille de Calonne d'Avesne, en conséquence du mariage de Jean de May, écuyer, avec Anne de Calonne, le 21 juin 1592. Leur neveu, Jean de Calonne, le transmit à ses descendants, qui l'ont possédée jusqu'en 1789.
SAINT-JEAN-DES-MARA1S. — En Ponthieu. Hameau, commune et canton de Rue, 20 habitants.
SEIGjNEURS : — 1560-1590, Pierre de Belleval, écuyer, archer des ordonnances du roi. Il vend le fief et le manoir, le 1 er octobre 1590, moyennant une rente annuelle de 25 livres au principal de 300 livres, à : — 1590-1612, AmbroiseDE Sainti:-Aldegonde, écuyer. — 1612-1629, Robert de Sainte-Aldegonde, écuyer. — 1629-1653, Jean de Sainte-Aldegonde, écuyer.— 1690, Charles le Comte, écuyer, vicornle de Saint-Jean. — 1700, Anne-Madeleine le Comte, vicomtesse de Saint-Jean, femme de Claude d'Urre, vicomte de Clanleu.
SAINT-JOSSE-SUR-MER. — En Ponthieu. Commune, canton et arrondissement de. Montreuil-sur-Mer, 784 habitants. Elections d'Abbeville et de Doullens ; 340 habitants en 1698. Ce village eut une charte de commune en 1203. — La seigneurie, consistant en un moulin à vent, 108 journaux de* terre, 120 autres au lieu dit le camp d' Armeneville, 12 de prés, 450 de bois, 400 livres de censives, appartenait à l'abbaye de Saint-Josse.
Celte abbaye de Saint-Josse, dont les abbés prenaient le titre de comtes de Saint-Josse, fut fondée en
SAINT-LADRE. — Fief à la maladrerie d'Airaines, tenu de Dreuil en 1700.
SAINT-LAU. — En Ponthieu. Commune de Maison-Ponthieu. Election d'Abbeville, bailliage de Crécy, 60 habitants en 1698. La seigneurie, tenue en vicomté du roi, consistait en une maison seigneuriale, 21 journaux de pâtures, 40 de bois, 180 de terres labourables, un champart de 150 livres et 100 livres de censives. — Le hameau fut incendié par les Espagnols, en août 1635.
SE1GNEIRS : — 1378, Jean de Saint-Lau, écuyer. — 1385, Jeanne de Saint-Lau. — 1415, Robert de Saint-Lau, écuyer. — 1539, Jean de Bois-le-Borgne. — 1550-1590, Jacques le Rot, écuyer, conseiller du roi, mayeur d'Abbeville. — 1590-1610, Maximilien le Rot, écuyer, lieutenant-général en la sénéchaussée et siège présidial d'Abbeville. — 1610-1629, Jacques le Rot, écuyer, conseiller et magistrat au présidial de Ponthieu, mayeur d'Abbeville, — 1629-1662,
François le Roy, écuyer, trésorier de France en la généralité d'Amiens. — 1662-1710, François le Rot, chevalier.— 1710-1770, Claude le Roy, chovalier, commandant de bataillon au régiment de Monaco, chevalier do Saint-Louis. — 1770-1780, Philippe-Louise-Hortense le Roy de Saint- Lau, femme de André-Donoré, marquis de Monchy, capitaine de cavalerie, chevalier de Saint- Louis, puis remariée à Charles-Marie-Hubert, marquis des Essars.
SAINT-LÉGER-LÈS-DOMART. — En Ponthieu. Canton de Domart, arrondissement de Doullens, 545 habitants. Le presbytère relevant de la seigneurie, le curé devait, à peine de 7 sous 6 deniers d'amende, présenter au seigneur, chaque année, une flèche d'osier ornée par les deux bouts, destinée à être tirée le jour du Gay-Saint-Léger. — La seigneurie consistait en une maison seigneuriale avec colombier, haute et basse-cour, jardin potager, le tout entouré de fossés, haies et murs, et contenant environ 18 journaux et 320 journaux de terres labourables.
SEIGNEURS: — 1500-1550, Jacques des Groiseliers, écuyer, lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée de Ponthieu, mayeur d'Abbrville. — 1350-1579, Jacques des Groiseliers, écuyer, licencié ès-lois, lieutenant-général du sénéchal de Ponthieu et conseiller du roi. — 1579-1599, Jacques des Groiseliers, écuyer. — 1599-1623, François des Groiseliers, écuyer, maître dos eaux et forêts en Picardie, gentilhomme servant du roi. — 1625-1652, Jacques des Groiseliers, écuyer, maître des eaux et forêts en Picardie. — 1652-1668, Marie des ^Groiseliers, femme de Jacques de Fricz, écuyer. Ils vendent Saint-Légor, le 29 juillet 1669, au suivant : — 1669-1710, Nicolas le Roy de Jumelles, chevalier. — 1710-1730, Nicolas-Henri le Roy, marquis de Jumelles. — 1730-1760, Nicolas-Henri le Roy de Jcmelles, marquis de Sajnt-Léger. — 1789, Charles-Bernard de Brossard, chevalier.
SAINT-LÉGER-LE-PAUVRE. — En Vimeu. Bailliage d'Airaines etd'Arguel : commune, 101 habitants, canton d'Oisemont, arrondissement d'Amiens. Il v avait un prieuré, mouvant de Senarpont. — Le prieur avait la seigneurie qui consistait en 1 journal de prés, 22 livres de censives, et relevait de la seigneurie de Saint-Aubin-en-Rivière.
SAINT-MARC. — En Vimeu. Commune de Valines, 100 habitants.
SEIGNEURS : — 1392, Robert Descrieux, dit Hideux. — 1436, Robert des Acteclx, écuyer. — 1540, Jean de Damiette, écuyer. — 1550-1600, Nicolas Danzel, écuyer. — 1600-1627, Hugues Danzel, écuyer, enseigne de la compagnie de Rambures. — 1665, André do Quesnoy, écuyer. — 1693, Michel de Vontmignon, conseiller au présidial d'Amiens. — 1789, Antoine-François- Augustin de Belloy, chevalier.
SAINT-.MARTIN-HOREST. — En Vimeu. Ferme. Bailliage d*Airaines et d'Arguel. La seigneurie, mouvante de celle de Liomer, consistait en une maison avec 30 journaux d'enclos, en pâturages et en bruyères, et 140 journaux de terres labourables. Elle appartenait à l'abbaye de Selincourt.
SAINT-MAUGUILLE. — En Ponthieu. Commune de Saint-Riquier, 36 habitants. Le hameau fut brûlé par les Impériaux, en avril 1524. La seigneurie appartenait en 1507 à Charles de Gapennes, chevalier. — Dans le cimetière fut enterré, en 1450, Nicaise de Boufllers, écuyer, seigneur de Beaussart, capitaine du château de La Ferté.
SAINT-MAULVIS. — En Vimeu. Canton d'Oisemont, arrondissement d'Amiens, 722 habitants. Election d'Amiens, 750 habitants en 1698. La ville, baillie et commanderie de Saint-Maulvis appartenait à l'ordre de Malte qui y avait une commanderie importante. Le commandeur avait la suzeraineté et toute justice : 33 villages relevaient de la commanderie. En 1447, au moment de la trêve entre les Français et les Anglais, le commandeur, frère Jean du Fay, fit dresser un censier dans lequel il est constaté que toutes les maisons du village, sans en excepter une seule, avaient été brûlées et détruites, qu'il ne restait debout qu'une forteresse remplie de gens d'armes, et que le village était eniin entièrement inhabité depuis seize ans. — Les coutumes locales de Saint-Maulvis furent rédigées le 16 septembre 1507. — Il y avait à Saint- Maulvis une autre seigneurie dite de l'Hôpital, dans laquelle Florimond de Biencourt avait fait construire en 1540 « un magnifique château » que l'on voyait encore en 1710. Cette seconde seigneurie de Saint-Maulvis relevait de la commanderie.
COMMANDEURS DE SAINT-MAULVIS. — 1390, Millet de Franqueville. — 1440, Jean du Fat. — 1507, Jean Macquet. — 1520, Jacques de Bourbon. — 1583, Oudart de Saint-Blimond. — 1680, Jérôme-François de La Chaussée d'Eu, capitaine au régiment de dragons d'Artois. — 1740, Henri de Villeneuve de Trans.
SEIGNEURS — 1373, Jean Sarpe, écuyer, panetier du roi. — 1407, Jean Sarpe, écuyer. 1420-1441, Jean Sarpe, écuyer, capitaine du château d'Airaines. — 1441-1481, Enguerran Sarpe, dit Cugnard, écuyer. — 1481-1496, Antoinette Sarpe, femme de Jean de Biencourt, écuyer. — 1496-1530, Jacques de Biencourt, écuyer. — 1530-1577, Florimond de Biencoubt, che\alier, conseiller et maître-d'hôtel du duc de Bretagne, bailli du Valois et gouverneur du duché d'Aumale. — 1577-1611, Jacques de Biencourt, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme de sa chambre et capitaine de 50 hommes d'armes. — 1611-1626, Philippe de Biencourt, cheviller, bailli d'Ardres et du comté de Guines, capitaine de chevau-légers. — 1626-1677, Ménelaûs de Biencourt, chevalier. — 1677-1710, Charlotte de Biencourt, femme d'André de Saint- Souplis, chevalier. Elle cède à son cousin. — 1710-1750, Charles de Biencourt, chevalier.
Dans l'église de Saint-Maulvis a été inhumée, en 1520, Claire de Vaux, femme de Jacques de Biencourt, seigneur de Poutrincourt.
SAINT-MAUR-AU-VAL ou LE VAL-SAINT-MAUR. — Ferme et maladrerie, commune de Laviers. Bailliage d'Abbeville, 12 habitants en 1698. Elle était
tenue du comté de Ponthieu et consistait en une maison avec un enclos de 10 journaux, 364 journaux de terres à labour, 20 de pâturages, 90 de bois, dîmage et champart et un renvoi de 52 setiers de froment sur la recette du comté de Ponthieu. Elle appartenait à l'hôpital de Saint-Nicolas d'Abbeville. Elle fut supprimée en 1C96 et ses biens furent réunis à ceux de l'Hôtel-Dieu d'Abbeville. La fondation de cette léproserie est antérieure à 1170. — « Les murs de cette léproserie existent encore en partie... Ils renferment dans une demi-enceinte les bâtiments de la ferme actuelle qui a succédé à l'hospice. Quelques-unes des pierres blanches des murs conservent des dessins tracés par les lépreux. La vieille porte de la léproserie n'a été enlevée que depuis quelques années ainsi qu'une partie de la chapelle et une pierre sépulcrale dont l'inscription est illisible (1). » — Le 30 octobre 1659 Balthazar de Fargues avec 300 cavaliers pilla cette ferme et l'incendia.
SAINT-M AXENT. — En Vimeu. Commune, canton de Moyenneville, arrondissement d'Abbeville, 501 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 505 habitants en 1698. — La seigneurie, tenue en deux fiefs du roi, consistait en une maison avec 6 journaux d'enclos, 26 journaux de terres labourables, un champart affermé 420 livres et 200 livres de censives. — Le chef-lieu de la seigneurie, en 1311, était « un château et manoir sur la motte et entour. » Cette motte sur laquelle était édifiée une forteresse peu considérable, à en juger par ses petites dimensions, se voit encore près du chemin d'Oisemont ; elle est ronde et entourée de fossés : on l'appelle encore aujourd'hui la motte du château. Le village fut brûlé en 1 472 par les troupes de Charles le Téméraire. C'est sans doute dans cette circonstance que le château fut démoli. — La présentation à la cure appartenait à l'écolàtre et au pénitencier d'Amiens.
SEIGNEURS : — 111)1, Bernard de Saint-Maxent, chevalier. — 1220, Henri de Cambron, chevalier. — 124'J, Gauthier de Cambron, chevalier. — 1280, Hueo'AiRAiNEs, chevalier. — 1300- 1330, Isabelle d'Airaines, femme d'Aléaume de Brimeu, chevalier, — 1330-1360. Jeanne de Briueu, femme de Guillaume Tyrel de Poix, chevalier. — 1360-1392, David Tyrel de Poix, chevalier. — 1392-1 115, Luuis Tyrel de Poix, chevalier. — 1415-116.'), Jeanne Tyrel de Poix, femme de Jean de Lannoy, gouverneur de Hollande, chevalier de la Toi>on d'Or. — 1 465-1476, Jeanne de Lannoy, femme de Philippe de Horne>, chevalier. — 1476-1407, Arnould de Hornes, chexalier. Il vend Saint-Maxent, le 20 août 1497, au suivant, moyennant 2:îl2 livres 9 sous 1 denier. — 1497-1545, Jean de IJaicoi rt, chevalier, gouverneur du château d'Abbevlle. N'ayant pas d'enfants, il lègue Saint-Maxent au suivant, son parent. — la lu -1570, Louis de Teuffles,
(1) M. Praroml. Histoire de cinq Villes etc., article de Laviers.
écuyer, capitaine de Montreuil. — 1570-1586, Françoise de Teuffles, femme d'Adrien de La Rivière, baron de Chepy, chevalier de l'ordre du roi. — 1586-1620, Anne de la Rivière, femme de Robert de Grouches, chevalier, bailli du Valois, chambellan et gentilhomme ordinaire du roi, chevalier de l'ordre et capitaine de 50 hommes d'armes. — 1620-1651, Jean de Grouches, baron de Chepy, gentilhomme ordinaire de lt chambre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes. — 1051-1689, Augustin de Grouches, marquis de Gribauval, gentilhomme ordinaire de la vénerie du roi, capitaine de chevau-légers au régiment de Mazarin. — 1689-1713, Augustin-Charles de Grouches, marquis de Gribauval, premier chambellan du duc d'Orléans, brigadier des armées du roi. Il mourut sans héritier et laissa ses biens à son frère puiné. — 1713-1751, Nicolas- Antoine de Grobches, marquis de Chepy, maréchal de camp, grand-croix de Saint-Louis. — 1751, Jacques-Etienne de Grouches, marquis de Chepy, maréchal de camp. — 1751-1789, Antoine-Jean-Etienne de Grouches, marquis de Chepy.
SAINT-NICOLAS-DES-ESSARTS. — En Ponthieu. Ferme, commune de Buigny- Saint-Maclou, 10 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 6 habitants en 1698. La seigneurie, qui appartenait à l'Hotel-Dieu d'Abbeville, consistait en une maison avec 16 journaux d'enclos, 361 journaux de terres labourables, un très-grand champart, et 200 livres de censives. C'est à Saint- Nicolas même que le roi Louis XII rencontra Marie d'Angleterre, le lundi 8 octobre 1514. La ferme fut brûlée par les Espagnols en août 1635.
SAINT-NICOLAS-AUX-CHAMPS. — En Ponthieu. Ferme près de Montreuil, consistant en une maison et 120 journaux de terres labourables.
SAINT-PIERRE. — En Vimeu. Fief à Monflières, près Abbeville et relevant de la dite seigneurie.
SAINT-PIERRE- A-GOU Y . — En Ponthieu. Seigneurie située entre l'abbaye du Gard et Picquigny, appartenant au prieur du dit lieu, et consistant en une maison prieurale, des censives sur 19 maisons au dit lieu, à Soues et Cavillon, et un dîmage sur 1600 journaux de terre à Gouy, Cavillon, le Gard, Soues, Rouvroy et Fourdrinoy. — Le prieur nommait à la cure.
SAINT-QUENT1N-EN-TOURMONT. — En Ponthieu. Commune, canton de Rue, arrondissement d'Abbeville, 349 habitants. Ce village portait seulement le nom de Tormont de 986 à 1100. La seigneurie appartenait à l'abbaye de Forêtmontier en 1257 : à cette époque, Jeanne, comtesse de Ponthieu en fit don à son parent, Odon de Roncherolles, chevalier, à cause de ses bons services, mais en se réservant le droit de lagan ou d'épaves, la garenne, les baleines et autres poissons royaux. Saint-Quentin-en-Tourmont appartint en 1700 au marquis de Mailly-Nesle, et en 1763 au roi.
SATNT-RIQUIER. Centula, en 590. — En Ponthieu. Bourg, canton d'Ailly-le-Haut-
Clocher, arrondissement d'Abbeville, 1746 habitants. En 948, Arnould, comte de Flandres, s'en empare. Hugues Campdaveine, comte de Saint-Pol, l'incendie en 1131. Pris par Jacques d'Harcourt et les Dauphinois, en 1421, Saint-Riquier est assiégé pendant tout le mois d'août par le duc de Bourgogne qui, le 29 s jour du dit mois, est obligé de lever le siège : nouveau siège en 14'i6. En mai 1475, la ville est prise et pillée par les troupes du roi. Les troupes de Charles-Quint l'assiègent le 8 avril 1524 et perdent 400 hommes dans cette vaine tentative : une nouvelle tentative faite par le comte de Nassau, en 1531'), ne fut pas plus heureuse. Pendant les troubles de la Ligue, Saint-Riquier fut toujours occupé par les Ligueurs.
La célèbre abbaye de Saint-Riquier, de l'ordre de saint Benoit, fut fondée au vi c siècle. Son église est célèbre et passe à juste titre pour un des plus précieux monuments du Nord de la France. L'abbaye, qui ne recommandait à ses prônes que le roi de France, comptait des vassaux jusqu'en Angleterre. Quatre-vingts fiefs et seigneuries relevaient d'elle.
Les coutumes locales du temporel de l'abbaye furent rédigées le 20 septembre 1507, et celles de la ville le 27 du même mois.
CAPITAINES ET GOUVERNEURS DE SAINT-RIQUIER. — 1414, Antoine de Brouillt, chevalier, tué à la bataille d'Azincourt. — 1421, le Borgne de Fossedx, chevalier. — 1471, Georges Grey, capitaine pour les Anglais. — 1518, Pierre le Vassecr, écuyer, seigneur d'Hiermont. — 1530, Galois Caupentin, écuyer, seigneur de Cumont, Berlelte, Hancbies, et homme d'armes des ordonnances du roi. — 1589, Jean de Cachelel, écuyer, seigneur de Loches et de Popincourt, capitaine pour la Sainte-Union. — 1605-1635, Flour le Ver, écuyer, seigneur de Caux, Halloy et Framicourt, gentilhomme servant du roi. — 1635-1665, André le Ver, chevalier, seigneur de Caux, Halloy et Framicourt. — 16115-1700, Jean le Ver, chevalier, seigneur de Caux, Halloy et Framicourt.— 1700-1739, Jean-Hubert le Ver, marquis de Caux, capitaine au régiment du roi, infanterie.
SAINT-ROMAIN. — En Vimeu. Fief à Embreville, tenu du dit lieu, appartenant en 1620 a François de Huppy.
SAINT-SOUPLIS. — En Vimeu. Fief à Houdenc et mouvant du dit lieu.
SA 1NT-VALER Y-SUR-SOMME. — En Vimeu. Chef-lieu de canton, arrondissement d'Abbeville, 3456 habitants. Les coutumes locales de la seigneurie furent rédigées le 15 septembre 1507 — Cette seigneurie consistait, au xvm e siècle, dans les ruines du château, et des censives sur le terrain qui l'environne, trois moulins, droits de vicomlé, de feux, de balines, de garenne, de poids et de mesures, dans le choix de trois personnes pour remplir l'office de maire. La seigneurie n'était possédée, par la famille Rouault notamment, qu'à titre
d'avouerie: l'abbaye donnait le château pour un cens annuel de 12 sous parisis et 2 chapons que l'avoué ne payait plus depuis 1640 environ : ces droits, en qualité d'avoué, consistaient en un droit de chasse ou de varenne dans 160 journaux de terre près du château, réduits à 100 par un arrêt du Parlement en 1700, lesquels devaient être enclos de fossés pour empêcher les lapins de sortir de l'enceinte. L'avoué avait haute justice dans la ville de Saint- Valéry : La Ferté relevait entièrement de l'abbaye comme étant bâtie sur la seigneurie de Molinet. Les seigneurs percevaient un pot de bière sur chaque tonneau,(et chaque année les bourgeois leur payaient un setier d'avoine et un chapon. Le 20 avril 1493, Angilbert de Clèves convertit cette redevance en une rente de 40 livres tournois.
La ville de Saint-Valery avait une certaine importance au moyen-âge : elle était bien fortifiée, avait un château-fort considérable, et, de plus, par sa position elle défendait l'embouchure de la Somme ; aussi fut elle souvent prise et reprise. Les Normands l'attaquent et la pillent en 881: Arnould, comte de Flandres, l'enlève d'assaut en 950. En 1197 Richard I er , roi d'Angleterre, assiège la ville par terre et par mer, la pille et la brûle. Le château est surpris et escaladé par Jean de Picquigny et les gens du roi de Navarre, en 1358. Ils sont assiégés par le connétable de Piennes et le comte de Saint- Pol, et se défendirent bravement depuis le mois d'août 1358 jusqu'au carême 1359 qu'ils furent enfin forcés de capituler. Le traité de Bretigny ayant livré Saint-Valery aux Anglais, le comte de Saint-Pol le leur reprit pour le roi de France, en 1369. Les Dauphinois occupèrent Saint-Valery en 1421 ; assiégés par le comte de Warwick, en 1422, ils résistèrent pendant trois semaines et se rendirent le 4 septembre. La ville resta au pouvoir des Anglo-Bourguignons jusqu'en 1433. Cette année, Louis de Waencourt et Renaut de Verceilles la leur reprirent d'assaut ; mais ils furent eux-mêmes assiégés dans leur nouvelle conquête, au mois de juillet, par le comte de Luxembourg et le seigneur de Willoughby, et capitulèrent trois semaines après. Charles des Marets, capitaine de Rambures, reprend Saint-Valery aux Anglais en janvier 1434, mais le comte d'Etampes s'en empare de nouveau la même année. En 1471 les Bourguignons et les Français prirent et reprirent deux fois Saint-Valery les uns sur les autres. En 1472, enfin, Joachim Rouault de Gamaches, maréchal de France, reprend la ville que Louis XI fait brûler, le 14 juillet 1475, pour éviter d'être obligé de la donner au duc de Bourgogne. En janvier 1589, les habitants de Saint-Valery adhérèrent à la Ligue. En
1591 Henri IV surprit la ville qui fut reprise en deux jours parle duc d'Aumale : en 1593 les sires de Monchy et de Rubempré l'ayant reprise, le comte de Mansfeld l'assiège et s'en empare : Rubempré la reprend sur les Espagnols et la conserve pour le roi."
L'abbaye de Saint-Valery fut fondée environ vers l'an 613 : Au xvm e siècle elle valait à l'abbé 17,000 à 18,000 livres et 14,000 aux religieux.
En 1634 un ingénieur disait au cardinal de Richelieu : « Il y a ville et chasteau à Saint-Valery qui ne vallent rien, n'y ayant aucune fortification que quelques méchantes tours et un mauvais fossé. » On voit encore aujourd'hui quelques pans de murailles, restes du château.
CAPITAINES ET GOUVERNEURS DES VILLE ET CHATEAU DE SAINT-VALERY. — 13S8, Guillaume de Bonnemare, capitaine pour le roi de Navarre. — 1379, Renaul le Vicomte, chevalier. — 1421, Le seigneur de Verdusant. — 1422, Jean Blondel, chevalier, seigneur de Douriez, capitaine pour les Bourguignons. — 1422, Olivier de Saint-Blimond, écuycr. — 1432, Jean de Brimeu, capitaine pour les Bourguignons. — 1433, Louis de Waencourt et Renautos Verceilles, chevaliers, capitaines pour Charles VII. — 1433, (août) — janvier 1434, Robert de Saveuses, chevalier, capitaine pour le duc de Bourgogne. — 1434 (janvier), Philippe de La Tour, capitaine pour Charles VII. — 1434, Jean de Brimeu, capitaine pour le duc de Bourgogne. — 1436, Robert du Quesnot, chevalier, seigneur de Nempont. — 1442, Antoine d'Anvdn de Hardenthun, écuyer, seigneur de Guisny et de La Motte, châtelain de la forêt de Crécy. — 1480, Jacques de Rambcres, chevalier, chambellan du roi. — 1640, Claude d'Amerval, capitaine pour la Sainte-Union. — 1650, Charles Danzel, écuyer, seigneur de Dancourt. — 1670-1789, Le titre et les fonctions de capitaines et gouverneurs des ville et château de Saint-Valery appartinrent de 1670 à 1789 à la famille Rouaclt de Gamaches qui avait aussi la seigneurie de la ville.
SEIGNEURS DE SAINT-VALERY. — 970, Bernard, sire de Saint-Valery.— 1000, Gilbert, sire de Saint-Valery. — 1030, Bernard de Saint-Valery, chevalier. — 1066, Gauthier de Saint- Valery, chevalier. — 1096, Bernard de Saint-Valery, chevalier. — 1130, Bernard de Saint- Valery, chevalier. — 1180, Bernard de Saint-Valery, chevalier. — 1214, Thomas de Saint- Valery, tué à Bouvines. — 1214-1233, Aénor de Saint-Valery, femme de Robert III, comte de Dreux et de Braine. — 1233-1241, Jean I er , comte de Dreux. — 1241-1281, Robert IV, comte de Dreux. — 1281-1309, Jean II, dit le Bon, comte de Dreux, grand-chancelier de France. — 1309-1329, Robert V, comte de Dreux, mort sans postérité, le 22 mars 1329. Saint-Valery devint le partage de son frère puiné. — 1329-1345, Pierre, comte de Dreux, mort le 3 novembre 1345, laissant une fille qui mourut en 1346, âgée d'un an. Saint-Valery devint alors le partage de sa sœur, mais l'usufruit en était laissé à sa veuve, Isabelle de Melun, qui se remaria avec Jean d'Artois, comte d'Eu. — 1345-1362, Jeanne, comtesse de Dreux, femme de Louis, vicomte de Thouars. — 1362-1420, Simon de Thouars, comte de Dreux, allié en 1362 à Jeanne d'Artois ; dans les conventions du mariage il est dit que la seigneurie de Saint-Valery, possédée à titre d'usufruit par Isabelle de Melun, veuve de Pierre, comte de Dreux, et femme du comte d'Eu, fera retour au neveu de Jeanne, si le comte Simon meurt sans enfants d'elle ; ce qui eut lieu effectivement, et la seigneurie de Saint-Valery passa en conséquence au neveu de Jeanne
d'Artois, qui suit : — 1420-1471, Charles d'Artois, comte d'Eu. Par la mort de celui-ci, sans enfant, Saint- Valéry échut au fils de sa sœur, Bonne d'Artois, qui avait épousé Philippe de Bourgogne, comte de Nevers. — 1471-1491, Jean de Bourgogne, comte de Nevers. Comme il mourut sans enfant, Saint-Valcry devint le partage de son petit-fils, qui suit : — 1491-1506, Engilboit de Clèves, comte de Nevers. — 1506-lo21, Charles de Clèves, comte de Nevers. — 1521-1562, François de Clèves, duc de Nevers. — 1562-1602, Henriette de Clèves, femme de Louis de Gonzague, prince de Mantoue. — 1602-1649 , Charles^ de Gonzagee, duc de Nevers et d£Maniaue. 11 vend le 19 juin 1649, Saint-Valery au suivant : — 1649-1630, Nicolas Rouadlt, marquis.de Gamaches, gentilhomme de la chambre du roi et capitaine de 50 hommes d'armes. — 1650-1687, Nicolas-Joactiim Rouallt, marquis de Gamaches, comte de Saint-Valery et de Cayeux, chevalier des ordres du roi, conseiller en ses conseils, lieulenant-général des armées du roi, gouverneur de Saint-Valery et de Rue. — 1687-1715, Claude-Jean-Baptiste-IIyacinthe Rocault, marquis de Gamaches, premier gentilhomme de la chambre, menin de Mgr le duc de Bourgogne, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Saint-Valery et de Cayeux, — 1715-1770, Jean-Joachim Rocailt, marquis de Gamaches, brigadier des armées du roi. — 1770- 1780, Charles-Joachim Rouault, marquis de Gamaches, comte de Cayeux, mestre de camp de cavalerie, grand d'Espagne de première classe. Il vend Saint-Valery, le 23 juin 1780, à : — 1780-1789, S. A. R. Mgr le comte d'Abtois.
TACTÉ. — En Ponthieu. Fief à Coulonvillers, mouvant de la seigneurie du dit lieu.
TALMONT. — En Vimeu. Fief à Fresne, mouvant de la dite seigneurie. Il consistait en 16 mesures de prés et 45 sous de censives. Il a appartenu aux suivants :
1C50, N...,le Grand de Talmont. — 1700, Nicolas de Frémont, marquis d'Auneuil, maître des requêtes. — 1730, Jacques Godart de Beadlieu.
TANCARVILLE (vicomté de). — En Ponthieu. Fief à Wailly, bailliage de Waben, consistant en 200 livres de censives et relevant du roi. Il a appartenu en 1618 au duc de Montmorency, à François-Louis de Bourbon qui l'a vendu le 27 novembre 1704, moyennant 1704 livres, à Louis Raoult d'Alincthun: de 1720 à 1737, à Gaspard Raoult d'Alincthun, écuyer; de 1737 à 1780, à Pierre-Gaspard Raoult d'Alincthun, écuyer.
TARTERON (le). — En Ponthieu. Commune du Crotoy. Ce fief a eu pour seigneurs :
1358, Martin le Comte, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1600, Jacques le Comte, écuyer. Il a pour héritier son frère aîné. — 1618, Charles le Cosite, écuyer. — 1660, Artus le Comte, écuyer.
TASSERVILLE. — En Vimeu. Commune de Saint-Blimond. Ce fief, tenu de Saint- Valery, consistait en une maison, grange, étables, colombier à pied, cour, jardin et 21 journaux de terre.
SEIGNEURS : — 1530, Louis Lenglacé, écuyer. — 1538, Jacques Lenglacé, écuyer. — 1611, Marguerite le Fuzelier, femme de Thibaut de Polhoy, écuyer. — 1643, François de Polhot, écuyer. — 1677-1700, François de Polhot, écuyer.
TASSERVILLE. — En Vimeu. Fief à Ochancourt, consistant en une maison avec un enclos de 3 journaux et demi, 33 journaux de terres labourables, un petit champart et 60 livres de censives.
SEIGNEURS : — 1600, Martin du Bos. — 1630, Jean du Bos. — 1660, Jacques du Bos, écuyer. — 1680-1701, Marie du Bos, femme de Nicolas Le Bel, écuyer, contrôleur général des finances au bureau des trésoriers de France. — 1701-1727, Jacques Le Bel d'Huchenneville, écuyer. — 1727-1760, Marguerite-Marlhe Le Bel d'Huchenneville, femme de François-Joseph de Buissy, chevalier. — 1760-1780, Paul-François de Buissr, chevalier, vicomte du Maisnil.
TEMPLE (le). — En Ponthieu. Commune de Conchil-le-Temple, canton et arrondissement de Montreuil-sur-Mcr, Pas-de-Calais : 650 habitants. Election de Doullens, bailliage de Waben, 364 habitants en 1698. Il y avait au Temple deux seigneuries, l'une et la principale consistant en une maison avec 7 journaux d'enclos, 12 journaux de terres labourables et 100 livres de censives. Elle était tenue en deux fiefs, l'un du roi et l'autre de Mayoc : la seconde seigneurie du Temple consistait en 273 mesures déterres labourables, 80 de pâturages, 10 à riez, 100 mesures de molières vertes, 120 de bois et 100 livies de censives.
PREMIERS SEIGNEURS: — 1324, Jacques Blondel, baron de Bellebronne, sénéchal de Ponthieu. — 1550, Oudarl de Blondel-Joigny, baron de Bellebronne. — 1C10, Jeanne de Blondel- JoiGNï, femme de Charles d'Ailly, chc\alicr. — 1624, Françoise d'Ailly, dame de Eellebronne, femme d'Etienne de Roussé, chevalier de l'ordre du roi. — 1658, Jacques de Rocssé, baron de Bellebronne, vicomte de W'aben. — 1680-1707, Charles de Roussé, vicomte de Waben. — 1707- 1738, Joseph de Roissé, vicomte de Waben. — 1738-1759, Charles-Joseph-François de Rodssé, vicomte de Waben. — 1759-1780, Marie-Madeleine-Josèphe de Roussé.
DEUXIEMES SEIGNEURS : — 1630-1663, Louis de Bresdoil, chevalier, vicomte du Temple. 1663-1695, François de Bresdoul, chevalier, vicomte d'Authie. — 1695-1720, Gabriel-François de Bresdoil, chevalier, vicomte d'Authie. — 1720-1759, Henri de Bresdoul, chevalier, vicomte d'Authie. — 1759-1780, Marie-Madeleine de Bresdoul, femme de Simon-Joseph Moullart, baron de Torcy.
Demeurèrent au Temple : en 1588, Antoine de Boistel, écuyer, et Antoinette Le Clercq, sa femme ; et en 1666, Jephté de Bambures, écuyer, seigneur de Poireauville.
THIBOUTOT. — En Ponthieu. Fief à Saint-Riquier, tenu de l'abbaye. Il consistait en 180 journaux de terre et 10 livres de censives à Millencourt. Le chef-lieu était un hôtel à Saint-Riquier, nommé hôtel de Thiboutot, « de Tipetot » par les chroniqueurs. Cet hôtel appartenant alors à Hugues de Hesdin, la maison de David Lessopier et l'Hùtel-Dieu furent les seuls édifices épargnés quand les Français, qui poursuivaient les Bourguignons, brûlèrent Saint- Riquier en 1474.
SEIGNEURS: - 1380, Colart de IIesdim, écuyer. — 1130, Guillaume de Hesdin, écuyer. — 1460, Hugues de Hesdin, écuyer. — 1490, Jean de Hesdin, écuyer. — 1530, Antoine de Hesdin, écuyer. — 1550, Roland de Hesdin, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. Il a pour héritier son frère : — 1560, Thibaut de Hesdin, écuyer. Celui-ci n'eut pas d'enfants et Thiboutot revint à sa sœur : — 1560-1580, Antoinette de Hesdin, femme de Nicolas Le Roy, écuyer, seigneur de Moycnncxille. Ils vendent Thiboutot, vers 1580, au suivant: — 1580, Jean LncRjiiNiER. — 1600, Nicolas Luerminier. — 1630-1656, Pierre Loermimer, conseiller du roi. — 1656-1688, Marie-Marguerite Liierminier, femme de Claude de Buissy, écuyer, président au présidial d'Abbcville. — 1688-1727, Pierre de Buissy, chevalier, président au présidial d'Abbeville. — 1727-1765, François-Joseph de Buissy, vicomte du Mesnil. — 1765-1780, Paul-François de Buissy, vicomte du Mesnil, mousquetaire de la garde du roi.
THUISON. — Commune, canton et arrondissement d'Abbeville, 469 habitants. La seigneurie, tenue de La Ferté, consistait en une maison, avec cour et jardin contenant 5 journaux, 87 journaux de terres labourables, 4 et demi de prés.
SEIGNEURS : — 1502, Jean Le Prévost. — 1568, Nicolas de La Barre. — 1639-1667, Charles d'Arrest, écuyer, gentilhomme servant du roi. — 1667, Philippe d'Arrest, écuyer, mousquetaire du roi, capitaine au régiment royal, cavalerie. — 1695-1739, Marie-Adrienne de AIons, femme de Jacques Godai t de Beaulieu, écuyer, avocat au parlement, conseiller du roi et bailli d'Abbeville. — 1739-1771, Jacques Godart, écuyer, président-trésorier de France et garde des sceaux du comté de Limoges. — 1771-1789, François Godart, écuyer, capitaine au régiment d'Aunis, chevalier de Saint-Louis.
THULOTTE(la). — Voyez TULOTTE (la).
TIGNY. — En Ponthieu. Commune, canton et arrondissement de Montreuil-sur-Mer, Pas-de-Calais, 371 habitants. Election de Doullens, bailliage de Waben, 200 habitants en 1698. La seigneurie, consistant en 60 livres de censives, en moulins « d'un gros revenu » et plusieurs prairies appartenait à l'abbaye de Saint-Josse-au-Bois. La seigneurie en partie, tenue de Bellebronne, consistant en une maison avec un enclos de 13 journaux, 16 de prés, 18 de terres labourables, 40 de bois et 60 livres de censives, appartenait en 1700 à Philippe de Buines, chevalier.
TILLENCOURT. — En Ponthieu. Fief consistant en 20 ou 30 journaux de terre et un bois à Yvrench, le tout mouvant de La Ferté.
TILLOLOY. — En Yimeu. Commune de Fresne-Tilloloy, 135 habitants. La seigneurie relevait de la chàtellenie de Bailleul et appartenait à l'élection d'Amiens.
SEIGNEURS : — 1259, Hugues de Riencourt, chevalier. — 1279, Raoul de Riencourt, chevalier. — 1337, Draconet de Riencourt, chevalier. — 1382, Enguerran de Riencourt, gouverneur deCalais. — 1140, Andrieu de Riencourt, écuyer. — 1470-1527, Thomas de Riencourt, écuyer. — 1527-1561, Hugues de Riencourt, écuyer. — 1561-1589, Christophe de Riencourt, écuyer. 1589-1G18, Nicolas de Riencourt, écuyer. — 1618-1645, François de Riencourt, chevalier. — 1615-1681, Louis de Riencourt, chevalier. — 1684-1725, Ferdinand-Laurent de Riencourt, chevalier, capitaine de cavalerie. — 1725-1750, Louis-Ferdinand de Riencourt, chevalier, officier au régiment de Piémont, cavalerie. — 17511-1780, Henri-Louis-Ferdinand de Riencourt, chevalier. — 1789, François-Marie-Ferdinand, marquis de Riencourt.
TILLOY. Tilgeium. en 921. — En Vimeu. Commune, canton de Gamaches, arrondissement d'Abbeville, 325 habitants. Election d'Amiens, 276 habitants en 1698. Il y avait à Tilloy une forteresse qui fut rasée en 1422 par ordre du roi.
SEIGNEURS : — 1603-1645, Nicolas de Belleval, écuyer, homme d'armes des ordonnances
du roi. — 1 6 icî-1 68 1 , Arnoult de Belleval, écuyer. — 1681-1723, Antoine de Belleval, écuyer. \ — JQ30U1760, Jean-Joachim Rouault, marquis de Gamachcs, brigadier des armées du roi. — ' 1760-1789, Nicolas-Aloph-Félicité Rouault, marquis de Gamaches, maréchal de camp.
TILLOY. — En Ponthieu. Fief à Machy et relevant du dit lieu.
TINGRY. — En Ponthieu. Fief à Villcroy-sur-Authie et mouvant du dit lieu. Il appartenait au doyen de Saulchoy en 1703, et consistait en 12 livres de censives et 20 journaux de lerres labourables.
TITRE (le). — En Ponthieu. Commune, canton de Nouvion, arrondissement d'Abbeville, 408 habitants. Election et bailliage d'Abbeville. Le château du Titre était considérable et il était commandé par des châtelains nommés par le roi. L'emplacement du château existe encore. Par une ordonnance de 1413 Charles VI fixa les gages du capitaine du château. — La seigneurie et la chàtellenie, relevant du roi, consistait en deux fiefs, l'un de 20 livres de censives qui avait appartenu au roi suzerain et qu'il avait aliéné, Fautre consistant en 29 journaux de bois, 80 de terres labourables. — L'abbé de Foretmontier nommait à la cure. — Les coutumes locales furent rédigées le 27 septembre 1507.
CHATELAINS DU TITRE : — 1397, Martin de Dhicat, écuyer — 1467-1507, Nicolas Gourlé, écuyer, châtelain du Gard lès-Rue. — 1507-1 520, Philippe Gourlé, écuyer, seigneur d'Arry et de Hanchy, bailli et capitaine de Rue, châtelain du Gard. — 1320-1. 'ioj, Oudart Gourlé, écuyer, seigneur de Maigneville et de Hanchy, capitaine de Rue, châtelain du Gard et de la forêt de Crécy, homme d'armes des ordonnances du roi. — 15Ï5-1555, Nicolas Gourlé, écuyer, seigneur de Hanchy et de Maigneville, châtelain du Gard, maître d'hùlel du connétable. Il n'eut pas d'enfants et «es bien« et ses charges de châtelain du Titre pa-sèrent à son beau-frère, Hugues de Belloy, qui suit : — 1555-159i, nugne* de Belloy, écuyer, seigneur de Rogeant. — 1591-1610, Jean de Belloy, écuyer, seigneur de Rogeant, Saint-Martin, Maigneville et Dampierre, commissaire ordinaire des guerres, gentilhomme servant de la maison du roi, capitaine et gouverneur du Crotoy, châtelain du Gard : il transmit sa charge de châtelain du Titre à son gendre, Antoine de Rcuzin, qui suit : — H30, Antoine de MnziN, écuyer, seigneur de La Barre, châtelain du Gard : — 1670, Antoine de Beuzin, éruyer, seigneur de La Barre, châtelain du Gard. — 1700, Antoine-François de Beuzh, écuyer, seigneur de La Barre, châtelain du Gard. — 1720, Claude de Beuzin, écuyer, seigneur de La Ban c, châtelain du Gard.
SEIGNEURS : — 1380, Jean de Limeu, dit Le^col, écuyer, seigneur en partie. — 1420, Jean de Caum.usnil, écuyer, sénéchal de Ponlhicu. — l.'JOS, Marguerite de Boufflf.rs, femme de Jean de Saint-Lau, écuyer, dame du Titre en partie. — 150S-1550, Jean de Bai.len, écuyer, conseiller en la sénéchaussée de Ponthieu et garde du scel royal. — 1550-1580, Marguerite de Ballen, femme de Jean Le Sage, écuyer. — 1580-1615, Jean Le Sage, écuyer. — 1615-1625, Antoinette Le Sage, femme de Claude de Cacceleu, écuyer, capitaine de Saint-Riquier. — 1623-1645, Jacques de Cacueleu, écuyer. — 16 i j-1691), Nicolas de Caciieleu, écuyer. — 1695-1725,
Charles de Cacheleu, chevalier. — 1723-1765, François de Cachelec, chevalier. Il laisse le Titre à son cousin-germain. — 1765, François-Léonor de Bellot, chevalier.
— Sébastien de Rentières, écuyer, demeurait au Titre en 1595. — La seigneurie principale fut achetée au roi, le 18 décembre 1358 par Jean d'Estoiteville, lieutenant-général du roi en Normandie et bailli de Rouen : sa veuve, Denise ce La Baiuie, la donne, le 31 janvier 1S6S, à Obert de Graveron, seigneur de Gondreville, cousin de son mari.
TOEUFLES. — En Vimeu. Commune, canton de Moyenneville, arrondissement d'Abbeville, 297 habitants. Election d'Amiens, avec Rogeant, 555 habitants en 1698. — La seigneuiie, tenue de Saint-Valciy, consistait en une maison seigneuriale avec un enclos de 10 journaux, 87 de terre, 96 de bois, et 137 livres 3 sols de censives.
SEIGNEURS : — 1190, Godarl et André de Teufles, chevaliers. — 1339, Jean de Teufles, chevalier. — 1377, Miles de Teufles, écuyer. — 1400, Lionel de Teufles, écuyer. — 1490, Baugeois de Teufles, écuyer. Il laisse Teufles à son neveu. — 1503-1573, Nicolas de Fontaines, écuyer. — 1375-1009, Baugeois de Fontaines, écuyer. — 1603-1630, Claude de Fontaines, écuyer. — 1610-1080, Antoine de Belleval, chevalier, seigneur d'Angerville, Emonville, Raiinesnil et Senarmont. — 1680-1730, Pierre-Antoine de Belleval, chevalier, seigneur d'Angerville, Emonville, Raimesnil et Senarmont. — 1730-1743, Loui--Antoine de Belleval, chevalier, vicomte d'Emonville-Chepy, capitaine au régiment de Toulouse, cavalerie. Il mourut sans enfants et avait vendu au suivant sa seigneurie de Teufles en s'en réservant l'usufruit. — 1743- 1760, Pierre Foucques de Bonval, conseiller-vétéran au présidial et ancien mayeur d'Abbeville. — 1760-1789, Pierre Foucques de Bonval, écuyer, mousquetaire de la garde du roi.
André le Roy, écuyer, seigneur de Huvillc, demeurait à Teufles en 1557. Dans l'église, dans un caveau sous le choeur, furent inhumés : le 21 décembre 1679, Antoine de Belleval, chevalier, seigneur de Teufles, âgé de 89 ans ; le 15 avril 1705, Nieolas-Joachim de Belleval, chevalier, seigneur d'Emonville, âgé de 45 ans ; le 3 février 1738, Pierre-Antoine de Belleval, chevalier, seigneur de Teufles, âgé de 81 ans ; le 21 novembre 17Î5, Madeleine-Louise de Coppcquesne, sa femme ; le 2i décembre 1743, Louis-Antoine de Belleval, chevalier, vicomte de Chepy- Emonville, âgé de 55 ans ; le 17 décembre 1752, Geneviève-Elizabelh- Victoire de Belleval, sa femme.
TOFFLET. — En Ponthieu. Ferme, commune de Laviers, canton et arrondissement d'Abbeville. Election et bailliage d'Abbeville. — La seigneurie, tenue en fief noble du roi, consistait en une maison seigneuriale avec un enclos de 7 journaux, 233 journaux de bois, 193 de terres labourables, 150 journaux de pâtures, 4 de prés et ÎOO livres de censives. — En 1735, est-il dit dans un aveu « au-devant de laquelle maison est une grande place plantée d'arbres, enclose de haies vives, faisant l'entrée de la dite maison, avec une motte aussi plantée de grands arbres et entourée de fossés, nommée Y ancien château de Tofflet; plus un pâtis planté d'arbres fruitiers, le tout contenant 15 journaux. » En 1474 ce fief était estimé valoir de 50 à 60 livres en temps de
paix. En 1378 la seigneurie se composait d'un manoir, un jardin, 180 journaux de bois dans lesquels il y avait seigneurie vicomtière et chasse à « la menue besle à pied pelu. »
SEIGNEURS : — 118G, Guy de Tofflet, chevalier. — 1217, Jean de Tofflet, chevalier. — 1311, Jacques de Tofflet, chevalier. — 1378, Emmelinc de Tofflet, femme de Baudoin de Ilëlengurs, éuiver. — 138.'», Jean de IIéllnuues, écuyer. — liOl, Jean de IIi.leni.ies, écuyer. Il vend Tofflet, le 10 juin 1102, au suhant : — 1402-1 i 10, Pierre Lexgvnecr, écuyer, huissier d'armes du roi, lieutenant du capitaine d'Abbeville. — 1410-142.'i, Agnès Lem.anecr, femme de Thomas Le Ver, écuyer. — 112'i-liiO, Thomas Le Ver, écuyer, majeur d'Abbeville. — liiO-liO.'i, Marie Le Ver, femme de Thierry de Licqucs, ccuyer, mayeur et bailli d'Abbeville, 1495-133X, Ferry de Licques, écuyer, lieutenant-général de la .sénéchaussée de Ponthieu, mayeur d'Abbeville. — 1 *>:!8-î5~o, Thierry de Licqlcs, écuyer. — l.'i".'i-lti02, Nicolas de Licquis, écuyer. — 1G02-1G34, Oudart de Licqlcs, écu\er. — 1G31-1673, Nicolas de Licques, écuyer, gouverneur et capitaine de la chalcllenie de Noyellcs-sur-Mer, capitaine au régiment de Monttavrel, cavalerie. — lG7.'i-1701, François de Licques, chevalier, capitaine au régiment de Rambures. — 1701-17(19, François-Joseph de Licques, marquis de Licqucs, assassiné dans le bois de Tofflet le 30 mai 170'.). — 1709-17j9, François-Joseph de Licques, marquis de Licques et de Favières. — 17'j9-1765, André-Marie de Licques, comte de Licques; il meurt sans alliance et lègue à sa tante : — 1763-1780, Maric-Calherinc-Ursule de Licques.
TOMBES (les). — En Ponthieu. Fief à Drucat, tenu du dit lieu. Il appartenait à Jean Guilbaut, en 1703.
TORTINÉCLUSE. — En Ponthieu. Fief à Drucat, mouvant de Villers-sur-Authie. Il consistait en 14 journaux de terres labourables et 11 de prés.
TOUR (la). — En Ponthieu. Fief à Grécy, tenu du roi, consistant en une tour, avec basse-cour entourée de bâtiments et un jardin, le tout comprenant 4 journaux et demi. Il a eu pour possesseurs :
— I!i70, Jacques de Rocheraron, écuyer. — Celui-ci le vend vers 1574, à: — 137 i, Jacques de Gouy, écuyer. — 1600, Suzanne deGouv, femme de Gédéon de Charlet, écuyer. — 1700-1731, Louis-Pierre d'Ailly, comte de Saint-Aignan. Il vend la Tour avec Château-Thomas, le 12 janvier 1731, moyennant 19,200 livres à — 1731-174G, Joseph-Léonard Picqiet de Bomnyilliers, chevalier. — 1746-175.», Charles-François-Nicolas Pkqiet de Boninwlliers, chevalier, capitaine au régiment de Piémont. Il laisse à son frère : — 1756-1780, Charles-Louis Picqcet de Boninvilliers, chevalier, mayeur commandant pour le roi à Abheville.
TOURS-EN-VIMEU. Turris, en 1138. Commune, canton de Moyenneville, arrondissement d'Abbeville, 57:2 habitants. Election d'Amiens. La seigneurie relevait de la châtellenie de Bailleul. Ses coutumes locales fuient rédigées le 13 septembre 1507 On y remarque que le seigneur a le droit « qui s appelle danchienneté droit de haste, » c'est-à-dire que quiconque tue un pourceau à Tours, ne peut le saler avant d'avoir levé « l'otz de la cuisse et ung lez de côtelettes dicelluy pourchel » qu'il porte au seigneur.
SEIGNEURS: — 1320-1340, Hugues Qliérf.t, chevalier, amiral de France, sénéchal de Beaucaire et de Nimcs, capitaine de Tournay, conseiller, chambellan et maître d'hôtel du roi. — 1340-13 j I , Guy Qiiéret, dit Boori, chevalier.— 1331-1370, Guy Qiiéret, dit Boort, chevalier. 11 meurt sans enfanis, et Tours passe à son frère puiné : — 1370-1 iOG , Ucnri Qiiéret, dit Boort, chevalier. — 1406-liiO, Guy Qiiéret, dit Boort, chevalier, sénéchal du Boulonnais, capitaine des ville et château de Bou'ogne-sur-Mer. — 1440-1180, Christophe Quiéret, écuyer. — 1480-1520, Jean Qiiéret, chevalier. — 1526-15Î6, Louis QmÉnET, chevalier. — l.jliG-1363, Louise Qiiéret, femme de Jean de Mailloc, chevalier. — 1563-159D, Nicolas de Mailloc, chevalier. — l'i!)0-1G18, François de Mailloc, chevalier. — 1618-1640, Pierre de Mailloc, chevalier, écuyer de Mesdames de France, et enseigne de la compagnie du connétable. — 1640-1670, Françoise de Mailloc, femme de l'hilippe de Ruppière, baron de Survie. — 1670-1700, Renée de Rippière, femme de Charlcs-Alcxandre-Albcrl de Molun, vicomte de Gand. — 1700-173'J, Louis-Gabriel de Mei.un, prince d'Epinoy, connétable hérédiiaire de Flandre, lieutenant-général désarmées du roi. — 1739-1780, Louise-Elisabeth de Melin, femme de Gilberl-Allyre, marquis de Langheac.
Dans l'église furent inhumés : Louis de Belleval, écuyer, vers 1608 ; Pierre de Belleval, chevalier, seigneur d'Angerville, vers 1610, et Françoise de La Haïe-Baynast, sa femme.
Pierre d'Aillt, écuyer, habitait à Tours en 1553.
TOURS-VERTES (les). — En Vimeu. Ferme, commune de Cambron.
TOUVENT-SUR-EU. — En Vimeu. Ferme, Commune de La Motte-Croix-au-Bailly.
TRANSLAY (le). — En Vimeu. Commune, canton de Gamaches, arrondissement d'Abbeville, 308 habitants. Election et bailliage d'Abbeville. La seigneurie et châtellenie relevant du roi, consistait en une maison seigneuriale, avec un enclos de 8 journaux, un moulin à vent, 126 journaux de terre et 300 livres de censives. En 1378 elle comprenait « un chastel ainsi fossié comme il est et en forteresse munie de tourelles et tous aultres édiffices. » un jardin de 5 journaux, 134 journaux de terre en quatre pièces. — En 1574 elle était ainsi décrite : « Le chef-lieu solloit estre ung chasteau et forteresse bien basty et édifiié, garny de tours, murailles, fossez et aultres choses requises et nécessaires pour forte place, présentement démoly (en 1574). Tout le pourprins contenant anciennement entre quatre bournes cinq journeulx de terre ou environ. Auquel chasteau et chef-lieu sont tenans et appendans belles grandes rues et voieries de grande estendue et de grande commodité aux habitans. Duquel chasteau et forteresse ne reste plus tour, murailles, ne aulcun édiflice, mais seullement les fossez bien éminens. » — Il y avait aussi droit de maître, comme dans une ville close, avec un mayeur et douze échevins. — On remarque encore l'emplacement du château: c'est un tertre élevé, d'une certaine étendue, avec des fossés assez profonds, auprès de
la route d'Abbeville à Eu, par Gamaches. — Le chapitre de Saint-Wlfran nommait à la cure.
SEIGNEURS : — 1230, Jean de Rouvroy, chevalier. — 1270, Alphonse de Rouvroy, écuyer- Il vend, en 1273, le Translay à : — 1273, Philippole, comtesse .de Guelpres. - 130i, Renaud, comte de Gdeldres. Il vend le Translay, moyennant 8,000 livres au suivant, en 1304 : — 1304, Le comle de Saint-I'ol, sur qui le retrait f éodal est exerc ; , le 9 mars 1304, moyennant 8,000 livre-:, par : — 1304, Edouard, roi d'Angleterre, comme mari d'Eléonore de Castiil comfesse de l'onthieii. — 1370, Alix de Reauvus, femme de Jean de Waliqucrville, chevalier. — 1380, Ide de Makgny, femme de Jean de Melun, comte de Tancarville. — 1390, Raoul de Fkscamps, écuyer, à cause de Jeanne Aubin, sa femme. Ils vendent en 1397, à : — 1397-1565, l'abbaye de Saint- Martin -d'Am hy-lès-Aiimalc, laquelle revend, en 1565, à : — 1565-1575, Jeanne de Conteville, femme de Robert de Uallcncourt, écuyer. — 1575-11102, Louis de IIallencocrt écuyer. — 1602- 1634, François de Hallencourt, chevalier. — 1634-1076, Louis de Dai.lencoirt, chevalier. — 1676-16911, Louis-François de IIallrnthuut, maïquis de Drome-nil, vicomte de Tranr.lay. — 169!>-I7i5 Emmanuel -Joseph «r. Hau.eni oucr, marquis de Dromcsnil, capitaine-lieutenant des chcvau-L'-sers dauphin. — 17'i.ï-l 749, Char'c>-François-Gabriel de Hallew.ocrt, marquis de Dromcsnil, maréchal de camp. — 1749-1772, N... de IIallencoirt, femme de Emmanuel-Marie- Louis, marquis de Noailles. Ils vendent an suivant: — 1772-1789, Antoine-François-Joseph Dan/el de Granval, chevalier.
Henri de Biencolrt, écuyer, demeurait au Translay, en 1360.
TRANSLAY (le). — En Vimeu. Fief, consolant en un bois de 50 journaux, appelé bois du Translay, et silué à Friaiicourt. Il relevait de la seigneurie de Hallencourt.
SEIGNEURS : — 1310-1340, Jean de Hallencourt, écuyer. — 1340-1356, Marie de Hallencourt, femme de Laurent de Grébaumaisuil, écuyer, qui le vend, le 13 mai 1356 au suivant — 1356-1383, Renaul Le Vicomte, écuyer, capitaine de Sainl-Valery. — 1385-1410, Hue Le Vicomte, écuver. — 14101422, Isabelle Le Vicoiite, femme de Jean Quiéret, écuyer. Elle le vend, étant veuve, le 7 décembre 14 li, à : — 1 Î23, Jean Le Vasselr.
TRENQUIE. — En Vimeu. Commune de Grébaumesnil, 122 babitanls. Election et
bailliage d'Abbeville. Il y avait à Trenquie un château ' uit on remarque
encore l'emplacement : c'est une butte en forme de cône tronqué entouré
d'un rempart de terre. La seigneurie, tenue du roi, consistait en une maison
avec un enclos de 3 journaux, 21 journaux, de terre, 51 livres, 12 chapons
et 9 poules de censives.
SEIGNEURS: — 1230, Jean Boutery, chevalier. Il vend, en 1240, Trenquie au' suivant : — 1240, Elieni.c Caudel. — 1310, Guillaume de Montigny, écuyer. — 1377, Pierre de Belloy, écuyer, qui y demeurait. — 1 480-152(1, Marie de Frvnqi eville, femme de l'ii ne l'Yver, écuyer, mayeur d'Abbe.illc. — 15211-1560, Jeanne i.'Yver, femme de Nicolas Trullicr, écuyer. — 1560- 15X0, l'aul Tiiutier, écuyer, mort -ans post cité, laissant à s-on neveu: — 1580-1601, Jean Carpeniin, écuyer. Celui-ci vendit Trenquie en 1601 au suivant . — 1601-1620, Robert de Groucde-, bailii du Valois, chambellan et gentilhomme ordinaire du roi, chevalier de l'ordre,
capitaine de SO hommes d'armes. — 1620-1651, Jean de Groucbes, baron de Chepy, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes. — 1651-1689, Augustin de Groiches, marquis de Grilauval, gentilhomme ordinaire de la vénerie du roi, capitaine de chevau-légers au régiment de Mazarin. — 1689-1" 3, Augustin-Charles de Ghoecbes, marquis de Gribauyil-Cliepy, premier chambellan du duc d'Orléans, brigadier des armées du roi. 11 mourut sans enfants légitimes et ses biens passèrent à son frère. — 1 713-1 7->l , Nicolas- Antoine de Gnoiiur.s, marquis de Chepy, maréchal de camp, grand-croix de Saint-Louis. — 1751, Jacques-Etienne de Grouches. marquis de Chepy, maréchal de camp. — 1751-1789, Antoine-Jean-Etienne ni: Grouches. marquis de Chepy.
TRESORERIE (ht). — En Ponlhieu. Ce sont trois fiefs situés à Sainl-Riquier et relevant de l'abbaye à laquelle ils appartenaient en 1703.
TRIQLERIE (la). — En Ponthieu. Ferme, commune de Canchy, 10 habitants. La seigneurie, relevant de Canchy, consistait en une maison avec un enclos de 8 journaux et 127 journaux de terres labourables. La maison fut brûlée par le-s Espagnols en août 1635.
SEIGNEURS : — 1570-1602, Oudart Lesccier. Il vend, le 1" octobre 1602, à : — 1602-1605, François de Laikue, écuver, lequel revend, le 12 nrt< lire 1605, au suivant: — 1605-1620, Pierre nu Maismil, écuyer. — 1620-1650, Pierre nu Maisniel, éeuyer. mayeur d'Abhcville. — 1650-HN7, Pieire du Maiswiel, écuyer, gentilhomme de la vénerie du roi- — 10o7-1722, Pierre di J'aismel, chevalier, gentilhomme de la véneiie du roi. — 1722-1765, Pierre do Maisnmh., chevalier, gci.till.omme de la vénerie du roi. — 1765-1785, Pierre nu Maisniel, comte d'Applaincourt.
TROGNELX. — Fief de 50 livres de censives, situé à Cocquerel-sur-Somme et relexant de cette seigneurie.
TRONQUOY. — En Ponlhieu. Commune de Vironchaux, 12 habitants.
TROT1N. — En Ponthieu. Fief à Fontaines-sur-Somme, mouvant du dit lieu. Il consistait en 00 livres de censives et appartenait à l'abbaye de Saint-Riquier, en 1717.
TUBERSEN. — En Ponthieu. Fief à Wailly dont il relevait.
TULLY. Tulinœ, en 831. — En Yimeu- Commune, canton d'Ault, arrondissement d'Abbeville, 350 habitants. Election et bailliage d'Abbeville. La seigneurie, tenue du roi, consistait en une maison seigneuriale avec une tour, écuries, granges, colombier, pressoir, jardin potager et fruitier, cour, pourpris, le tout contenant 12 journaux d'enclos, 6 journaux de pâturages, 106 de terre à labour et 135 livres de censives. — La présentation à la cure appartenait à l'abbé de Saint-Valery. — Sur la muraille de l'église est un double écusson, sous une couronne de marquis ; à gauche les armes de Briet, à droite
un écu de sable à une fasce d'argent chargée de trois croisettes de gueules et accompagnée de trois molettes d'éperon d'argent.
SEIGNEURS : — 1361, Guillaume d'Aigneville, écuyer.— 1390, Pierre d'Aigneville, écuyer.
— 1410, Jeanne d'Aigneville, femme de N. de Rubempré, écuyer. — 1430-1478, Jeanne de Rihempré, femme de Guy de Domqueur, écuyer. — 1478-1503, Jean de Domqleur, écuyer. — 1503-1320, Antoine de Domqielr, écuyer : il vend Tully en 1 ."> 20 au suivant : — 1520-1540, David de I.a Radde. — 15i0-15(>0, Antoine de La Radde, grénetier au magasin au sel d'Eu. — 1560-1386, Yde de La Radde, femme de Nicolas de Frieucourt, écuyer. — 1386-1627, François de Frieucourt, écuyer — 1627-1653, Claude de Frieucourt, écuyer. — 1653 1701, Nicolas de Frieui oi ut, ( Hiver. — 17111-1713, Frai cois de Frieucourt, écuyer : il laisse Tully à son frère:
— 1713-1723, Cli» rie- de Frieucourt, c!ic\alier, lieutenant de cavalerie au régiment de Simiane : il lègue à sa sœur : — 1723-1730, Anloinelte de Fiucucoirt, celle-ci lègue à sa sœur: — 1730- 1770, Marie-Madeleine de Frieucourt, femme de Picrrc-tlubcrt de Fontaines, chevalier, mort sans postérité. Il lègue àson frère, Nicolas-Aymard de Foiita ; nes, lequel vei.d, le 18 janvier 1770, moyennant 40,411 livres, 9 sols, 3 deniers parisis, à: — 1770-1789, Nicolas-Jacques du Wankl de L\ Rouu.larderie, procureur du roi au grenier au sH d'Abbeville.
TULLY. — Fief de 9 journaux de terre pris dans une pièce de treize journaux faisant partie de la seigneurie de Tully. 11 fut vendu à Antoine Rolland, demeurant à Saint-Valery, le 7 avril 1710, moyennant 1200 li\res, par Antoinette de Fleurtin, veuve de Claude de Friaucourt, chevalier, seigneur de Tully.
TULLY. — Fief consistant en 7 livres 10 sols et une poule de censives à prendre sur les propriétaires de 30 journaux de terre à Tully, avec droit de moyenne et basse justice, droits de reliefs et quint denier en cas de vente, mutations et échanges, etc.
SEIGNEURS : — 1660-1703, Pierre de Vaudiucourt, chevalier. — 1703-1723, Jacques de Yaudru ourt, chevalier, lègue à son frère : — 1725-1729, Charles-Marie de Vaiuricourt, curé de Ca peval. Il vend son fief, le 27 avril 1729, à — 1729-1767, Jérôme-Eugène de Yaudricourt, chevalier.
TULOTTE(la). — En Ponthieu. Fief situé à Longvillers, bailliage de Créey, élection d'Abbeville, consistant en 40 journaux de terre en domaine, 200 journaux de terres labourables et 38 livres de censives. Il n'v avait pas de ferme ni de maison seigneuriale en 1700 : il relevait du roi.
SEIGNEURS : — 1530-13110, Jacques Trudaine, écuyer. Il vend au suivant : — 1560-1580, Jean de Lamiué, écuyer, mayeur d'Abbeville. — 1580-1580, Jean de Laviiré, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi : il vend la Tulolte, en 1586, au suiva ,t : — 1586-1590, Paul de l'A y el, écuyer. — 1590-1 59X, Porrhus de Faïel, écuyer. Sa veuve vend, en 1598 au suivant :
— 1598-1630, Jacques Mam ssii r, écuyer, mayeur d'Abbeville. — 1630-1615, Marie Manessier, femme de Gédéou d'Acheu, écuyer. — 1643-1630, Catherine d'Aciieu, femme de Claude le Roy,
chevalier, seigneur de Moyenneville. Us vendent la Tulotte le 14 juillet 1650, au suivant : — 1630-1670, Jean Michaclt, bourgeois d'Abbeville. — 1670-1704, André Michaclt, bourgeois d'Abbeville. — 1704-1726, Jean Michaclt, bourgeois d'Abbeville. — 1726-1770, François Michaclt, bourgeois d'Abbeville.
TULOTTE (la). — En Ponthieu. Fief à Arry, relevant de la dite seigneurie, et consistant en 2 journaux de prés et des censives sur 20 journaux de terre. Il appartenait à M. Moisnel en 1730.
VACONSSAINS. — En Ponthieu. Fief à Villers-sur-Authie, relevant du dit lieu.
VALANGLART. — En Vimeu. Commune de Moyenneville. La seigneurie consistait en 240 journaux de terre, 100 de bois, 76 livres 8 sols 6 deniers de censives. Elle relevait de Saint- Valéry.
SEIGNEURS: — 1261, Waulier de Valanglart, chevalier. . — 1352, Jean de Valanglart, chevalier. — 1433, Louis de Valanglart, écuyer. Il meurt sans postérité, et a pour héritière sa sœur : — 1440, Ide de Valanglart, femme de David de Runes, écuyer, capitaine d'Aumale. — 1480, Raoulquin de Runes, écuyer. — 1523, Antoine de Runes, écuyer. — 1545, Jean de Runes, écuyer. — 1620, Antoine de Runes, écuyer : il vend Valanglart, vers 1620, au suivant : — 1620-1643, René le Roy, écuyer du duc d'Aumale, seigneur de Moyenneville. — 1643-1668, Claude le Rot, chevalier. — 1668-1696, François le Roï, chevalier. — 1696-1734, Claude le Rot, chevalier. — 1734-1768, Claude-François le Rot, marquis de Valanglart. — 1768-1789, François-L 'onard le Rot, marquis de Valanglart, comte du Quesnoy, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
VAL-AUX-LÉPREUX (le). — Voyez SAINT-MAUR-AU-VAL.
VAL-AU-PUlTS(le). En Vimeu. Commune de Vergies, 8 habitants.
VALBONNEMENT. — En. Ponthieu. Bailliage de Crécy. Ce fief, qui était une des pairies du Ponthieu, était situé à Coulonvillers : il était tenu du roi. Il avait eu jadis pour chef-lieu un manoir, mais en 1698 on disait qu'il avait été détruit lors des guerres, et on ne l'avait jamais relevé : le domaine consistait en 8 journaux d'enclos autour du manoir, 330 journaux de terres labourables, 4 de bois et 87 livres de censives. — Les seigneurs de Valbonnement prenaient le titre de vicomte.
SEIGNEURS : — 1362, Pierre Bonnement. — 1378, Henri le Carronier. — 1511, Pierre de Mat, écuyer, vicomte de Valbonnement, mayeur d'Amiens. — 1511-1324, Marie de Mat, vicomtesse de Valbonnement, femme d'Antoine de Saint-Delis, écuyer, lieutenant-général au bailliage d'Amiens. — 1524-1362, Robert de Saint-Delis, vicomte de Valbonnement, capitaine de 1000 hommes de pied à la légion de Picardie, gouverneur d'Ivoy et du comté de Chiny, capitaine des ville et château d'Abbeville, massacré le 4 juin 1562 par les habitants d'Abbeville. — 1562, Robert de Saint-Delis, vicomte de Valbonnement, gentilhomme de la chambre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes, tué le même jour que son père : il laissait un fils fort jeune : — 1562-1638, Robert de Saint-Delis, marquis d'Heucourt, vicomte de Valbonnement, gouver-
neur de Corbie. — 1638-1700, Louis de Sawt-Delis, marquis d'Hcucourt, vicomte de Valbonnement, mort sans postérité en Angleterre où il s'était réfugié à cause de sa religion, car il était huguenot. Valbonncment passa à ses héritiers : — 1720, Suzanne de Pas de Ff.uquèues, laquelle lègue à son petit-Cls : — 1727-1731, Charles, comte de Douglas: il vend, le 10 août 1731, moyennant 18,000 livres, à sa femme : — 1731-1711, Judith d'Osthe, comtesse de Douglas. Elle le donne en mariage à sa fille, le 11 juin 1711. — 1741-1733, Charlotte Douglas, femme de Jean-Baptiste-Nicolas de Maizerolles, capitaine au régiment de Piémont. Elle vend, le 31 août 1753, moyennant 34,000 livres, à : — 1753, Pantaléon-Jean Pingiié de Fricamps, chevalier, dans la famille duquel il est encore aujourd'hui.
VALCAYEUX. — En Vimeu. Fief à Cayeux-sur-Mer, relevant du dit lieu. Il a eu pour seigneurs :
16*0-1663, Daniel le Sueur, écuyer. — 1663-1695, Rac >1 le Sueur, femme de Philippe de Ramburcs, écuyer. — 1695-1735, César de Rambures, écuyer, garde du corps du roi. — 1735- 1770, Charlolte-Elizabeth de Rambures, femme de François-Antoine-iMarie Le Blond du Plouy, chevalier, maréchal de camp, chevalier de Saint-Louis. — 1770-1789, Marie-Jeanne-Charlolte le Blond du Ploiy, femme de Pierre-Jean Tillelte de Buigny, chevalier.
VAL1NES. — En Vimeu. Pairie du Ponthieu, commune, canton d'Ault, arrondissement d'Abbeville, 691 habitants. Election et bailliage d'Abbeville ; en 1698 300 habitants. La seigneurie, relevant du roi, consistait en une maison seigneuriale avec 32 journaux d'enclos, un moulin à vent, 10 journaux de bois, 370 journaux de terres labourables, 205 livres de censives, et droit de moissonnage. — La cure était à la collation et succursale de Franleu.
SEIGNEURS : — 1224, Guillaume de Valines, chevalier. — 1255, Jean de Valises, chevalier. — 1272, Guillaume de Valines, chevalier. — 1319, Jean de Valines. écuyer. — 1355, Jean d'Abbeville, chevalier. — 1380, Louis d'Abbeville, chevalier -«1396-1420, Edmond d'Abbeville, chevalier, chambellan du duc de Bourgogne. — 1421-1485, Jeanne d'Abbeville, femme de Jean de Melun, sire d'Antoing et d'Epinoy, connétable de France. — 1484-1513, Jean de Melin, conseiller et chambellan du roi. — 1513-1547, Fiançois de Melin, com:e d'Epinoy, chevalier de la Toison d'or. — 1547-1533, Hugues de Melin, prince d'Epinoy, connétable héréditaire de Flandre. — 1553-1585, Pierre de Melun, prince d'Epinoy, sénéchal de Ilainaut, connétable de Flandre. Il vend Valines, le 30 août 1585 ; moyennant 1330 écus, au suivant: — 1585-1597, Jacques le Rot, écuyer, seigneur de Saint-Lau, conseiller et élu parle roi en Ponthieu, mayeur d'Abbeville. — 1397-1626, Jacques le Roy, écuyer, conscH'cr du roi et maître des requêtes de son hôtel. — 16.6-1633, Jacques le Roy, écuyer, gentilhomme ordinaire de la reine. — 1655- 1685, Louis le Roy, écuyer. — 1685-1730, Louis le Roy, écuyer. — 1730-1763, Louis-Nicolas le Roy, chevalier. — 1763-1764, Charles-François-Joseph le Roy, chevalier, seigneur de Valines, roué vif le 6 septembre 17G4 sur la place du mari hé au blé d'Abbeville, à l'âge de dixsept ans, pour îivoir empoisonné so:i père, sa mère, M. et M me de Ricncouil, M. et M m ' de May de Vieulaines, son oncle et sa tante, M"" de May de lîonnclle, le sieur Danas, curé de Viculaines, trois de leurs domestiques et un serrurier. Son père, sa mèi e et M. de Riencourt succombèrent seuls, les autres personnes échappèrent à la mort. La soeur du condamné fui envoyée en possession le 30 décembre 1764. — 176i, Thérèse-Madeleine Leroy de Cuartrouville, laquelle,
par acte du même jour, 30 décembre 176i, donne Valines à son héritière apparente. — 1764, Elizabelh de Manneville, veuve de Hugues d'Ault du Mcsnil, laquelle par le même acte en fait cession à ses enfants. — 1761-1770, François et Hugues d'Adlt db Mesnil. — 1789, N... Bail de Ligmicbes, femme de Joiichim-Edouard L'Hoste, marquis de YVillemant.
VALINES. — En Ponthieu. Fief à Ouville, relevant de l'abbaye de Saint-Riquier. Il a eu pour possesseurs :
1520, Antoine de Hesdin, écuyer. — 1 o i 6-1 S8 â, Antoinette de Hesmn, femme de Nicolas Le Roy, écuyer, seigneur de Moyenneville. — 1 "jS2-1 627, Adrien le Roy, écuyer, gentilhomme de la maison du duc de Guise. — 1 027-1 67:i, François le Rot, écuyer. — 1673-1698, Nicolas le Roy, écuyer. — 1698-1738, Nicolas le Roy, écuyer, chevau-lrger de la garde du roi. — 1738- 1771, Nicolas-François le Roy, chevalier. — 1771-1789, François-I.'idore le Roy, comte de Barde, capitaine au régiment de Picardie.
VAL-LÈS-MONTREUIL (le). — En Ponthieu. Bailliage de Waben. Ce fief, appartenant àl'Hôtel-Dieu de Montreuil, consistait en une ferme avec un enclos de 5 journaux, 700 journaux de terres labourables, 90 de pâtures, 300 de bois et 40 livres de censives.
VAL-LEVRET. — Fief situé au faubourg Saint-Gilles, à Abbeville. En 1200 il était connu sous le nom de Val-Louvrech. Il a successivement appartenu à :
1230, Robert de «Vallourecd: » (Val-Lcvret). — 1271, Gauthier Lauiée. — 1330, Thomas le Ver. — 1560-1583, Pierre Tillette de Mautokt, écuyer, conseiller du roi, lieutenant-particulier au présidial et mr.yeur d'Abl eville. — 1583-1612, Gene\iè\e Tillette de Mautort, femme de Jacques de Belleval, écuyer, seigneur de Rouvroy, gentilhomme du cardinal de Bourbon. — 1612-1622, Geneviève de Belleval, femme d'Oudart de Polhoy, écuyer. — 1057-1690, Antoine Gaillard, écuyer, gendarme du duc d'Orléans. — 1713, Jean Gaillard, écuyer.
VAL-MAREST. — En Ponthieu. Fief à Buigny-l'Abbé, relevant de l'abbaye de St.- Riquier. Il appartenait en 1600 à Jean Pappin, et en 1630 à Nicolas Pappin, son fils.
VALMORANT. — En Ponthieu. Fief au Ponl-Remy, relevant de la dite seigneurie. Il consistait en 18 journaux de terres labourables et 3 chapons de cens. Il appartenait à la famille de Monchy, en 1703, et avait appartenu auparavant à Marguerite Pappin et à Anne Lucas.
VALOBIN. — Fief situé auprès du Festel et relevant de l'abbaye de Saint-Riquier. Il appartenait en 1703 à M. de Ribeaucourt, élu à Amiens.
VALOIRES. — En Ponthieu. Commune d'Argoules, 18 habitants.
VAL-ROBINET (le). — En Ponthieu. Fief au Pont-Remy, relevant de la dite seigneurie et consistant en 25 livres de censives. Il appartenait à M. d'Embreville, par héritage du sieur de Brucamp.
VANDURES (les). — En Vimeu. Fief à Hallencourt et relevant du dit lieu. 11 avait appartenu au xvn e siècle à M. lé comte d'Egmont.
VART (le). — Ce fief, qui était en Ponthieu, avait appartenu à Pierre de Belleval, écuyer, seigneur de Saint-Jean, archer des ordonnances du roi, de 1550 à 1590.
VASS0UR1E (la). — Voir PRÉYILLE.
VASSOURIE (la). — En Ponthieu. Fief à Neufmoulin et à Drugy, relevant de l'abbaye de Saint-Riquier.
SEIGNEURS : — 1506-1530, Jacques des Groiseliers, écuyer, lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée de Ponthieu. — 1530-1550, Jean des Groiseliers, écuyer. — 1550- 1576, Jacques des Groiseliers, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1576-1585, Antoinette des Groiseliers, femme de François le Ver, écuyer. — 1585-1635, Flour le Ver, écuyer, gentilhomme servant du roi, capitaine de Saint-Riquier. — 1635-1680, Henri le Ver, chevalier. — 1680-1703, Charles le Ver, chevalier, major de dragons ; n'ayant pas d'enfants, il vend la Vassourie à : — 1703-1789, L'abbaye de Saint-Riquier.
VAUCHELLES-LÈS-DOMART. — En Ponthieu. Commune, canton de Domart-en- Ponthieu, arrondissement de Doullens, 288 habitants. Election de Doullens, ÎOO habitants en 1698. — La seigneurie, mouvante de la baronie de Domart, consistait en un château, pigeonnier, cour, jardin potager, fruitier, prés et pâture, le tout contenant 6 journaux, 191 journaux de terre, 160 de bois et 57 livres de censives. — Le château, qui date de la fin du xvr 3 siècle, est remarquable.
SEIGNEURS : — 1378, Jeanne Austine, femme de Guillaume Descaules, écuyer. — 1407, Guillaume de Domart, dit le Brun, écuyer. — 1440, Jean d'Azincocrt, écuyer. Il vend Vauchelles en 1448, au suivant : — 1448, Antoine de Craon, chevalier. Comme il était partisan du duc de Bourgogne, ses biens furent confisqués par Louis XI et donnés à divers personnages. — 1590- 1630, Antoine de Blottefière, chevalier, gouverneur de Doullens. — 1630-1690, François db Blottefière, chevalier. — 1690-1719, César de Blottefière, marquis de Vauchelles, lieutenant de roi en Picardie. — 1719-1760, Nicolas de Blottefière, marquis de Vauchelles, lieutenant de roi en Picardie, mestre de camp de cavalerie. — 1760-1789, Marguerite de Blottefièrb, femme du marquis du Sauzay.
Dans l'église de Vauchelles, on remarque les pierres tombales de César de Blottefière, marquis de Vauchelles, mort le 16 février 1719, et de Gabrielle-Angélique de Gooffier, sa femme,
morte le 18 février 17H ; et de César de Blottefière, seigneur de Vauchelles, mort le et de
Marguerite-Claire de P^lissot, sa femme, morte le 6 décembre 1678.
VAUCHELLES-LÈS-QUESNOY. Valcellœ, en 960. — En Ponthieu. Commune, canton et arrondissement d'Abbeville, 834 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 375 habitants en 1698. — La suzeraineté appartînt pendant long-
temps au chapitre de Saint-Wlfran d'Abbeville. Le jour de la féte patronale le sergent du chapitre se rendait au pied d'un orme, sur la place où les habitants se réunissaient pour danser, et, de par les chanoines, il ordonnait que « nul n'eut à porter baston et faire noise ne débat pendant la fête, à peine de soixante sous d'amende. »
SEIGNEURS : — 1260, Le Chapitre de St.-Wlfran. Il se défit du domaine, mais il garda la suzeraineté, ce qui lui valut plus tard de sérieux démêlés avec les seigneurs de Vauchelles. — 1374, Jean de la Vjeuville, chevalier.— 1540-1560, Gilles Lamiré, écuyer, mayeur d'Abbeville. Il vend Vauchelles, en 1560, au suivant : — 1560-1590, Jean le Sage, écuyer. — 1590-1610, Jean le Sage, écuyer. — 1610-1 623, Antoinette le Sage, femme de Claudede Cacheleu, écuyer, capitaine de Saint-Riquier. — 1625-1645, Jacques de Cacheleu, écuyer, exempt des gardes du corps de Monsieur, frère du roi. — 1645-1696, Nicolas de Cacheleu, écuyer. — 1696-1730, Jean-Nicolas de Cacheleu, chevalier. — 1730-1773, Louis-Nicolas de Cacheleu, chevalier. La suzeraineté de Vauchelles lui fut attribuée le 14 avril 1764, après un procès qui dura douze ans, contre le chapitre de Saint-Wlfran. Il mourut sans postérité et avait pour héritière sa nièce. — 1773-1780, Françoise-Marguerite-Josèphe de Cacheleu, femme de François-Joseph Le Clerc, comte de Bussy.
Dans l'église de Vauchelles ont été inhumés : le 6 septembre 1610 Jean le Sage, écuyer, seigneur de Vauchelles ; le 24 février 1616 Marie Mocrette, sa femme ; le 18 avril 1668 Jean de Cacheleu, écuyer, seigneur de Vauchelles ; le l ,r mai 1675 Claude de Cacheleu , lieutenant au régiment de Picardie ; le 20 février 1693 Adrienne le Fèvke, femme de Nicolas de Cacheleu, écuyer, seigneur de Vauchelles, et le 4 septembre 1773 Louis-Nicolas de Cacheleu, chevalier, seigneur de Vauchelles, âgé de 72 ans.
VAUCOURT. — Fief relevant de Hallencourt.
VAUDRAY. — En Vimeu. Fief à Martainneville-lès-Bus, mouvant de Long et de Longpré.
VAUDRICOURT. Valerici curtis, au vin 8 siècle. — En Vimeu. Commune, canton d'Ault, arrondissement d'Abbeville, 555 habitants. — La seigneurie relevait de celle de Bouillancourt-en-Sery.
SEIGNEURS — 1250, Raoul de Vaudricouht, chevalier. — 1270, Hue de Vaudricourt, chevalier. — 1293, Thomas de Vaudricourt, chevalier. — 1328, Mathieu de Vaudricourt, écuyer, bailli d'Abbeville. — 1390, Mathieu de Vaudricourt, écuyer. — 1425, Jean de Vaudricourt, écuyer, capitaine du château de Moreuil. — 1450, Jean de Vaudricourt, écuyer. — 1475, Josse de Vaudricourt, écuyer. — 1496-1530, Adrien de Vaudricourt, écuyer. — 1540, Jean de Vaudricourt, écuyer tranchant du roi. — 1570, Anne de Vaudricourt, femme de Louis de Monchy, chevalier, gouverneur de Laon.— 1598-1628, Claude de Monchy, femme de Georges de Monchy, gouverneur de Monthulin, Boulogne et Péronne, grand-prévôt de l'hôtel, premier maître d'hôtel de la reine, lieutenant-général de la reine. — 1628-1658, Charles de Monchy, marquis d'Hocquincourt, maréchal de France, grand-prévot de l'hôtel du roi, gouverneur de Péronne, Montdidieret Roye. — 1658-1680, Georges de Monchy, marquis d'Hocquincourt, lieutenant-général des armées du roi, chevalier de ses ordres, gouverneur de Péronne. — 1680-1690, Charles de
Mon( nï, marquis d'Hoequincourt, gouverneur de Péronne, mort sans alliance ; il eut pour héritier son frère. — 1690-1092, [Jean-Georges ce MoNcnv, marquis d'Hoequincourt, mort sans alliance léguant à sa sœur. — 1G02-171 :î, Maric-Madcleine-Tliérèse-Gencvicve de Monchy, femme d'Aiiloinc de Pas, marquis de Fcuquières, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Verdun. Ils vendent Vaudricourt le 19 juillet 1713, moyennant 38,000 livres, au suivant : — 1713-1735, Claude de Rambures, écuyer. — 1765-1789, Joseph de Rambures, chevalier, capitaine de cavalerie, porte-étendart des gardes du corps du roi, compagnie écossaise, chevalier de Saint -Louis.
VAUX. — EnVimeu. Commune de Cambron, 114 habitants.
SEIGNEURS : — 1127, Olivier Wériffroy, sergent du roi. — 1115, Hue Wériffroy. Il lègue Vaux à son neveu, qui suit : — 1150, Ancel Lenglacé, écuyer. — 1 480, Jacques Lenglacé, écuyer. — 1320-1532. Jean Lenglacé, écuyer, greffier de l'Hotel-de-Ville d'Abbeville. — 1532- 15G5, Marguerite Lenglacé, femme de Mathieu de Boniniy, écuyer, mayeur d'Abbeville. — 1363-1 59S, Hector de Bommy, écuyer. — 1598-1619, François de Bommy, écuyer. — 1649-1693, Anne de Bommy, écuyer.
VAUX-MARQUEXXEVILLE. — En Vimeu. Commune, canton de Hallencourt, arrondissement d'Abbeville, 184 habitants. La seigneurie relevait de La Ferté. Ses coutumes locales furent rédigées le 20 septembre 1507.
SEIGNEURS : — 1370, Pierre de Vacx, écuyer. — 1400, Guillaume de Vaux, éiuyer.— 1430, Mathieu de Vacx, écuyer. — 1150, Hue de Vacx, écuyer. — 1 190, Pierre de Vaux, écuyer. — 1510. Jean de Marquais, écuyer. — 1527-1501, Hugues de Ricntol'rt, écuyer. — 1361-1589, Christophe de Riencouivt, écuyer. — 1 389-1 G18, Nicolas de Rientourt, écuyer. Il achète, le 2 avril 1615, moyennant 8G00 livres tournois, 60 sous de denier à Dieu, 30 livres de vin et 9 livres de courtage, une maison et 120 journaux de terre que Charles de Runes avait à Vaux, à cause d'Antoinette do Vaux, sa femme. — 1618-1613, François de Ricncourt, chevalier. — 1615-îliNl Louis de Riencourt, chevalier. — 1684-1725, Ferdinand-Laurent de Ricncourt, chevalier. — 1725-1750, Louis-Ferdinand de Riencourt, chevalier. — 1750-1780, nenri-Louis- Ferdinand de RicxcocRr, chevalier. — 1789, François-Marie-Ferdinand, marquis de Rien-court.
VAVEZ. — Fief à Arrest, relevant de Boubers, et consistant en censives et en terres labourables. Il appartenait en 1703 à Jacques Lesperon, écuyer, premier président en l'élection de Ponthieu, et avant lui avait appartenu à la famille Hermant et à Jacques Le Roy.
VERCOURT. Ver cul f, en 831, Verculfum, en 856, et plus tard Viridis curia. — En Ponthieu. Commune, canton de Rue, arrondissement d'Abbeville, 161 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Rue, 95 habitants en 1698. — La seigneurie principale, relevant de Nouvion, consistait en 20 livres de censives, 2 journaux de terres à labour, 2 petites maisons et le patronage de l'église.
SEIGNEURS : — 1377-1408, Jean du Ouesnoy, écuyer. Il fut banni de France, et Vercourt
qui avait été confisqué sur lui, lui fut rendu le 8 février 1403. — 1126, Robert du Qoesnoy, éeuyci'. — 1470, Guillaume du Quesnoy, ccuyer. Il lègue Vercourt à son neveu : — 1475, Jean de Vaudricourt, écuyer. — 1196-1530, Adiien de Vaudricourt, écuyer. — 1540, Jean de Vabdricoi'rt, écuyer tranchant du roi. — 1 570, Anne de Vaudricourt, ccuyer, femme de Louis de Monchy, chevalier, gouverneur de Laon. — 1598-1628, .Claude >e MoNcnY, femme de Georges de Monchy, gouverneur de Monthulin, Boulogne cl Péronne, grand-prévôt de l'hôtel, premier maître d'hôtel de la reine, lieutenant-général de Lorraine.— 1628-1638, Charles de Moncdy. marquis d'IIocquincourt, maréchal de France, grand-prévôt de l'hôtel du roi, gouverneur de Péronne, Montdidier et Roye. — 1658-1680, Georges de Monchy, marquis d'Bocquincourt, lieutenant-général des armées du roi, chevalier de ses ordre-, gouverneur de Péronne. — 1080- 1690, Charles de Monchy, marquis d'Hoequincourt, gouverneur de Péronne, mort sans alliance ; il eut pour héritier son frère. — 1690-1692, Jean-Georges de Monchy, marquis d'Hoequincourt, mort sans alliance léguant à sa sœur. — 1692-1712, Marie-Madeleine-Thérèse-Geneviève de MoscnY D'IIiirQLixcouRT, femme d'Antoine de Pas, marquis de Feuquières, lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Verdun. Ils vendent Vcrcourt le 16 juillet 1712 à : — 1712- 1728, Philippe Beiquin, ccuyer, lieutenant-criminel en la sénéchaussée de Ponthieu. — 1728- 1765, Philippe Becquin, écuyer. — 1763-1789, Philippe Becquin, écuyer.
VERCOURT. Fief du même nom que la seigneurie de Vercourt dans l'étendue de laquelle il était situé : il se composait d'une maison seigneuriale avec 12 journaux de pâtures, G journaux de prés, 28 de bois et 105 de terres labourables. Il relevait de la seigneurie de Nempont.
SEIGNEURS : — 1300-1320, Philippe Gourlé, écuyer, capitaine de Rue, châtelain du Gard et du Titre. — 15211-1513, Oudart Gourlé, écuyer, capitaine de Rue, châtelain du Gard, du Titre et de la forêt de Créey, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1513-1333, Nicolas Gourlé, écuyer, châtelain du Gard et du Titre ; il n'eut pas d'enfants et ses biens passèrent à sa sœur. — 1353-1391, Marie Gourlé, femme de Hugues de Belloy, écuyer. — 1594-1598, Jacques de Belloy, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1398-1029, Antoine de Belloy, écuyer. — lfi2!i-1663, Emmanuel de Belloy, chevalier. — 1666-1700, Jean de Belloy, chevalier. Il n'eut pa; d'enfants et Vercourt passa dans la famille Le Sergeant. — 1700-1742, Marie-Marguerite le Sergeant, femme de Claude de Lestang de Richcmonl. — 1712-1770, Marie-Marguerite de Lestang de Ricugmont, femme de Charles Le Fcbvre du Grosriez, écuyer. conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Besançon, conseiller-magistrat en la sénéchaussée de Ponthieu, mayeur d'Abbeville. — 1770-17&9, Charles-Claude le Febvre du Grosriez, écuyer, avocat en parlement, maître particulier des eaux et forêts du comté de Ponthieu, premier échevin de la ville d'Abbeville.
VERCOURT. — Autre fief du même nom que la seigneurie de Vercourt dans l'étendue de laquelle il était également situé. Il consistait en haute justice et droits de change.
SEIGNEURS : — 1600-1633, Flour de Fertin, chevalier. Il meurt sans enfants, et laisse tous ses biens à sa sœur : — 1635-1666, Isabeau de Fertin, femme de César de Bacouel, vicomte de Saigneville : Elle donne, le 30 juin 1666, Vercourt à son fils puiné, Philippe, à la condition qu'il le laissera aux enfants nés du second mariage de sa mère avec M. de Saint-Blimond. — 1666- 1689, Philippe de Bacouel, vicomte de Saigneville : Il laisse donc Vercourt à son demi-frère : —
1689-1692, André, marquis de Saint-Blimond. — 1692-1743, Claude, marquis de Saint-Blimond, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis. — 1743-1789, Jacques-Louis, marquis de Saint-Blimond, capitaine au régiment de Clermont-Tonnerre, cavalerie.
VERGER (le). — Fief relevant d'Au\y-le-Château et appartenant en 1703 à M. Beauvarlet de Drucat.
VERGIES. — En Vimeu. Commune, canton d'Oisemont, arrondissement d'Amiens. Election d'Abbeville, bailliage d'Airaines et d'Arguel. La seigneurie, relevant du Quesnoy-lès-Airaines, consistait en 12 livres de censives à prendre sur 15 maisons à Vergies et un petit champart. — Ses coutumes locales furent rédigées en 1507 — La nomination à la cure appartenait au prieur de Laleu.
SEIGNEURS: — 1272, Aléaume de Cambron, chevalier. — 1378, Raoul de Cambbon, dit Désiré, écuyer. — 1489-1520, Jean de Rambures, chevalier, conseiller et chambellan du roi, sénéchal de Ponlhicu, grand-maître des eaux et forêts en Picardie. — 1520-1570, Jean de Rambures, chevalier, conseiller et échanson ordinaire du roi, grand-maître des eaux et forêts en Picardie. — 1570-1600, Jean de Rambures, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes. — 1600-1633, Charles de Rambures, chevalier, maréchal de camp, gouverneur de Doullens et du Crotoy, chevalier des ordres du roi.— 1633-1071, Charles, marquis de Rambures, maréchal de camp. — 1671-1676, Louis-Alexandre, marquis de Rambures, colonel d'un régiment d'infanterie de son nom, mort sans alliance. Il eut pour héritière sa sœur aînée : — 1676-1708, M.irie-Renée de Rambures, femme de Just-Joseph-François Cadart de Tournon d'Ancezune, duc de Caderousse : Ils vendent Vergies à leur cousin : — 1708-1725, François de la Roche, marquis de Fonlenilles. — 1725-1753, Louis-Antoine de La Roche, marquis de Fontenilles, maréchal de camp. — 1755-1764, Antoine-César de La RocnE, marquis de Fontenilles, mort jeune et sans alliance : il eut pour héritière sa sœur : — 1764-1789, Adélaïde-Antoinette de La Roche-Fontenilles, femme de Jean-Baptiste-François-Ménélaiis Colbert, marquis de Sablé, maréchal de camp, capitaine des gardes de la Porte.
VERJOLAY (le). — En Ponthieu. Commune du Boisle, 275 habitants. Election d'Abbeville et bailliage de Crécy, 50 habitants en 1698. La seigneurie, mouvante de la Broyé, consistait en une rue à l'extrémité du Boisle, en 4 journaux de terre sur lesquels l'église était bâtie, 90 journaux de terres labourables, 24 livres de censives, 48 chapons et 12 setiers de froment. La rue de Verjolay fut brûlée par l'ennemi, en août 1635. — Aux xvn e et xvm e siècles la seigneurie appartenait au prieur. — En 1380, elle avait appartenu à Jeanne de Varennes, femme de Valeran de Rayneval, chevalier.
VERT-BOIS (le). — En Ponthieu. Fief à Ailly-le-Haut-Clocher, et relevant de la dite seigneurie. Il a appartenu aux suivants :
l.'iiO, Nicolas de Sweuses. Il vend au suivant — 1560-1590, Antoine Manessiek, écuyer,
mayeur d'Abbeville. — 1620, Jean Manessier, écuyer. Il vend le Vert-Bois au suivant : — 1647-1671, Nicolas le Boucher, écuyer, trésorier-général des finances en Picardie et Artois : Le Vert-Bois fut dès lors incorporé à la seigneurie d'Ailly et possédé par les mêmes seigneurs, issus de Nicolas le Boucher. (Voir au mot Ailly-le-Haut-Clocher).
VIEULAINES. Villena, en 1172. — En Vimeu. Commune de Fontaines-sur-Somme, 230 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 60 habitants en 1698. La seigneurie consistait, en 1378, en un manoir avec 7 journaux d'enclos entourés de fossés, 22 journaux de marais, 13 de bois, 22 de prés, 5 de terre et 2 muids de blé et d'avoine. Au xvm e siècle elle consistait en une maison seigneuriale avec un enclos de 4 journaux, 73 journaux de terres labourables, 18 de prés, 13 de bois, un petit champart, 28 livres, 24 setiers d'avoine, 4 de blé, 54 chapons et 23 poules de censives. — Vieulaines était une des pairies du comté de Ponthieu. — La cure était à la nomination de l'abbaye de Saint-Riquier.
SEIGNEURS : — 1267, Jean de Belloy, chevalier. — 1320, Jean de Bellot, chevalier. — 1370-1400, Enguerran de Belloy, dit Lionel, chevalier. — 1400-1425, Robert de Belloy, écuyer. — 1423-1460, Jean de Bellot, écuyer. — 1460-1480, Jean de Bellot, écuyer. — 1480-1524, Antoine de Bellot, écuyer. — 1524-1542, Pierre de Belloy, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1542-1570, Antoine de Bellot, écuyer, capitaine des châteaux de Vincennes et de la Bastille. — 1570-1582, Jean de Belloy, chevalier : Il vend Vieulaines, le 19 mars 1582 à son oncle, qui suit : — 1582-1600, Louis de Belloy, écuyer. — 1600-1615, Charles de Belloy, chevalier. Il vend Vieulaines, le 20 janvier 1615, au suivant : — 1615-1644, Jacques de May, écuyer. — 1644-1677, Georges de May, écuyer. — 1677-1700, Jean de May, écuyer, capitaine au régiment de Piémont. — 1700-1740, Georges-François de May, écuyer. — 1740-1768, Jean- Baptiste de May, chevalier : Il mourut sans enfants et eut pour héritière sa sœur : — 1768-1780, Marguerite-Charlolte-Hélène de May, femme de François-Nicolas Tillette, chevalier, capitaine au régiment de la Reine, et chevalier de Saint-Louis.
Dans l'église de Vieulaines fut inhumé Jean-Baptiste de May, chevalier, seigneur de Vieulaines, vers 1768.
En 1544 Michelle de Belleval, veuve de Jean Douville, sieur de Quinquempoix, demeurait à Vieulaines.
VIGNAMONT. — Fief mouvant de Domart. Il appartenait en 1448 à Jean Le Sergeant, et en 1703 à M. de Boulogne-Beaurepaire.
VIGNON. — Fief à Miannay, relevant de Ponches. Il consistait en 64 journaux de terre, un dîmage, un champart de 40 livres et 35 livres de censives. Il appartenait en 1700 à Jean de la Houssoye, vicomte de Maizicourt.
VILBRETAGNE. — Fief à Allery, relevant de Saint-Valery. Il appartenait en 1780 à M. le marquis de Valanglart.
VILCOURT. — Fief de 20 livres de censives, relevant de Villers-sur-Authie.
VILLE-SAINT-OUEN. — En Vimeu. Commune, canton de Picquigny, arrondissement d'Amiens, 310 habitants. Election et bailliage d'Abbeville. La seigneurie, relevant de La Broyé, consistait en une maison seigneuriale, 120 journaux de terres labourables, 6 de prés, 12 de bois, un champart et 90 livres de censives. — La cure était à la nomination du chapitre de Saint-Wlfran d'Abbeville.
SEIGNEURS : — 1400, Arnould de Fieffés, chevalier. — 1440, Guyonne de Fieffés, femme de Louis de Wargnies, chevalier, puis de Jean de La Motle, écuyer. — 1430-1487, Charles de La Motte, chevalier. — 1487-1319, Jean de La Motte, chevalier. — 1519-1530, Charles de La Motte, chevalier. — 1330-1539, Jean de La Motte, écuyer. Il vend Ville, le 24 mai 1539, à son oncle qui suit : — 1339-1372, Abraham he La Motte, écuyer, gentilhomme ordinaire du duc d'Orl 'ans. — 1572-1593, Claude i>e La Motte, écuyer, paneiier de la reine-mère, capitaine du château de Monceaux. — 1595-1654, Hector de La Motte, écuyer, exempt des gardes du corps du roi et maréchal-général des logis de l'arrière-han de l'Ile de France. — 1665-1690, Charlotte de Cuéry, femme de Nicolas de Cacheleu, chevalier. — 1690-1730, Jacques Lesperon, chevalier, premier président en l'élection de Ponthieu. Il se rendit acquéreur de Ville sur les précédents moyennant 16500 livres. — 1789, François Vincent, baron de Tournon, lieutenant réformé au régiment de la Tour d'Auvergne.
VILLE. — Fief à Allery, de 22 livres de censives. Il appartint pendant le xvm e siècle aux marquis de Wargemont.
VILLEBRUN. — Fief à Maigneville, en Vimeu, consistant en une maison et en terres labourables, le tout valant 900 livres de rente. Il a eu pour seigneurs :
1550-1600, Nicolas Danzel, écuyer. — 1600-1614, Nicolas Da>zel, écuyer. — 1614-1656, Louis Danzel, chevalier, vicomte de Boismont. — 1656-1682, Louis Danzel, vicomte de Boismont. — 1682-1709, Louis Danzel, vicomte de Boismont. — 1709-1750, Jean Danzel, vicomte de Boismont. — 1750-1777, François Danzel, vicomte de Boismont. — 1777-1789, Jean-Pierre Danzel, vicomte de Villebrun.
V1LLEROY. — En Vimeu. Commune, canton d'Oisemont, arrondissement d'Amiens, 348 habitants. Election d'Amiens ; 420 habitants en 1698. La seigneurie relevait delà chàtellenie de Bailleul-en-Vimeu. Ses coutumes locales furent rédigées avec celles de Rambures en 1507.
SEIGNEURS : — 1289, Hue de Cambron, chevalier. — 1320, Jacques de Cambron, chevalier. 1340, Jacques de Cambron, chevalier. — 1360, Jeanne de Cambron, femme d'André de Rambures, chevalier. — La seigneurie de Yilleroy eut dès lors les mêmes seigneurs que Rambures, jusqu'en 1789. Nous renvoyons en conséquence à l'article Rambures.
VILLEROY- SUR - AUTHIE. Villa Regia, en 1129. — En Ponthieu dont cette seigneurie était une des pairies. Commune de Vitz-sur-Aulhie, 180 habitants.
Election d'Abbeville, bailliage de Crécy, 150 habitants en 1G98. Le village fut brûlé par les Espagnols en août 1635. En 1379 le chef-lieu de la seigneurie était : « une masure laquel estoit amasée au devant de che que li ennemv du royaulme leussent essillié, en laquelle masure a haute court enclose de fossez, et après basse court en laquelle a coulombier et est tous lieux clos des mes yaues » le tout contenant 2 journaux. La seigneurie, tenue du roi en pairie, consistait en un moulin à eau, 4 journaux de terres labourables, 15 de prés, 160 livres de censives et un champart par indivis avec l'abbaye de Saint-Riquier. Nicole de Villeroy, chevalier, avait donné en novembre 1211 une commune aux habitants de Villeroy. Il y avait à Villeroy et à Vitz, mairie, échevinage, commune et justice fiscale tenues du roi .
SEIGNEURS : — 1152, Henri de Villeroy, chevalier. — 1211, Nicolas de Villeroy, chevalier. 1237, Guillaume de Villeroy, chevalier. — 1272, Jean de Villeroy, chevalier. — 1320, Anseau de Villeroy, chevalier. — 1379, Huceline de Villers, femme de Robert de Beauval, chevalier. — 1410, Valeran de Beacval, chevalier. — 1440, Jean de Beauvai., écuyer. — 1166, Philippe de Beadval, chevalier. — 1481, Isabeau de Beaival, femme de Guyon Le Roy, vice-amiral de France.— 1500-1535, Nicolas de Montmorency, chevalier.— 1535-1547, Gabrirî de Montmorency, chevalier. — 1547-1590, Jean de Montmorency, chevalier. — 1590-1616, Josias de Montmorency, chevalier, capitaine au régiment des gardes. — 1616-1622, Jean de Montmorency, chevalier, mort jeune et sans postérité. Villeroy passa à son oncle Benjamin. — 1622-1640, Benjamin de Montmorency, chevalier. — 1640-1680, Daniel de Montmorency, chevalier, comte de Bours. — 1680-1702, Benjamin de Montmorency, chevalier, comte de Boui's mort en 1702 sans postérité : il eut pour héritière cousine. — 1702-1755, Marthe de Montmorency, femme de Guillaume- Nicolas du Bois de Belhostel, comte de Bours. — 1755-1785, Guillaume-Nicolas-François du Rois de Belhostel, comte de Bours. — 1785-1789, N... du Bois de Beliiostel, femme de Ferdinand-Denis comte de Crécy, lieutenant-colonel au premier régiment de chevau-légers, chevalier de Saint-Louis et de l'ordre provincial de Saint-Georges député de la noblesse du Ponthieu aux Etats-Généraux.
VILLERS-CAMPSART. — EnVimeu. Commune, canton d'Hornoy, arrondissement d'Amiens, 291 habitants. Election et bailliage d'Amiens. La seigneurie relevait de la chàtellenie de Bailleul-en-Vimeu.
SEIGNEURS : — 1400, Braye Tigier.— 1130, Marie Tigier, femme d'Aymard de La Rivière.
1479, Edmond de La Rivière, écuyer. — 1500-1526, Jean de La Rivière, chevalier, baron de
Chepy. — 1526-1560, Jean de La Rivière, chevalier, baron de Chepy. — 1560-1590, Adrien de La Rivière, chevalier, baron de Chepy, chevalier de l'ordre du roi. — 1590-1620, Anne de La Rivière, femme de Robert de Grouches, bailli du Valois, chambellan et gentilhomme ordinaire du roi, chevalier de l'ordre, capitaine de 50 hommes d'armes. — 1620-1660, Pierre de Grocches, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, capitaine au régiment des Gardes. — 1662-1700, Marie-Françoise de Gbolcbes, femme de François des Essars, marquis de Lignières, gouverneur de Saint-Quentin, colonel d'infanterie. -- 1750, M me Dival de l'Epinoy, elle a pour héritière :
— 1789, Marie-Jeanne Duval, femme de Jean-Jacques de Gattct, marquis de Montdragon, conseiller d'Etat.
Dans l'église fut inhumé en 1557 François de La Rivière, baron de Chepy, mestre de camp de cent chcvau-légers, gentilhomme de la chambre du roi, tué à l'assaut de Coni, en Italie, le 25 juin 1557.
VILLERS-SOUS-AILLY. — En Ponthieu. Commune, canton d'Ailly-le-Haut-Clocher, arrondissement d'Abbeville, 45"2 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 250 habitants en 1G98. La seigneurie, tenue en quatre fiefs d'Ailly-le-Haut- Clocher, consistait en une maison seigneuriale avec un enclos de 6 journaux, 5 maisons, l'i8 journaux de terres labourables, 14 de bois, un moulin à vent, un beau champart et 300 livres de censives. La cure était à la collation de Tabbaye de Saint-Riquier.
SEIGNEURS : — 13i3, Mario d'Alxt. — » , Colart du Bis, écuyer. — » , Isabeau do Rus, femme de Henri de Londrcsellot, écuyer, sommelier du roi. — » , Aliénor de Londresellot, femme de Jean de Nourriquier. — 1480, Antoine d'Amerval, écuyer. — 1534, Jean d'Amerval, chevalier. — 15G0, Simon d'Amerval, chevalier. — 1576-1605, Jean d'Amerval, che. valier. — 1615, Philippe d'Amerval, chevalier. Lui ou ses héritiers vendirent trois des quatre fiefs composant la seigneurie au suivant : — 1620-1670, François Vaillant, écuyer, avocat en Parlement. — 1670-1701, Jean Vaillant, écuyer. — 1704-1749, François Vaillant, chevalier, capitaine au régiment de Rrancas, cavalerie. — 1749-1780, Frunçois-Jacques-Philippe Vaillant, chevalier.
Le quatrième fief, détaché des quatre fiefs composant la seigneurie de Villers, a eu pour possesseurs :
1480, Jean Pappin, écuyer. — 1540, Marguerite Pappin, femme de Josse de Reauvarlet, bourgeois et mayeur d'Abbeville. — 1530, Eustache Reauvarlet, écuyer. — 1590, Jean Eeauvarlet, écuyer. — 1619, Pierre Reauvarlet, écuyer. — 1630, Isabeau Beauvarlet, femme de David de Marmont, gentilhomme du Béarn. — 1663, Charles-Antoine de Marmont, écuyer. Ses fils vendirent leur part dans la seigneurie de Villers, à : — 1670, François Vaillant, écuyer, avocat en Parlement, qui réunit des lors entre ses mains et transmit à ses descendants la seigneurie entière.
Dans l'église ont été inhumés . Le 18 février 1748 Philippe Vaillant, chevalier, seigneur du Hodene, capitaine au régiment de Richelieu, chevalier de Saint-Louis, âgé de 7G ans ; le 16 septembre 1719 François Vaillant, chevalier, seigneur de Villers, capitaine au régiment de Rrancas, cavalerie, âgé de 78 ans.
VILLERS-SUR-AUTI1IE. — En Ponthieu. Commune, canton de Rue, arrondissement d'Abbeville, 310 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Rue, 350 habitants en 1098. Villers-sur-Authie était la première pairie du comté de Ponthieu, ou du moins c'était l'une des pairies du Ponthieu et celui qui la possédait c royait pouvoir, au xwu siècle, s'intituler premier pair du Ponthieu. — La seigneurie consistait en 1710 en un beau château moderne, bati en
pierres de taille, et couvert en ardoises ; on voyait auprès l'ancien château : « sur une éminence, enclos de fortes murailles et de tourelles et fermé de bons fossés, étangs, voûtes souterraines, sommellerie, grande salle, bel
escalier, plusieurs belles chambres, ponts-levis, galerie, cabinets, etc ,
écuries couvertes de tuiles, basse-cour fermée de bâtiments très-raisonnables pour cet usage, granges, étables, bergeries, » le domaine comprenait 42 journaux de masures, pourpris, jardins et enclos, 290 journaux de terres labourables, 20 de prés, 60 de bois, un champart, une garenne et 200 livres de censives. La terre et seigneurie de Villers-sur-Authie fut érigée en comté pour Jean Truffier, chevalier, le 22 février 1679; les lettres-patentes de cette érection furent vérifiées en Parlement le 6 septembre 1684 et en la chambre des comptes en décembre 1688. — La cure était à la nomination du personnat de Villers.
SEIGNEURS : — 1220-1230, Bernard de Moreuil, chevalier. — 1250-1302, Bernard db Moreuil, chevalier. — 1302-1360, Bernard t>e Morecil, chevalier, maréchal de France. — 1380 Tristan de Morecil, chevalier. — 1399, Colaye de Moreuil, femme de Jean de Friaucourt, chevalier. — 1130, Isabeau de Friaicourt, femme de Pierre du Bos, dit Morlet, chevalier, sire de Raincheval. — 1480, Philippe du Bos, chevalier. — 1530, Gilles du Bos, chevalier. — 1569, Philippe du Bos, chevalier. — 1590, Antoine du Bos, écuyer. — 1630, André du Bos, écuyer. Il mourut sans enfants et sa veuve, Philiheiie de Nibas, se remaria avec le suivant et lui apporta Villers-sur-Authie que son premier mari lui avait légué : — 1635, Nicolas de Gouy, écuyer. Il mourut sans enfants, et Villers fut vendu et acheté par : — 1650, François Truffier, chevalier, capitaine d'une compagnie de gens de pied. — 1680, Jean Truffier, comte de Villers, mort sans hoirs mâles et léguant Villers à son frère puiné. — 1688-1710, François Truffier, comte de Villers, capitaine au régiment de la reine, commandeur de l'ordrede Saint-Lazare, chevalier de Saint-Louis; il a pour héritier son neveu. — 1710-1750, Claude de Cacbeleu, comte de Villers, contrôleur de la gendarmerie. — 1750-1789, Claude-Victor-François de Cacheled- Truffier, comte d'Houdan et de Villers, lieutenant des maréchaux de France, chevalier ae Saint-Louis.
VILLERS-SUR-MAREUIL. — En Vimeu. Commune de Mareuil, 258 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 90 habitants en 1698. — Les coutumes locales de la seigneurie furent rédigées le 27 septembre 1507.
SEIGNEURS : — 1300, Jean d'Aillt, vidame d'Amiens. — 1451, Firmin d'Alliel, écuyer.— 1496, Louis d'Abbeville, dit d'Yvregny, chevalier.— 1507, Jean de Saint-Lau, écuyer.— 1712, Louis le Febvre, conseiller du roi au grenier au sel d'Abbeville. — 1789, M. le Febvre de Villers, écuyer.
VIMEU (Prévoté royale du). — Elle avait pour limites au Nord la Somme, à l'Est la prévoté du Beauvoisis, à l'Ouest la Manche, au Sud la Bresle et la Normandie. Le bourg d'Oisemont était le siège de cette prévoté qui comprenait
dans son ressort les châtellenies d'Airaines, d'Hornoy, de Gamaches, de Saint-Valery, ainsi que les commanderies d'Oisemont et de Saint-Maulvis. Sa coutume, fut rédigée le 2 octobre 1507. Nous donnons ci-dessous les noms de tous les prévôts royaux du Vimeu que nous avons pu retrouver.
PREVOTS ROYAUX DU VIMEU. — 1275, Jean Gosselin. — 1290, Jean le Grand. — 1298, Hugues de Foirdrinoy, écuyer. — 1304, Bernard Sabpe, écuyer. — 1369, Guérard d'Ablt. — 1375, Jacques le Fuziilier. — 1405, Jean Limosin, sergent d'armes du roi. — 1416, Jean de Tedffi.es, écuyer. — 1420, Guillaume de Vaux, écuyer. — 1425, Jean Aigoillon. — 1463, Antoine de Hardenthun, écuyer. — 1480, Renaut Hermant, écuyer. — 1483, Raoul de Monte- NEScouvr, écuyer.— 1507, Jean Moisnel.— 1530-1535, Louis de Haudecoustre, écuyer, seigneur de Lanchères cl de Boismont. — 1547, Jacques le Fuzelier, écuyer, seigneur d'Arry, par provisions du 12 mai 1547. — 1594, Jean Lagacde, licencié ès-lois. — 1596, Hector Rdmet, écuyer, par provisions du 17 avril 1596. — 1600, Jean de La Roque, écuyer. — 1630-1650, Philippe de La Roque, écuyer, licencié ès-lois. — 1660, François de La Ville, écuyer, seigneur de Val- Roberl. — 1689, Michel du Castel, conseiller et commissaire examinateur au siège présidial d'Abbeville, par provisions du 9 août 1689. — 1698, Philippe de La Roqde, écuyer. — 1789, Charles Le Fervre du Bcs, écuyer, conseiller du roi.
VIRONCEL (le Petit). — Fief consistant en 40 mesures de bois taillis situés dans la commune de Douriez, sur le bord de l'Authie.
VIRONCHATJX. Villarcellum, en 867 En Ponthieu. Commune, canton de Rue, arrondissement d'Abbeville, 795 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Crécy, 660 habitants en 1698. La seigneurie fut divisée en deux parties : la première tenue du roi, consistant en un bois de 100 journaux et 100 livres de censives, et la seconde, tenue de Nouvion, consistant en une maison seigneuriale avec un enclos de 12 journaux, une ferme, 90 journaux de terres labourables, 100 de bois, et 19 livres de censives. — L'abbaye de Saint-Josse nommait à la cure. — Le village fut brûlé par les Espagnols au mois d'août 1635.
PREMIÈRE SEIGNEURIE. — 1373, Wibert des Mares, écuyer, — 1381, Jean de Gbambus, chevalier. — liOO-1435, Jean Bbégier, chevalier. Il lègue la seigneurie à l'abbaye de Sainte- Saulve en en laissant la jouissance à sa femme, Béatrix de Boufllers, à la charge d'une messe chaque jour. — 1435-1789, L'abbaye de Sainte-Saulve.
DEUXIÈME SEIGNEURIE. — 1500, Nicolas Aux-Couteaux. — 1520, Nicolas Aux-Codteaux. 1540, François Aux-Codteaux. — 1550, N... Aux-Couteaux, femme de Louis Roussel, écuyer.— 1581, Nicolas Waignart, bourgeois et échevin d'Abbeville. — 1613, Nicolas Waignart, élu en Ponthieu. — 1650, Catherine Waignabt, femme de François de Mons d'Hédicourt, écuyer. — 1740, Pierre Foucques de Bonv al, écuyer, par achat sur M. de Mons d'Hédicourt. — 1789, Pierre Foucques de Tebffles, écuyer.
VISALEU. — Fief à Laviers et relevant de cette seigneurie.
VISME. — En Vimeu. Commune, canton de Gamaches, arrondissement d'Abbeville, 238 habitants, comprenant Visme-au-Val et Visme-au-Mont ou Vismeinont qui n'est qu un hameau aujourd'hui. Election et bailliage d'Abbeville, 250 habitants en 1698. — C'est à Visme-au-Mont qu'était située la forteresse que dans un aveu au roi, en 1388, Jean de Cayeu appelait son « manoir au Mont dit le chàtel de Visme » ; de ce château, pris par les Anglais en 1372, il reste une enceinte ovale remarquable, d'une étendue de 5 à 6 hectares, entourée de fossés et de levées de terre, et dans laquelle on remarque deux groupes de ruines. Au centre s'élève le premier, connu sous le nom de la Motte-Neuve : il est circulaire, entouré d'un fossé particulier de trois mètres de profondeur ; les ruines s'élèvent à environ 7 mètres et ont 24 mètres de diamètre. L'autre, appelé la Motte-Vieille, se trouve vers le nord. On y reconnaît aussi de fortes murailles entourées d'un fossé. Sur la gauche de la Motte-Vieille se trouve une butte toute en terre que l'on croit recouvrir la fosse où furent ensevelis les picards qui, sous les ordres du sire de Boubers, tentèrent d'arrêter Edouard III et les Anglais, le 22 août 1346, quand ils marchaient sur Crécy. (M. Darsy, Hist. du canton de Gamaches). On montre encore à Visme-au-Val un enclos où existait jadis une maladrerie. — Visme reçut une charte de commune en 1212. La seigneurie et baronie de Visme était l'une des pairies du Ponthieu et relevait directement du roi. Elle consistait en une maison seigneuriale, l'emplacement de l'ancien château contenant 21 journaux enclos, un moulin à vent, 203 journaux de terres labourables, 29 de bois, 5 de prés, 14 de pâtures, deux cressonnières, un droit de travers, un champart et plus de 500 livres de censives sur Visme, Maigneville, Busmenard, Hantecourt, Morival et Courcelles. — L'abbé de Forêtmontier nommait à la cure.
SEIGNEURS : — 1084, Roger de Visme, chevalier. — 1130, Barthélémy de Vismh, chevalier. — 1162, Richard de Visme, chevalier. — 1200-1239, Barthélémy de Visme, rhe\alier. — 1239- 126 1, Enguerran de Visme, chevalier. — 1273-1302, Robert de Visme, dn-valier. — 1302-1330, Jean de Visme, chevalier. — 1330-1360, Jeanne de Visme, femme de Guillaume de Cayeu, chevalier. — 1369-1400, Jean de Cayeu, chevalier, grand-maltre des eaux et forêls en Ponthieu. — 1400-1U8, Mathieu de Cayeu, chevalier, morl sans postérité. Visme passa à sa sœur. — 1418- 1430, Jeanne de Cayeu, femme de Jean de Monchy, chevalier, capitaine de Falaise. — 1430- 1470, Edmond de Moni.hy, chevalier. — 1 170-1300, Edmond de Mom uy, chevalier, conseiller et chambellan du roi. — 1500-1331, Jean de Monchy, chevalier. — 1531-1565, Jean de Monchy, chevalier, baron de Visme, gouverneur de Boulogne et de Corbie, capitaine de 50 hommes d'armes, lieutenant-général en Picardie, chevalier de l'ordre du roi. — 1565-1586, Antoine de Monchy, baron de Visme, gentilhomme de la maison du roi, chevalier de son ordre et gouverneur de Boulogne. — 1586-1619, Gédéon de Monchy, baron de Visme, chevalier de l'ordre du roi. —
1619-1659, Charles de Monchy, baron de Visme. — 1659-1695, François de Moncht, baron de Visme. — > 1695-1721?, André de Moncuy, marquis de Monchy, baron de Yisrae, sénéchal héréditaire du Ponthieu, colonel d'infanterie. — 1723-1775, Benoit-Alexandre de Monchy, comte de Monchy, baron de Visme, capitaine au régiment royal, sénéchal héréditaire du Ponthieu ; il n'eut pas d'enfants et eut pour héritier son frère: — 1775-1785, André-Honoré de Monchy, marquis de Monchy, baron do Visme, capitaine au régiment royal, chevalier de Saint-Louis, sénéchal et gouverneur de Ponthieu ; il mourut sans enfants et fut le dernier de son nom. La terre de Visme fut achetée par le suivant ; — 1785-1789, Marie-Paul-Charles Le Blond dd Plouï, baron de Visme, capitaine au régiment de Bourgogne, cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
Demeurèrent à Visme, Guillaume Becquet, écuyer, en 1377 ; Mathieu Becqlet, écuyer, en 1378 ; Anne d'Aï nru, éruyer, seigneur de Saint-Maxcnt, en 1G16. — Dans l'église furent inhumés : en 1586, Raoul de Belleval, écuyer ; en 1590, Pierre de Belleval, écuyer, seigneur de Saint-Jcan-des-Marais archer des ordonnances du roi ; en 1GG0, Charles de Monchy, baron de Visme. — Dans l'église on remarque la pierre tombale de Charlotte- Elizabeth de Rambcres, femme de Charlcs-Françuis-Maric Le Blond du Plouy, seigneur de Visme, morte le 1 er avril 1753.
VISQUEMONT. — En Vimeu. Ferme située dans le bois de ce nom, commune de Coquerel-sur-Bailleul. La ferme est aujourd'hui entièrement détruite ; on en voit encore quelques fondations et un puits.
SEIGNEURS : - 1360, Jean de Beauvoir, écuyer. — 1120-1 453, Jean Postel, écuyer, six fois mayeur d'Abbcville. — 1168, Nicolas Postel, écuyer, mayeur d'Abbeville. — 1470-1520, Jean Postel, écuyer, mailrc des requêtes de l'hôtel du duc de Bourgogne. — 1520-1550, Catherine Postel, femme de Jean Cannesson, écuyer. — 1550-1585, Nicolas de Cannesson, écuyer. — 1585-1022, Jacques de Cannesson, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1622 1660, François de Cannesson, écuyer. — 1660-1700, Jean de Cannesson, chevalier. Visquercont fut vendu et acheté par le suivant : — 1700-1707, Philippe de Broutelles, conseiller du roi, élu en l'élection de Ponthieu. — 1707-1750, Antoine-Louis de Brodtelles, conseiller du roi, garde-marteau en la maitrise des eaux et forêts d'Abbeville. — 1750-1773, Marie-Charlotte- Elizabeth de Broutelles, femme d'Antoine-Alexis Crignon de Beauverre, écuyer, lieutenant au régiment de Chepy, cavalerie, puis conseiller-secrétaire du roi. — 1773-1789, Geneviève- Charlotte-Madelcine Crignon de Beauverre, femme de Louis-René de Belleval, marquis de Bois- Robin et de Longuemort, \ icomte de Chcpy-Emonville, maréchal héréditaire et pair du Ponthieu, mestre de camp de cavalerie, lieutenant des maréchaux de France pour Abbeville et le Ponthieu, lieutenant-général au gouvernement des ville et duché d'Aumale, chevalier de Saint-Louis.
VISSE. — En Vimeu. Commune de Maisnières, 69 habitants. La seigneurie, tenue du roi avec celle de Maisnières, appartenait à l'abbaye de Corbie.
VITZ-MAREST ou VILMAREST.— En Ponthieu. Bailliage de Waben. La seigneurie principale, consistant en 130 journaux de terres labourables et 109 livres de censives, appartenait à l'abbaye de Saint-Josse-sur-Mer. Il y avait une autre seigneurie consistant en une maison de 2 journaux, d'enclos, 8 de prés, 12 de terres labourables et 13 livres de censives. Elle appartint pendant tout le xvni c siècle à la famille Moullart de Torcy.
VITZ-SUR-AUTHIE. — En Ponthieu. Commune, canton de Crécy, arrondissement d'Abbeville, 337 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Crécy, 150 "habitants en 1698. La seigneurie, dont les coutumes locales furent rédigées le 26 septembre 1507, relevait du roi. Elle consistait en une maison seigneuriale, 45 journaux de terres labourables, droits de pêche et de travers, un champart, 120 livres, 150 chapons et 9 setiers de blé, mesure de Hesdin, de censives. — La cure était à la collation du prieur de Ligny. Le village fut brûlé par les Espagnols, en août 1635.
SEIGNEURS : — 1240, Guillaume de Boubers, chevalier. — 1283, Jean dé Boubers, chevalier. — 1300, Hugues de Boubers, chevalier. — 1330, Guillaume de Bodbers, chevalier. — 1350, Hugues de Boubers, dit Gadifer, écuyer. — 1362, Mahaut de Firiennes. — 1377, Jacques de Beauchamp, chevalier. — 1386-1409, Guillaume de Domqueur, écuyer. — 1418-1450, Brunei de Domqueur, chevalier. — 1470, Jean de Domquéur, écuyer. — 1540-1574, Jean Le Fèvre de Caumartin, écuyer, général des finances en Picardie. Il vend V i t z , en 1574, à la suivante : — 1574- 1579, Marie de Nouvillers, veuve de Jean de Brislel, écuyer. — 1579-1580, Adrien de Bristel, écuyer. Il vend en 1580, au suivant : —1580-1595, N... de Bouns, écuyer.— 1595-1620, Jeanne de Bours, femme de François de Saint-Paul, écuyer. — 1620-1628, Françoise de Saint-Paul, femme de Daniel d'Auniale, chevalier. Ils vendent, le 8 janvier 1628, moyennant 13,800 livres au suivant : — 1628-1630, François de Boubers-Bernatre, chevalier. Celui-ci revend Vitz, le 9 octobre 1630, au suivant : — 1630-1650, Giraut du Fat, écuyer, seigneur de Frestoy. — 1650- 1683, Jean du Fat, écuyer. Il vend Vitz, en 1683, moyennant 21,000 livres à la suivante : — 1683-1741, Marie-Madeleine de Boubers, femme d'abord de Nicolas deBailcs, écuyer, directeur des fortifications des places d'Artois, puis remariée à Marie-François de Raincheval, chevalier. — 1741-1760, Jean-Baptiste-Henri de Raincheval, chevalier. — 1760-1789, Henri de Raincheval, chevalier, grand-bailli de Hesdin.
Dans l'église de Vitz-sur-Authie ont été inhumés : le 31 mai 1 7 i 1 Marie-Madeleine de Boubers, âgée de 78 ans ; le 7 juin 1741 Madeleine-Victoire de Barles, âgée de 52 ans ; le 10 avril 1774 Marie-Madeleine Godart de Beaulieu, femme d'Henri de Raincheval, chevalier, seigneur de Vitz.
VOISIN. — En Ponthieu. Hameau, commune de Dompierre, 109 habitants. On lui connaît pour seigneurs les suivants :
1582, François des Essars de Meignedx, chevalier. — 1677, Armand du Breil, vicomte de Pontbriand. — 1765-1789, Renée-Thérèse-Ursule du Breil de Pontbriand, femme de Louis- Charles Guéroult de Bois-Robert, écuyer, chevalier de Saint-Louis.
VOYELLES. — En Vimeu. Fief à Andainville, appartenant vers 1715 à M. Bail de Lignières, écuyer, trésorier de France à Amiens.
VRON. Virrum, en 1100. — '.En Ponthieu. Commune, canton de Rue, arrondissement d'Abbeville, 957 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Rue. La seigneurie, dont les coutumes locales furent rédigées en 1507, était tenue en trois fiefs du roi, de Ponches et de Nouvion. Elle consistait en une maison
seigneuriale avec un enclos de 19 journaux, 135 journaux de terres labourables, 220 de bois, et 70 livres de censives. On l'appelait Vron-Ponthieu. Il y avait en outre une autre seigneurie appelée Vron-Franchise, séparée de la première par le chemin d'Abbeville à Montreuil, qui était tenue en cinq fiefs, 2 de Saint-Pol et 3 de Merlimont, et consistait en une maison de briques à deux étages, en ruines, avec 6 journaux d'enclos, 45 journaux de terres labourables, 12 de bois, un moulin à vent, droit de forage sur les cabaretiers et les brasseurs et 400 livres de censives. — La cure était à la collation du prieur de Saint-Pierre d'Abbeville.
SEIGNEURS DE VRON-PONTHIEU : — 1336, Colart d'Arrest, dit Pohier, écuyer.- 1378, Jean d'Avesne, dit Rifflart, écuyer. — 1400, Thomas u'Avesne, dit Perceval, écuyer. — 1430, Aléaume d'Avesne, écuyer. — 1500, André d'Avesne, écuyer. — 1507, Guillaume du Qcesnoy, écuyer. — 1540-1590, Jérôme de Fertin, écuyer. — 1590-1625, Flour de Fertin, chevalier. — 1630, Flour de Fertin, chevalier, mort sans alliance, il eut sa sœur pour héritière. — 1630-1672, Elizabelh de Fertin, femme de César de Bacouel, vicomte de Saigneville, puis d'André de Saint- Blimond, chevalier. — 1672-1692, André, marquis de Saint-Blimond. — 1692-1743, Claude marquis de Saint-Blimond, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis. — 1743-1789, Jacques-Louis, marquis de Saint-Blimond, capitaine au régiment de Clermont-Tonnerre, cavalerie.
SEIGNEURS DE VRON-FRANCHISE : — 1444, Clémence dd Qdesnll, femme de Baudin du Mont, écuyer. — 1506, Pierre de La Forge, écuyer. — 1550, François Jolt, écuyer. — 1567, Jean de Cressen, écuyer. — 1653-1687, Marie de Bernes, femme de Charles de Fontaines, chevalier, capitaine au régiment d'Elbeuf, cavalerie. — 1687-1725, Nicolas, comte de Fontaines, maréchal de camp. — 1725-1737, Jean-Charles, marquis de Fontaines, capitaine au régiment Royal-Piémont, cavalerie, chevalier de Saint-Louis. Il mourut sans alliance, et Vron retourna à son oncle : — 1737-1750, Claude-Aléaume de Fontaines, lieutenant-colonel au régiment de Conty. — 1750-1780, François-Aléaume Joseph, comte de Fontaines, capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis,
Dans l'église de Vron a été inhumée en 1611 Marguerite dk Fertin, femme de Gédéon de Rambures, écuyer, seigneur de Haudecoustre.
WABEN. — En Ponthieu. Commune, canton et arrondissement de Montreuil-sur- Mer, Pas-de-Calais, 333 habitants. Waben est bien déchu de son ancienne splendeur. Il existait dès 988 et reçut de Guillaume III une charte de commune, le 29 avril 1199. Waben avait au xn e siècle un port et un château où le comte Guillaume III demeurait en 1 1.99, et dont les derniers vestiges ont disparu depuis peu d'années. Aujourd'hui ce petit village est à près de 1000 toises de l'Authie. Waben était donc jadis une ville avec un mayeur et des échevins auxquels appartenait la haute et la basse justice. Elle fut jusqu'en 1789 le siège d'un des cinq bailliages royaux du Ponthieu. La seigneurie appartenait au roi, comte de Ponthieu. Il y avait en outre une seigneurie en partie, tenue du roi en vicomté, qui consistait en une maison seigneuriale, 50 journaux de bois et 150 livres de censives. — La cure était à la collation de l'abbaye de Saint-Josse.
SEIGNEURS EN PARTIE ET VICOMTES DE WAREN : — 1150, Eustache de Waben, chevalier. — 1215, Gauthier de Waben, chevalier. — 1270, Guillaume de Waben, chevalier. — 1317, Jean de Waben, chevalier. — 1378, Robert de Rellebbonne, chevalier, vicomte de Waben. — 1580-1624, Philippe d'Aillt, chevalier, vicomte de Waben. — 1624-1630, Françoise d'Aillv, femme d'Etienne de Roussé, chevalier de l'ordre du roi. — 1650-1698, Jacques de Roussé, vicomte de Waben. Il lègue Waben à son neveu : — 1698-1738, Joseph de Roussé, vicomte de Waben, capitaine au régiment de Robecq. — 1738-1759, Charles-Joseph-François de Roussé, vicomte de Waben. — 1759-1780, Marie-Madeleine-Joseph de Roussé.
WACOURT. Wescurt, en 1163. — En Ponthieu. Hameau, commune de Machiel, 10 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Crécy. Ce hameau fut brûlé par les Espagnols, en août 1635. La seigneurie principale, consistant en 15 livres de censives, appartenait à M. Le Fèvre de Caumartin, conseiller d'Etat en 1763, à cause de sa seigneurie de Caumartin. En 1783 ilyavait à Wacourt trois maisons et 255 journaux de terre. Une des trois maisons et 123 journaux de terre constituaient le fief de Wacourt qui a eu pour seigneurs :
1575, Nicolas Beauvarlet. — , Jean Beauvarlet. — , Isabeau Beauvarlet, femme de Philippe Manessier. — 1743-1789, Josse-Nicolas-Louis Manessier, écuyer.
WADICOURT. — En Ponthieu. Commune de Dompierre, 206 habitants. Ce fief a appartenu pendant longtemps à la famille Le Febvre de Wadicourt.
WAILLY. — En Ponthieu. Commune, canton et arrondissement de Montreuil-sur- Mer, 522 habitants. Election d'Abbeville, bailliage de Waben. Cette seigneurie qui était une des pairies du Ponthieu, consistait en 205 livres de censives. C'était à proprement parler la suzeraineté qui était réunie aux seigneuries de Maintenay, de Buires et à la vicomté de Tancarville et qui a eu les mêmes seigneurs (voir à ces différents noms) sauf depuis le xi e siècle jusqu'au x\ e , où elle a appartenu à la famille de Wailly (voir mon nobiliaire de Ponthieu, à la généalogie de Wailly). La seigneurie en partie, ou plutôt la véritable eigneurie de Wailly, composée de cinq fiefs, deux tenus du roi, un de Saint-Josse, un de Beaucamp, et le dernier de la vicomté de Tancarville, consistait en une maison seigneuriale avec 13 journaux d'enclos, 65 journaux de terres labourables, 268 de bois, un champart et 200 livres de censives. Le seigneur avait droit de garenne et de toute justice. Il y avait eu un château fortifié qui était déjà ruiné avant 1613 ainsi qu'en témoigne un aveu servi à cette date. Il contenait 16 journaux d'enclos et occupait l'emplacement sur lequel, au siècle dernier, était planté le bois de la Cornelière. — L'abbaye de Sainte-Saulve de Montreuil nommait à la cure.
SEIGNEURS : — 1580, Claude de Berlaimont, chevalier, et Marie de Brimeu, sa femme. Ils vendent Wailly au suivant : — 1584-1616, Jean do Bbs, écuyer. — 1616-1666, René do Bos, écuyer, vicomte de Wailly. — 1666-1696, René do Bos, chevalier, vicomte de Wailly. — 1696- 1730, Jean-François du Bos, chevalier, vicomle de Wailly, lieutenant au régiment d'Artois, dragons. — 1730-1750, Jean-François-Henri du Bos, chevalier, vicomte de Wailly. — 1750- 1770, Marie-Ghislaine do Bos de Wailly, femme d'Antoine-François-M.arie de Bernes, chevalier. Son fils, Jean-François-Marie de Bernes, chevalier, vend Wailly, en 1770, à son grand-oncle maternel. — 17701783, Adrien-Charles do Bos, chevalier, vicomle de Wailly, mestre de camp de cavalerie, maréchal des logis des chevau-légers de la garde du roi, chevalier de Saint-Louis. Celui-ci, étant sans enfants et le dernier de son nom, vend Wailly, en 1783, au suivant : — 1783-1789, Charles-Louis-Henri de Cossette, chevalier.
Dans l'église furent inhumés : le 2 mai 1771 Jean-François -Marie de Bernes de Longvillers, vicomte de Wailly, officier au régiment de Noailles, cavalerie, âgé de 20 ans ; le 16 février 1781, Adrien-Charles do Bos, vicomte de Wailly, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint- Louis, âgé de 81 ans.
WAILLY. — En Vimeu. Hameau, commune de Nibas, 13 habitants. La seigneurie relevait de l'abbaye de Saint-Valery. Elle a eu pour possesseurs :
1528-1567, Nicolas do Hamel, écuyer. — 1567-1605, Antoine du Hahel, écuyer, gentilhomme du duc d'Alençon, châtelain de la forêt de Crécy, homme d'armes des ordonnances du roi. —
1620, François de Huppy. — 1630-1635, Louis Trcffier, écuyer. Il donne M'ailly, le 13 mai 1635 à son second fils. — 1635-1680, Charles-André Truffier, écuyer.
WALLET. — Fief à Mareuil, auprès des Croisettes, et relevant de la seigneurie dudit lieu.
WANEL. — En Vimeu. Commune, canton de Hallencourt, arrondissement d'Abbeville, 222 habitants. Election d'Abbeville, bailliage d'Airaines, 210 habitants en 1698. La seigneurie, tenue en deux fiefs, l'un de Long, l'autre de Hallencourt, consistait en un moulin à vent, 210 journaux de terres labourables et 120 livres de censives. — La collation de la cure appartenait au chapitre de Longpré.
SEIGNEURS : — 1379, Marguerite de Villers, femme d'Adam Le Vasseur. — 1577, Louis de Monchy, chevalier. — 1604-1648, Louis de Saint-Souplis, écuyer, gentilhomme ordinaire de la duchesse d'Angoulême. — 1648-1670, Antoine de Saint-Souflis, chevalier, vicomte de Béhencourt. — 1670-1698, Gabrielle de Saint-Souplis, femme de Jean Truffier, comte de Villers. — 1698-1733, Marie-Gabrielle Trdffier, femme de François-Bernard Le Fournier de Wargemont, chevalier. — 1733-1743, Joseph-François Le Fournier, marquis de Wargcmont, capitaine-sous-lieutenant des gendarmes de la garde et brigadier des armées du roi. — 1743-1763, François-Louis-Gabriel le Fournier, marquis de Wargemont, maréchal de camp, capitaine-soirlieutenant des gendarmes de la garde, chevalier de Saint-Louis. Il vend Wanel en 1763 au suivant : — 1763-1770, Charles-Hubert-Marie-Gaspard de la Fontaine, comte de Yerton. — 1770- 1789, Jean-Marie-Denis-Hubert de la Fontaine, comte de Yerton.
WARCHEVILLE. — En Vimeu. Commune de Doudelainville, 91 habitants.
SEIGNEURS : — 1380, Marguerite de Poix, femme de Robert de Crésecques, chevalier. — 1449, Guillaume de Crésecques, dit Galois, écuyer. — 1518-1550, Antoine de Monthomer, écuyer. — 1550-1586, François de Monthomer, écuyer. — 1586-1610, Oudart de Monthomer, écuyer. — 1610-1640, Henri de Monthomer, chevalier. — 1640-1678, Charles-Michel de Monthomer, chevalier. — 1678-1727, Marie-Anne de Monthomer, femme de Louis de Saint-Simon, marquis de Sandricourt. — 1727-1745, Louis-François de Saint-Simon, marquis de Sandricourt. Il vend Warcheville au suivant le 31 mars 1745 : — 1745-1756, Jacques Morgan, écuyer. — 1756-1789, Jean-Baptiste-Maur Morgan, écuyer.
WARGEMONT. — En Vimeu. Fief à Cayeux-sur-Mer, consistant en 7 livres, 3 sols de censives.
WATEMOL1N. — En Vimeu. Fief à Neslette et relevant dudit lieu. Il appartint en 1450 à Henri Cornu, écuyer, et en 1463 à André de Riencourt, écuyer.
WATÉGLISE. — En Ponthieu, Ferme, commune de Dompierre-sur-Authie, dépendant du prieuré deDompierre, et consistant en un enclos de 15 journaux, 225 journaux de terres labourables et 5 de prés.
WATIEHURT. — En Vimeu. Commune de Lanchères, 123 habitants.
SEIGNEURS : — 1540, Antoine de Hesdin, écuyer. — 1546-1582, Antoinette de Hesdin, femme de Nicolas Le Roy, écuyer, seigneur de Moyenneville. — 1582-1627, Adrien Le Roy, écuyer, gentilhomme de la maison du duc de Guise. — 1627-1673, François Le Roy, écuyer.
WATIÉVILLE. — En Vimeu. Commune de Guibermesnil, 13 habitants. Bailliage d'Arguel. La seigneurie, mouvante de Guibermesnil, consistait en une maison avec un enclos de 30 journaux, 320 journaux de terre et 177 de bois. Elle appartenait en 1703 à Georges de Martainneville, chevalier.
WATTEBLÉRIE. — En Vimeu. Commune de Bouillencourt-en-Sery, 158 habitants. Bailliage et élection d'Amiens. La seigneurie, tenue de Cayeux-sur-Mer, consistait en 31 journaux de terres labourables et 51 livres 6 sous de censives.
SEIGNEURS : — 1230, Gautier Wateblé. — 1258, Jean Wateblé. — 1285, Jean Wateblé. 1370, Ricard de Saint-Souplis. — 1400, Jean de Saint-Souplis, dit Geoffrin, écuyer. — 1429- 1440, André de Saim-Souplis, écuyer. — 1440-1493, Antoine de Saint-Souplis, écuyer.— 1493loiO, Jean de Saint-Sodplis, écuyer. — 1540-1595, Antoine de Saint-Souplis, écuyer. — 1595- 16i0, Jacques de Saint-Souplis, écuyer. — 1640-1693, Françoise de Saint-Souplis, femme de Jean Le Moisne de Blangermont, écuyer, — 1693-1732, François-Ménélas Le Moisne de Blangermont, écuyer. — 1732-1770, François-Joseph Le Moisne de Blangermont, chevalier. — 1770- 1789, Frédéric-Alexandre Le Moisne de Blangermont, chevalier.
WAUCOURT. — Fief à Fontaines-sur-Somme et mouvant de ladite seigneurie.
WAVANS. — En Ponthieu. Commune, canton d'Auxy-le-Château, arrondissement de Saint-Pol, Pas-de-Calais, 356 habitants. Bailliage de Crécy. La seigneurie, tenue du roi, consistait en une maison seigneuriale avec 6 journaux d'enclos, 116 journaux de terres labourables, 4 et demi de prés, un champart et 250 livres de censives. — Le chapitre de Saint-Wlfran nommait à la cure.
SEIGNEURS : — 1205, Baudoin Li Walon. Il accorda une charte de commune aux habitants de Wavans en 1205. Cette charte prouve qu'en 1205 Wavans était entouré de murs et qu'il y avait une forteresse. — 1380, Guillaume de Beauvoir, chevalier. — 1474, Ferry de Savelses, chevalier. — 1577, Anne de Tierselin, chevalier. — 1618, François du Vidal, écuyer. — 1680- 1706, Charles de Monchaux. — 1706-1708, Marguerite-Françoise de Monchaux, veuve d'Henri de Preud'homme d'Ailly, chevalier. — 1708-1748, Charles de Preud'homme d'Ailly, chevalier. II lègue Wavans à sa cousine : — 1748-1750, Marie-Barbe de Génevières de Samette, laquelle laisse à son neveu : — 1750-1771, Alexandre-Eugène de Génevières de Samette, chevalier. — 1771, Albertine-Alexandrine de Génevières de Samette, femme de Ange-Ghislain-Alexand re- Joseph de Beaulaincourt, vicomte de Marie.
WAVRANS. — En Vimeu. Ce fief, qu'on appelait aussi LES GRISONS, était situé à
Chepy, et consistait en 24 journaux de terre et quelques censives. Il a eu pour possesseurs :
1490, Jean de Wavbans, écuyer. — 1518-1555, Claude de Wavrans, femme de Pol d'Acheu, écuyer. — Ï855-1597, Jacques d'Acheu, écuyer. — 1897-1624, Claude d'Ached, écuyer. — 1624- 1650, Louis d'Ached, écuyer. — 1630-1634, Antoine d'Ached, chevalier. Il vend Wavrans, en 1654, au suivant, moyennant 5,800 livres de principal, 30 sous de denier à Dieu, 30 livres de vin, 100 livres au courtier et 100 livres d'épingles pour sa femme. — 1654, Nicolas de Fontaines, chevalier.
WIAMEVILLE. — En Vimeu. Commune de Visme, 41 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 40 habitants en 1698. La seigneurie, tenue de Visme, consistait en une maison seigneuriale avec un enclos de 8 journaux, 31 livres de censives et 1 40 journaux de terres labourables.
SEIGNEURS : — 1305-1344, Adam Godblé, chevalier. — 1344-1385, Jean Goublé, chevalier. — 1385-1415, Jean Godblé, chevalier. — 1415-1464, Ide Godrlé, femme de Jean de Fontaines, dit Lionel, écuyer. — 1464-1486, Jacques de Fontaines, écuyer. — 1486-1510, Guy de Fontaines, écuyer. — 1510-1532, Barbe de Fontaines, femme de Jean Lenglacé, écuyer, greffier de l'Hôtel-de-Ville d'Abbeville. — 1532-1560, Marguerite Lenglacé, femme de Mathieu de Bommy, écuyer. — 1560-1593, Hector de Bommy, écuyer. — 1595-1630, Philippe de Bommt, écuyer, lieutenant au régiment de Rambures. — 1630-1656, Aimé de Bommt, écuyer. — 16H6- 1680, Jean Cbeton, écuyer, conseiller du roi, juge et magistrat au bailliage et siège présidial d'Amiens. — 1680-1730, Adrien Creton, écuyer, président au présidial d'Amiens. — 1789, M. Creton, président au présidial d'Amiens.
WIGNART. — Fief à Vironchaux et relevant de cette seigneurie.
WILLENCOURT. — En Ponthieu. Commune, canton d'Auxy-le-Château, arrondissement de Saint-Pol, Pas-de-Calais, 163 habitants. La seigneurie relevait de l'abbaye de Saint-Riquier. — Ses coutumes locales furent rédigées le 23 septembre 1407.
SEIGNEURS : — Jean de Tilledlcocppé, chevalier. — 1480-1503, Jean de Blottefière, écuyer. — 1503-1548, Pierre de Blotiefière, écuyer. — 1548-1570, Charles de Blottefière, chevalier de l'ordre du roi et lieutenant de roi à Doullens. — 1570-1600, Jean de Blottefière, chevalier, capitaine de 30 lances des ordonnances du roi. — 1600-1640, Gabriel de Blottefière, chevalier, gouverneur de Montdidier. — 1640-1690, Nicolas de Blottefière, marquis de Willencourt. — 1690-1730, Gabriel de Blottefière, marquis de Willencourt.
WIQUIGNY. — En Ponthieu. Commune de Domvast, 5 habitants.
WIRONFOSSE. — Fief près de Réthencoui t-Rivière, relevant de Long et de Longpré.
"WIRY. — En Vimeu. Commune, canton de Hallencourt, arrondissement d'Abbeville, 384 habitants. La seigneurie, tenue de La Ferté, consistait en un château, un moulin, 320 journaux de bois et 120 livres de censives. Ses cou-
tûmes locales furent rédigées le 25 septembre 1507. Il y avait à Wiry une forteresse qui fut prise et démolie par les Anglais, en 1330.
SEIGNEURS : — 1277, Jean de Fontaines, chevalier. — 1430, Guillaume de Crésecques, chevalier. — 1460, Jean de Crésecques, chevalier. — 1489-1503, Jeanne de Crésecques, femme de Jean de Croy, comte de Rœux. — 1505-1525, Ferry db Crot, comte de Rœux, chevalier de la Toison-d'Or, grand-mattre d'hôtel de l'empereur Maximilien. — 152j-1570, Ferry de Crot, comte de Rœux. — 1570-1582, Jean de Crot, comle de RœuN. Il vend Wiry le 10 août 1582, moyennant 9,100 écus d'or, au suivant : — 1587-1605, Nicolas de Fontaines, écuyer. — 1605- 1630, Jacques de Fontaines, écuyer, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. — 1630- 1666, Nicolas de Fontaines, chevalier. — 1606-1687, Charles de Fontaines, chevalier, capitaine au régiment d'Elheuf, cavalerie. — 1687-1720, Nicolas, comte de Fontaines, maréchal de camp. — 1720-1737, Jean-Charles, marquis de Fontaines, capitaine au régiment Royal-Piémont, cavalerie, chevalier de Saint-Louis, mort sans postérité. Wiry fut vendu au suivant : — 1737- 1776, Jacques-Nicolas Le Boucher d'Aillt, chevalier, mayeur d'Abbeville.— 1776-1789, Jacques Joseph Le Bodciier d'Aillt, chevalier, mayeur d'Abbeville.
Dans l'église de Wiry était une pierre tombale qui recouvrait la sépulture de tous les seigneurs de Wiry du nom de Fontaines.
WITAINÉGLISE, Witiniglisium, en 1090. — En Vimeu. Commune de Framicourt, 136 habitants. Election et bailliage d'Abbeville, 195 habitants en 1698. La seigneurie, tenue de Framicourt-le-Petit, consistait en un enclos d'un journal, 66 journaux de terres à labour, et 50 livres de censives. — L'archidiacre de Ponthieu nommait à la cure.
SEIGNEURS : — 1311, Jean de Toirt. — 1429-1478, Jeanne de Rubempré, femme de Guy de Domqueur, écuyer. — 1478-1503, Jean de Domquedr, écuyer. — 1503-1570, Antoine de Domqoecr, écuyer. — 1570-1620, Claude de Domquedr, écuyer. — 1620-1653, Antoine de Domqueur, écuyer. — 1633-1670, François de Domqueur, écuyer. — 1670-1690, Charles d'Occoches, chevalier. — 1690-1724, Charles d'Occoches, chevalier, sur qui il est décrété, vendu et adjugé par arrêt du Parlement du 4 mai 1724, au marquis de Fontenilles. — 1724-1764, Antoine-César de la Roche, marquis de Fontenilles, mort jeune, sans alliance; il eut pour héritière sa sœur : — 1764-1789, Adélaïde-Antoinette de la Roche-Fontemlles, femme de Jean-Baptiste-François- Ménélaiis Colbert, marquis de Sablé, maréchal de camp, capitaine des gardes de la Porte.
Dans l'église fut inhumé, en 1503, Jean de Domqueur, écuyer, seigneur de Witainéglise.
WOIGNARUE. — En Vimeu. Commune, canton d'Ault, arrondissement d'Abbeville, 516 habitants. La seigneurie appartenait à l'abbaye de Saint-Valery.
François d'Aiierval, écuyer, seigneur de Montigny, demeurait à Woignarue en 1660 ; Charles et Antoine Le Prévost, frères, écuyers, seigneurs du Bois et de Romerel, y demeuraient en 1693. — Dans l'église furent inhumés : en 1623, François d'Amerval, écuyer, seigneur de Fresne, enseigne de 50 hommes d'armes ; en 1647, Françoise de Domnerre, sa belle-fille, veuve de Claude d'Amerval, seigneur de Fresne.
WOINGOURT. — En Vimeu. Commune, canton d'Ault, arrondissement d'Abbeville,
868 habitants. Election et bailliage d'Abbeville. La seigneurie, tenue de Helicourt, consistait en une maison seigneuriale, avec 60 journaux de pourpris, 48 journaux de terres labourables et 57 livres de censives. — L'archidiacre de Ponthieu nommait à la cure.
SEIGNEURS : — 1 S 30, Colart Abraham, écuyer. — 1455, Jeanne Abraham, femme de Jean de Caumont, écuyer. — l'wll-1497, Pierre de Caumont, écuyer. — 1497-1540, Simon de Caumont, écuyer. — 1540-15S3, Jacques de Caumont, écuyer II meurt sans postérité et a pour héritière sa sœur: — 1583-1 j87, Michelle de Cacmont, femme d'Antoine de Fontaines, écuyer. — I5. r )7-1G10, Claude de Fontaines, écuyer. — 1610-1618, Joachim de Fontaines, écuyer. — 1648- 1695, Pierre de Fontaines, écuyer. — 1695-1727, Nicolas-Joachim de Fontaines, chevalier, capitaine au régiment de Fontenilles. — 1727-1730, Charles-Louis de Fontaines, chevalier, capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Louis. Il vend Woincourt, vers 1730, au suivant : — 1730- 1740, Philippe du Gardin, écuyer, mousquetaire du roi, lieutenant de cavalerie dans les troupes boulonnaises. — 1740-1770, Anne-Barbe du Gardin, femme de Pierre-Wlfran Briet, écuyer, capitaine d'une compagnie de garde-côtes, puis conseiller-secrétaire du roi, maison et couronne de France. — 1770-1789, Philippe Briet dk Rainvillers, écuyer.
SEIGNEURS EN PARTIE : — 1680-1720, Charles de Coppequesne, chevalier, vicomte de Fressenneville, capitaine au régiment Royal-Étranger, chevau-léger de la garde du roi. — 1720-1765, Hiérôme-René de Coppequesne, chevalier, comte de Fressenneville, capitaine au régiment de Monchy, cavalerie, chevalier de Saint-Louis. — 1765-1780, Henri-Éléonor de Coppequesne, chevalier, comte de Fressenneville, capitaine de cavalerie.
Demeurèrent à Woincourt : Jean de Caumont, écuyer, en 1454 ; Colart Abraham, écuyer, en 1464 ; Jean de Buwes, écuyer, seigneur du Hamel et Claude de Rocssé, sa femme, en 1637.
WOIREL. — En Vimeu. Commune, canton d'Oisemont, arrondissement d'Amiens 68 habitants. Election d'Abbeville, bailliage d'Airaines-Arguel, 55 habitants, en 1698. La seigneurie, relevant de Hallencourt, consistait en une maison seigneuriale avec un enclos de 2 journaux et demi, 88 journaux de terres labourables, 14 de bois, et 50 livres de censives. — En 1380 la seigneurie comprenait un manoir, 100 journaux de terre et 32 de bois.
SEIGNEURS: — 1310, Wautier de Wascogne, chevalier. —1380, Denis du Mont, écuyer. — 1580-1600, Charles d'Occoches, écuyer. — 1600-1610, Antoine d'Occoches, écuyer, vend Woirel, le 7 décembre 1610, au suivant : — 1610-1653, Claude de Domqueur, écuyer. — 1653- 1683, François de Domqueur, écuyer. — 1683-1720, Antoine de Domqueur, écuyer. — 1720-1722, André de Domqueur, écuyer. Il vend Woirel, vers 1722, au suivant : — 1722-1745, Charles-Honoré Tillette, écuyer, mayeur d'Abbeville. — 1745-1771, Nicolas Tillette, écuyer, capitaine au régiment Royal, infanterie, chevalier de Saint-Louis. — 1771-1772, Marie-Thérèse Tillette, demoiselle de Woirel, morte sans alliance le 13 avril 1772.
Nicolas d'Ault, écuyer, seigneur du Petit-Souich, demeurait à Woirel en 1655.
YAUCOURT-BUSSU. Ingoaldi-Curtis, en 831, Hinwalth-Cortis, en 960. — En Ponthieu. Commune, canton d'Ailly-le-Haut-Clocher, arrondissement d'Abbeville, 401 habitants. Election de Doullens, 260 habitants en 1698. La seigneurie, mouvante en deux fiefs de l'abbaye de Saint-Riquier, consistait en 3 journaux de terres labourables, 2 petits bois de 16 journaux et 100 livres de censives. — En 1378 il y avait un château, avec « jardins, eaux, prés, pêche en la rivière et four banal. » — Les coutumes locales furent rédigées le 22 septembre 1507.
SEIGNEURS : — 1210, Hugues cI'Yaicourt, chevalier. — 1235, Régnier cVYaixoijiit, chevalier. — 1260, Ilugues d'Yaccocrt, chevalier. — 1300, Enguerran d'Yaucoot, chevalier. — 1323, Jean d'Yakoiht, écuyer. — 1363, N... d'Yalcocrt, femme de Jean de Dargnies, écuyer. — 1370-1377, Gaucher de Chatillon, chevalier, grand-maitre d'hôtel de la reine, grand-maître des eaux et forêts de France. — 1377-1394, Jean de Chatillon, chevalier : il vend Yaucoui i, en 139i, moyennant 1636 livres, au suivant : — 1394-1402, Colart de Tanques, écuyer d'écurie du roi. Celui-ci meurt en 1402, léguant Yaucourt à sa veuve : — 1402-1420, Béatrix de Chatillon. Elle meurt en 1420, en faisant son héritier le suivant : — 1423, Simon d'Offignies, dit de Boulainvilliers, chevalier. — 1445, Jean d'Offignies, écuyer. 11 vend Yaucourt vers 1530 au suivant : — 1450-1 470, Jean de Limeu, écuyer, huit fois mayeur d'Abbeville. Il vend à son tour au seigneur de Brimeu. — 1 307, Adrien de Brimeu, chevalier. — 1380, Marie de Brimée, comtesse de Meghen. — 1620-1630, Renée de Boilainvilliers, femme de Charles de Rambures, maréchal de camp, gouverneur de Douîlens et du Crotoy, chevalier des ordres du roi. — 1630-1671, Charles, marquis de Rambures, maréchal de camp. Ses héritiers vendirent Yaucourt au suivant, le 28 juin 1683 : — 1685-1696, Charles Manéssier, écuyer, trésorier-général des bâtiments du roi ; celui-ci le revend, le 17 août 1696, au suivant : — 1696-1720, Joseph Vaillant, écuyer, capitaine au régiment de Cavoye. — 1720-1770, François Vaillant, chevalier. — 1770-1789, François Vaillant, chevalier.
YONVAL. — En Vimcu. Commune de Cambron, 213 habitants.
SEIGNEURS — 1350, Charles de Runes, écuyer. — 1597-1620, François Le Roy, écuyer, seigneur de Moyenneville. Il achète la seigneurie de Yonval à la famille de Runes en même temps que celle de Yalanglart. — 1621-1643, René Le Roy, écuyer. — 1643-1668, Claude Le Roy, chevalier. — 1668-1696, François Le Roy, chevalier. — 1696-1734, Claude Le Roy, chevalier. — 1731-1768, Claude-François Le Roy, marquis de Yalanglart. — 1768-1789, François- Léonard Le Roy, marquis de Yalanglart, meslre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
YONVAL. — Deux fiefs à Yonval, dont ils portent le nom, tenus de Mautort, et consistant en 28 journaux de terre, un dîmage sur 3 journaux et 38 sous de cens.
SEIGNEURS : — 1500-1 520, Jean de Blottefière, écuyer, licencié ès-lois, lieutenant particulier du sénéchal de Ponthieu. — 1520-1550, Jean de Blottefière, écuyer. — 1550-1570, Jeanne de Blottefière, femme d'Antoine d'Aigneville, écuyer. Celui-ci vend Yonval, vers 1570, au suivant : — 1580, Jean de Dompierre, concilier au présidial d'Abbeville. — 1612, Jean de Dompierre, avocat au Parlement de Paris. — 16i0, Marie de Dompierre, femme de Mathieu Tillette. — 1695, Marie Tillette, femme de César de Ramburcs, écuyer.
YON VILLE. — En Vimeu. Commune de Citernes, 30 habitants.
SEIGNEURS : - 1518-1576, Claude Crignon. - 1576-1635, Oudart Crignon. — 1647, François Crignon. — 1687, Charles Crignon. — 1714, Charles Crignon. Il meurt sans postérité, léguant à son frère ruiné : — 1740, Jacques Crignon. Celui-ci lègue à sa sœur : — 1750, Marie- Anne Crignon, femme de Jean-Baptiste Boullon, greffier en chef de l'Uotel de- Ville d'Abbeville.
YVREGNY. — En Ponthieu. C'était un « gros fief » à Fransu, relevant de La Ferté.
SEIGNEURS: — 1364, Jean d'Arbeville, chevalier. — 1380-1420, Robert d'Abbeville, chevalier. — 1420-1460, Pérotin d'Abbeville, dit Rlanor d'Yvregny, écuyer. — 1460-1484, Philippe d'Abbeville, écuyer. — 1184-1500, Louis d'Abbeville, écuyer. — 1500-1530, Jeanne d'Abbeville, femme de Jean de Moneliy, chevalier.— 1700-1742, Nicolas de Bfauyarlet. écuyer, conseiller du roi, maître particulier des eaux et forêts du bailliage de Ile-din. — 1742-1743, Charles- Antoine de Beauvarlet, écuyer. — 1743-1770, Charles-Antoine de Beacvarlet, écuyer, officier au régiment de Hainaut. — 1770-1789, Charles-Anioine-Jean de Beacvarlet, chevalier.
YVRENCH. Wiberentium, en 831. — En Ponthieu. Commune, canton de Crécy, arrondissement d'Abbeville, 729 habitants. Election de Doullens, bailliage de Crécy, 1200 habitants en 1698. La seigneurie, tenue par indivis du roi et de l'abbaye de Saint-Riquier, consistait en une maison seigneuriale, un moulin à vent, 20 journaux de terre, 9 de prés, un champart et 160 livres de censives, avec moyenne justice. — La cure était à la collation du chapitre de Saint-Nicolas d'Amiens. — Le duc de Bourgogne y coucha en juillet 1421, en allant assiéger Pont-Remv. Les Espagnols brûlèrent le village en août 1635.
SEIGNEURS : — 1239, Jean de Grambus, chevalier. — 1262, Guillaume de Grambcs, cheva- ]j cr . — 1310, Guillaume de Grambcs, chevalier. — 1370, Enguerran de Bellot, dit Lionel, chevalier. — 1400-142;), Robert de Belloy, écuyer. — 1425-1460, Jean de Bellot, écuyer. — 1460 1480, Jean de Belloy, écuyer. — 1480-1521, Antoine de Belloy, écuyer. — 1524-1M2, Pierre de Belloy, écuyer, homme d'armes des ordonnances du roi. — 1542-1570, Antoine de Belloy, écu\er, capitaine des châteaux de Vincennes et de la Bastille. — 1570-1582, Jean de Belloy, écuyer, archer des ordonnances du roi. Il vend Yvrench, le 19 mars 1582, à son oncle :— 1582-1600, Louis de Belloy, écuyer. — 1600-1610, Charles de Belloy, écuyer. Il a pour héiitière sa nièce : — 1640-1670, Charlotte du Bosquel, femme d'Hercule de Rouville, chevalier. — 1670-1683, Charles de Rouville, chevalier. Ses créanciers saisirent et la vendent, en 1683, au suivant : — 1683-1710, Oudart ou IIamel, écuyer. Il laisse Yvrench au suivant, son neveu : — 1710-1713, François du Hamel, écuyer. Celui-ci vend, le 24 février 1713, meyennant 19,556 livres, ii : — 1713-1715. François Coulon de Uancuies, sur qui Yvrench est retrait lignagèrcmenl, en 1715, par : — 1715-1727, Pierre de Biissy, chevalier, président au présidial
d'Abbeville. — 1727-1763, François-Joseph de Buissy, chevalier, président au présidial d'Abbeville. — 1763-1789, Paul-François ije Buïssy, chevalier, mousquetaire de la garde du roi.
YVRENCHEUX. — En Ponthieu. Commune, canton de Ciécy, arrondissement d'Abbeville, 520 habitants. Election de Doullens, 320 habitants en 1698. La seigneurie, mouvante de l'abbaye de Saint-Riquier, en trois fiefs, consistait en 90 journaux de terres labourables, 30 journaux d'enclos, une maison seigneuriale, un bois et 200 livres de censives. — Le village fut brûlé par les Espagnols, en août 1635.
SEIGNEURS : — 1-170, Jean de Grambus, chevalier. — 1405, Guillaume de Grambis, écuyer.
— 1U0, Jean de Grambis, écuyer. — 1480, Jean de Grambus, écuyer. — 1 ij 10, Jean de Grambus, écuyer. — 15G0, Thibaut de Grambus, écuyer. — 1000, Charles de Grambus, écuyer. — 1630, Nicole de Grambus, femme de Ferry de YVarluzel, chevalier. Elle laissa Yvrencheux à sa nièce:
— 1632-1692, Jeanne Blondel, femme de Claude d'Aumale, éc-uyer. — 1692-1730, André d'Aimai.e, écuyer, capitaine au régiment de Vaucelles. — 1730-1770, Jean-Baptiste d'Aumale, chevalier, capilaine au régiment de milices d'Arrest. — 1770-1789, Charles-Louis-André d'Aumale, chevalier.
YZENGREMER. Isengermès, en 1 164. — En Vimeu. Commune, canton d'Ault, arrondissement d'Abbeville, 490 habitants. Election et bailliage d'Abbeville. La seigneurie, tenue de Caurroy, consistait en une maison seigneuriale avec 5 journaux d'enclos, 7 journaux de prés et 15 livres de censives. — Le reste du domaine appartenait au bailliage d'Amiens.
SEIGNEURS : — 1391, La Commandcrie de Saint-Maulvis. — 1410-1180, Jean Carce, écuyer, écuyer de cuisine du roi. — 1 480-1519, Jean Carue, écuyer. — 1519-1330, Jeanne Carie, femme de Charles Cornu, écuyer. La seigneurie leur fut achetée, vers 1330, par le suivant : — 1530-1560, Hugues Abraham, écuyer. — 1560-1594, Jean Abraham, écuyer. — 1594- 1630, Marie Abraham, femme de François de Saint-Blimond, écuyer. — 1633-1664, Hémard de Dampierre, écuyer. — 1664-17 1 0, Henri de Dampierre, écuyer, — 1710-1710, François de Dampierre, chevalier, capitaine au régiment de Nellancourt. — 1740-1789, François-Eustache de Dampierre, chevalier, mestre de camp de cavalerie, chevalier de Saint-Louis.
François de Saint- Blimond, écuyer, demeurait à Yzengremer en 1605.
ZALEUX. — Voir ALLEUX (les).