SCÈNE IV
M mc DE NANTEUIL» LE PRÉSIDENT, VERDIER,
PICARD
LE PRÉSIDENT
Bonjour, Verdier.
VERDIER
J'ai l'honneur de présenter mes respects à monsieur le président, et je prie madame de Nanteuil d'agréer mes hommages.
LE PRÉSIDENT
Ma fille et moi, nous vous attendions avec la même impatience. Eh bien, voyons qui l’emporte du marquis de Courbcuil ou de moi ?
VERDIER
Les arbitres ont prononcé en votre faveur; monsieur le marquis est déboulé de ses prétentions. (// remet des papiers en rouleau au président.) Voici les pièces.
LE PRÉSIDENT
Je vous remercie. (A su fille.) Allons, ma chère Julie, je t’ai promis de te laisser la jouissance de cette terre, si je gagnais... Tu pourras en faire les honneurs à ton mari à son arrivée.
vehdier, jouant V étonnement
Aii! monsieur de Nanteuil revient?
LE PRÉSIDENT
Nous l'avons appris pendant votre absence; mais un ordre du ministre est survenu depuis, qui relient encore mon gendre à son bord.
VERDIER
Ce n'est pas, m'a-t-on dit, le seul événement grave qui se soit passé durant mon voyage?
LR PRÉSIDENT.
Ah ! l’on vous a déjà parlé du meurtre de Saint- Cloud? vous savez peut-être que l’accusée ne m’est malheureusement pas i indifférente : c’est la fille d'un bien honnête homme, auquel je porte le plus vif intérêt.
verdier, d part.
C’est une femme.
LE PRÉSIDENT
Je vais yous envoyer les pièces ; ciaminez-les avant l’arrivée de monsieur le conseiller de Marsy; vous aurez à l’assister aujourd’hui même dans la confrontation et l’interrogatoire des témoins.
VERDIER
Monsieur le président n’a pas d’autres ordres à me douner ?
LE PRÉSIDENT
Ah ! j’oubliais... voilà trois jours que je remets • Laurent, le garde, qui vient pour me faire je ne sais quel rapport; veuillez lui donner cinq minutés d’audience. (A Picard.) Introduis-le. (Picard sort.) Allons, Julie, il faut laisser monsieur Verdier.
M me DE NANTECÎL.
Oui, mon père... deux mots seulement : c’est... au sujet de cette pauvre Jeanne.
LE PRÉSIDENT
Hâtez-vous ; Verdier n’a pas de temps à perdre-
Il rentre dans son cabinet, [tout en feuilletant les papiers que Verdier lui a remis.
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