BASTTEN, PETIT JEAN, PICARD, GERTRUDE, MAITRE ANDRÉ, MANON
Picard arrive se traînant sor sa canâe: Petit Jean mar- . ch« devant lui \ Gertrude r Prient avec *wître André.
petit jean, passant le bras de Picard sous le
sien.
Appuyez-vous ferme , papa Picard , j* suis •oUde. ’
P le tire à lui.
PICARD
Maître André, je vous apporte de bonnes nouvelles.
ANDRÉ
Mon hon Picard, je n'osais vous interroger.
PICARD
J’ai vu monsieur de Lignerolles monter à cheval; il galope maintenant sur la route de Versailles, ej. va demander la grâce de votre tille au roi.
ANDRÉ
Pourvu qu’on le laisse arriver jusqu’à lui !
PICARD
Ce n’est pas tout. Monsieur le président, à son féveil, a signé un ordre de surseoir à l’exécution et de garder la condamnée au Châtelet jusqu’à ce qu’un nouvel ordre arrivât de la chancellerie.
CEKTRl’DE.
Ah! voyez-vous, monsieur! Allons, rien n’est encore désespéré. (A Picard.) Vous n'avez pas manqué de faire savoir à notre bonne madame de Nanteuil ce que vous venez de nous dire ?
PICARD
Hélas ! la pauvre dame fi’est plus à Paris !
GERTRl’DE.
Comment cela ?
PICARD
Monsieur de Nanteuil est arrivé cette naît même.
TOUS
Cetto nuit!
picard.
À sa vue, madame de Nanteuil, qui demandait son père, est tombée dans un évanouissement, et quand j’ai appris à monsieur de Nanteuil que c’était cauSé par la condamnation de mamsclle Jeanne, il a ordonné qu’on remît les chcvaui à la voiture; et pour l’arracher à des émotions trop pénibles, il remmené à sa campagne de Normandie.